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Vous devez lire La Guerre de l’Art

Je suis sérieux, et en plus, c’est pas un gros bouquin (190 pages en anglais, version que j’ai lue, soit The War of Art ; je ne sais pas exactement où trouver la VF, qui semble étonnamment rare en ligne, mais bon, vous savez qu’il existe en français).

C’est un bouquin plutôt connu dans le monde anglophone, de Steven Pressfield, largement cité dans cette vidéo que j’ai déjà largement fait circuler, et peut-être l’ai-je lu au bon moment, dans le marathon qui m’amenait à la ligne d’arrivée de La Fureur de la Terre ; toujours est-il que j’aurais voulu le lire bien plus tôt.

Genre, vingt ans plus tôt.

Le texte est court, incisif, simple. Pas de fioritures ni d’effets de manche1. Chaque phrase sert. La thèse est simple : toute tâche d’importance, en particulier un projet créatif, se heurte à un ennemi que Pressfield personnifie résolument, la Résistance. La Résistance est l’ennemie de la réalisation (tout particulièrement artistique) : elle vous emmène vous engueuler sur Facebook au lieu d’écrire, suscite syndrome de l’imposteur et vous paralyse au moment de travailler, nourrit la jalousie envers vos pairs tout en vous glissant à l’oreille que vous êtes un naze. La Résistance, avance Pressfield, est un adversaire retors qu’il faut vaincre résolument, tous les jours, toute sa vie, si l’on souhaite se mettre en contact avec ces forces intangibles qui président à la création authentique.

Pressfield avance carrément que la Résistance est l’une des causes premières du malheur dans le monde, alors que tant de personnes souffrent de succomber à cet ennemi qui les sépare de leurs aspirations véritables, de la vie qu’ils rêvent (quel que soit le rêve, bien sûr ; tout le monde ne veut pas être auteur, ni même artiste – mais la Résistance, elle, se dresse toujours). Et franchement, considérant de plus en plus qu’une personne en colère est souvent une personne qui souffre inconsciemment, j’adhère au discours.

EDIT du 10 mai 2019 : Emporté par l’enthousiasme, j’ai occulté que dans ses premiers chapitres, Pressfield tient un discours que l’on peut juger validiste en considérant les maux comme l’ADHD, etc. comme des fables. Je pense résolument qu’il n’en nie pas la réalité mais pointe du doigt les hypochondriaques qui s’en servent comme excuse (et qui, soit dit en passant, font du mal aux personnes qui souffrent véritablement). (Son discours sur la Seconde Guerre mondiale peut aussi susciter l’ire, et c’est probablement un truc dont Pressfield aurait pu s’abstenir dans son bouquin.) Comme toujours dans un ouvrage, ou dans ce qu’on lit sur Internet, il est salutaire de ne pas se considérer personnellement accusé.e par des mots qui ne s’adressent pas directement à vous (soit l’immense majorité des mots, d’ailleurs), mais d’en tirer ce que l’on peut. Et si, contrairement à ce que le titre de cet article proclame (vous savez que la vérité absolue n’existe pas, hein ?), vous constatez dans votre cas qu’il ne faut pas lire La Guerre de l’Art, tirez-en la bonne leçon – à savoir, ce que cela vous apprend sur votre propre manière de fonctionner et en quoi cela vous fait avancer. Le fond, globalement, est : comme le disait Nietzsche, rien de ce qui important ne vient sans surmonter quelque chose.

(Reprenons.) Pas de techniques ni de stratégies appliquées dans ce bouquin pour la vaincre, juste un discours de sergent instructeur bienveillant. Juste la répétition, encore et encore, que la Résistance est un adversaire terrible qu’il ne faut jamais sous-estimer. Et que, tous, nous l’affrontons. Et que, toutes et tous, nous devons la vaincre pour faire quoi que ce soit qui nous tienne à cœur.

Le syndrome de l’imposteur est un mal largement répandu de nos jours, et La Guerre de l’Art y répond avec brio, non pas d’une tape de commisération dans le dos et d’un bisou sur le front, mais d’un discours à la fois simple et efficace : 1) oui, je sais, c’est dur, je comprends ; 2) bouge ton cul, parce que c’est la seule solution véritable – aiguiser ta volonté. Tel le guerrier de Sun Tzu, fourbis tes armes, traque la Résistance, deviens plus fort qu’elle, et terrasse la Résistance, chaque jour.

Rien qu’en cela, ce serait un ouvrage déjà salutaire, mais il y a plus. Pressfield dit ouvertement en introduction qu’il croit en dieu ; la dernière partie du livre est clairement spiritualiste, mais fait appel à la psychologie de l’inconscient (on retrouve C. G. Jung) et le discours déborde très largement de toute doctrine judéo-chrétienne, et pourra trouver son écho dans les conceptions bouddhistes ou new age. (Vers lesquelles, honnêteté nécessaire, je tends davantage.)

Appelez ces forces mystérieuses qui président parfois à la création l’inspiration, la Muse (comme Pressfield), les anges (comme Pressfield), l’inconscient, ou un parcours chamanique (ce que j’ai tendance à faire). Le « higher self » cher à Jung et qu’on retrouve dans les spiritualités modernes sous le nom générique de « cœur ». Dans ce cas, la Résistance vient de l’ego – au sens là aussi spiritualiste du terme : cette force d’immobilisme en soi, de possession peut-être, qui s’attache au monde extérieur pour valider son existence. La Résistance n’aime pas la création, car la création défriche l’inconnu, par définition. La création bouleverse le statu quo, à commencer par celui de l’individu.

La création est donc dangereuse pour l’ego, et j’arguerais en outre qu’elle n’est jamais aussi bonne que quand l’ego s’en efface, pour laisser librement cours à ce qui veut s’exprimer à travers soi.

Je divague. Bref, il faut lire La Guerre de l’Art. C’est une bouée de sauvetage lancée à tous les créateurs qui doutent (termes parfois synonymes). Et puis il faut le relire, dès qu’on en a besoin. Nous affrontons tous la Résistance dans tous les aspects de nos vies. Et face à elle, nous avons deux choix : lui céder, ou bien tenir bon. Pressfield nous y exhorte, et montre la voie.

  1. Ce qui le rend, soit dit en passant, très accessible en anglais même si votre niveau est hésitant, et que la VF s’avère difficile à trouver.
2019-05-13T16:22:40+02:00jeudi 9 mai 2019|Best Of, Technique d'écriture|6 Commentaires

Le Dictionnaire de la fantasy d’Anne Besson lauréat du prix Imaginales ! [Liste complète]

Splendide ! Comme tous les ans, bien sûr, le prix Imaginales récompense des œuvres particulièrement marquantes de la fantasy parues au cours de l’année passée. Félicitations à tous les lauréats et lauréates (ça me fait notamment très plaisir pour les camarades Estelle Faye et Robert Darvel !).

Et je veux saluer à nouveau le travail titanesque, à la fois d’une grande intelligence et très accessible, réalisé par Anne Besson pour le Dictionnaire de la fantasy publié chez Vendémiaire. J’ai déjà gauchement dit tout le bien que je pensais de son approche (gauchement parce que j’ai contribué quelques articles, alors on pourrait me targuer d’autocongratulation partielle, mais ce serait quand même me donner une importance absurde), cependant, vraiment : cet ouvrage a pour moi deux immenses qualités que j’aimerais bien retrouver davantage ailleurs, quel que soit le domaine.

D’une, il s’attache d’abord aux mouvances plutôt que de noyer le lecteur sous un torrent d’œuvres et d’auteurs, ne gardant que les grands repères. Il fait tout cela sans sacrifier la profondeur de contenu, ce qui en fait une compilation de connaissances parfaite pour les érudits comme pour ceux et celles qui souhaitent découvrir le genre avec des repères solides. D’autre part, Anne Besson a parfaitement intégré l’aspect vivant et populaire de ces cultures (dont elles sont indissociables, en vérité) et a établi un pont avec les acteurs du domaine : on y retrouve beaucoup d’articles rédigés par les membres d’Elbakin.net et – initiative extrêmement rare – des points de vue d’auteurs en exercice sur certaines thématiques majeures, du côté cette fois de l’imagination et de l’inspiration. Merci, Anne, d’avoir fait dialoguer tous les acteurs du monde du livre, du chaos créateur jusqu’à l’analyse rigoureuse universitaire, et félicitations !

Les lauréats :

  • Roman francophone : Robert Darvel, Femmes d’argile et d’osier, Les Moutons Électriques
  • Roman étranger traduit : Dmitri Lipskerov, Le Dernier rêve de la raison, Agullo Editions, traduction de Raphaëlle Pache
  • Jeunesse : Estelle Faye, Les Guerriers de glace, Éditions Nathan
  • Illustration : Daniel Egnéus, Le Dogue noir, de Neil Gaiman, Au diable vauvert
  • Nouvelle : Neil Gaiman, Signal d’Alerte, Au diable vauvert
  • Prix spécial du Jury : Anne Besson, Dictionnaire de la Fantasy, Vendémiaire

[Source]

2019-05-20T09:19:35+02:00mercredi 8 mai 2019|À ne pas manquer|1 Comment

Refonte totale du site – bienvenue sur la nouvelle version

« Alors, t’as fait quoi de chouette pour ton week-end ?

— Je l’ai passé à me prendre la tronche sur des conflits d’extensions WordPress, à maudire les changements de la nouvelle version, puis à apprendre à les apprécier, le tout sans dormir des masses et en passant de l’electro house à fond pour rester réveillé.

— Oh merde, je croyais que c’était bon pour toi niveau boulot ?

— Ah mais oui. C’était l’éclate.

— … »

« Tout le monde a un environnement de test. Parfois, il est même distinct de l’environnement de production. »

Donc voilà, si tu lis ça, auguste lectorat, ça doit être pas mal bleu ici ↑ et puis là → et là ↓ aussi. Il était grand temps de faire plus que passer un grand coup de peinture sur cet endroit en préparation de la sortie de La Fureur de la Terre ; il fallait commencer à mettre des étais un peu sous le plafond et refaire l’enduit des murs, parce que la maison commençait à branler1 sérieusement.

Quoi de neuf dans cette nouvelle version

Globalement, le site est (enfin) à jour des technologies de son époque. Un gros travail de fond a été réalisé (et se poursuivra) pour déblayer dix ans de couches logicielles successives qui rendaient le tout de plus en plus difficile à maintenir et pour revenir à des choses beaucoup plus standard. Ça entraîne notamment :

  • Une amélioration des temps de chargement (en principe, et ça devrait continuer à s’améliorer)
  • La possibilité d’intégrer plus de contenu multimédia des autoroutes de l’information, comme des vidéos (voir la belle page d’accueil, oooh, on dirait un site des années 2019)
  • L’organisation devrait enfin être un peu plus logique sur les terminaux mobiles
  • Un nouvel agenda à la fois plus lisible et complet
  • Cette légèreté devrait permettre de réaliser enfin le contenu promis depuis des années (comme les portails univers, simplifier l’organisation du blog, réviser les pages téléchargements qui ont dix ans elles aussi) mais, d’abord, on répare :

Ce qui est cassé, je le sais (et sera réparé)

  • La mise en page des archives du blog est toute patraque (en gros, les sauts de ligne ont sauté). Je suis au courant, hélas il n’y a pas de manière automatique de convertir tout ça, donc je vais y aller à la main, mais ça va prendre du temps. L’ordre sera : les articles du moment, puis le best of, puis tout le reste.
  • Les intégrations média (type Soundcloud) dégueulent un peu ici et là, je vais causer au support technique.

J’espère que ce travail vous plaira, en attendant que la peinture sèche ! Comme toujours, n’hésitez pas à me faire part de vos retours, commentaires, interrogations, bugs (hormis ce qui précède).

Les détails geek

Si vous êtes une personne normale, arrêtez votre lecture ici, parce que là, ça va devenir un peu non-euclidien. Mais si vous êtes branché.e WordPress et que vous voulez l’histoire du comment, alors allons-y gaiement.

J’utilise depuis toujours des thèmes premium parce que je bidouille vaguement en php et HTML, mais je n’ai ni la compétence, ni la foi, ni le temps, de coder mon propre thème. Le précédent (Classico) était très chouette, mais avait nécessité quelques ajustements cruciaux pour faire fonctionner les choses sans poser de problème d’utilisation (typiquement, la base de données des livres tourne sous WooCommerce, mais je n’utilise aucune de fonctions d’e-commerce directement, donc il faut cacher un certain nombre de choses inutiles comme le caddie, l’enregistrement en ligne, etc.).

Or, si vous lisez ces mots, vous êtes au courant du bordel Gutenberg, tous les cris d’orfraie que le nouvel éditeur de WordPress a soulevé, et les mises à jour drastiques qu’il a exigé partout. Mes ajustements ont été incompatibles avec les nouvelles versions de Classico, et j’ai eu beau essayer de les transférer ailleurs dans le code, le site ne rendait plus correctement. (Je remercie encore Marcel Pfefferlé, mon héroïque hébergeur, qui a rollback le serveur À LA MAIN en réinjectant la base SQL en direct parce que Vaultpress n’arrivait pas à le faire automatiquement. Si vous voulez un super hébergeur qui vous traitera comme un vrai client, allez ici.)

Ce n’est peut-être pas la faute de Classico, notez bien. Ce site a donc plus de dix ans, cette version est la huitième, et au fil des années, il a accumulé un nombre terrifiant de scories, d’extensions devenues incompatibles, de champs personnalisés qui ne servent plus, d’entrées de base correspondant à des thèmes premium supprimés, etc. D’autre part, j’utilise depuis des années WPBakery PageBuilder pour faire des pages un peu sympa qui ressemblent à quelque chose (depuis assez longtemps pour que je l’appelle encore Visual Composer), parce que, sur le papier, ça semble super, non ? On veut faire un truc, c’est pas disponible, allons télécharger un module additionnel qui rajoutera un composant, et c’est parti.

Les spécialistes de WordPress doivent se marrer déjà en lisant ça : oui, c’est une très mauvaise idée, et je l’ai appris à la dure. Je me suis vite retrouvé noyé sous des ribambelles d’extensions VC qui ne font rien comme les voisines, qui impliquent de trifouiller margin et padding dans tous les sens pour que les trucs s’alignent vaguement, et en plus elle servent juste à un endroit dans les profondeurs du site et les désactiver casse mystérieusement un autre truc ailleurs. Bref, Visual Composer, c’est l’enfer des dépendances.

Retour aux fondamentaux, donc. Un maximum d’éléments standard, un minimum d’extensions, et le thème premium le plus complet possible. J’ai finalement jeté mon dévolu sur Avada (à cause de la flexibilité dans la présentation du blog – non, Divi, X et Elementor ne me permettent pas de faire ce que je veux, et je ne veux surtout pas refaire avec Divi la même erreur qu’avec VC, à savoir multiplier les extensions). Oui, j’ai conscience que le Fusion Builder n’est pas standard et qu’il sautera certainement un jour avec les progrès de Gutenberg, mais il fait à peu près tout ce que je veux aujourd’hui sans avoir besoin d’y coller des rustines et il marche bien mieux que VC (même si j’aimerais bien un front-end, mais ça viendra pour la v6, je pense).

Le problème des mises en page des archives qui saute est apparemment dû à Gutenberg (le problème se reproduit sous Twenty Nineteen). C’est un problème qui semble courant, et la parade est toute simple : rentrer dans chaque article et convertir en blocs d’un clic, puis sauver. (C’est déjà fait pour tous les livres grâce à une petite fonction custom.) Il semble aussi qu’on ne puisse pas faire cette mise à jour automatiquement donc joie, je sais à quoi passer mes longues soirées d’été.

Cela dit, je vais vous avouer que j’aime déjà beaucoup Gutenberg. Je râle un peu de devoir mettre mon contenu à jour mais bon, dix ans, en termes informatiques, c’est une éternité. Cet éditeur est réactif, intuitif (à part les métadonnées qui jouent à cache-cache quand tu les entres…), et je me sens déjà largement plus efficace qu’avec TinyMCE. Donc, je suis plutôt content de la mise à jour, pour ma part. Il y a un gros boulot de maintenance à faire mais bon, il devenait nécessaire, et quelque part, ça va m’y forcer.

Niveau quincaillerie, le nouvel agenda passe sous The Events Calendar – précédemment EventON ; je n’avais rien de spécial à lui reprocher, mais TEC est certifié compatible avec Avada, donc bon.

Bref, j’arrête d’essayer de faire parler des plugins développés par Gilbert Software avec des thèmes moldovalaques : maintenant, je prends un truc intégré maintenu au long cours, une dizaine de plugins reconnus et payants max, et zou.

  1. Branler, je le rappelle, ça veut dire vaciller ou trembler, avant toute chose, HEIN.
2019-05-06T17:00:24+02:00lundi 6 mai 2019|À ne pas manquer|4 Commentaires

Publication de l’atlas des oiseaux marins et cétacés du Sud Gascogne

Et maintenant, quelque chose d’entièrement différent, comme disait John Cleese : Iker Castège et Émilie Milon ont dirigé un beau et épais Atlas des oiseaux marins et cétacés du Sud Gascogne, publié par le Muséum National d’Histoire Naturelle.

Pourquoi je vous en parle1 ? Parce que j’ai eu le plaisir de contribuer quelques photos de cétacés à l’ouvrage, attrapées au cours de voyages et expéditions divers, et c’est pour moi un sacré honneur d’avoir pu fournir des images jugées suffisamment bonnes et belles pour figurer dans cette impressionnante somme de connaissances.

Le premier atlas des oiseaux marins et cétacés du golfe de Gascogne a été publié en 2009 (Castège & Hémery 2009). Il se basait sur les suivis océanographiques standardisés effectués par navires entre 1976 et 2002 à l’échelle du golfe de Gascogne. Cet ouvrage présentait la répartition spatiale de 36 espèces d’oiseaux marins et des principales espèces de cétacés.

Au-delà des données de répartition propre à chaque espèce, des zones de concentration de biodiversité ont été mises en évidence et ont permis la définition des aires marines protégées (AMP).

Une décennie plus tard, un bilan était nécessaire pour évaluer la pertinence des AMP créées ainsi que l’évolution de ces espèces à forts enjeux de conservation dans un contexte de changements climatiques. Depuis la publication de l’ouvrage précédent, près de 40 000 nouveaux relevés ont été traités suivant le même protocole pour une centaine d’espèces recensées entre 2003 et 2015, répartis sur les douze mois de l’année. Au final, 50 espèces sont sélectionnées et présentées dans cet ouvrage avec la participation d’une vingtaine d’experts.

Cet ouvrage s’adresse au plus grand nombre, aux naturalistes et à quiconque s’intéresse aux écosystèmes marins. Il doit également servir à répondre aux demandes des gestionnaires en matière de conservation, de gestion des prédateurs supérieurs et d’application des textes nationaux et communautaires (aires marines protégées, directive cadre Stratégie pour le milieu marin, etc.).

Le littoral de Nouvelle-Aquitaine apparaît comme une région clé pour mesurer les évolutions de ces espèces grâce aux secteurs d’importance pour les prédateurs supérieurs de son territoire, tels les canyons de Capbreton et du cap Ferret, les abords du bassin d’Arcachon ou encore l’estuaire de la Gironde. Toutes ces zones sont bien connues pour contribuer à l’alimentation, à la reproduction ou au repos des oiseaux et mammifères marins. La prise en compte des changements climatiques dans les pressions qui agissent sur les espèces est devenue essentielle, d’autant plus pour des espèces menacées.

Préface de Nicolas Thierry ; vice-président en charge de l’environnement et de la biodiversité de la région Nouvelle-Aquitaine. Le premier atlas des oiseaux marins et cétacés du golfe de Gascogne a été publié en 2009 (Castège & Hémery 2009). Il se basait sur les suivis océanographiques standardisés effectués par navires entre 1976 et 2002 à l’échelle du golfe de Gascogne. Cet ouvrage présentait la répartition spatiale de 36 espèces d’oiseaux marins et des principales espèces de cétacés.suivis océanographiques standardisés effectués par navires entre 1976 et 2002 à l’échelle du golfe de Gascogne. Cet ouvrage présentait la répartition spatiale de 36 espèces d’oiseaux marins et des principales espèces de cétacés.

Au-delà des données de répartition propre à chaque espèce, des zones de concentration de biodiversité ont été mises en évidence et ont permis la définition des aires marines protégées (AMP).

Une décennie plus tard, un bilan était nécessaire pour évaluer la pertinence des AMP créées ainsi que l’évolution de ces espèces à forts enjeux de conservation dans un contexte de changements climatiques. Depuis la publication de l’ouvrage précédent, près de 40 000 nouveaux relevés ont été traités suivant le même protocole pour une centaine d’espèces recensées entre 2003 et 2015, répartis sur les douze mois de l’année. Au final, 50 espèces sont sélectionnées et présentées dans cet ouvrage avec la participation d’une vingtaine d’experts.

Cet ouvrage s’adresse au plus grand nombre, aux naturalistes et à quiconque s’intéresse aux écosystèmes marins. Il doit également servir à répondre aux demandes des gestionnaires en matière de conservation, de gestion des prédateurs supérieurs et d’application des textes nationaux et communautaires (aires marines protégées, directive cadre Stratégie pour le milieu marin, etc.).

Le littoral de Nouvelle-Aquitaine apparaît comme une région clé pour mesurer les évolutions de ces espèces grâce aux secteurs d’importance pour les prédateurs supérieurs de son territoire, tels les canyons de Capbreton et du cap Ferret, les abords du bassin d’Arcachon ou encore l’estuaire de la Gironde. Toutes ces zones sont bien connues pour contribuer à l’alimentation, à la reproduction ou au repos des oiseaux et mammifères marins. La prise en compte des changements climatiques dans les pressions qui agissent sur les espèces est devenue essentielle, d’autant plus pour des espèces menacées.

Préface de Nicolas Thierry ; vice-président en charge de l’environnement et de la biodiversité de la région Nouvelle-Aquitaine.

L’ouvrage est disponible en librairie ou bien directement sur le site des publications scientifiques du Muséum.

  1. Tardivement, l’ouvrage est sorti en fin d’année dernière.
2019-05-13T21:43:28+02:00jeudi 2 mai 2019|Photo|Commentaires fermés sur Publication de l’atlas des oiseaux marins et cétacés du Sud Gascogne

Procrastination podcast S03E16 : « Savoir dire non »

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Savoir dire non« .

Savoir dire non est le grand défi des travailleurs indépendants, et les auteurs ne font pas exception ! Dans cet épisode, il sera davantage question de potentiels refus de corrections éditoriales, mais Mélanie, Laurent et Lionel abordent également l’épineuse question de l’adéquation entre la sensibilité d’un auteur et celle de son directeur d’ouvrage. Laurent rappelle notamment la nature asymétrique de la relation entre auteur et éditeur ; Lionel, après avoir rappelé l’expérience commerciale de ce dernier, soutient toutefois qu’il vaut mieux décliner une offre que l’accepter si elle peut trahir les intentions d’un projet. Mélanie expose la notion centrale de cette négociation artistique : c’est le nom de l’auteur ou du traducteur qui figure sur le livre, et il faut que celui-ci se reconnaisse dans l’œuvre qu’il ou elle présente.

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2019-05-20T09:18:27+02:00mercredi 1 mai 2019|Procrastination podcast, Technique d'écriture|6 Commentaires