65 Maladresses des jeunes manuscrits est disponible !

J’étais dans la magnifique forêt de Parenthèse la semaine dernière et j’ai laissé passer le week-end, mais : 65 Maladresses des jeunes manuscrits est disponible officially dans toutes les librairies connues de l’Univers entier, et bien entendu en numérique.

Couv. Xavier Collette

Ce livre s’est avéré dépasser de très loin le cadre qui lui était originellement échu – 65 fiches techniques détaillées sur les maladresses que j’ai le plus souvent repérées en direction d’ouvrage, en atelier et dans mon propre travail ; il décolle littéralement vers un cours involontaire d’auto-direction éditoriale dans ses dernières sections, ce qui s’est déroulé sous mes yeux avec une fascination heureuse.

Je suis un stylo de l’éther. Tout ce que je dois faire, c’est m’assurer d’avoir assez d’encre. Soit: du café, du saucisson, et suffisamment de dark ambient pour tenir un siège.

Pour mémoire, je serai à ImaJn’ère à Angers et aux Imaginales à Épinal, on pourra s’en parler de vive voix, et sinon en commentaires par ici et sur Bluesky, qui sont les façons les plus rapides de me joindre. En toute honnêteté, mes autres canaux de communication sont engorgés par quatre mois d’absence en raison d’une plongée dans mes impératifs personnels.

2026-05-11T10:31:25+02:00lundi 11 mai 2026|Dernières nouvelles|0 commentaire

« Du manuscrit à la publication » : les inscriptions à la Masterclass des Imaginales 2026 sont ouvertes (27-28 mai)

Cette année encore, je suis ravi d’animer la Masterclass des Imaginales qui est donc passée sur deux jours (27-28 mai), avec mes estimé·es collègues et camarades, Sara Doke et Jean-Claude Dunyach.

Portée par les Imaginales, cette journée de formation a pour objectif de vous accompagner dans l’apprentissage d’outils et méthodes destinés à porter votre travail d’auteur à un niveau professionnel.

Sara Doke, Lionel Davoust et Jean-Claude Dunyach, auteurs incontournables de l’imaginaire francophone, vous donnent rendez-vous le mercredi 27 mai et jeudi 28 mai 2026 de 09h à 18h pour une Masterclass d’écriture.

L’écriture est aujourd’hui accessible à tous. Des masterclass sont proposées sur les réseaux
sociaux, Youtube, dans les publicités… Mais qu’en est-il de l’accompagnement vers une
professionnalisation ? Comment fonctionne la publication ? Comment présenter un texte à un
éditeur ?

Cette session de formation servira à vous armer face à ces questions, à vous informer, vous
guider dans le chemin qui passe de la passion à la profession.

Les questions suivantes seront notamment abordées :
– Gestion de l’information, rythme, conflit… Quelles sont les techniques fondamentales de
la narration.
– Votre public cible est-il adapté à votre texte ?
– Un premier jet est toujours perfectible. Savez-vous prendre le recul nécessaire sur votre
travail ?
– Quelle édition choisir ? Auto-édition ou publication à compte d’éditeur ?
– Comment bien vendre votre manuscrit, rédiger un pitch, un argumentaire
promotionnel ?
– Quels sont les droits qui encadrent l’écriture ? Comment lire un contrat et toucher des
droits ?

Cette formation est consacrée :
⟶ Aux jeunes auteurs qui connaissent déjà l’articulation de leur texte, qui ont commencé,
voire terminé la narration et souhaitent se lancer dans la publication,
⟶ Aux débutants avec une envie dévorante de se mettre à l’écriture et voudraient connaître
les rouages du métier.

Grâce au soutien très actif du festival, le tarif est pour ainsi dire imbattable : seulement 120 € pour deux jours. Pour en savoir et plus et vous inscrire :

➡️ Télécharger le dossier d’inscription de la Masterclass des Imaginales 2026

2026-02-11T04:43:09+01:00jeudi 12 février 2026|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur « Du manuscrit à la publication » : les inscriptions à la Masterclass des Imaginales 2026 sont ouvertes (27-28 mai)

Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales « Du manuscrit à la publication » sont ouvertes ! avec Sara Doke et Jean-Claude Dunyach

Cette nouvelle formule à trois intervenant·es s’installe dans la durée, et maintenant sur deux jours complets ! Je suis enchanté de retourner à Épinal aux côtés de mes chers camarades Sara Doke et Jean-Claude Dunyach pour vous causer.

L’ambition de ces deux jours et de vous attraper en cours d’écriture, et de vous dévoiler l’ensuite et l’après : finaliser et corriger son manuscrit, verrouiller toutes les grandes techniques, et aborder et comprendre les relations avec le monde éditorial. Le prix reste encore cette année contenu : 120 euros avec le repas de jeudi offert.

Ces journées de rencontres permettent à d’aspirants écrivains de passer de l’envie, à la réalisation, puis à la possibilité d’une publication.

On trouve un peu partout des propositions de masterclass d’écriture, sur Youtube, dans les publicités sur les réseaux sociaux, l’écriture est devenue accessible à tous. Mais quid de l’accompagnement vers une professionnalisation ? Peut-on se passer d’un chaînon dans l’édition ? Comment se passe la publication d’un manuscrit, comment fonctionne la publication ? Comment présenter un texte à un éditeur ?

Cette session de formation servira à vous armer face à ces questions, à vous informer, vous guider dans le chemin qui passe de la passion à la profession.

Les questions suivantes seront notamment abordées :

  • Gestion de l’information, rythme, conflit… les diverses techniques fondamentales de la Votre public cible est-il adapté à votre texte ?
  • Un premier jet est toujours perfectible, toujours, savez-vous prendre le recul nécessaire ? Quelle édition choisir ? Entre l’auto-édition et la publication à compte d’éditeur, un monde de différences, des obstacles à franchir ?
  • Comment bien vendre votre manuscrit, rédiger un pitch, un argumentaire promotionnel ? Quels sont les droits qui encadrent l’écriture, comment lire un contrat et toucher des droits ?

Cette formation est consacrée aux jeunes auteurs qui savent déjà comment s’articule leur texte, qui ont commencé, voire terminé la narration et souhaitent se lancer dans la publication, comme à ceux qui ont une envie dévorante de s’y mettre et voudraient connaître les rouages du métier.

Selon vos désirs, nous aborderons tout ce qui concerne le monde éditorial, de l’écriture à la relecture, à la correction, à l’édition, dans un contexte de conversation entre les animatrices et les participants. Nous vous donnerons des clés et des exercices qui vous permettront d’avancer dans votre projet et d’en connaître l’avenir. Pour cela, nous préférons disposer d’un synopsis et de vos questions pour répondre au mieux à vos attentes.

Attention, nombre de place limité !

➡️ Pour en savoir plus et s’inscrire : télécharger le dossier 2025.

2025-02-24T10:57:10+01:00lundi 24 février 2025|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales « Du manuscrit à la publication » sont ouvertes ! avec Sara Doke et Jean-Claude Dunyach

Procrastination podcast s09e10 – En public avec vos questions à l’Ouest Hurlant – partie 3

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s09e10 – En public avec vos questions à l’Ouest Hurlant – partie 3« .

Le festival des cultures de l’imaginaire l’Ouest Hurlant à Rennes reçoit toute l’équipe de Procrastination et surtout VOUS : l’invité du podcast sur cette saison, c’est vos questions, vos interrogations, avec trois réponses contradictoires pour le prix d’une ! Merci à l’Ouest Hurlant et toutes ses équipes de nous avoir invité·es et de nous avoir donné une salle et une heure pour rendre ces conversations possibles. C’est un splendide festival qu’on vous encourage à suivre !

(Note de Lionel : en effet, la référence citée était bien la Bhagavad-Gita.)

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2025-02-17T06:31:25+01:00lundi 3 février 2025|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s09e10 – En public avec vos questions à l’Ouest Hurlant – partie 3

Du travail et du fruit du travail dans l’écriture

Je sors souvent une référence à la Bhagavad-Gita ici et là et dans Procrastination, et quelques échanges de loin en loin m’ont laissé entendre que cela pouvait être un peu mal compris, du coup, archivons ici ce qu’il en est. Il s’agit du célébrissime verset 2.47, que je connais le mieux sous cette forme en traduction anglaise1 :

You are entitled to the labor, but not to the fruits of the labor.

On le trouve en traduction française par exemple sous cette forme :

Tu as le droit de remplir les devoirs qui t’échoient, mais pas de jouir du fruit de tes actes ; jamais ne crois être la cause des suites de tes actions, et à aucun moment ne cherche à fuir ton devoir.

Sur Wikisource

Mais que je résume ainsi pour mon usage personnel :

On peut prétendre au labeur, mais pas aux fruits du labeur.

Quel est le rapport avec l’écriture ?

La différence entre prendre du plaisir et péter un câble.

Les réseaux commerciaux sont submergés de questions, conseils, stratégies pour arriver à convaincre une maison d’édition et publier son livre ; et soyons clairs, oui, la plupart du temps, quand on écrit, on espère être lu – il y a là un effort (considérable) de communication et le but de la communication, c’est quand même d’avoir quelqu’un en face.

Cependant, l’effet délétère – qui est humain, compréhensible, mais délétère quand même –, c’est de considérer alors que la création est orientée vers le résultat, la production, l’édition, qui, en plus, peuvent former dans notre société autant de métriques de résultat, de succès, jusqu’à un effet extrêmement retors de validation individuelle. (C’est l’incompréhension qui guide les chantres de l’IA.)

Or, quand on crée, tout n’est pas entièrement maîtrisable, et c’est une angoisse de la chose, mais aussi, selon votre constitution, une joie.

On ne maîtrise pas le résultat produit

Même le plus obsessionnel-compulsif des architectes (hello) vous dira qu’il existe toujours un moment où le récit, les personnages prennent vie sur la page et révèlent d’eux-mêmes ou de l’intrigue des éléments complètement inattendus (mais souvent géniaux). Je raconte toujours cette histoire entre Laenus Corvath et Thelín de « Bataille pour un souvenir » à « Au-delà des murs » prouvant même que l’inconscient, la Muse, le Mystère, la communication avec les mondes parallèles opèrent par-delà les textes et les ans, bref : nous sommes les vecteurs de la création, mais il se passe quelque chose d’ineffable au cours du chemin. Et en plus, la valeur de la production nous échappe toujours un peu : une scène écrite dans le sang et les larmes peut se révéler bonne à jeter comme une autre écrite avec la facilité la plus déconcertante peut s’avérer fantastique – et inversement.

Bien sûr, on peut toujours corriger, mais je pense que même avec la plus haute technicité du monde, on ne peut qu’amener sa matière initiale à un certain plafond. Vient un moment où il faut potentiellement réécrire pour imposer un meilleur élan.

On fait de son mieux, mais on ne peut pas garantir le résultat.

On ne maîtrise surtout, surtout pas le succès

Oh ! combien d’écrivains, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des carrières lointaines,
Dans les réseaux sociaux se sont évanouis !

Si l’on connaissait la recette pour faire un best-seller, mes chers amis, tout le monde l’appliquerait, à commencer par les maisons d’édition. Certes, quand on fait ce métier, on espère que ça va marcher suffisamment pour payer sa prochaine facture de pâtes, mais c’est alors que démarre un dangereux raisonnement, celui d’associer la valeur du travail (et donc du chemin de la création) au succès, aux ventes, aux chroniques, aux commentaires sur les réseaux, aux prix littéraires, aux adaptations cinématographiques et – pire que tout ce qui précède – aux mêmes métriques chez les voisins.

Or, personne n’a de réel contrôle là-dessus ! Et attribuer le mérite de son travail à ces métriques extérieures – pire, à celles des copains, qui n’ont pas la même carrière, les mêmes vœux, les mêmes univers – peut peut-être soutenir une personnalité combattive pendant un temps, mais au bout du compte, comme tout élément de son identité dont on plaque la valeur sur une composante du monde extérieur, cela ne peut que rendre foncièrement malheureux.

On fait de son mieux, mais on ne peut pas garantir le succès.

On fait de son mieux, et c’est tout ce qu’on peut faire

Je ne suis absolument pas en train de prétendre qu’il faut atteindre une espèce d’horizon détaché de tout (cela annihile l’implication personnelle, et je pense résolument qu’il est vital de croire à ce qu’on fait, donc de lui attribuer un minimum d’importance), que je pratique parfaitement ce qui précède (certainement pas), ni même que toutes ces impulsions ne sont pas humaines ni compréhensibles.

En revanche, non conscientisées, laissées à proliférer, elles sont une voie sûre vers l’épuisement professionnel, le découragement, la frustration, notamment parce qu’elles se trompent sur ce qu’est l’essence du métier. Elles confondent le résultat final (sur lequel on n’a guère de prise) avec le processus créatif lui-même.

Or, notre métier, c’est créer, ce n’est pas vendre des bouquins. Oui, je répète : notre métier, c’est créer, ce n’est pas vendre des bouquins.

Vendre les bouquins, c’est le métier de la maison d’édition.

Vendre des bouquins est une conséquence possible et merveilleuse de la création. On s’y implique, bien évidemment ! Mais tout ne se vend pas dans notre marché (qui est ce qu’il est), et se désoler, rager que ce qu’on fait ne vend pas dans cette situation revient à insulter le ciel pour le temps qu’il fait. Bien sûr, on peut être déçu ; il existe des accidents industriels (je raconterai un jour les vraies coulisses de Léviathan, près de quinze ans plus tard, il commence à y avoir prescription) ; on peut combattre, communiquer, élargir les horizons, se lancer avec courage, tenter le coup, et tout peut marcher, et on s’efforcera toujours de mettre un maximum de chances de son côté, mais au final, on prendra soin de se rappeler cette règle cardinale :

Le labeur ne nous doit aucune rétribution.

Il découle donc, logiquement, qu’il convient de concentrer son énergie sur le labeur lui-même – c’est la seule chose sur laquelle on peut influer – et, surtout, trouver dans celui-ci la toute première source de son plaisir. Un auteur qui écrit parce qu’il aime écrire sera toujours heureux (ou presque). Un auteur qui écrit parce qu’il veut vendre, être vu, reconnu, apprécié sera toujours malheureux (ou presque) parce qu’il n’aura, en définitive, jamais assez.

C’est pour ça que je trouve oiseuse et inutiles les conversations sur le « talent », « l’inspiration » et tous ces concepts qui ne nous aident à rien et sont même, si j’ose, un peu classistes : tu as le don ou tu l’as pas. En revanche, on peut tous travailler, et on peut tous trouver du sens dans ce qu’on fait. Sinon, autant ne pas le faire, hein ?

C’est aussi pour cette raison que je fais l’analogie entre l’écrivain et un DJ : le DJ est embauché pour faire danser la salle, mais il va le faire avec la musique qu’il aime (ou au moins qui ne lui écorche pas les esgourdes). Le cœur de métier, au sens de profession et de carrière, cette fois, est là : faire le travail avec cœur, sincérité et intégrité, en gardant la conscience d’essayer de s’adresser au plus grand nombre, de travailler sa technicité pour être le mieux reçu possible, mais l’un et l’autre doivent fonctionner ensemble.

Bien sûr qu’on fait notre travail du mieux possible, avec la visée raisonnée, intelligente et construite d’un public (on se rappelle, en gros, qu’on gagnera probablement mieux sa vie avec de la romance qu’avec un recueil de haikus en elfique dans le texte). Bien sûr qu’on espère rencontrer les lauriers de la victoire. On ne fait pas ça par-dessus la jambe, à balancer nos œuvres soigneusement assemblées dans le vide. On fait tout ce qu’il faut pour ça marche.

Mais, tels des généraux romains, nous devons conserver la voix perchée sur l’épaule qui nous répète que nous sommes mortels, qu’au final, tout cela est une vaste farce, que l’Univers ne nous doit rien, et que la seule validation solide vient d’abord de l’intérieur avant d’arriver d’ailleurs, et que la réalisation contient déjà en elle sa validation.

Nous pouvons prétendre au labeur, mais pas aux fruits du labeur.

  1. Il existe quantité de traductions, on préférera celle-ci ou celle-là pour quelque chose de moins lapidaire.
2024-09-09T03:02:10+02:00lundi 9 septembre 2024|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Du travail et du fruit du travail dans l’écriture

« Pour se rappeler Mirigor », nouvelle dans Memento Mori, anthologie des Imaginales 2024

Après « Lettre à Dark Vador » dans Textes de l’Art, je suis honoré de pouvoir annoncer une seconde sortie nouvelle inédite en tir groupé, cette fois « Pour se rappeler Mirigor », dans l’anthologie officielle du festival Imaginales, Memento Mori :

Couv. Daria Schmitt

« C’est pas pour moi. Quand je serai mort, qu’est-ce que ça peut me faire, où je suis enterré ? C’est pour Mirigor. »

L’employée leva les sourcils derrière son comptoir.

« Qui ? Mirigor comment ?

— Mirigor tout court. Qui donne un nom de famille à son cheval ? »

in « « Pour se rappeler Mirigor »

C’est peut-être la première fois que j’ai une histoire aussi proche de la littérature générale, et j’en profite pour remercier profondément Charlotte Bousquet, grâce à qui ce texte existe ! Comme toujours, l’antho des Imaginales, comme on l’appelle, propose un magnifique sommaire…

Au sommaire de Memento Mori

  • Christopher Bouix
  • David Bry
  • Alain Damasio
  • Lionel Davoust
  • Jeanne-A Debats
  • Jean-Laurent del Socorro
  • Thomas Gunzig
  • Ariel Holzl
  • Justine Niogret
  • Philippe Rastor
  • Julia Richard
  • Thomté Ryam
  • Plume D. Serves
  • Anna Triss
  • Chris Vuklisevic

L’anthologie sera bien entendu disponible pendant le festival Imaginales à partir de… demain (jeudi), et dans toutes les librairies !

2025-01-12T23:50:55+01:00mercredi 22 mai 2024|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur « Pour se rappeler Mirigor », nouvelle dans Memento Mori, anthologie des Imaginales 2024

« Lettre à Dark Vador », nouvelle disponible dans l’anthologie Textes de l’art

Je suis ravi de participer à l’anthologie du festival ImaJn’ère (rappel, c’est ce week-end !) avec une nouvelle un essai une diatribe un… texte autour d’une des sagas populaires les plus célèbres et ce qu’on en fait, public comme créateurs : « Lettre à Dark Vador ».

Je ne peux pas vous dire ce que c’est, je ne sais pas moi-même, mais ça a plu à l’anthologiste, Manon Tardy, alors j’espère qu’à vous aussi.

Couv. Boris Beuzelin

Seigneur Vador, 

C’est coincé dans un congélateur à poissons que je vous écris cette lettre. J’espère qu’elle vous parviendra ou, du moins, que votre schizophrénie latente vous permettra de la lire. Certes, j’écris à un mort mais, d’une part, votre esprit survit, d’autre part, les contrées de l’imaginaire autorisent tous les sauts sémantiques et toutes les simultanéités. 

C’est une triste déchéance fictive que la mienne : jadis, je me plantais, hiératique, les abdominaux moulés par le néoprène, devant les krakens et autres monstres marins dentés que comptent les profondeurs de cette planète aquatique ; sans l’ombre d’un scrupule, je les dressais à sauter dans des cerceaux ou à danser en rond pour émerveiller les touristes du zoo. Mais vous, Seigneur, vous qui étiez le sang et le symbole de cet univers parallèle, a long time ago, far, far away, vous avez subi un terrible retour du sort, un odieux camouflet qui vous a fait dégringoler de votre piédestal aussi brutalement que le pendu chute de son tabouret. Vous n’êtes plus rien et, par résonance symbolique, moi non plus. Déçu de cette galaxie, ma résidence s’y est donc étriquée ; j’habite désormais dans un congélateur. Que vous ont-ils fait, ô mon Seigneur ? Qu’êtes-vous devenu ? 

L’anthologie sera disponible à l’occasion du festival, ou bien en ligne sur sa boutique (l’occasion de découvrir les éditions passées). Et elle propose un très beau sommaire, mêlant jeunes plumes (l’anthologie ouvrant ses pages à un appel à texte annuel) et… comment dit-on ? Vieilles ? Mon dieu.

Bref :

Au sommaire de l’anthologie :

  • Je maquille le charnier (Morgane Stankiewiez)
  • Dans la peau du mécène (Bruce Holland Rogers) (texte que j’ai aussi eu la joie de traduire, excellent aperçu de son recueil Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel)
  • Quelques gouttes de rouge et de bleu (Nadia Coste)
  • Toccatina forte (Vincent Dionisio)
  • Partitions (Audrey Pleynet)
  • Détails de l’exposition (Jean-Claude Dunyach)
  • Ô mon Ulyssea (Morgane Stankiewiez)
  • Rien qu’une larme (Wilfried Renaut)
  • Les Peintures d’ocre (Aude Constans)
  • Le Plan (Antoine Lencou)
  • Parfums d’un monde oublié (Aude Lapadu-Hargues)
  • Elle est un autre (Jérémy Bouquin)
  • Lettre à Dark Vador (Lionel Davoust)
  • La Nuit (Morgane Stankiewiez)
  • Le Dit des deux conteuses (Fabien Clavel)
  • La dernière oeuvre d’Art (David Coulon)
  • Bankable (Anne-Justine Jasinski)
  • La Catin de Babylone (Morgane Stankiewiez)
  • La Foudre pétrifiée (Oksana & Gil Prou)
  • Vénus de Manille (Eric Vial-Bonacci)
  • Béton, plâtre & parpaing (Xavier Lhomme)
  • Bed and Barbèque (Francis Carpentier)
  • La Chaîne et la Trame (Caza)
2025-01-12T23:51:08+01:00mardi 14 mai 2024|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur « Lettre à Dark Vador », nouvelle disponible dans l’anthologie Textes de l’art

Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales sont ouvertes !

Si vous avez raté les épisodes précédents.

La Masterclass des Imaginales se tiendra cette année les mercredi 22 mai (journée complète) et jeudi 23 mai (matinée) : Sara Doke, Jean-Claude Dunyach et mon humble pomme vous proposons de vous accompagner dans l’apprentissage d’outils et méthodes destinés à porter votre travail d’auteur à un niveau professionnel.

VOUS EMMENER DE L’ENVIE À LA RÉALISATION !

Ces journées de rencontres permettent à d’aspirants écrivains de passer de l’envie, à la réalisation, puis à la possibilité d’une publication.

On trouve un peu partout des propositions de masterclass d’écriture, sur Youtube, dans les publicités sur les réseaux sociaux, l’écriture est devenue accessible à tous. Mais quid de l’accompagnement vers une professionnalisation ? Peut-on se passer d’un chaînon dans l’édition ? Comment se passe la publication d’un manuscrit, comment fonctionne la publication ? Comment présenter un texte à un éditeur ?

Cette session de formation servira à vous armer face à ces questions, à vous informer, vous guider dans le chemin qui passe de la passion à la profession.

Les questions suivantes seront notamment abordées :

  • Gestion de l’information, rythme, conflit… les diverses techniques fondamentales de la narration. Votre public cible est-il adapté à votre texte ?
  • Un premier jet est toujours perfectible, toujours, savez-vous prendre le recul nécessaire ? Quelle édition choisir ? Entre l’auto-édition et la publication à compte d’éditeur, un monde de différences, des obstacles à franchir ?
  • Comment bien vendre votre manuscrit, rédiger un pitch, un argumentaire promotionnel ? Quels sont les droits qui encadrent l’écriture, comment lire un contrat et toucher des droits ?

Cette formation est consacrée aux jeunes auteurs qui savent déjà comment s’articule leur texte, qui ont commencé, voire terminé la narration et souhaitent se lancer dans la publication, comme à ceux qui ont uneenvie dévorante de s’y mettre et voudraient connaître les rouages du métier.Selon vos désirs, nous aborderons tout ce qui concerne le monde éditorial, de l’écriture à la relecture, à la correction, à l’édition, dans uncontexte de conversation entre les animatrices et les participants. Nous vous donnerons des clés et des exercices qui vous permettront d’avancer dans votre projet et d’en connaître l’avenir. Pour cela, nous préférons disposer d’un synopsis et de vos questions pour répondre au mieux à vos attentes.

C’est donc une nouvelle articulation de cette journée et demie de formation qui s’annonce, puisqu’en plus de son travail d’écrivaine, traductrice et journaliste, Sara va apporter toute son expérience avec le monde éditorial en tant que présidente d’honneur du Syndicat des Écrivains de Langue Française !

➡️ Télécharger le dossier de la Masterclass 2024

2024-04-15T11:39:36+02:00mercredi 6 mars 2024|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales sont ouvertes !

Procrastination podcast s07e16 – Le burn-out de l’écrivain

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e16 – Le burn-out de l’écrivain« .

Un sujet difficile mais important que l’équipe souhaitait aborder de longue date – le burn-out, ce moment terrible où l’esprit et/ou le corps lâchent à force d’épuisement professionnel. Et comment l’éviter ? Lionel délimite et définit le terme, et admet être à son avis passé par là. Mélanie aussi ; elle parle des répercussions des années plus tard, et raffine la différence entre l’épuisement physique et celui de l’inspiration, lié à la pression de produire. Estelle met en avant l’importance de l’entourage, de la diversité des activités, des loisirs, et dénonce l’image de la productivité parfaite et toxique qui circule sur les réseaux.

Références citées

  • Dean Wesley Smith
  • Terry Pratchett
  • Elizabeth Gilbert, Comme par magie
  • Le super groupe d’écriture d’Estelle !

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2023-05-15T08:53:56+02:00lundi 1 mai 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e16 – Le burn-out de l’écrivain

L’Opéra des Serrures, de Bruce Holland Rogers, est à présent disponible en numérique

Nous avons à présent deux recueils du génialissime et trop peu connu en France Bruce Holland Rogers : d’abord L’Opéra des serrures (traduction du recueil américain The Keyhole Opera), paru chez Rivière Blanche et à présent Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel (sélection originale pour la France), chez Gephyre. Bruce Holland Rogers est le maître incontesté de la forme courte – ses nouvelles sont des condensés d’émotion, de réflexion, des bijoux entre imaginaire et surréalisme, dont il ressort une grande humanité sans jamais tomber dans l’angélisme (bien au contraire). Un poète contemporain, dont j’ai eu l’honneur de traduire les textes pendant plusieurs années.

Jusqu’ici, seul Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel était disponible en numérique – grâce aux éditions ActuSF, L’Opéra des serrures l’est également à partir d’aujourd’hui :

Ici, des trolls voient en rêve un village d’humain. Là-bas, une étoile descend explorer le monde. Par là encore, un homme meurt sans partir tout à fait.

L’Opéra des Serrures est une galerie d’univers et de personnages. C’est un recueil de nouvelles dans lequel le monde est peint en quelques coups de pinceaux précis. Morceaux de vie ou poèmes de légende, récits à la première ou à la troisième personne du singulier, racontés à la façon des contes ou des recettes de cuisine, les textes rassemblés ici forment une fresque complexe, des bribes d’histoire tissant une tapisserie plus grande.

Bruce Holland Rogers démontre à la fois son talent pour la forme courte et la forme très courte (les shorts shorts), flirtant avec le réalisme magique et les nouvelles fantastiques, et déployant toute la versatilité de sa plume en quelques pages. Prenez le temps d’en piocher une ou deux, ou laissez-vous porter par le flot de ses nouvelles : même le temps de quelques pages, vous ne regretterez pas le voyage. 
Ce recueil, traduit par Lionel Davoust, est accompagné de préfaces de Jeff VaderMeer et Michael Bishop, ainsi que d’un entretien entre l’auteur et son traducteur.

Les textes de Bruce sont des bijoux méconnus dont la lecture apporte toujours une émotion, du rire, de la compassion, de la réflexion. Je suis ravi qu’ils soient toujours plus disponibles en France, car c’est un grand maître que je vous incite ardemment à découvrir.

➡️ Commander L’Opéra des serrures en numérique

2023-10-09T09:11:56+02:00mercredi 19 avril 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur L’Opéra des Serrures, de Bruce Holland Rogers, est à présent disponible en numérique
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