Technique d’écriture

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Procrastination podcast S03E20 : « Retour des poditeurs 04 »

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Retour des poditeurs 04« .

Quatrième session de commentaires et questions-réponses des poditeurs et poditrices. Au programme :

– Créer un univers détaillé est-il un truc de rôliste ? (Laurent… ?)

– Est-ce qu’un univers imaginaire implique nécessairement des ressorts narratifs relevant de l’imaginaire ?

– Où un débutant peut-il ou elle publier des nouvelles ?

– Que fait-on des expressions historiquement référencées (sadique, manichéen, machiavélique…) dans un univers sans rapport culturel avec le nôtre ?

– Un mot sur les publications amatrices ou semi-professionnelles.

Références citées

– Les Voix d’Altaride, podcast https://www.cendrones.fr

– Station Eleven, Emily St. John Mandel

– Olivier Girard, rédacteur en chef de Bifrost (voir notamment l’éditorial du n°88)

– Le Trésor de la Langue Française (informatisé : http://atilf.atilf.fr/)

– Pierre Bordage, « L’Enjomineur »

– Fiction, revue

– Mythologica, revue

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2019-07-15T09:33:47+02:00lundi 1 juillet 2019|Procrastination podcast|1 Comment

Procrastination podcast S03E19 : « Le personnage comme incarnation de l’auteur »

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Le personnage comme incarnation de l’auteur« .

Une question qui revient souvent et peut paraître angoissante – quelle quantité de soi peut apparaître inconsciemment dans ses propres écrits ? Peut-on être « vu » à travers eux ? Et sinon, comment éviter de transformer ses personnages en fantasmes patents, en délires de puissance, en idoles coupables ? Mélanie n’est pas inquiète outre mesure : s’insérer dans ses textes ? Et alors ? Peu importe tant que cela leur apporte quelque chose et que le récit fonctionne. Pour Laurent, la notion paraît même empreinte d’une contradiction interne, car la construction d’un personnage… en fait une construction, justement, laquelle est nécessairement extérieure, en partie. Derrière cette angoisse du « self-insert », Lionel lit une possible confusion entre les thèmes et les traitements de ceux-ci, entre les envies ou impulsions présidant à l’écriture d’un personnage et les manifestations, éminemment personnelles, de celui-ci dans l’œuvre.

Références citées

– Un post-it à mettre sur sa porte https://www.pinterest.fr/pin/161707442841870585

– Roland Barthes

– Christopher Stork

– Steven Pressfield, La Guerre de l’art

– Elizabeth George, Mes Secrets d’écrivain

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Bonne écoute !

2019-07-01T07:29:23+02:00lundi 17 juin 2019|Procrastination podcast|1 Comment

Des changements dans le podcast Procrastination

Trois saisons, déjà ! Quand nous avons lancé l’émission avec Mélanie Fazi et Laurent Genefort, grâce au soutien logistique d’Elbakin.net, nous l’avions un peu fait aussi à titre d’expérience, pas complètement certains que cela pourrait intéresser du monde. Trois ans plus tard, nous sommes ravis, honorés et même un peu ébaubis, pour tout dire, du succès que rencontre l’émission, et surtout touchés de tous les retours enthousiastes, des partages constructifs qui sont nées autour de ce podcast au nom imprononçable1. Merci !

Il y a un mois, j’annonçais les sujets de la fin de la saison 3 et du début de la saison 4 ; ces émissions sont bien programmées, mais l’ordre va être un peu chamboulé.

Suite à divers changements dans notre organisation à tous compliquant un peu l’enregistrement en présence les uns des autres (un aspect auquel nous tenons), Laurent Genefort, tel le gentleman qu’il est, a proposé de se mettre en retrait de l’émission pour faire la place à une nouvelle voix.

Je tiens vraiment à dire un immense MERCI à Laurent, qui m’a fait confiance quand je suis venu le chercher dans cette aventure – mais surtout pour nous avoir apporté pendant plus de 60 épisodes son regard érudit et son immense expérience de la science-fiction comme de l’écriture et de l’édition. Avec sa gentillesse et son savoir, il forme un pilier qui a contribué à hisser l’émission à un niveau dont nous pouvons être fiers. Par ailleurs, Laurent ne disparaît pas entièrement, heureusement ; nous comptons bien le conserver dans notre puits gravitationnel et le débaucher à nouveau pour profiter de son regard dans de futurs épisodes ! (Mais peut-être plus ponctuels.)

Nous sommes ravis d’accueillir donc une nouvelle voix régulière, avec la photo d’autrice la plus cool de ce côté-ci du Tennessee… (Le saviez-vous ? On se trouve toujours d’un côté du Tennessee.)

Bienvenue dans Procrastination à Estelle Faye !

En plus d’être une autrice hors pair qui navigue aussi bien dans la fantasy que la SF, Estelle écrit aussi bien pour la jeunesse que les adultes, et est également scénariste et ex-comédienne. Nous sommes absolument ravis de la voir rejoindre l’équipe, déjà parce qu’elle va pouvoir nous apprendre plein de trucs qu’on sait pas avec son parcours différent de Mélanie et moi, mais surtout, bien sûr, parce que c’est quelqu’un d’une grande générosité, avec une énergie positive que vous ne pourrez qu’entendre à l’antenne.

L’antenne. Genre, comme si on était en 1970. Ah, mais non. L’antenne 4G, bien sûr. Voulais-je dire. Bientôt la 5G, d’ailleurs. Bref.

Le planning de la saison 3 est donc quelque peu rajusté car nous avions déjà commencé l’enregistrement de la saison 4 avec Laurent. Ces deux premiers épisodes clôtureront la 3 au lieu de débuter la 4, ce qui donne :

  • s03e19, 15 juin : Le personnage comme incarnation de l’auteur
  • s03e20, 1e juillet : Retours des poditeurs 04… le retour
  • s03e21, 15 juillet : Séparations et relations entre littératures générale et de l’imaginaire
  • s03e22, 1e août : Les ateliers d’écriture

La saison 4 commencera quant à elle le 15 octobre (un mois plus tard que d’habitude), le temps pour nous de commencer à travailler avec Estelle, et comptera 18 épisodes, ce qui nous fera retomber pour la saison 5 sur le rythme habituel. Bref, j’ai l’impression de faire très compliqué pour dire un truc assez simple en fait.

Merci à Estelle d’avoir accepté notre invitation ! Nous espérons que vous lui ferez le meilleur accueil, et nous avons hâte de commencer l’enregistrement et de découvrir notre nouvelle dynamique !

  1. Ça, c’est ma faute.
2019-06-08T14:51:16+02:00mardi 11 juin 2019|Technique d'écriture|6 Comments

À télécharger : les présentations de la masterclass des Imaginales (mises à jour)

Depuis plusieurs années, le festival Imaginales d’Épinal propose une masterclass que nous avons le plaisir d’animer, Jean-Claude Dunyach et moi : « Corriger son manuscrit et envisager l’édition« . Une journée intense d’échanges et de conférences autour de la narration, de ses particularités dans le cas des littératures de l’imaginaire, des défis de la correction de ses propres écrits et des relations avec le monde éditorial.

Nous nous efforçons, Jean-Claude et moi, d’étoffer chaque année un peu plus notre discours en fonction des retours des années précédentes ; les présentations cuvée 2019 sont maintenant disponibles dans la section « Présentations et diaporamas » :

  • Briques de base pour écrire (JCD)
  • Comment bétonner son histoire ? (LD)
  • Devenir auteur, c’est trouver un éditeur ! (JCD)
  • L’auteur dans la chaîne du livre (LD)

→ À découvrir ici.

2019-06-11T15:43:00+02:00mercredi 5 juin 2019|Technique d'écriture|12 Comments

Procrastination podcast S03E18 : « Ponctuer des dialogues »

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Ponctuer des dialogues« .

Les dialogues représentent certainement le contenu littéraire le plus difficile à ponctuer correctement, et cet épisode donnera toutes les bases pour se tirer d’affaire ! Mais pour commencer, Mélanie propose en lien avec l’épisode précédent un point de vue différent, plus intuitif sur la ponctuation. Ensuite, Lionel expose sommairement les deux grands types de ponctuation de dialogues (avec ou sans guillemets) et révèle sa vraie nature de grand inquisiteur en la matière. Peut-être devrait-il sortir plus souvent. Laurent, lui, alterne les deux et aborde les avantages et inconvénients des deux normes, avant de récapituler des conseils généraux d’usage sur tous ces petits signes vitaux.

Reférences citées :

– Fleuve Noir

– Bragelonne

– Jason Bourne

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2019-06-17T07:57:03+02:00lundi 3 juin 2019|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S03E18 : « Ponctuer des dialogues »

« Créer un monde imaginaire » : atelier à distance avec Les Mots

J’ai eu le plaisir de proposer plusieurs conférences et des stages (intensifs) d’écriture à l’école parisienne Les Mots, principalement autour de la création de monde imaginaire et ma marotte personnelle, le conflit. Mais, dites-moi, comment on fait si on n’habite pas à Paris ? Ou que c’est loin ? Ou que c’est pas les bonnes dates ?

Ma foi, tu as amplement raison, internaute fictif rhétoriquement commode. C’est ainsi que Les Mots pensa à toi, et inventa les ateliers d’écriture à distance.

J’ai ainsi le plaisir de vous proposer un atelier d’écriture à distance fondé sur la création de monde imaginaire.

De la Terre du Milieu du Seigneur des Anneaux à la luxuriance de la planète Pandora dans le film Avatar, la création de nouveaux espaces géographiques, de nouvelles règles du monde, constitue depuis toujours une des caractéristiques définissant les littératures de l’imaginaire (fantasy, science-fiction, fantastique).

À la fois terrain de jeu sans bornes et exercice intellectuel où la rigueur doit organiser et cadrer ce foisonnement, la création de mondes imaginaires constitue peut-être la forme suprême de créativité littéraire, où toutes les libertés sont accessibles, et dont l’héritage remonte aux grandes mythologies. Ces mondes différents entraînent le lecteur dans une évasion sans précédent, tout en l’invitant à s’interroger sur sa propre humanité, sa vision du monde. Véritables paraboles modernes, ils permettent de s’affranchir des a priori culturels et historiques pour aborder d’un œil neuf des problématiques potentiellement graves comme la guerre, l’écologie, le pouvoir, tout en préservant la dimension épique d’une aventure romanesque.

Créer de nouvelles règles du monde selon ses envies profondes ; en dérouler les conséquences naturelles, sociales, technologiques ; ménager l’équilibre entre cohérence et étonnement ; introduire ce contexte puis, enfin, le mettre au service d’une bonne histoire, tels sont les outils auxquels cet atelier se propose de sensibiliser ses stagiaires.
Car, comme le dit G. R. R. Martin, l’auteur célèbre de Game of Thrones : « ce qui m’intéresse dans l’Histoire, ce sont les histoires » ; si le monde représente l’outil central de l’imaginaire, il ne saurait être le seul, et surtout, il ne saurait prendre l’ascendant sur l’impératif de narration indispensable à une lecture agréable.

Les participants de cet atelier seront invités à approcher ces problématiques par une conjonction d’éclairages et de techniques afin de construire les premières briques d’un canevas narratif unique qu’ils pourront par la suite explorer à l’envi, que ce soit en approfondissant ses mécanismes, ou bien en y situant une, ou plusieurs histoires originales. Et, même s’ils choisissent de ne pas poursuivre ce voyage, ils se confronteront à une technique fondamentale de l’écriture : la maîtrise et la mise en scène du temps et de l’espace fictionnels.

Comment cela fonctionne :

Chaque vendredi, vous recevez dans votre boite email un exercice d’écriture autour du thème. L’exercice est à faire de son côté ; il s’agit donc d’un atelier où l’on écrit quand on veut, dans le train, tard la nuit, tôt le matin… mais en solitaire.

Le vendredi suivant, vous envoyez votre texte et je vous propose un retour personnalisé sur les points forts et les points faibles du texte, en vous donnant des conseils pour la suite.

Par ailleurs, à travers une adresse dédiée, vous pourrez partager vos textes avec les autres participants de cet atelier à distance, et lire les leurs, rejoignant ainsi une petite communauté qui se formera autour de l’atelier. (Astuce : c’est un excellent moyen de rencontrer des bêta-lecteurs.)

L’atelier débutera le 23 août et durera deux mois (fin le 25 octobre). Le tarif est fixé à 450 € (payable en trois fois ; réduction de 10% pour les étudiants et personnes au chômage).

Toutes les infos et inscriptions sont disponibles via le site de Les Mots : à voir sur cette page.

2019-07-10T07:38:36+02:00jeudi 30 mai 2019|Technique d'écriture|1 Comment

Pourquoi je reviens vers Evernote

Ou bien « Evernote, le revenant », selon les affinités.

Or doncques, jadis, quand le monde était jeune et la 5G à peine un fantasme, je disais tout plein de bien d’Evernote pour prendre et compiler ses notes ; pas mal d’articles par ici pour appréhender la bête. Puis Evernote a pété un câble, la confiance a été rompue, on est tous partis ou presque, à la recherche d’une solution de rechange durable. De lapin.

Auguste lectorat, j’ai fait péleriné trois ans (ça ne veut pas dire que j’ai tenu le rôle d’une cape légère) à la recherche d’un outil semblable, aussi puissant et stable, et qui offrirait de meilleures garanties de vie privée. J’ai tout testé ou presque, j’ai misé un bon moment sur DEVONthink (dont je reparlerai cependant), j’ai tourné avec Apple Notes, j’ai espéré beaucoup de Keep It et de Notion, mais… trois ans plus tard, après le mea culpa de la compagnie et un épluchage pointilleux de sa nouvelle politique, je reviens à Evernote.

Evernote (et ses vertes notes).

Pour faire simple, je désire

  • Déjà, éviter de multiplier les applications dans tous les sens. Donc, un outil aussi puissant que possible pour ne pas en avoir douze (ce qui est le meilleur moyen de paumer une information).
  • La capacité d’envoyer des informations à l’application depuis n’importe où avec une extrême simplicité (sur Mac et iOS). C’est le premier axiome de GTD : la capture.
  • … dont une capture web à l’identique (je veux pouvoir sauver des bouts de page web ou des pages entières pour référence ultérieure et archivage).
  • De classer ces informations selon plusieurs facettes (en gros, avec des tags).
  • Une synchronisation cloud rapide et sans heurt.
  • La possibilité de lier des notes à d’autres, ou même de référencer des notes dans d’autres applications (comme placer un lien vers une checklist externe depuis OmniFocus).
  • Une garantie de vie privée.

Eh bah, à part pour le dernier point où la méfiance reste de mise, rien ne bat Evernote pour l’instant, et pourtant j’ai essayé, parce que j’étais vraiment, vraiment très colère contre lui. (Faut pas énerver un Scorpion. Faut pas.)

Notion est très joli mais son web clipper est à la ramasse. Idem pour Bear. Apple Notes ne sauvegarde que des liens, pas des extraits de pages (et n’a pas de tags). Keep It bugouille. DEVONthink est le concurrent le plus sérieux de tous mais l’application n’est quand même pas taillée pour les notes « légères » (c’est davantage une base de données bibliographique qu’un calepin où tu fourres un peu tout, tes idées comme tes listes de courses).

Evernote, bien qu’il ait à peu près le charisme d’Excel, me rendait de fiers services et a constitué ma base de données bibliographique, mon fourre-tout de trucs à ne pas oublier, mon service de capture de documents sur le terrain, et j’en passe. Son âge est à la fois un avantage comme un inconvénient : le développement est un peu rouillé, l’application est parfois rébarbative, mais elle s’interface avec à peu près tout, le service sous-jacent est solide, et j’y ai développé des habitudes que je n’ai jamais réussi à retrouver ailleurs.

Bref, Evernote, c’est Excel. C’est le même fun, mais aussi la même puissance.

TANT DE FUN C’EST PAS POSSIBLE

Qu’est-ce que je fiche avec Evernote ? Eh bien, à peu près tout qui ne soit pas spécialement sensible (l’administratif, lequel finit dans DEVONthink, j’en reparlerai). La puissance de l’application a toujours été la facilité que l’on a à y fourrer des données (à tel point qu’on le lui reproche parfois : Evernote serait write only, soit, tu balances tout dans ce trou noir pour te donner bonne conscience et tu n’en ressors jamais rien).

Idée d’histoire, de personnage, de cadeau ? Code d’extension de garantie à présenter à un revendeur pour une réparation ? Justificatifs de déplacement à envoyer à qui de droit ? Recommandation de lecture, de film, de whisky ? Notes pour un entretien ? Tout ça finit dans Evernote. L’application est idéalement taillée pour pour rassembler tous les post-its épars et les informations disparates qu’on ne sait pas où classer – et, comme il est de plus en plus d’usage aujourd’hui, savoir où on les a mises compte moins que maîtriser le moteur de recherche pour les en ressortir au bon moment.

Bref, je réutilise Evernote, et mine de rien, j’y retrouve du plaisir et de l’efficacité, et c’est quand même bien tout le but de la manœuvre. Je vous recommande à nouveau, si vous ne l’avez pas fait, d’y jeter un œil (surtout si vous êtes du genre à perdre vos post-its ou que vous organisez des projets complexes – un roman, une thèse, une société d’import-export de bulots). Notamment : à travers le premier test, et pour aller plus loin : des conseils pour organiser ses informations.

Comme toujours, de manière générale, si l’envie d’acheter cet outil (ou l’un des autres présentés sur ce site) vous vient, n’oubliez pas de passer par les liens proposés ici – vous contribuez à financer le temps passé à rédiger ces articles gratuitement. Merci ! 

Je ne prends pas un selfie je suis contente d’avoir archivé le taux de croissance suédois pour le sortir à mon voisin d’ascenseur qui le confond avec celui de la Norvège, rhô lui
2019-05-28T16:50:30+02:00mercredi 29 mai 2019|Lifehacking, Technique d'écriture|8 Comments