Je ne voulais pas aller le voir ; les bandes-annonce m’avaient fait tout sauf envie ; je pressentais le fim sans âme uniquement porté par ses effets spéciaux full 3D gyroscopique à antimatière rétropulsé ; le strip suivant résumait parfaitement mon a priori :

 

Et puis j’ai fini par y aller quand même sur la foi d’avis que j’estime habituellement. Et, bon dieu, qu’est-ce que j’ai bien fait. Tout d’abord guère impressionné par la 3D, appréciant sans plus les trucages, je ne suis pas entré dans le film… jusqu’au moment où je me cramponnais sur mon siège en me rongeant les ongles (essayez de faire les deux en même temps, c’est pas facile) sans pouvoir identifier à quel moment il m’avait embarqué sans que je m’en aperçoive. Alors, Avatar est effectivement tel que le strip précédent le décrit (et je suis sûr qu’il ravira ses détracteurs). Mais se limiter à cela, c’est à mon sens passer totalement à côté de l’âme du film – car il en a bien une et, en ces temps de blockbusters formatés, c’est assez rare pour être signalé. Mais je mets la charrue avant les boeufs. Donc, pour ceux qui ont passé le mois de décembre enchaînés au fond d’un puits dépourvu de télé : Avatar raconte l’histoire d’une corporation, épaulée par une milice, venue exploiter les ressources minérales d’une planète sauvage lointaine, Pandora. Cette planète est habitée par une civilisation tribale, les Na’vi, qui ne voient évidemment pas l’entreprise d’un bon oeil. Les scientifiques terriens ont mis au point le projet Avatar, qui permet à quelques humains de se projeter dans un « double » Na’vi créé par ingénierie génétique, ce qui leur permet d’explorer plus commodément la planète et d’établir des relations (houleuses) avec les autochtones. Jake Sully, ancien marine devenu hémiplégique, prend la place de son frère jumeau mort dans une agression en tant que pilote d’avatar et va se trouver au premières loges du conflit opposant humains et Na’vi. Je vais m’efforcer d’en parler au maximum sans spoiler mais, si vous ne l’avez pas vu et ne voulez rien en savoir, arrêtez votre lecture ici. Si vous ne redoutez pas de lire quelques avant-goûts sur l’univers, poursuivez ; je m’efforcerai de ne rien gâcher mais sachez qu’il est difficile de parler d’un film… sans en parler. Les critiques ont plu sur ce film, des plus sensées (dont nous discuterons) aux plus idiotes. Disons-le déjà d’entrée (parce que tout le monde l’a déjà dit de toute façon), oui, Avatar recrée trait pour trait l’histoire de Pocahontas assaisonnée de Danse avec les loups. Oui, l’histoire est convenue et (relativement) sans surprises. Mais je pense que s’attarder à cet aspect et juger sur le film sur cette seule valeur est une erreur.

Cliché contre archétype

L’écriture hollywoodienne est bien connue de tout vague amateur de cinéma. Ce n’est pas un hasard si, dans les blockbusters actuels, nous avons l’impression de voir un peu toujours la même chose avec un enrobage différent : cette écriture se fonde sur un certain nombre de rôles-clé tellement codifiés qu’ils portent des noms : lead, love interest, sidekick, mentor, rival, villain, etc. Même l’introduction d’éléments prétendument anodins qui s’avéreront très importants par la suite (foreshadowing) est transparente dans Avatar. Les producteurs et scénaristes sont à la recherche de la formule « idéale » d’histoire qui assurera le plus grand succès avec le minimum de risques : chacun y va de sa théorie (Voyage du héros, structure en trois actes, en sept actes, onze et j’en passe). On peut donc logiquement critiquer la production hollywoodienne comme étant à la recherche des proportions scénaristiques exactes qui tireront le maximum d’émotions, en cachant la misère narrative par une débauche d’effets spéciaux. C’est la critique la plus répandue à l’égard du cinéma à grand spectacle et beaucoup l’ont appliquée à Avatar (dont votre serviteur) avant même de l’avoir vu. Effectivement, il ne fait pas exception sur ce plan : les rôles sont très identifiés, la mécanique narrative est transparente pour qui y prête un minimum d’attention, on retrouve pas mal de séquences bien connues (le héros incompris mais doué, les agonies des personnages qui durent trois heures, etc.). Mais tout cela n’est que de la théorie, de l’exégèse froide. Pourquoi cette réutilisation du cliché à Hollywood (et même ailleurs) ? Parce que cela nous parle profondément. Et qu’ici, ça marche.

Jake Sully (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldana)

Robin Hobb, de passage aux Imaginales, avait eu cette phrase très importante pour comprendre la force des histoires (je cite de mémoire et approximativement) : « J’aime les clichés, parce qu’au fond d’eux, il y a quelque chose d’universel qui nous parle à tous. C’est ce noyau de vérité qui m’intéresse ; je m’efforce de ne garder que lui et de construire sur cette base. » C’est là qu’intervient une différence fondamentale : celle du cliché contre l’archétype. Les bonnes histoires sont immortelles : boy gets girl, boy loses girl résume aussi bien Tristan et Iseult que West Side Story. Une mauvaise histoire (comme il s’en fait des centaines au cinéma) utilise le cliché, à la recherche d’une formule magique qui assurerait du succès, c’est du carton-pâte cousu de fil blanc ; les bonnes histoires, celles qui sont bien construites, reviennent à la racine archétypale, au modèle, et en extraient la charge véritable. C’est à mon humble avis ce que fait Cameron dans Avatar : il fait vivre une histoire immémoriale, donc connue, mais lui donne un coeur vrai (qu’il s’agisse de l’histoire d’amour ou de la lutte des Na’vi) en la construisant d’une façon quasiment mythologique. Et – en ce qui me concerne, en tout cas – il parvient même à faire douter quant à l’issue de son récit. J’ajouterais qu’exiger de ce film une subversion ouverte des modèles, une profondeur psychologique inégalée, est un non-sens. D’une part parce qu’à une telle hauteur de budget (500 millions de dollars), on doit négocier un fin équilibre entre subtilité et accessibilité (on y reviendra), mais surtout parce que ce n’est pas le fonctionnement de l’oeuvre. Craint-on pour la vie de James Bond quand le grand méchant l’a enfermé dans l’entrepôt rempli de scies sauteuses télécommandées ? Se demande-t-on si une tragédie grecque va se terminer dans la joie et la bonne humeur ? Non. Cela pose la question de ce qu’on regarde et espère  : le dénouement, ou bien le processus, le parcours, et ce qu’on en retire ensuite ? Il me semble qu’en l’occurrence, ce qui compte, c’est le chemin. En vérité, Avatar est un conte et fonctionne selon ses règles : c’est ainsi qu’il faut le recevoir. En attendre autre chose, c’est se tromper de sujet : c’est demander un documentaire à Tarantino. Dans le conte, la bonne fée donne trois cadeaux magiques à sa filleule et lui impose de ne pas transgresser une règle cardinale. Tout le monde sait que la règle sera transgressée à l’usage du troisième cadeau, car c’est ainsi que les contes fonctionnent ; c’est de la transgression de l’interdit que viendra la leçon, la morale, le corps du récit – savoir que la gamine finit sauve ou mangée par un diplodocus est absolument secondaire. Avatar n’est pas un film à chute, c’est un film à cheminement, comme le sont tous les récits initiatiques, ce qu’il est avant tout. Il s’appuie donc sur les structures fondamentales de l’inconscient pour ce faire, revenant aux grandes figures archétypales ; il impose un certain nombre de règles narratives, exactement comme la magie des contes (ceci est possible, ceci ne l’est pas, et si tu rentres après minuit tu pueras la citrouille).

Initiation et mystique

Et cette initiation va de pair avec le fonctionnement animiste des Na’vi et de la planète Pandora, lequel s’oppose à la Terre mécaniste (Jake mentionne que les humains ont « tué leur mère », soit évidemment la Terre nourricière) ; cette idée que toute vie est liée est évidemment profondément mystique et relève de la magie et non de la science (même si elle se trouve rationnellement justifiée dans le cadre du film). Avatar présente un monde désenchanté – le nôtre – et y réinvestit un peu de magie à travers le regard Na’vi. Cameron ne surfe pas seulement sur la vague écologique, il parle aussi du désenchantement et de la pauvreté spirituelle de notre époque, qui sont tout aussi tragiques (et probablement liés). Les Na’vi vivent une existence riche de significations qui les entourent, ce que nous ne savons plus lire et qui manque à beaucoup actuellement. Comme le dit C. G. Jung dans Essai d’exploration de l’inconscient (trad. Laure Deutschmeister) :
Notre vie présente est dominée par la déesse Raison, qui est notre illusion la plus grande est la plus tragique. C’est grâce à elle que nous avons « vaincu la nature ». Mais ceci n’est qu’un slogan, car cette prétendue victoire fait que nous sommes accablés par le phénomène naturel de la surpopulation, et ajoute à nos malheurs l’incapacité psychologique où nous sommes de prendre les accords politiques qui s’imposeraient. […] Malheureusement, il semble qu’aucun de nous ne sache quoi faire ; peut-être vaudrait-il la peine que chacun s’interroge, en se demandant si son inconscient ne saurait pas quelque chose qui pourrait nous être utile à tous. La conscience semble assurément incapable de nous venir en aide. L’homme, aujourd’hui, se rend douloureusement compte que ni ses grandes religions, ni ses diverses philosophies, ne paraissent lui fournir ces idées fortes et dynamiques qui lui rendraient l’assurance nécessaire pour faire face à l’état actuel du monde.
Et Avatar s’efforce de parler d’espoir dans ce contexte, un message que je ne trouve nullement inutile, bien au contraire : notre monde présente bien assez de laideur pour qu’on soit en droit d’apprécier, pour une fois, que les choses aient, au moins à l’écran, un sens. Je pense que cela explique aussi pourquoi pas mal de fans hardcore de SF n’ont pas aimé ce film : au fond, c’est une histoire de fantasy déguisée (comme l’était Star Wars)1. Il ne faut pas y chercher trop de vraisemblance techno-scientifique (et puis, qui peut extrapoler la science de 2154 ?) mais accepter les règles du récit telles que présentées. Or, ce n’est pas (plus) tellement un fonctionnement science-fictif.

Subversion subtile

Miles Quaritch (Stephen Lang)

J’ajoute qu’Avatar, à la hauteur du budget considéré, avec la myriade de contraintes régissant des films de ce genre, s’avère d’une étonnante subversion. C’est quand même l’histoire d’un complexe militaro-industriel (anglophone) qui s’est mis en tête d’exploiter sans vergogne les ressources d’un peuple indigène contre son gré, et ne recule devant rien pour y arriver ; la Terre a perdu toute racine un tant soit peu spirituelle et l’argent justifie tous les abus. Si, pour nous, Européens tellement fiers de notre raffinement, ce discours semble éculé, il faut se rappeler que c’est un film américain à vocation internationale – qui est d’ailleurs haï par les néo-conservateurs et la droite chrétienne aux USA. Au-delà des résonances évidentes avec l’histoire américaine, ancienne (oui, c’est Pocahontas, mais est-ce que Cameron ne s’est pas foulé, ou bien a-t-il voulu revenir à une source mythologique fondamentale de l’histoire de son pays pour en tirer autre chose ? Je penche encore une fois pour l’archétype et non le cliché) ou plus récente (on ne m’ôtera pas de l’idée que les plans de soldats brûlant la forêt au lance-flammes ne sont pas gratuits, sans parler des discours bushistes dans les bouches humaines) voire future (une petite réplique glissée en passant sur une guerre au Venezuela), on a également beaucoup critiqué le manichéisme du film (méchants humains, gentils autochtones). Je pense que c’est une lecture extrêmement simpliste. Tout d’abord, les Na’vi n’ont rien du bon sauvage à la Rousseau. C’est une société guerrière, dure, tribale au sens fondamental du terme (l’étranger est vu avec méfiance, voire on lui colle une flèche à travers le crâne et on pose les questions ensuite). Elle est statique et attachée à la tradition. Elle accorde une importance primordiale aux talents utiles pour la communauté : la force (pour la protection), le chant (pour la transmission orale), la chasse. Enfin, le rite de passage est tout sauf paisible et je pense que la moitié des jeunes gens y laissent leur peau. Pandora est un environnement animiste, mais fondamentalement hostile à qui ne le connaît pas : la nature y est maintes fois décrite comme neutre, c’est-à-dire garante de l’équilibre, mais non du bien. Certains plans assez bien faits remettent en avant le confort technologique bien commode de l’homme contre le chaos naturel. Ce qui est bien ou mal, ce sont les actions par rapport à un référentiel, non l’état de l’existence. Par ailleurs, le camp humain n’a rien d’un bloc monolithique : beaucoup de scientifiques sont imbus d’eux-mêmes, un peu trop plongés sur les microscopes ; les soldats ne sont pas tous unanimes. Il existe bien un méchant archétypal, mais il faut voir que l’opération de minage de Pandora ne résulte pas d’une volonté maléfique, mais de la bêtise. Un trait hélas bien trop moderne et trop réel à mon goût. Le chef suprême des opérations ne comprend pas grand-chose au charabia des ethnologues (qui ne savent pas non plus se faire comprendre), mais ce n’est pas fondamentalement un mauvais bougre : il cherche juste à contenter ses actionnaires sans bien mesurer la portée de ses actes (ou bien s’en cachant). Il est principalement attentiste et c’est sa mollesse qui permet les pires horreurs. Ce film n’est pas seulement une charge contre le complexe militaro-industriel ou le capitalisme, il montre surtout comment le laisser-faire et le refus des responsabilités ouvrent, dans ce contexte, la voie aux pires atrocités. Je ne sais pas ce qu’il faut de plus comme discours moderne. J’ai vu qu’on regrettait çà et là un manque de complexité psychologique des personnages : je crains hélas que les vendeurs d’armes du monde réel ne soient guère troublés par leur conscience et qu’il n’y a que dans les films qu’on s’octroie le confort des nuances de gris dans ce domaine. C’est une lecture « bourgeoise », d’Européen tranquille, du récit, qui aime à voir dans le monde une complexité rassurante ; les méchants le sont parce qu’ils n’ont pas eu assez de câlins dans leur enfance. Oui, c’est parfois le cas, mais il y aussi de vrais imbéciles, et puis des monstres qui caressent les chatons d’une main et rayent de l’autre des populations entières de la carte. Il n’y a parfois pas de justification « simple » à cette « complexité ».

La machine à rêve

Je n’ai pas encore parlé de l’aspect le plus vanté du film, ses effets spéciaux ; c’est parce que je n’ai finalement pas grand-chose à en dire, les avis sont unanimes : c’est magnifique. Je confirme. Il y a très belles trouvailles de faune et de flore, inventives sans être révolutionnaires ; le plus impressionnant est, pour moi, la façon dont les animateurs ont réussi à « coller » les traits de leurs acteurs sur ceux des Na’vi. Les animations sont absolument criantes de vérité, dans l’expression des visages comme dans les mouvements ; aucun raccord images de synthèse / réalité ne m’a choqué. La 3D ne m’a pas renversé, en revanche ; j’avais déjà vu des courts-métrages réalisés selon ce procédé et, si  j’ai trouvé l’addition sympathique, au bout d’une demi-heure, une fois passé l’effet « waouh », mon cerveau n’y faisait plus attention. Il n’empêche qu’elle est très bien réalisée.

Grace Augustine (Sigourney Weaver), avec son incarnation na'vi

On a critiqué aussi la proximité de la faune et flore pandoriennes avec la nôtre (et même de la société na’vi avec les nôtres). Là aussi, c’est pour moi une critique sans objet, pour deux raisons. D’une part, ce genre de récit se doit d’établir une forme d’identification avec les camps en présence ; se reposer sur des structures connues, bien que modifiées au point de devenir suffisamment étrangères, est un mécanisme de narration fondamental de l’imaginaire et je ne comprends même pas pourquoi on le critique. L’objet du film est de traiter de la quasi-altérité ; dans ca cadre, autant viser la clarté et l’économie. Oui, on aurait pu faire Avatar avec des protoplasmes gazeux en guise de Na’vi et une « forêt » de cailloux siliceux télépathes, mais le but ici étant l’identification, il faut que les Na’vi nous soient familiers d’une manière ou d’une autre ; la forêt doit nous évoquer un archétype bien précis, une résonance. Personne ne reproche aux Cavaliers du Rohan d’être des cavaliers. C’est un présupposé de l’univers. Cessons de discuter de « ce qui aurait pu être » et examinons la cohérence interne de ce qui est. D’autre part, ceux qui reprochent à la biosphère pandorienne de trop ressembler à celle de la Terre devraient se familiariser avec le concept de convergence évolutive. Pandora présente des points environnementaux communs avec la Terre, il est cohérent de voir surgir des formes de vie aviaires, terrestres, végétales dont l’allure et le comportement soient réminiscents de ce que nous connaissons. S’indigne-t-on de la convergence de forme entre les ailes des oiseaux, des chauve-souris et les nageoires des exocets ? (Ci-dessus : un exocet terrestre et un animal volant de Pandora, l’un pouvant être l’inspiration de l’autre).

Réenchantement

Il faut savoir ce qu’on va voir en regardant Avatar. On ne peut pas décemment demander à un blockbuster hollywoodien de 500 millions de dollars la subtilité d’un essai, la complexité d’une décalogie et la profondeur d’une série télévisée, surtout quand le but est aussi le spectacle visuel. Avatar n’a pas l’ambiguité de (au hasard) Battlestar Galactica mais, étant donné les contraintes et le public visé, je trouve que le film s’en tire admirablement bien. Le but est, à mon humble avis, de réaliser un divertissement d’émotion qui ne soit pas entièrement gratuit et je pense le but intelligemment atteint. Avatar est effectivement coupable d’un certain simplisme narratif, mais je suis tenté de répondre que c’est la loi du genre et que le film évite le piège du cliché pour se positionner délibérément dans le domaine de l’archétype, sans compter qu’il tient un discours agréablement inhabituel vu la machine dont il s’agit. C’est un film magique, de par son apparence bien évidemment, mais aussi par son discours, que beaucoup jugent niais, ce qui, personnellement, me désole. Je trouve que s’efforcer de montrer comment l’on peut investir du sens dans ce qui nous entoure, principalement pour sauver ce qui peut rester de beau en ce monde, n’est pas un discours niais, mais nécessaire, bien au contraire, et je suis heureux de le voir aussi largement diffusé avec une charge émotionnelle aussi forte. Avatar montre que la machine à rêves hollywoodienne fonctione encore quand elle sait revenir à ses véritables racines, celles de la fable, et qu’elle peut encore s’efforcer de nous émouvoir avec des idées certes simples, mais fortes (un des drames de notre époque étant que la simplicité est condamnable…). Aussi, s’il n’y a rien, absolument rien de rien, pas une seule seconde, une seule image, qui vous ait touché ou ému en quelque manière que ce soit dans ce film, je suis au regret de vous l’annoncer : vous avez perdu votre coeur quelque part sur votre route. (Pour aller plus loin, je vous recommande cette intelligente chronique de Strange Horizons – en anglais – qui répond très en détail aux critiques spécifiques formulées à l’encontre du film, notamment pour le scénario.)
  1. Je risque de regretter sévèrement cette phrase. On verra bien.