Vaincre l’angoisse de la page blanche avec la méthode… Pomodosignes

La méthode Pomodoro m’a littéralement sauvé la vie (et la carrière) pendant des années en découpant l’angoisse d’écrire les monstres que j’écris en sessions de travail digestibles ; avec quelques raffinements développés à l’usage pour le travail de création. Au lieu d’écrire 15000 signes (ce qui est vaste), on travaille 25 minutes (ce qui est simple). Refaites suffisamment de tranches de 25 minutes et vous avez 25 ans (je dois à peu près en être à ce stade pour La Succession des Âges).

Un truc m’a cependant toujours gêné, c’est la nécessité pour moi de devoir travailler ainsi depuis plusieurs années de manière à conserver un rythme de production correct. Certes, j’ai plus d’ambition et d’expérience ce qui, dans mon cas, est paralysant (je vois beaucoup trop vite les défauts du premier jet) ; je construis aussi des histoires beaucoup plus complexes qu’à mes débuts. Cependant : si je crois en mon travail, si j’aime mes projets, pourquoi sont-ils si difficiles à exécuter, au point que j’en doive me tromper l’esprit en découpant la journée en tronçons brefs ? Pourquoi parvins-je à rentrer tous les jours 1000 signes chaque matin en déplacement en 10-15 minutes quasiment sans difficulté, mais qu’une journée de travail libre n’en fournit parfois que 3000 ?

Pendant longtemps, je l’ai expliqué en me disant qu’avec des Pomodoros, je ne découpais pas l’effort (qui ne m’a jamais fait peur) mais l’angoisse (qui fait peur. C’est, heu, son job). Mais la méthode Pomodoro n’est pas sans défaut – toutes les journées ne sont pas égales, tous les efforts non plus. On peut ramer sur un détail pendant quinze minutes, comme tracer 2000 signes en une demi-heure. Un tronçon de 25 minutes est un tronçon facile à concevoir, mais il ne reflète pas vraiment, à mon goût, la nature de l’effort dans le cadre de la rédaction soutenue (le plus difficile dans mon cas). Parfois, ça roule. Parois, c’est la misère. C’est ainsi.

Et si, tout simplement, on changeait la métrique ? D’intervalles de temps, arbitraires et inégaux, on passait à une tranche de signes écrits, indiscutable et tangible ? Je travaille ainsi depuis quelque temps et les résultats sont comparables avec la méthode Pomodoro – ce qui est bien – mais sans la légère culpabilité de ne pas arriver à me botter les fesses temporellement – ce qui est bien, bien mieux. I give you, donc, la méthode Pomodosignes, extrêmement simple pour l’écriture et, pour ma part, bien plus gratifiante. Tout simplement, une pause de 5 minutes est permise tous les 2000 signes écrits (ajustez l’intervalle selon vos besoins ; par exemple, j’ai essayé 2500, c’est trop pour mon mental de poisson rouge).

Plus spécifiquement, la journée prend en compte les spécificités de l’effort bien particulier que représente la rédaction au long cours.

  • Le premier créneau est consacré à la reprise de contact avec le projet. On reprend ses notes, on relit, on se remet dedans, et on n’a qu’à écrire 1000 signes pour se permettre une pause. En déplacement, en période difficile ou d’urgence autre que l’écriture, on peut s’arrêter là ! On a déjà avancé.
  • Ensuite, on procède par tranches de 2000 signes. Chaque tranche octroie 5 minutes de pause. La beauté de la chose, c’est que cela prend en compte les sessions où l’on ne veut pas s’arrêter parce qu’on est possédé par l’écriture. J’ai fait 5000 signes au lieu de 2000 avant de m’essouffler ? J’ai droit à deux pauses, et la prochaine tranche ne requiert que 1000 signes avant de m’octroyer un nouveau bout de saucisson. C’est incitatif, directement corrélé à la quantité de mots produits dans le document, ramène l’attention à la production de matériel tangible, au lieu de l’aspect parfois flou de sessions de travail fondées sur le temps. Mais cela accepte aussi que, parfois, une phrase coûte plus cher que trois paragraphes entiers.

Tous les studios d’écriture (Scrivener, Ulysses) permettent en outre de calibrer sa session de travail en signes et de conserver un indicateur graphique de son progrès sous les yeux. Je recommande de commencer donc par calibrer la journée à 1000 signes, puis d’aller de 2000 en 2000 : c’est idiot, mais c’est une motivation colossale de voir enfin une barre de progrès de rédaction que l’on remplit régulièrement au lieu de cet énorme objectif idéal que, soyons honnêtes, on n’atteint jamais.

Scrivener permet d’éditer ses objectifs du jour, et notifie même quand on les atteint.

Évidemment, ça ne fonctionne que pour la rédaction, mais je trouve la planification et la réflexion bien moins difficiles à encadrer. Quand on rêve, tout est idéal, complet, juste ; les mots sont parfaits, le message est d’autant plus idéal qu’il peut demeurer inconsciemment vague à l’esprit et donc porteur des contradictions révélant l’absence de tout choix. La véritable épreuve du feu, c’est faire descendre cet idéal dans l’incarnation du langage ; c’est là, donc, que l’on peut bénéficier d’un coup de pouce comme ce genre de méthode.

2025-08-25T09:53:44+02:00lundi 25 août 2025|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Vaincre l’angoisse de la page blanche avec la méthode… Pomodosignes

Du travail et du fruit du travail dans l’écriture

Je sors souvent une référence à la Bhagavad-Gita ici et là et dans Procrastination, et quelques échanges de loin en loin m’ont laissé entendre que cela pouvait être un peu mal compris, du coup, archivons ici ce qu’il en est. Il s’agit du célébrissime verset 2.47, que je connais le mieux sous cette forme en traduction anglaise1 :

You are entitled to the labor, but not to the fruits of the labor.

On le trouve en traduction française par exemple sous cette forme :

Tu as le droit de remplir les devoirs qui t’échoient, mais pas de jouir du fruit de tes actes ; jamais ne crois être la cause des suites de tes actions, et à aucun moment ne cherche à fuir ton devoir.

Sur Wikisource

Mais que je résume ainsi pour mon usage personnel :

On peut prétendre au labeur, mais pas aux fruits du labeur.

Quel est le rapport avec l’écriture ?

La différence entre prendre du plaisir et péter un câble.

Les réseaux commerciaux sont submergés de questions, conseils, stratégies pour arriver à convaincre une maison d’édition et publier son livre ; et soyons clairs, oui, la plupart du temps, quand on écrit, on espère être lu – il y a là un effort (considérable) de communication et le but de la communication, c’est quand même d’avoir quelqu’un en face.

Cependant, l’effet délétère – qui est humain, compréhensible, mais délétère quand même –, c’est de considérer alors que la création est orientée vers le résultat, la production, l’édition, qui, en plus, peuvent former dans notre société autant de métriques de résultat, de succès, jusqu’à un effet extrêmement retors de validation individuelle. (C’est l’incompréhension qui guide les chantres de l’IA.)

Or, quand on crée, tout n’est pas entièrement maîtrisable, et c’est une angoisse de la chose, mais aussi, selon votre constitution, une joie.

On ne maîtrise pas le résultat produit

Même le plus obsessionnel-compulsif des architectes (hello) vous dira qu’il existe toujours un moment où le récit, les personnages prennent vie sur la page et révèlent d’eux-mêmes ou de l’intrigue des éléments complètement inattendus (mais souvent géniaux). Je raconte toujours cette histoire entre Laenus Corvath et Thelín de « Bataille pour un souvenir » à « Au-delà des murs » prouvant même que l’inconscient, la Muse, le Mystère, la communication avec les mondes parallèles opèrent par-delà les textes et les ans, bref : nous sommes les vecteurs de la création, mais il se passe quelque chose d’ineffable au cours du chemin. Et en plus, la valeur de la production nous échappe toujours un peu : une scène écrite dans le sang et les larmes peut se révéler bonne à jeter comme une autre écrite avec la facilité la plus déconcertante peut s’avérer fantastique – et inversement.

Bien sûr, on peut toujours corriger, mais je pense que même avec la plus haute technicité du monde, on ne peut qu’amener sa matière initiale à un certain plafond. Vient un moment où il faut potentiellement réécrire pour imposer un meilleur élan.

On fait de son mieux, mais on ne peut pas garantir le résultat.

On ne maîtrise surtout, surtout pas le succès

Oh ! combien d’écrivains, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des carrières lointaines,
Dans les réseaux sociaux se sont évanouis !

Si l’on connaissait la recette pour faire un best-seller, mes chers amis, tout le monde l’appliquerait, à commencer par les maisons d’édition. Certes, quand on fait ce métier, on espère que ça va marcher suffisamment pour payer sa prochaine facture de pâtes, mais c’est alors que démarre un dangereux raisonnement, celui d’associer la valeur du travail (et donc du chemin de la création) au succès, aux ventes, aux chroniques, aux commentaires sur les réseaux, aux prix littéraires, aux adaptations cinématographiques et – pire que tout ce qui précède – aux mêmes métriques chez les voisins.

Or, personne n’a de réel contrôle là-dessus ! Et attribuer le mérite de son travail à ces métriques extérieures – pire, à celles des copains, qui n’ont pas la même carrière, les mêmes vœux, les mêmes univers – peut peut-être soutenir une personnalité combattive pendant un temps, mais au bout du compte, comme tout élément de son identité dont on plaque la valeur sur une composante du monde extérieur, cela ne peut que rendre foncièrement malheureux.

On fait de son mieux, mais on ne peut pas garantir le succès.

On fait de son mieux, et c’est tout ce qu’on peut faire

Je ne suis absolument pas en train de prétendre qu’il faut atteindre une espèce d’horizon détaché de tout (cela annihile l’implication personnelle, et je pense résolument qu’il est vital de croire à ce qu’on fait, donc de lui attribuer un minimum d’importance), que je pratique parfaitement ce qui précède (certainement pas), ni même que toutes ces impulsions ne sont pas humaines ni compréhensibles.

En revanche, non conscientisées, laissées à proliférer, elles sont une voie sûre vers l’épuisement professionnel, le découragement, la frustration, notamment parce qu’elles se trompent sur ce qu’est l’essence du métier. Elles confondent le résultat final (sur lequel on n’a guère de prise) avec le processus créatif lui-même.

Or, notre métier, c’est créer, ce n’est pas vendre des bouquins. Oui, je répète : notre métier, c’est créer, ce n’est pas vendre des bouquins.

Vendre les bouquins, c’est le métier de la maison d’édition.

Vendre des bouquins est une conséquence possible et merveilleuse de la création. On s’y implique, bien évidemment ! Mais tout ne se vend pas dans notre marché (qui est ce qu’il est), et se désoler, rager que ce qu’on fait ne vend pas dans cette situation revient à insulter le ciel pour le temps qu’il fait. Bien sûr, on peut être déçu ; il existe des accidents industriels (je raconterai un jour les vraies coulisses de Léviathan, près de quinze ans plus tard, il commence à y avoir prescription) ; on peut combattre, communiquer, élargir les horizons, se lancer avec courage, tenter le coup, et tout peut marcher, et on s’efforcera toujours de mettre un maximum de chances de son côté, mais au final, on prendra soin de se rappeler cette règle cardinale :

Le labeur ne nous doit aucune rétribution.

Il découle donc, logiquement, qu’il convient de concentrer son énergie sur le labeur lui-même – c’est la seule chose sur laquelle on peut influer – et, surtout, trouver dans celui-ci la toute première source de son plaisir. Un auteur qui écrit parce qu’il aime écrire sera toujours heureux (ou presque). Un auteur qui écrit parce qu’il veut vendre, être vu, reconnu, apprécié sera toujours malheureux (ou presque) parce qu’il n’aura, en définitive, jamais assez.

C’est pour ça que je trouve oiseuse et inutiles les conversations sur le « talent », « l’inspiration » et tous ces concepts qui ne nous aident à rien et sont même, si j’ose, un peu classistes : tu as le don ou tu l’as pas. En revanche, on peut tous travailler, et on peut tous trouver du sens dans ce qu’on fait. Sinon, autant ne pas le faire, hein ?

C’est aussi pour cette raison que je fais l’analogie entre l’écrivain et un DJ : le DJ est embauché pour faire danser la salle, mais il va le faire avec la musique qu’il aime (ou au moins qui ne lui écorche pas les esgourdes). Le cœur de métier, au sens de profession et de carrière, cette fois, est là : faire le travail avec cœur, sincérité et intégrité, en gardant la conscience d’essayer de s’adresser au plus grand nombre, de travailler sa technicité pour être le mieux reçu possible, mais l’un et l’autre doivent fonctionner ensemble.

Bien sûr qu’on fait notre travail du mieux possible, avec la visée raisonnée, intelligente et construite d’un public (on se rappelle, en gros, qu’on gagnera probablement mieux sa vie avec de la romance qu’avec un recueil de haikus en elfique dans le texte). Bien sûr qu’on espère rencontrer les lauriers de la victoire. On ne fait pas ça par-dessus la jambe, à balancer nos œuvres soigneusement assemblées dans le vide. On fait tout ce qu’il faut pour ça marche.

Mais, tels des généraux romains, nous devons conserver la voix perchée sur l’épaule qui nous répète que nous sommes mortels, qu’au final, tout cela est une vaste farce, que l’Univers ne nous doit rien, et que la seule validation solide vient d’abord de l’intérieur avant d’arriver d’ailleurs, et que la réalisation contient déjà en elle sa validation.

Nous pouvons prétendre au labeur, mais pas aux fruits du labeur.

  1. Il existe quantité de traductions, on préférera celle-ci ou celle-là pour quelque chose de moins lapidaire.
2024-09-09T03:02:10+02:00lundi 9 septembre 2024|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Du travail et du fruit du travail dans l’écriture

Procrastination podcast s07e20 – Retours du poditoire avec Jérôme Akkouche

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e20 – Retours du poditoire avec Jérôme Akkouche« .

Dernier épisode de la saison, et comme la tradition s’est installée, retour annuel sur vos commentaires et questions concernant tout le podcast jusqu’ici, avec un invité très spécial : Jérôme Akkouche, auteur de Lupus in Fabula, aux éditions du Chat Noir ! Suite à une remarque faite par Estelle dans l’épisode « Se mettre dans l’écriture » (sO7e15), Jérôme offre très gentiment son retour d’expérience à la question brûlante : « Comment fais-tu pour te mettre dans l’ambiance de ton récit rapidement et vaincre la résistance ? »

D’autre part, il est question de baselines et de blurbs en couverture ; de quoi s’agit-il, et est-ce que ça fait vendre ? 

Comme toujours, le meilleur endroit pour proposer commentaires, retours et converser avec nous sur le podcast est le forum Elbakin.net : https://www.forum-elbakin.net/index.php

Références citées

– Floriane Soulas 

– Chris Vuklisevic 

– Les éditions ActuSF

– Publisher’s Weekly 

– Morgan of Glencoe

– Éric Marcelin, directeur de la librairie et des éditions Critic 

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2023-09-25T08:18:37+02:00lundi 3 juillet 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e20 – Retours du poditoire avec Jérôme Akkouche

Dans le podcast Processus : Sur l’écriture au long cours, part 2

Deuxième partie de l’entretien au long cours sur l’écriture au long cours (y a comme un thème) que m’a très aimablement réservé le podcast Processus : on y parle de viscéralité, d’organisation sur une saga ou un univers, mais aussi, beaucoup, de patience dans l’écriture et la création (c’est pas très à la mode, je sais, désolé).

Encore merci à Alix M. Dehenne pour son enthousiasme autour de cette conversation qui a explosé les limites du format de son émission. Ce deuxième épisode peut s’écouter sur toutes les plate-formes où l’on écoute des podcasts, ou bien simplement ci-dessous.

2023-02-20T01:21:35+01:00mercredi 22 février 2023|Best Of, Entretiens, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Dans le podcast Processus : Sur l’écriture au long cours, part 2

Dans le podcast Processus : sur l’écriture au long cours, partie 1

J’ai eu le grand honneur et l’immense plaisir d’un long entretien au long cours dans le podcast Processus, qui s’intéresse à une question fascinante : interroger créateurs et créatrices sur leur approche pratique de leur travail afin de comprendre comment leurs réalisations s’accomplissent.

Vu que je suis un brin bavard (un peu) et que le sujet me passionne (si peu) j’ai quelque peu explosé le format de l’émission (ce n’est pas comme si ça m’arrivait dans d’autres domaines) et ce qui devait être une émission unique s’est transformé en trois (ce qui n’est jamais arrivé dans d’autres domaines). Les volets porteront :

  1. L’écriture et sa méthode, part 1
  2. L’écriture et sa méthode, part 2
  3. Musique électronique, parallèles et divergences avec l’écriture

Merci mille fois à Alix M. Dehenne de m’avoir invité dans le podcast et d’avoir reçu avec enthousiasme la longueur et la technique de mes développements. Ce premier épisode peut s’écouter sur toutes les plate-formes où l’on écoute des podcasts, ou bien simplement ci-dessous.

Et à bientôt pour la partie 2.

2023-02-25T09:09:00+01:00lundi 13 février 2023|Best Of, Entretiens, Technique d'écriture|2 Commentaires

Toute nouvelle formation de l’école Les Mots : « Une semaine pour se lancer dans l’écriture » – 100% en ligne

J’ai le grand plaisir de donner depuis des années maintenant des ateliers à l’école d’écriture Les Mots ; l’équipe fait preuve depuis le début d’un dynamisme sans relâche et d’une écoute authentique. Avec la situation actuelle qui nous pousse à rester quand même pas mal chez nous, toute la direction a eu à cœur de proposer des ateliers qui puissent aussi être suivis à distance, et maintenant dévoile sa première formation intégralement virtuelle, dont je suis extrêmement fier de faire partie : Une semaine pour se lancer dans l’écriture. Se lancer dans la tâche, vaincre la Résistance et l’idéal de l’œuvre parfaite (elle ne l’est jamais), vous avez peut-être vu que ce sont des sujets qui me sont un tout petit peu chers, et auxquels je fais face absolument. Chaque. Jour.

Avec quatre camarades (Jérôme Attal, Elsa Flageul, Brigitte Kernel, Denis Michelis), nous proposons chacun et chacune idées, conseils et exercices pour nourrir son écriture et enfin « s’y mettre ». La formation se compose de vidéos mais aussi d’un cahier d’exercices, et surtout, inclut la possibilité de recevoir un retour sur de ses textes.

Et le tout pour seulement 75€ (incluant donc un cours par semaine pendant cinq jours, le cahier d’exercices et le retour sur un texte), ce qui est, comparé aux tarifs habituels des formations et des coaches littéraires, une sacrée vache de bonne affaire à mon humble avis.

Descriptif détaillé

Commencer n’est jamais facile : faire le premier pas, se mettre en mouvement malgré les doutes et les questions, les Je ne suis pas à la hauteurJe n’y arriverai jamais ou Qui suis-je après tout pour écrire ?  

Les jours passent et vous faites tout pour éviter de vous y confronter. Vous remplissez votre agenda de tout un tas d’actions à réaliser, tout qui ne soit pas… cela. Peut-être que cela vous fait peur, peut-être que vous craignez de ne pas être à la hauteur de l’enjeu – l’enjeu imaginé. Pourtant, nous le voyons chaque jour à l’école, une fois le premier pas effectué, tout devient plus facile ! 

Nous en sommes convaincus, tout réside dans ce tout petit premier pas ! 

Ce petit pas, nous souhaitons vous aider à le faire. Avec la conviction, aussi, que c’est avant tout affaire de plaisir. Car quel meilleur moteur pour commencer, puis surtout continuer ?

Nous avons ainsi proposé à 5 de nos auteurs – dont nous savons qu’ils excellent dans l’art d’encourager nos participants… – de vous partager leurs astuces et exercices pour écrire et affronter la peur d’écrire – cette peur que toutes les personnes qui écrivent connaissent, y compris celles qui écrivent depuis longtemps. Des conseils qu’ils s’appliquent à eux-mêmes dans leur pratique quotidienne, et qui fonctionnent aussi bien pour des « débutants » que pour des auteurs chevronnés… 

Trouver de l’inspiration, se lancer, dédramatiser l’écriture, identifier ce qui, parfois, freine, tel est donc l’objectif de ce nouveau cours en ligne.

Dans ce cours en ligne : 

Chaque auteur vous partage : 

● Un conseil / une astuce pour écrire, relancer, débloquer, inspirer ;

● Un exercice pratique pour appliquer ce conseil théorique ;

● Un témoignage d’expérience.

Et parce que rien n’est plus précieux qu’un retour :

● Vous avez la possibilité de nous envoyer un de vos textes, venant répondre à une des 5 consignes. 

● Le retour sera produit par un membre de notre comité de lecture. Jérôme Attal, un de nos auteurs, a même proposé de vous relire lui-même, car l’exercice qu’il vous propose s’y prête !

➡️ Informations complètes et inscriptions

2022-05-11T18:12:36+02:00jeudi 10 février 2022|À ne pas manquer, Technique d'écriture|3 Commentaires

Procrastination podcast s05e15 – La procrastination

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e15 – La procrastination« .

Procrastination parle de procrastination ! Il était grand temps…
Écrire, en particulier de longs romans voire des séries représente un travail de très long cours. Comment tenir sur la durée ? Pourquoi est-il parfois si difficile de s’y mettre ? Et comment s’assurer de continuer à écrire avec plaisir et de livrer ses projets avec une raisonnable régularité ?
Lionel explique la notion d’échelle floue des projets artistiques, et que la peur s’enracine souvent dans la complexité d’un projet ; le subdiviser peut être alors une voie salutaire. Mélanie souligne que la difficulté principale consiste à se mettre au travail, moins que de rester dans l’élan. Estelle donne plusieurs conseils très concrets tournant autour de la persévérance et du soutien de l’entourage.

Références citées

– Kourosh Dini

– John Gardner, The Art of Fiction

– Maître Yoda

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2021-05-03T18:10:08+02:00jeudi 15 avril 2021|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s05e15 – La procrastination

La FAQ chez Morgan of Glencoe avec Thomas Geha est dispo en replay

Record battuuuu vendredi soir avec un live de QUATRE HEURES ET DEMIE mais c’était trop bien, encore une fois ! Avec le plaisir d’être à trois chez Morgan of Glencoe, avec Thomas Geha ! Si vous l’avez ratée (ou que vous êtes allé·e vous coucher, parce que genre, vous dormez des fois), la FAQ littéraire de vendredi est disponible en replay sur la chaîne Twitch de Morgan :

Ma pomme, Morgan of Glencoe, Thomas Geha. (Et Willy sur mes genoux)

Encore merci à Morgan pour son invitation et pour ce super moment de discussion, à Philémon pour nous avoir pris soin de nous (tant culinairement – miam – que de nous avoir maintenu·es dans le droit chemin du temps et des sujets…) et évidemment à vous toutes et tous d’être passé·es et intevenu·es. Comme la fois dernière, je ne pouvais voir les discussions donc je les ai découvertes avec retard : merci de vos réactions, de vos coucous – désolé de n’avoir pu répondre en temps réel ! Comme la fois précédente, si vous voulez voir le replay, ne tardez pas, Twitch ne garde les émissions que quelques semaines :

➡️ FAQ littéraire du vendredi 26 mars avec Thomas Geha chez Morgan of Glencoe

… et un immense merci à Ju : elle est splendide, et volera en bonne place sur le futur bureau que je me prépare doucement au bout du monde…

2021-03-28T12:26:44+02:00lundi 29 mars 2021|Entretiens|2 Commentaires

Procrastination podcast s05e09 – L’organisation d’une journée de travail

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e09 – L’organisation d’une journée de travail« .

L’écriture, la création et, de manière générale, le travail des indépendants nécessitent temps, concentration et discipline. À travers leurs expériences, personnalités et habitudes, Mélanie, Estelle et Lionel dévoilent leur organisation et leurs « trucs » pour gérer au long cours leurs projets. Mélanie rappelle d’abord que l’indépendance est souvent un peu fantasmée, et qu’elle laisse en réalité peu de temps et d’énergie en dehors du travail… Il est important de connaître ses limites. Estelle dévoile son absence d’horaires réguliers, et sa méthode de fonctionnement « à la tâche », quand Lionel parle de la difficulté à se mettre à l’écriture et des bienfaits du time-blocking.

Références citées
– John Gardner, The Art of Fiction (et non Elements, comme cité dans le podcast)
– David Allen, S’organiser pour réussir, la méthode Getting Things Done

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2021-01-29T17:42:13+01:00vendredi 15 janvier 2021|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s05e09 – L’organisation d’une journée de travail

Ah, oui

C’est donc important de se laisser des instructions claires quand on écrit.

Ce qui est merveilleux avec ces mots doux, c’est qu’on oublie qu’on se les a laissés, et que leur impact est donc maximal pour s’assurer que la tâche désignée soit bien effectuée.

2020-12-08T11:28:10+01:00jeudi 10 décembre 2020|Expériences en temps réel|2 Commentaires
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