Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

Deux semaines plus tard exactement après l’entrée en plongée profonde, je refais surface : salut, vaste monde, avé, auguste lectorat ! La première et imposante grosse passe du retravail sur Léviathan : La Nuit a été effectuée et remis à l’éditeur. Entre autre choses, il s’est agi de couper à peu près 15 % du volume de la première version, c’est-à-dire que je me suis appliqué à ôter le maximum de gras, pour ne laisser qu’un bon gros steak musclé et aussi consistant que possible. J’ai vraiment hâte que ce livre sorte et que vous le découvriez, que les enjeux tournant autour de Michael et Masha commencent à être révélés, et que vous fassiez connaissance avec Andrew Leon, troisième protagoniste principal de la série. Pendant que je me trouvais dans ce no man’s land où se retirent les auteurs en période de révision, où les frontières se brouillent entre le jour et la nuit, la vie et la mort, pour vous laisser croire finalement que vous n’êtes qu’énergie pure (vous vous nourrissez de pâtes) et que la fiction est aussi vraie que la réalité (vous n’avez plus de réalité) (ce passage vous est offert par l’Amicale des Poètes Maudits), j’ai reçu tout un tas de gentils messages et de commentaires sur le blog et Facebook : merci à vous tous pour vos encouragements et votre suivi de cette aventure. Je m’en vais répondre, mais je voulais d’abord vous faire ce merci collectif : l’auteur du XXIe siècle a de la chance, car sa profession n’est finalement plus aussi solitaire qu’elle l’était autrefois. Je vous propose de finir par un autre petit morceau qui m’accompagne pendant l’écriture de la trilogie Léviathan. Un type qui répète « Who am I ? » (qui suis-je ?) en boucle pendant six minutes sur un fond planant collerait bien tout spécialement avec les débuts de La Nuit.