Couv. Alexandre Fort

Un petit billet pas bien original, mais, tout de même, pour marquer le coup : c’est aujourd’hui que sort Léviathan : La Chute, le premier volume d’une série de thrillers initiatiques situés à notre époque, mais dévoilant le combat et le parcours de destins uniques dans la conquête de la liberté individuelle. Y a de l’aventure, des orques, de l’Antarctique, un peu de Nietzsche, de la baston mais aussi de l’introspection. Quelques infos pour en savoir plus : la page du livre, avec l’argumentaire et la revue de presse Je sais qu’une proportion de lecteurs (surtout dans le milieu de l’imaginaire) n’aime pas acheter le premier volume d’une série sans avoir la suite, et c’est un sentiment que je comprends. C’est pour cela – j’en ai déjà parlé, mais il me semble important d’insister – que le deuxième volume, Léviathan : La Nuit, sort au printemps prochain (je ne peux pas faire plus vite), en espérant que cela allégera l’attente. Tu me connais, ô auguste lectorat, je n’ai pas l’habitude de te solliciter ni de demander ton soutien – je n’ai même pas de bouton « Donation » sur ce site web, par choix. Je vais cependant faire une petite exception à cette règle, et j’espère que tu le recevras bien, avec tranquillité, sans couteau sur la gorge, regarde, j’ai les mains vides, juste à la rigueur un bouquet de fleurs des champs, parce que c’est le printemps. (Bon, pas vraiment, mais faisons comme si.) Plus sérieusement, si le livre est susceptible de vous intéresser mais que vous faites partie de ces lecteurs qui préfèrent attendre la suite, j’aimerais vous demander de faire une entorse à ce principe. C’est un milieu différent dans lequel paraît La Chute, fortement concurrentiel, et un bon démarrage pour ce premier volume peut grandement aider le livre à trouver son public. Les séries sont dans une situation paradoxale : beaucoup de lecteurs sont échaudés par l’arrêt brutal d’histoires en plein milieu, et donc refusent de s’engager tant qu’ils n’ont pas l’assurance d’avoir la fin. C’est compréhensible. Mais, à force de raisonner ainsi, on entre dans un cercle vicieux : rares sont les séries qui finissent par fonctionner, puisque l’éditeur et l’auteur se retrouvent avec des ventes bien inférieures à ce qu’ils auraient pu avoir. Entendons-nous bien, nous ne sommes pas dans cette situation, Don Quichotte est enthousiaste autour de cette série et me soutient, je sais que ce sont des gens réglos, et j’espère avoir prouvé au fil du temps que moi aussi. Néamoins, je te demande, ô auguste lectorat, de me faire confiance. Je ne te demande pas d’acheter des palettes entières de Chute – quoique, si tu ne sais pas quoi offrir à Noël, tu pourras toujours l’écouler, hein, ha ha – ni de le prendre juste pour mes beaux yeux (je t’assure, j’ai de super beaux yeux) (les lunettes ne me rendent pas justice) si ce n’est pas ta came. Je veux que tu y prennes plaisir, parce que, zut, lire, c’est pour se faire plaisir. Je ferai les volumes 2 et le 3 quelles que soient les conditions, mais le défi que nous avons à relever aujourd’hui est de réussir un bon lancement et d’émerger. Le turn-over sur les tables des librairies est aujourd’hui extrêmement rapide. Alors, si le livre te faisait envie de toute manière, et que tu en as les moyens ce mois-ci, je te demande juste une chose : n’attends pas. Et, ensemble, nous ferons la liste de best-sellers du New York Times ! (Quoique, là, je m’avance peut-être un peu.)