John Irving avoue qu’il écrit sur ce dont il a peur, et je pense que la confidence vaut pour bien des écrivains. J’écris aussi en partie sur ce qui m’impressionne ou m’effraie, et dans mon cas, c’est le fait de ne pas savoir. Non pas le savoir académique, la connaissance purement livresque ; mais l’ignorance plus profonde, viscérale et incommensurable, de ce que je fais ici-bas, c’est-à-dire, ce que je veux faire ici-bas. Il ne s’agit pas de choix d’orientation, de carrière, de vie, même si cela y participe. La question est que je me refuse à voir dans le monde qui nous entoure un système purement mécaniste où l’intention, la volonté, l’humour n’ont pas leur place.
Le site Livresque du Noir propose aux auteurs de thriller et de polar de parler de leur livre de façon différente et personnelle, parfois drôle, parfois intimiste. Après Léviathan : La Chute, je me plie à l’exercice pour Léviathan : La Nuit sur cette page.