Archive pour la catégorie ‘Humeurs aqueuses’
Il se passe pas mal de choses et je me disais qu’il pourrait être temps de faire un petit point sur les projets en cours. J’étais parti là-dessus, sauf que cette entrée, de caveat en précautions oratoires, a complètement dérivé sur la raison d’être et l’optique du blogging, du moins pour mon petit cas à moi, qui m’intéresse plus que celui de mon prochain, même si j’aime beaucoup mon prochain, pas forcément comme moi-même, mais il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas un peu sympa aussi. Peut-être aime-t-il Mario Kart ou la Kriek cerise, et même en plus ce serait une fille.
Depuis le lancement de ce blog il y a un peu plus de trois ans sur MySpace, je suis toujours à la recherche d’un subtil équilibre : ton intérêt, ô auguste lectorat (sinon ça n’a pas grand intérêt de parler publiquement) et le mien (beh ouais). Or, ce blog s’appelle depuis le début Expériences en temps réel pour une raison : une seule constante, tenter des trucs, du plus débile au plus sérieux. Ce qui constitue le projet le plus amusant qui soit, surtout pour un espace comme celui-ci, mais ne construit pas exactement une ligne éditoriale claire. Et, avec le temps, je me suis rendu compte qu’il faut quand même un minimum de ligne éditoriale quand on tient un blog, d’une part pour cerner et approfondir ses sujets, d’autre part pour te satisfaire, ô auguste lectorat, non pas que je doute de ton goût pour l’aventure, mais enfin, tu as bien le droit de savoir un minimum où tu mets les pieds, quoi.
Genre pas comme
Kong Lanta
envoyé par mozinor. – Films courts et animations.
Or, si je regarde depuis trois ans ce dont il est question, à part le fait que je m’efforce de m’amuser autant que possible (sinon, à quoi bon ?), cette collection de bizarre a deux points communs : Lire la suite de cette entrée »

Dessin http://www.philippetastet.com
(Ouais, c’est bon comme titre, ça, coco, c’est polémique, ça fait du buzz, ça va augementer ton SEO et ton impact factor, je t’avais dit que tu étais un marketeux né.)
Ce qu’il y a de chouette avec Laurent Gidon, c’est qu’en plus d’être super sympa, on n’est pas toujours d’accord, ce qui donne des discussions intéressantes et, forcément, pousse à sortir les arguments et à réfléchir soi-même sur ses positions, à les remettre en question pour, éventuellement, parvenir à une meilleure conscience du monde transcendant (ou, du moins, à apprendre des trucs).
Laurent publiait avant-hier un très intéressant et très juste article sur la vacuité du contenu médiatique et combien il faut refuser de tolérer l’intolérable – non sans louer la plume d’Ayerdhal, qui est, à mon humble avis que je partage, un des plus grands auteurs que nous ayons aujourd’hui en France (Allez lire Transparences. Tout de suite. C’est un grand bouquin qui plaira aux amateurs d’imaginaire comme de polar.)
En revanche, c’est à la fin de l’argumentation de Laurent que j’exprime respectueusement mon désaccord :
Devenir adulte, c’est peut-être aussi reconnaître chez l’autre sa part d’adulte. L’écouter s’il parle, l’aider même s’il ne demande pas, et surtout penser qu’on peut lui faire confiance, sans loi ni police, pour être humain.
Ben oui, idéalement… mais non. (Ce qui suit pourrait être résumé par : LD, 5 ans, apprend à faire un trackback.) Cliquez pour la philosophie de comptoir
… que ça vaut une entrée de blog à part entière : Lire la suite de cette entrée »
Il faut rester éloigné de la politique ; c’est mauvais pour la santé, surtout quand on a le malheur d’avoir un blog, terrible tentation d’exprimer par le menu toutes ses vitupérations et ses grands idéaux pour l’Avenir (changer le monde, ce genre de trucs, t’vois). Seulement, quand le porte-parole du gouvernement fait usage d’une rhétorique d’une grave malhonnêteté dans un communiqué, je me sens directement insulté : le gouvernement, c’est le mien, même si je ne l’ai pas élu, et le peuple, j’en fais partie, même si ça ne m’enchante pas. Donc, quand Frédéric Lefebvre s’exprime en ces termes sur le renvoi des réfugiés afghans, je me sens insulté.
Amusons-nous un peu. Lire la suite de cette entrée »
- Mort du Palais de la Découverte
- Fin de la Direction du Livre et de la Lecture
- Histoire – géographie optionnelle en filière scientifique
- Le « devoir de réserve » des écrivains selon Eric Raoult
- Hadopi vous espionnera pour assurer votre innocence
- Sarkozy Vs. La Princesse de Clèves
- Sarkozy réinvente l’histoire
- etc.

(Attention entrée sentencieuse.)
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Le cerveau ne fonctionne qu’à la vitesse de ses outils. Par exemple : ça fait une semaine qu’à cause d’une bourde indépendante de ma volonté, je bosse en me traînant le débit d’une clé 3G en EDGE. Le réseau EDGE est à la fois un sauveur et une malédiction : un sauveur parce qu’il fonctionne dès qu’une agglomération mérite vaguement le nom de ville (ce qui est le cas de Rennes, aux dernières nouvelles, y a un maire, des fontaines et plein de restaus japonais), donnant l’accès au Net ; une malédiction parce qu’il tourne à deux à l’heure. Lire la suite de cette entrée »
Les débats sur Hadopi sont actuellement figés jusqu’au 24 septembre – le temps pour nous de souffler un peu avant la reprise de cette navrante pantalonnade. D’ici là, ce blog sera loin, j’espère, avec une reprise à peu près normale du cours de ces expériences en temps réel. Je m’efforcerai d’ailleurs de trouver un accès wifi dans les jours qui viennent pour vous faire partager un peu l’ambiance de la Worldcon, ce qui sera hautement plus marrant.
Mais avant, bouclons cette série d’articles. Dans les entrées précédentes, nous avons plaidé contre Hadopi, contre le principe de loi visant à contrôler ou réprimer la circulation de l’information sur Internet (rappellons-nous le vieux mantra hacker : « Information wants to be free »). Mais l’on ne peut évidemment laisser la création dans la crise économique où elle se trouve, car, au-delà des innombrables emplois concernés dans la filière, la culture est une composante fondamentale de toute société humaine ; or elle ne se travaille, ne s’affine et ne s’améliore convenablement que si le contexte économique, la rémunération, le lui permet.
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