Magiciennes et Sorciers sur Les Livres du Psilete
Une chronique à lire sur les livres du Psilete.
Une chronique à lire sur les livres du Psilete.
Hop, deux critiques récentes que je ne crois pas avoir signalées :
Merci à eux deux !
Fin de ce petit cycle de « bandes originales » (cf les deux épisodes précédents) avec les deux morceaux qui ont veillé sur la rédaction de « Quelques grammes d’oubli sur la neige », parue l’année dernière dans l’anthologie Magiciennes et Sorciers dirigée par Stéphanie Nicot aux éd. Mnémos.
Eluveitie est un groupe de folk metal suisse qui allie, comme presque tous les groupes du genre, instruments anciens (cornemuse, vielle) et modernes (guitare saturée notamment), ce qui restitue une sorte d’atmosphère païenne contemporaine. Si le groupe tombe parfois dans la facilité en ne donnant aux composantes traditionnelles qu’un aspect décoratif dont la musique pourrait se passer sans souffrir, leurs compositions plus acoustiques (notamment sur l’album Evocation I – The Arcane Dominion) sont obsédantes et superbes. Ce sont celles-ci que je me suis retrouvé à écouter en boucle, sachant que « Quelques grammes d’oubli sur la neige » fait fortement référence à la sorcellerie ainsi qu’aux réactions d’incompréhension et d’oppression (souvent masculines…) devant les archétypes féminins et lunaires.
Tout d’abord Brictom. D’après Chrigel Lanzmann, fondateur du groupe, le texte est un traditionnel âgé de 1600 à 2100 ans. En rapport avec la magie féminine, ce serait une forme de malédiction ou de mystère (voir ici).
Ensuite, Omnos. Conceptuellement bien plus éloigné de la nouvelle elle-même (car il s’agit d’une réécriture du Petit Chaperon Rouge), le clip a quelque chose de pacifique et de nostalgique qui m’a touché pendant l’écriture en me rappelant le Connemara (le vrai, pas celui de Sardou).
(Sinon, sur un sujet sans rapport, Victor et moi-même travaillons sur les améliorations du site – enfin, surtout lui, bien évidemment. Pas de grosse refonte en vue mais des tas de petites améliorations bien sympa et bien pensées. Oui, j’embauche des stagiaires pour penser à ma place. La trentaine passée, j’ai mieux à faire que réfléchir, comme m’entraîner à lever le petit doigt en buvant ma coupe de champagne pour le jour où je serai invité dans des cocktails. Il faut savoir prévoir l’avenir.)
Je cherche une façon de rendre ces revues de presse attractives – je cherche, après tout, à renvoyer du trafic aux chroniqueurs qui ont pris le temps de s’intéresser aux livres et de rédiger leurs critiques – mais ce n’est pas évident sans discuter des articles, ce que je me refuse à faire. (Et si c’est pour proposer une précision, c’est chez avant tout chez le chroniqueur qu’il convient de l’apporter, pas ici.) Je trouve très inélégant de remettre en question la lecture que d’autres font de son propre travail ; la chronique appartient au chroniqueur, comme la lecture au lecteur.
Peut-être devrais-je tout simplement me taire. (Qui a dit : « ça nous fera des vacances ? »)
Bref, voici les derniers articles en date. Merci à tous les chroniqueurs !
(L’anthologie de Lucie Chenu aux éditions Ad Astra, où a été publiée « Le Sang du large »)
(L’anthologie de Stéphanie Nicot aux éditions Mnémos, où a été publiée « Quelques grammes d’oubli sur la neige »)
(L’anthologie de Stéphanie Nicot aux éditions Mnémos, où a été publiée « L’Impassible armada »)
Sinon, cela n’a rien à voir, mais le carousel de la page d’accueil a été corrigé : cliquer sur les bannières vous emmènera bien vers les pages d’informations correspondantes.

Par contre, c’est la rentrée des blogs et des critiques, et ça c’est cool, parce que j’ai plein de choses à vous raconter. Gardons notre imagination en vacances avec des histoires.
Deux entretiens à vous proposer :
Pour info, les deux blogs sont aussi présents sur Twitter, et je ne saurais que vous encourager à les suivre : @imaginelf et @ifisdead.
Il y avait longtemps que je n’avais pas fait le point, et il y a eu beaucoup de nouveaux retours, notamment sur L’Importance de ton regard et l’anthologie Magiciennes et sorciers.
Un magnifique avis de Chaperon Rouge sur Psychovision ! [Plus d’infos sur le livre]
Dirigée par Stéphanie Nicot aux éd. Mnémos, où figure « Quelques grammes d’oubli sur la neige » :
Dirigée par Lucie Chenu aux éd. Oskar, où figure « La Terre comme témoin » : l’avis des Chroniques de l’imaginaire.
Un très grand merci à tous les chroniqueurs et chroniqueuses pour leurs articles !
Hop, un nouveau petit article d’actus positives qui ouvrent les chakras et rendent réceptif au chi, à la Force et à CanalSat :
Après L’Importance de ton regard sélectionné par ActuSF parmi ses coups de coeur de l’été, j’ai le grand plaisir de découvrir que Sci-fi Universe fait figurer La Volonté du Dragon parmi ses recommandations des vacances ! Je suis là encore absolument confondu de la compagnie en laquelle le roman se trouve (STALKER, Le Trône de Fer, sans oublier l’ami Vincent Gessler avec son Cygnis… !) et sur un petit nuage. J’espère que le livre satisfera les lecteurs qui le découvriront ! La sélection se trouve à cette adresse.
Par ailleurs, pendant les Imaginales, j’ai eu la joie de revoir Flo (maintenant accompagnée d’Alice), qui m’a fait le plaisir de s’intéresser à mon travail pour un épisode de leur excellent podcast les Lyonnes de la SF, un podcast qu’il est bien parce qu’on y parle d’imagnaire avec le coeur et qu’on y entend des chats – les deux seules valeurs indispensables de l’être humain moderne. Nous avons donc enregistré une rencontre concernant principalement La Volonté du Dragon (et un peu L’Importance de ton regard) ; j’y lis également un extrait du roman (probablement un peu trop vite, malheureusement, tant j’étais concentré sur le respect de la phonétique asrienne), et suit un commentaire à bâtons rompus réalisé par Flo et Alice, dont la gentillesse me fait encore rougir et ne m’aidera pas davantage à descendre de mon petit nuage… !
L’épisode est écoutable en ligne à cette adresse ou téléchargeable directement en MP3 à celle-là.
Et, oh, stoppez le commit de la database : une nouvelle critique de Magiciennes et Sorciers vient de tomber sur Elbakin ici.
Merci aux critiques, et surtout à Flo et Alice des Lyonnes de la SF, qui font un travail remarquable, à la fois détendu et fouillé !
Alors que je m’apprêtais à proposer une petite revue de presse notamment centrée sur Magiciennes et Sorciers, j’ai eu le plaisir immense de voir que L’Importance de ton regard figure parmi la sélection « coup de coeur » du site de référence ActuSF pour l’été 2010 – en une compagnie si prestigieuse que je m’en frotte encore les yeux pour me demander si je ne rêve pas ! L’article se trouve à cette adresse et je vous invite vivement à y jeter un oeil pour savoir quoi emporter sur la plage, dans la forêt, au bord de la rivière ou dans cette enclave post-industrielle vitrifiée par un test nucélaire qui vous fait rêver depuis des années (hey, je suis pas sectaire en matière de vacances, chacun son truc).
La chronique complète d’ActuSF sur le recueil se trouve quant à elle ici. Merci à l’équipe d’ActuSF d’avoir ainsi remarqué le livre !
Pour continuer sur la revue de presse, trois nouvelles chroniques de Magiciennes & Sorciers à vous signaler :
Je voudrais là encore remercier les critiques pour leurs articles et surtout pour leur appréciation de « Quelques grammes d’oubli sur la neige » ! Un des points qui me fait particulièrement plaisir, c’est qu’aucun n’a mentionné que la nouvelle se rattachait à un univers plus vaste, ce qui veut dire que j’aurais, pour ce texte en tout cas, à peu près rempli mon objectif d’indépendance entres les ensembles narratifs qui est une pierre angulaire de la construction d’Évanégyre. Je répète en long, en large et en travers que je ne veux pas que le lecteur soit frustré en se disant qu’il lui manque des éléments de décor ou d’histoire pour apprécier le récit, que tout doit pouvoir être lu dans n’importe quel ordre, mais c’est un défi assez difficile à relever et je suis ravi d’avoir peut-être à peu près réussi mon coup sur cette troisième pierre de l’univers. Défi à recommencer à chaque nouveau récit, bien sûr, mais c’est tout le côté amusant de la chose !
Je termine ce petit article pour signaler que La Volonté du Dragon est maintenant référencé chez le Choix des Libraires, ce qui ouvre tout un éventail de librairies en ligne si vous souhaitez le commander.
Bon week-end !
Je l’ai un peu mentionné à droite et à gauche mais il est grand temps d’en parler convenablement : j’ai la grande joie de vous annoncer la publication de la nouvelle intitulée « Quelques grammes d’oubli sur la neige » dans l’anthologie des Imaginales, intitulée cette année Magiciennes et sorciers ! Tout comme Rois et capitaines, elle est dirigée par Stéphanie Nicot aux éditions Mnémos.
C’est un texte indépendant, comme toujours, mais c’est également une nouvelle histoire du monde d’Évanégyre.
Nicolas Soffray, de La Yozone, a critiqué l’anthologie en avant-première : retrouvez son avis détaillé ici !
Sans conteste, Magiciennes et Sorciers succède dignement à Rois et Capitaines. Après l’honneur ou la trahison des hommes d’armes, cette seconde anthologie des Imaginales célèbre la magie, dans toute sa dualité, des souffrances qu’elle inflige aux maux qu’elle peut soulager, du pouvoir qu’elle apporte au prix qu’il faut, fatalement, payer.
« L’ENCHANTERESSE DEVINA que le sorcier ne se laissait pas abuser par tous les charmes hallucinatoires ; derrière le voile chatoyant de la fantasmagorie, il percevait la réalité première de l’île, et il se déplaçait en fait sur le court trajet menant de la grève à la demeure de sa cible. Il traversa les landes aux tourbières dangereuses ; il s’enfonça dans les bois enchantés en trébuchant sur les racines, mais sans marquer la moindre hésitation. »Réalisée en partenariat avec les Imaginales, le festival d’Épinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, Magiciennes et Sorciers s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, salué par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).Autour de l’un des grands thèmes du genre, cette seconde anthologie a convoqué les maîtres de la fantasy épique — et quelques révélations issues de la nouvelle génération — , victimes des sorts les plus puissants. Magicienne du « Vieux Royaume » ou sorcière basque, femme humiliée vengeresse ou victime des forces du Mal, sinistres Moires de la famille Tengelli ou « chiens rouges » revenus d’entre les morts, ils sont tous là… Entrez dans les mondes fascinants de Magiciennes et Sorciers !Critique littéraire, essayiste, formatrice, anthologiste (on lui doit, en 2009, Rois et Capitaines), rédactrice en chef de la revue Galaxies de 1996 à 2007, Stéphanie Nicot compte parmi les meilleurs spécialistes des littératures de l’imaginaire. Elle assure depuis sa création, en 2002, à Épinal, la direction artistique du festival Imaginales.
Par ordre d’entrée en scène :
« Tu es Irij Wolfran ? demanda le capitaine de la garde.
— C’est moi. » Ses prunelles étranges, aussi pures qu’un lac de montagne, se posèrent sans détour sur le soldat, sur moi-même puis sur Ragnar Vuofald – et je compris aussitôt que la note de défi qu’il y lut n’était nullement à son goût.
« Ton roi, Childe Karmon, te convoque céans à sa forteresse, continua le soldat, où tu te plieras à son service en toute chose.
— Karmon est peut-être votre roi mais il n’est pas le mien, répliqua-t-elle d’une voix très calme. Pourquoi devrais-je donc répondre à son appel ? poursuivit-elle.
— Tu vis sur ses terres, tu es donc une citoyenne de son royaume, répliqua le capitaine en s’efforçant de dissimuler une bouffée d’appréhension, toute l’assurance conférée par le prède envolée. S’il a besoin de toi… tu te dois de lui répondre.
— Je suis une citoyenne du vent et des arbres, de l’eau et de la lune. Les affaires des hommes ne me concernent pas. »
Je suis très heureux de pouvoir proposer un nouveau chapitre du monde d’Évanégyre introduit dans « Bataille pour un souvenir » et La Volonté du Dragon. Mais j’insiste à nouveau sur la totale indépendance des récits : nul besoin d’avoir lu ceux qui précèdent pour profiter de ce texte ; chaque histoire est construite pour se suffire à elle-même et il n’y a pas d’ordre de lecture préconisé.
Cependant, si l’on suit le monde, d’autres questions et une autre histoire émergent à mesure que des lieux et des noms reviennent, se répondent, parfois altérés par la perception des hommes ou le fossé des siècles. Je pense notamment que les lecteurs de La Volonté du Dragon pourraient être assez surpris du tour que prennent les événements dans « Quelques grammes d’oubli sur la neige »… Je n’en dis pas plus !
Je serai donc à St Malo, aux festival Étonnants Voyageurs, de vendredi à lundi, puis au festival Imaginales d’Épinal de jeudi à dimanche. J’espère vous y voir nombreux !