En podcast chez Bro de Caste : écriture, musique, sound design et WTF

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Bro de Caste ! « De la culture, de l’impertinence et de l’élitisme, autant de choses que vous n’aurez pas à subir dans cette émission. 100% fun et WTF ! » Forcément, on s’est bien entendus. Merci à l’équipe (et à Rodrigo) pour cette heure et demie de discussion qui est passée toute seule, pour leurs questions (im)pertinentes, les jeux et les actus. Il s’est beaucoup agi d’écriture, de relations avec le milieu éditorial, de la constructions des histoires, mais aussi de sound design, de jeu vidéo, de gameplay et de passerelles, de différences entre les deux.

Ça s’écoute là et ça peut même s’emporter dans un baladeur numérique multimédia pour l’écouter sur un vélo.

Sécurisation de l’accès à la parole (politique)

epic-fail-car-epic-fail-crash-30-speed-grass-ditch-funny-kir-demotivational-poster-1259796277Les élections départementales approchent, la montée de la peur fait le jeu des extrêmes, et les personnalités politiques, notamment du FN, multiplient les « dérapages » sur les réseaux sociaux

Stop.

Ça suffit de qualifier de « dérapages » les ocurrences où une personnalité politique tient des propos haineux et injurieux. L’Islam est la peste bubonique ? Dérapage, voyons. François Hollande raille l’Algérie ? Dérapage, allons. Tweets sexistes, homophobes ? Dérapages, dérapages, dérapages.

Cette novlangue est exaspérante. Un dérapage, ça évoque une petite erreur de jugement, une légère sortie de route sans gravité, oups, j’ai perdu le contrôle un instant, mais ça va, ha ha, vous comprenez, j’avais bu un Ricard de trop à midi.

Non. Quand une personnalité politique tient des propos diffamatoires, injurieux, racistes, sexistes, non seulement elle commet un acte qui peut tomber sous le coup de la loi, mais surtout, elle montre son inaptitude totale à manier le premier pouvoir qui lui est confié par le peuple : la parole. (Ou alors, elle teste son électorat, se permet une petite pique pour attiser les haines et s’attirer la faveur des simples d’esprit, ce qui est simplement malhonnête.) Ce n’est pas un dérapage. Ce n’est pas sans gravité.

C’est une faute, et il faut la qualifier de telle.

Mais, eh bien, si la mauvaise foi est la règle du jeu, alors proposons-en une autre, de règle, tiens. Une défense classique, aussi idiote que de mauvaise foi, consiste à dire « c’est pas moi, c’est le type qui passait dans le coin qui a utilisé mon téléphone, quelle guigne, monsieur l’agent ». J’ai fait douze fautes d’orthographe : j’ai été piraté. J’ai tenu des propos indignes : on utilisé mon ordinateur quand j’avais le dos tourné.

Or, nous avons dans notre pays pas toujours bien éclairé une loi, Hadopi (dont j’ai déjà dit bien du mal à l’époque), qui impose de sécuriser son accès à Internet : ne pas le faire, d’ailleurs, est un délit. Un réseau Wi-Fi se pirate assez aisément, mais les comptes des grands réseaux sociaux proposent tous une authentification à deux étapes, ce qui est extrêmement difficile à contourner. Sans parler du verrouillage du terminal lui-même (mot de passe, code PIN, pattern lock…). Ils n’ont quand même pas de chance, tous ces politiques qui se font pirater, non ?

Chaque fois qu’une personne politique se plaint que son terminal a été utilisé en son absence, qu’on a accédé à ses comptes à son insu, elle ne fait qu’admettre un délit : elle n’a pas sécurisé son accès à Internet.

Qu’attend la Hadopi pour leur tomber dessus et leur retirer le droit de proférer des insanités ?

Ce n’est pas de la censure… S’ils ne savent pas employer correctement les outils à leur disposition, qu’on les leur retire, non ? C’est la simple application de la loi. *sourire angélique*

Sinon, qu’ils assument. Et qu’on cesse de parler de dérapages quand on a simplement affaire à de la haine, du mépris, de la bêtise et de la malhonnêteté intellectuelle.

Pourquoi je vous parle de guerre ? (un essai)

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Alors maintenant, écoutez-moi bien – écoute-moi bien, auguste lectorat, si tu permets que je t’appelle ainsi, comme je le fais chez moi ; permets-moi de profiter un instant de la tribune que la Faquinade, en son inconscience, m’a offerte, pour le clamer bien fort et une bonne fois pour toutes :

Tout ça, ce sont des conneries.
Non seulement cela, mais ce sont des insultes à l’intelligence.

L’article du jour est un éditorial un brin épais et conséquent, sur la représentation de la guerre en fantasy, les prétendus manichéismes et conservatismes du genre, des idées tenaces et reçues avec lesquelles j’avais un compte à régler depuis un petit moment. Ça s’appelle « Pourquoi je vous parle de guerre ? » et c’est à lire sur le blog la Faquinade.

Brèves considérations sur la musique de jeu vidéo

psr-new-gfxHowdy hey ! L’article du jour est à voir sur mon autre moi (alter ego) Wildphinn, où il est question du développement de Psycho Starship Rampage et de considérations techniques et esthétiques dans la composition de musique de jeu et de son sound design. Pas une thèse, mais des points qui me semblent importants et qui devraient intéresser ceux que ça intéresse, ce qui, tout bien pesé, est heureux. Go see here (in English).

Quatre livres électroniques disponibles aujourd’hui

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Et voilà ! C’est aujourd’hui que sortent les quatre livres numériques évoqués lundi, sans DRM, à un prix tout à fait raisonnable, aux éditions ActuSF. Il y en a pour tous les goûts : un épais recueil de nouvelles, deux moins épais dont un qui prolonge l’univers de la trilogie Léviathan (mais lisible tout à fait indépendamment) et une novella.

Pour vous les procurer, c’est très simple : rendez-vous sur la page des livres, et vous trouverez des liens d’achat vers les principales plate-formes (chez l’éditeur, Kobo, Amazon, avec ou sans DRM…). Ce qui me permet d’introduire une nouveauté du site : dorénavant (et au fur et à mesure des mises à jour), chaque livre, nouvelle, récit vous proposera une variété de liens de commande, chez des libraires indépendants comme chez les grandes plate-formes. Je vous recommanderai toujours de faire travailler votre libraire plutôt qu’Amazon, mais je suis conscient que beaucoup ont des Kindle – en conséquence, une des mises à jour importantes du site consistait à pouvoir vous proposer une variété d’options d’achat et pas une seule.

Autre nouveauté, en passant : comme évoqué, la revue de presse est en passe de disparaître définitivement du blog. Les chroniques seront toujours relayées sur les réseaux sociaux mais, le temps de terminer la transition, elles se trouveront dorénavant à leur place : sur la page du livre concerné, avec un nouveau système plus élégant, facile à maintenir et cohérent, visible pour l’instant seulement sur La Route de la Conquête.