Lionel Davoust https://lioneldavoust.com Expériences en temps réel Wed, 02 Dec 2020 17:27:14 +0000 fr-FR hourly 1 9979390 Procrastination va rattraper son retard sur YouTube https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-va-rattraper-son-retard-sur-youtube https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-va-rattraper-son-retard-sur-youtube#respond Thu, 03 Dec 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=9043890 Ce canal de diffusion du podcast nous a été fréquemment demandé et malheureusement, en raison de contraintes indépendantes de notre volonté, la diffusion sur YouTube s’était arrêtée au milieu de la saison 2. Je suis ravi de vous dire que la mise en ligne de Procrastination sur YouTube a repris ; j’ai trouvé une solution technique, c’est maintenant moi qui produis les vidéos en même temps que les sons, pour qu’Elbakin.net les diffuse. La saison 2 est déjà bouclée et nous avons attaqué la 3, la gentille team d’Elbakin.net met les vidéos en ligne presque plus vite que je ne peux les produire, et une fois le retard rattrapé, YouTube suivra au même rythme que les autres canaux de diffusion. Merci de votre patience !

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Pour la première fois, une catégorie Jeu Vidéo dans les prix Hugo (mais temporaire pour l’instant) https://lioneldavoust.com/2020/pour-la-premiere-fois-une-categorie-jeu-video-dans-les-prix-hugo-mais-temporaire-pour-linstant https://lioneldavoust.com/2020/pour-la-premiere-fois-une-categorie-jeu-video-dans-les-prix-hugo-mais-temporaire-pour-linstant#comments Wed, 02 Dec 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=9045224 C’est chouette, mais j’ai quand même envie de dire qu’il était temps (à vrai dire, je pensais naïvement que c’était déjà le cas) :

Pour mémoire, les prix Hugo font partie des prix les plus prestigieux de l’imaginaire mondial, décernés par vote des membres de la World Science Fiction Society (même si, comme ce sont les participants aux Worldcon qui votent, cela concerne dans l’écrasante majorité des cas des œuvres en langue anglaise, donc cela concerne surtout l’imaginaire étasunien…). DisCon III est la convention mondiale de cette année.

En revanche :

C’est donc temporaire pour cette année car :

Les prix Hugo étant pluridisciplinaires (on y trouve des catégories podcast, cinéma, télé), il me paraît incompréhensible que la catégorie jeu vidéo, en 2020, n’existe pas encore. C’est le média où l’imaginaire domine littéralement l’ensemble de la production (de Mario à Silent Hill en passant par WarCraft, EVE Online et Monkey Island), la porte d’entrée principale vers ces univers pour toutes les jeunes générations ; reconnaître cette forme comme faisant partie de la famille me semble non seulement indispensable, il y a urgence. Le jeu vidéo ne parle pas que d’imaginaire (et souvent brillamment – Gris, Journey, Hellblade: Senua’s Sacrifice…) en 2020 l’année mondiale des confinements, c’est l’un de ses vecteurs majeurs depuis littéralement toujours. (Le jeu vidéo se démocratise dans les années 1980… soit il y a près de quarante ans.)

Si cette catégorie ne devient pas permanente après une délibération et un vote qui tiennent de la formalité, je ne comprends pas.

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Procrastination podcast s05e06 – Le retravail des manuscrits, avec Mireille Rivalland https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s05e06-le-retravail-des-manuscrits-avec-mireille-rivalland Tue, 01 Dec 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=9044064
procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e06 – Le retravail des manuscrits, avec Mireille Rivalland« .

(Épisode enregistré à distance pour raisons logistiques.)
Mireille Rivalland, directrice des éditions l’Atalante, grande et belle maison installée depuis plus de 40 ans à Nantes en parallèle avec la librairie du même nom, revient dans Procrastination – encore merci à elle pour sa disponibilité ! L’Atalante publie polar, BD, théâtre, essais et bien sûr de l’imaginaire avec de grands noms comme Terry Pratchett, Orson Scott Card, Poul Anderson, Dmitry Glukhovsky, Pierre Bordage, Fabrice Colin ou encore Jean-Claude Dunyach.
À présent, loin des idées reçues ou des légendes parfois urbaines sur cette étape de la publication, Mireille explique de façon pratique comment se déroule le retravail éditorial sur les manuscrits. Comment cela fonctionne-t-il vraiment ? Y a-t-il des situations d’incompréhension, ou même de formatage ? Où les discussions s’arrêtent-elles ? Que représente une relation de travail harmonieuse entre auteur et éditeur ? Et que devrait savoir un jeune auteur ou autrice du métier d’éditeur pour faciliter les choses ?

Procrastination remercie profondément Mireille Rivalland et les éditions l’Atalante ! Pour retrouver les éditions et la librairie en ligne :
– https://www.l-atalante.com
– Facebook https://www.facebook.com/EditionsLAtalante/
– Twitter https://twitter.com/latalante
– Instagram https://www.instagram.com/edlatalante/
– Pinterest https://www.pinterest.fr/edlatalante/

Références citées
– Ursula K. Le Guin, Le Langage de la nuit

Procrastination est animé par Mélanie Fazi ( https://www.melaniefazi.net ), Estelle Faye ( http://www.estellefaye.fr/ ) et Lionel Davoust ( https://lioneldavoust.com ). Diffusion : Elbakin.net.

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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Anachronistic Hearts mélange steampunk, fantasy et musique classique https://lioneldavoust.com/2020/anachronistic-hearts-melange-steampunk-fantasy-et-musique-classique https://lioneldavoust.com/2020/anachronistic-hearts-melange-steampunk-fantasy-et-musique-classique#comments Mon, 30 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=9044599 La consultation de la semaine dernière a mis en évidence que cela manquait ici un peu de parler de narration au sens large et de projets cools, n’est-ce pas ? Alors ça tombe bien, parce que ça, c’est super cool. Une phrase résume tout : « faire descendre la musique classique de la tour d’ivoire où elle est trop souvent reléguée, la porter sous le regard de nouveaux publics qui ne s’y seraient pas forcément intéressés. »

Anachronistic Hearts est un projet transmédia d’envergure, porté par la musique de Handel sous forme de concept album dans un univers steampunk, accompagné par des projets de courts métrages, le tout dans le but résolu de montrer que le classique, eh bien non seulement c’est magistral, mais c’est accessible à tout le monde. Et utiliser l’imaginaire (qui est la culture générale de notre époque, hello) comme porte d’entrée vers le classique, avec un véritable amour et une réelle connaissance du genre, bon dieu, oui, c’est exactement ça qu’on veut. La culture, crénom, c’est exactement ce genre de démarche.

Franchement, après avoir vu le teaser, on ne peut qu’en vouloir davantage, la qualité de la production est absolument bluffante et la musique est évidemment parfaite.

L’œil du narratif chiant en moi est absolument réjoui de voir enfin un teaser qui accroche intelligemment l’œil dès la première image et qui déboîte direct sa maman pendant trois minutes. Le rôle principal est tenu par Héloïse Mas, révélation classique de l’ADAMI en 2014, dont la présence et la voix crèvent littéralement l’écran. (Ses mandales aussi.)

Pas de site pour l’instant mais une page Instagram qui est une œuvre d’art, un Facebook et un Twitter pour un projet dont vous aviez besoin sans avoir jamais osé l’espérer, à suivre dès maintenant tout de suite.

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La photo de la semaine : Crépuscule d’après-midi https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-crepuscule-dapres-midi https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-crepuscule-dapres-midi#comments Fri, 27 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8939147
Afternoon sunset
Cliquez pour agrandir

En Islande, bien sûr.

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Résultats de la consultation sur la newsletter (2) : boîte à idées et réponses https://lioneldavoust.com/2020/resultats-de-la-consultation-sur-la-newsletter-2-boite-a-idees-et-reponses https://lioneldavoust.com/2020/resultats-de-la-consultation-sur-la-newsletter-2-boite-a-idees-et-reponses#comments Thu, 26 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8914622 Suite et fin du retour sur la Grande Consultation Publique™ de la newsletter, donc (épisode 1 de la veille : les chiffres). Merci à vous d’avoir pris le temps d’exprimer vos envies, parce que c’est drôlement instructif. Et notamment, je m’aperçois qu’il ne manque pas tellement de choses dans la newsletter, mais sur le blog, peut-être, si. Parce qu’un certain nombre d’idées, ce me semble, ont plus leur place ici que dans un envoi mensuel.

La newsletter, par son côté sporadique1, correspond pour moi à un point d’étape où il subsiste ce qui demeure notable sur le mois passé. Le blog, au contraire, se prête à l’aspect plus transitoire des choses, puisqu’il est publié quasiment quotidiennement, et que les archives en avalent vite le contenu (même si elles demeurent à disposition, ce qui permet heureusement de retrouver les articles de fond qui restent intemporels – c’est le sens de la catégorie Best Of).

Vos suggestions me font penser que, peut-être, je pourrais aborder davantage certaines choses, mais peut-être pas dans la newsletter. Sur le blog, justement.

Allons-y :

Ce qui me plairait, ce serait des conseils de lectures. Des oeuvres que tu as lu et que tu trouves intéressantes pour des différentes raisons (qualités narratives, scénario, twists, construction des personnages etc.). Un avis simple bien sûr, pas nécessairement en entrant dans les détails et une analyse de 50 pages, le but n’est pas pas de te faire perdre du temps.

Je fais de moins en moins de chroniques ici parce que, hé bien, tristement et surtout cette année, j’ai de moins en moins le temps de regarder / lire / jouer. Ce n’est pas sain et ce n’est pas une situation appelée à durer, mais je note pour l’aspect technique narrative. C’est une excellente idée (cela libère aussi de tout aspect « actualité », que je ne suis pas, honnêtement) et c’est tout à fait noté, merci. Cependant, pour moi, cela a sa place, justement, sur le blog.

Une rubrique coup de coeur du mois sur de la lecture/film/musique de même qu’il y a la photo de la semaine. Pas obligé d’expliqué « pourquoi », car c’est un coup de coeur.

Cf supra ; je fais trop peu de chroniques et quand j’en fais, à présent, j’ai tendance à parler de ce qui me parle vraiment (le dernier en date – qui commence à remonter – étant Gris). Mais c’est tout à fait vrai que je pourrais prendre un peu plus soin de le faire, et sans forcément argumenter – j’ai tendance à vouloir faire des chroniques fouillées, mais quand on dit du bien, c’est quand même moins important. Mais là, une fois de plus, cela a d’abord sa place sur le blog.

Quelques photos de temps en temps de votre univers de travail (bureau, promenade, etc) (sauf si c’est trop personnel). Une petite série d’article sur vos débuts ou premiers pas dans l’écriture

Une série sur tes débuts ce serait instructif pour beaucoup d’auteurs débutants… et probablement marrant ^^

Merci beaucoup pour cet intérêt ! Répondons donc dans l’ordre :

Pour les photos de l’univers personnel, je suis navré de décevoir, mais il est quasiment certain que je ne le ferai pas. Je l’évoquais hier, il est temps de détailler : je suis très secret dans l’absolu. J’ai joué le jeu des réseaux commerciaux parce que je m’intéresse à la technologie, mais je n’ai jamais mis de moi-même une photo personnelle nulle part, sauf pour me faire un profil, et m’en aller au bout de plus de dix ans a été l’une de mes meilleures décisions en 2020 pour ma santé mentale. Je me méfie énormément du narcissisme qu’Internet flatte chez nous, et je sépare drastiquement la sphère privée du travail (cela vaudrait un article à part entière, mais j’ai puissamment conscience du pouvoir que la narration entraîne sur l’identité et le libre-arbitre ; les réseaux nous poussent à nous narrer nous-mêmes de par l’exposition publique constante qu’ils génèrent, ce qui nous fossilise dans nos processus de pensée et donc notre liberté).

Bref, si je parle de moi ou de ce que je fais, c’est parce que je pense que cela peut avoir une portée qui dépasse le seul fait de raconter ma vie, ou dans le cadre codifié d’un entretien où, là, okay, inquiring minds want to know. C’est pour cela qu’il y a les photos chaque semaine et que, quand je fais un voyage notable comme une expédition scientifique, je le détaille dans les carnets de voyage. Ou pour quelque chose de vraiment notable. Mais c’est aussi pour cela que (comme cela m’a été suggéré) rédiger des journaux réguliers comme le fait Thierry Crouzet ne me correspond pas. Je ne le fais même pas pour moi, hormis pour ce que j’ai appris sur le plan d’écriture chaque jour. Je pense que l’important avant tout chez un auteur, ce sont ses livres et pas sa personne et, dans un monde d’idéaux platoniciens, on en ferait même entière abstraction.

Et puis, en toute honnêteté, mon quotidien au long cours n’est pas très palpitant. En période d’écriture, j’écris tous les jours ouvrables, et à la fin, y a un bouquin. Je résume rapidement, mais mes histoires d’écriture reposent quand même principalement sur ma capacité à me présenter devant mon clavier tous les jours pendant des mois et à bosser. Ce processus représente 80% du résultat final, et ça ne se raconte pas très bien.

En revanche, parler des débuts et du parcours, cela peut effectivement dépasser le cadre de mon nombril. Pour info, il y a déjà cet article de la semaine dernière, et beaucoup de choses dans toute la catégorie Entretiens, notamment dans les récents, celui de Planète Agro et la discussion de la Convention française.

Cependant, je note, et je vais voir si je rassemble l’audace de le faire. Et je ne dis pas que je ne changerai jamais là-dessus, que je ne me prendrai jamais au jeu, mais disons que de tous les retours, d’autres sont davantage probables à court terme.

Quoi qu’il en soit : merci beaucoup, à nouveau, pour cet intérêt.

Ah, on savait s’amuser, autrefois.

Fan art, lien vers blog tiers qui parlent de tes œuvres

Cela aussi, donc, ce serait pour le blog. Cela existe déjà pour les chroniques : chaque fiche livre comporte un onglet « Revue de presse » (en tout cas pour les plus récents, la faute à quelques changements de système qui a remis les choses à zéro). Fut un temps, je relayais la revue de presse sur le site et les réseaux, mais je n’ai jamais trouvé de manière de le faire qui ne sonne pas à mes yeux comme « Hé ! Regardez ! On dit du bien de mes bouquins, je suis trop fort. » (Et puis parfois, cela a donné aussi des situations absurdes.) Mais ces liens existent absolument, ils sont collectés sur les pages livre correspondantes.

Pour les fan arts, oui, complètement (sur le blog encore). Je suis en retard là-dessus et c’est mal, à chaque fois je me dis que je vais intégrer cela dans les portails univers qui n’en finissent pas d’arriver, mais je vais oublier cette idée et découpler les deux. (Au passage, si vous en avez… le formulaire contact arrive directement dans ma boîte personnelle.)

Le mot de la fin temporaire

Merci encore d’avoir pris le temps de me faire remonter vos envies et idées. J’en ressors avec finalement davantage de sujets pour le blog que pour la newsletter, mais c’est très bien : l’un entraînant l’autre, tout cela se nourrit ensemble tel un cercle vertueux de développement durable. Attendez-vous donc à un peu plus de substance sur le blog (ce qui est bienvenu, j’avoue avoir été très pris en 2020 pour arriver à proposer davantage de fond), et, comme disait Corwin d’Ambre, « au revoir et bonjour, comme toujours » !

  1. Ce qui n’a rien à voir avec sa partie tigeale ou boulière, bien sûr.
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Résultats de la consultation sur la newsletter (1) : les chiffres https://lioneldavoust.com/2020/resultats-de-la-consultation-sur-la-newsletter-1-les-chiffres https://lioneldavoust.com/2020/resultats-de-la-consultation-sur-la-newsletter-1-les-chiffres#comments Wed, 25 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8913768 Merci d’avoir voté et répondu à la consultation sur la newsletter ! Merci également d’avoir fait part de vos idées et désirs, c’était fort instructif, peut-être davantage encore quant à ce qui se passe en ces lieux, plutôt que sur la newsletter elle-même. Cela a fait ressortir un certain nombre d’aspects peut-être pas clairs sur le site (en même temps, avec plus de dix ans d’archives, faut s’y attendre) et je n’ai certainement pas de réponses pour tout (j’en ai quand même un peu). Tout cela FAY RÉFLÉCHIRE, et la discussion reste ouverte, notamment en commentaires. Cela nécessite un retour quand même assez détaillé, donc on va découper le déballage en deux, comme dans toute bonne élection : d’abord, les chiffres, ensuite, le débat.

Donc :

Votre avis sur le format et la périodicité

Tout le monde s’en fout mais après des années à avoir bossé sous Excel, j’ai appris les graphes avec Numbers

La cause est globalement entendue : vous êtes la moitié à trouver que c’est, comme pour Boucles d’Or, « juste comme il faut ». Cependant, il a été exprimé ici et là le désir d’avoir un moyen plus régulier d’être tenu·e au courant de ce qui se passe via le blog, soit par mail, donc, puisque c’est le sujet.

Je faisais ça il y a quelques années, mais j’avais supprimé cette possibilité car j’avais la sensation que ça rendait tout très compliqué (deux listes, une automatique et quasi-quotidienne, l’autre personnelle et mensuelle). Cependant, comme je ne suis plus sur les réseaux commerciaux, c’est probablement pertinent de restaurer cette fonctionnalité et ça ne mange pas de pain techniquement.

Verdict : je vais rapidement proposer une seconde liste optionnelle vous envoyant chaque article dès sa publication.

Pour mémoire, dans l’intervalle, vous pouvez aussi recevoir les mises à jour en quasi temps réel via le flux RSS et votre compte WordPress (il suffit de cliquer sur le bouton « Suivre » en bas de chaque article).

Votre avis sur le contenu

Là, c’est un poil moins clair.

Vous êtes à peu près 50/50 à trouver que ça va, ou à la vouloir plus personnelle. Comme vous êtes globalement beaucoup moins nombreux à la vouloir, pour résumer, « professionnelle », j’imagine que je ne dois avoir peur de la décaler un peu plus vers la confidence. C’est notay.

J’ai toujours beaucoup de réticences à raconter ma vie, pour être très honnête avec toi, auguste lectorat. Mais cela, on en parlera demain, avec le déballage de la boîte à idées.

Restez tunés.

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Il reste quelques places à l’atelier à distance « Le conflit narratif » de ce week-end https://lioneldavoust.com/2020/il-reste-quelques-places-a-latelier-a-distance-le-conflit-narratif-de-ce-week-end https://lioneldavoust.com/2020/il-reste-quelques-places-a-latelier-a-distance-le-conflit-narratif-de-ce-week-end#respond Tue, 24 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8913327 Tout est dans le titre ; les ateliers brefs donnés par l’école Les Mots se font habituellement en présentiel, mais la situation dicte évidemment un changement de fonctionnement. C’est une occasion unique d’assister à ces ateliers si vous n’êtes pas en région parisienne. Et le conflit, c’est la brique fondamentale de toute narration : vous voulez raconter des histoires, vous devez comprendre ce qu’apporte la notion de conflit narratif.

Bien des écoles de création littéraire américaine résument la notion d’histoire à celle de conflit. Où est l’adversaire ? Qui les personnages doivent-ils vaincre ? Mais cette notion est souvent mal comprise, résumée à une opposition binaire entre deux camps et à une confrontation souvent fondée sur la violence. Or, dans le contexte de la création narrative, elle est bien plus vaste : elle représente l’énergie fondamentale de tout récit, tandis qu’elle exprime, de façon globale, la notion de difficulté et de tension, qui sous-tend toute intrigue romanesque. 

À la fois question préparatoire féconde et boussole pour s’extirper d’une impasse littéraire, la notion de conflit en narration forme un socle dont la compréhension profonde aide l’auteur à rendre ses récits plus efficaces, plus prenants, tout en simplifiant son travail en lui fournissant les questions cruciales qui l’aideront à progresser dans son histoire. Et, loin d’un affrontement binaire de film à grand spectacle hollywoodien, elle lui permettra au contraire, s’il le désire, de complexifier ses intrigues et ses personnages sans jamais sacrifier le suspense et l’intérêt du lecteur. 

➡️ Inscriptions et tarifs (28-29 novembre toute la journée)

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Tous les thèmes de Procrastination jusqu’à mi-mai https://lioneldavoust.com/2020/tous-les-themes-de-procrastination-jusqua-mi-mai https://lioneldavoust.com/2020/tous-les-themes-de-procrastination-jusqua-mi-mai#comments Mon, 23 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8817208 Procrastination, le podcast qui porte décidément de plus en plus mal son nom, a maintenant plus de dix épisodes d’avance dans la boîte :

(On constate que j’ai visiblement décidé de faire tous les mèmes d’Internet un à un)

Et donc, voici le planning mis à jour de tous les thèmes à venir, déjà dans la boîte, prêts à la production, cash pistache :

  • 1e décembre : Le retravail des manuscrits, avec Mireille Rivalland
  • 15 décembre : Le découpage des séries
  • 2 janvier : Le réalisme en imaginaire
  • 15 janvier : L’organisation d’une journée de travail
  • 1e février : Vivre la critique
  • 15 février : Les règles magiques de Brandon Sanderson, part. 1
  • 1e mars : Les règles magiques de Brandon Sanderson, part. 2
  • 15 mars : Écrire son deuxième livre
  • 1e avril : Conseils de survie pour écrire l’action
  • 15 avril : La procrastination (on ne pouvait pas ne pas la faire…)
  • 1e mai : Les mises en page hors normes
  • 15 mai : L’ambition

Et nous commençons à déjà à penser évidemment à la saison 6.

J’en profite pour mentionner que je sais, vous êtes nombreux et nombreuses à regretter que la diffusion sur YouTube s’arrête à la saison 2. Nous n’avons pas oublié, et je suis sur la piste d’une solution pour que le canal reprenne. Ça ne devrait pas trop tarder !

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L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » 4) est DISPONIBLE ! https://lioneldavoust.com/2020/lheritage-de-lempire-les-dieux-sauvages-4-est-disponible https://lioneldavoust.com/2020/lheritage-de-lempire-les-dieux-sauvages-4-est-disponible#comments Fri, 20 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8816220 Et c’est une grande joie pour moi !

Couv. Alain Brion

Je suis pucelle, Héraut, Messagère, Mère des miséreux. Guerrière Invincible et Rédemptrice. Je suis une statue comme les effigies de Linnaÿs, et nul ne sait ce qu’il y a sous la pierre.

La guerre entre les dieux sauvages fait rage. La forteresse de Rhovelle, Loered, est isolée ; Mériane, la Messagère du Ciel, l’espoir du peuple, dispose d’une armée qu’elle ne peut déployer. Ganner fait route librement vers Ker Vasthrion, où gît un pouvoir qui offrira à Aska la domination totale. Wer est en train de perdre, et dans les hautes sphères du pouvoir, les hommes se raccrochent à l’espoir insensé que la vertu les sauvera. 

L’union des provinces et l’ultime résistance contre l’envahisseur démoniaque doit venir d’un symbole fort. Face à la main-mise du clergé sur le pouvoir, il faut un nouveau roi à la Rhovelle. Parallèlement, l’étau se resserre autour de Mériane : quitte à tout perdre, l’Eglise de Wer ne saurait accepter qu’une femme la sauve. Trahie par ses alliés, rongée par l’usage prolongé de son armure de l’Ancien Temps, la Messagère du Ciel se voit glisser inexorablement dans les ténèbres. 

Mais au fond de l’abysse l’attend la clé pour mettre un terme définitif à la guerre. La vraie nature de Dieu.

C’est le plus gros roman que j’aie jamais écrit – plus d’1,7 millions de signes, près de 1000 pages – mais il fallait bien cela pour donner toute la mesure de ce qui se passe dans ce tome. J’avoue que j’ai l’impression d’avoir comprimé deux ans de travail en un, mais, hé, fallait bien occuper le confinement, pas vrai ?

Le livre est donc disponible chez tous les libraires ainsi qu’en numérique. Les 55 premières pages sont disponibles ci-dessous, mais si vous découvrez la série, il faut mieux commencer par La Messagère du Ciel… 

… livre qui, ça tombe bien, vient de ressortir chez Folio SF et se trouve en numérique à -50% jusqu’au à la fin du mois :

Je suis vraiment ravi que celui-ci soit libéré dans le monde, avec tout ce qu’il révèle sur la saga. J’ai hâte que vous l’ayez entre les mains, on se donne rendez-vous en événements dès qu’il pourra s’en tenir de nouveau et, pour ma part, j’ai déjà commencé le voyage de La Succession des Âges, cinquième et dernier tome de la série, qui paraîtra au printemps 2022.

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La photo de la semaine : Quand les cygnes noirs auront des dents https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-quand-les-cygnes-noirs-auront-des-dents https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-quand-les-cygnes-noirs-auront-des-dents#comments Thu, 19 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8817018 Ils en ont déjà, en fait.

Cygnus teeth
Cliquez pour agrandir

La photo de la semaine est aujourd’hui car, demain vendredi… grande nouvelle !

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Travailler dans le milieu de l’imaginaire ? https://lioneldavoust.com/2020/travailler-dans-le-milieu-de-limaginaire https://lioneldavoust.com/2020/travailler-dans-le-milieu-de-limaginaire#comments Wed, 18 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8746494 Je laisse encore un peu reposer les résultats de la grande consultation publique sur la newsletter (j’y reviendrai la semaine prochaine) mais il apparaît déjà un peu de demande pour un peu plus de log et un peu moins de web dans cet endroit de perdition. Ça tombe bien : voici une question complexe et compliquée pour laquelle je me suis dit, publier une réponse pourrait être utile. Avec donc des vrais bouts de parcours personnel dedans, qui n’ont donc que cette valeur : ils sont personnels.

J’aimerai avoir tes conseils sur ce sujet car mon voeu est de devenir écrivaine professionnelle à plein temps. Ma priorité est l’écriture, tout en payant mes factures. Saurais-tu quel type d’emploi à mi-temps il est possible de postuler dans le monde du livre (ou mieux, de l’imaginaire) ?

Je ne vais pas te mentir : houlà.

Ça a l’air aussi inconfortable que celui en fer.

C’est un truisme, mais il est vrai : les parcours dans ce domaine (surtout pour l’écriture) sont éminemment individuels et, en plus, mes débuts commencent à dater (20 ans, à la louche), à une époque où le paysage littéraire était très différent. (Il y a dans ces deux / articles des passages où je détaille davantage mon « comment »  et tu constateras qu’à chaque fois, j’ai « gravi » des échelons, peu à peu, en me lançant dans des choses de plus en plus complexes et sur la durée). Je ne peux pas te dire : fais ce que j’ai fait – parce que tout le monde a fait différemment.

D’autre part, la culture (même la littérature blanche) est un petit milieu qui n’a pas de sous mais est toujours à la recherche de compétences. La difficulté consiste donc à arriver à se former, à développer son savoir-faire (quel qu’il soit, pour être éditrice, écrivaine ou autre) afin qu’on fasse de plus en plus confiance en face. Et, à force de persistance (et parfois de bénévolat pour se faire la main…), les occasions arrivent. Je reposte cet article – ne prends surtout pas le ton un peu agacé pour toi (il s’adressait à une recrudescence d’étudiants branleurs à l’époque) ; par contre, je pense qu’il peut aider à montrer en filigrane comment ça marche et ce qui est attendu.

Personnellement, il se trouve que j’étais bilingue et que j’avais fait la connaissance des bonnes personnes au bon moment (j’en ai parlé à la convention française, mais je remercie notamment Stéphanie Nicot, Stéphane Manfrédo et Lucie Chenu pour m’avoir repéré), j’ai donc pu faire quelques traductions ici et là (avant de décrocher de plus gros contrats qui m’ont réellement nourri) tout en vivant de soutien scolaire à côté et de cours d’informatique au 3e âge le temps de me faire un petit nom dans l’édition, ce qui m’a mis sur le radar du milieu et ouvert quelques portes.

Pour ma part, je me suis donc jeté à l’eau en 2001, j’ai mis trois ans à publier ma première nouvelle professionnellement (« Tuning Jack » dans Galaxies en 2004 – ce qui est relativement court dans l’absolu), j’ai continué à en placer ici et là, mais j’ai mis sept ans de plus à apprendre la technique du roman et à publier le premier (La Volonté du Dragon chez Critic, 2010), entamant vraiment ma carrière d’écrivain pro. Et dans l’intervalle, je ne faisais que travailler du texte, ou du moins ceux des autres, à travers la traduction et un peu d’édition (parce que je savais déjà ce que je voulais voir ou pas dans des textes, même si je ne savais pas le faire pour moi).

Je ne dis pas ça pour te faire peur ni te décourager, mais pour que tu aies bien conscience que si tu veux gagner ta vie dans ce domaine, il faut beaucoup de temps, de persistance et que cela ne fonctionne pas comme un milieu professionnel habituel où l’on répond à des annonces pour trouver du boulot. Cela se construit par du réseau, sur la durée et le long terme, et encore aujourd’hui, j’ai de la chance que « Les Dieux sauvages » marchent extrêmement bien et me donnent une certaine aisance financière et une réputation qui m’a permis de lâcher la traduction pour me rediriger vers des ateliers et des conférences sur la créativité, mais je le peux parce que, maintenant, j’ai le CV pour montrer ma compétence ; cependant, j’ai puissamment conscience que tout cela reste extrêmement précaire. J’aurai 42 ans cette année, j’ai toujours su que je ne voulais pas d’enfants (j’ai donc peu de charges), « Les Dieux sauvages » tome V sortira en 2022, et, après, je devrai rebâtir quelque chose, pas de zéro quand même, mais je devrai prouver à nouveau ce que je sais faire à avec un nouveau projet. Et ce sera comme ça pour toujours (ou jusqu’à ce que HBO me rachète les droits de « Les Dieux sauvages », bien sûr. Je suis totalement ouvert à la négociation. Je dis ça. Au cas où. Hein.).

On peut y arriver, bien sûr, nous sommes évidemment plusieurs à l’avoir fait, mais je recommanderais quand même, comme le dit Elizabeth Gilbert dans Big Magic, d’éviter de donner à ton écriture la charge de te nourrir, surtout en construction de carrière – c’est un moyen très sûr pour se déprimer (testé et désapprouvé). La meilleure approche pour moi est celle de Cal Newport qui consiste à prendre le problème à l’envers, ce qui est particulièrement juste dans le domaine artistique à mon sens.

Voilà ce que je peux dire. Paradoxalement, je reposte aussi un article que j’ai écrit pour les jeunes férus de baleines souhaitant devenir naturalistes, mais dont beaucoup de points s’appliquent à une carrière littéraire (tout spécialement le côté « inventer sa carrière » et « accumuler les expériences »). (Je pense que l’un m’a préparé à l’autre…)

Encore une fois, je ne vais pas te faire peur, mais j’insiste sur le fait que j’ai eu la chance d’être rapidement au bon endroit au bon moment. (Et puis j’ai quand même eu mon lot de galères, hein.) Quand la chance met du temps à venir… il faut garder la foi. Il faut aimer la pression et le stress. De façon générale, j’adhère beaucoup à l’approche de Cal Newport ; je pense que, quel que soit le désir ou la vocation, il convient de réfléchir, non pas à la carrière, mais au mode de vie qui convient le mieux (et qui permettrait par exemple en l’occurence de ménager l’écriture à côté, le temps de la faire monter en puissance). En revanche… et bien, n’imagine surtout pas qu’elle te donnera la quiétude et un revenu stable.

Sauf si HBO frappe à ta porte, bien entendu… 

Quoi qu’il en soit, en tout cas : meilleurs vœux ! Et beaucoup de plaisir – car, malgré ses difficultés, la vie créative est l’une des plus riches qui peut s’offrir à l’esprit.

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Découvrez dès maintenant les 55 premières pages de L’Héritage de l’Empire https://lioneldavoust.com/2020/decouvrez-des-maintenant-les-55-premieres-pages-de-lheritage-de-lempire https://lioneldavoust.com/2020/decouvrez-des-maintenant-les-55-premieres-pages-de-lheritage-de-lempire#respond Tue, 17 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8746363 Ce n’est pas parce qu’on arrive lentement vers sûrement vers la fin de la série qu’on perd les bonnes habitudes : plutôt que des teasers, pourquoi ne pas carrément proposer le début de l’aventure ? Les 55 premières pages de L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » IV) ont été mises en ligne sous forme d’un chouette petit livret virtuel, à découvrir ci-dessous :

Au programme de ces 55 pages : quelqu’un qui n’est pas mort ; quelqu’un qui a compris où il en est et qui ne préférerait pas ; quelqu’un qui pense savoir où il en est mais rien n’est moins sûr ; un grand méchant ; un vieux salopard ; de l’action ; de la politique ; les deux ensemble.

Disponible aussi chez Calaméo par ce lien direct.

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Procrastination podcast s05e05 – Être auteur et timide https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s05e05-etre-auteur-et-timide Mon, 16 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8623599
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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e05 – Être auteur et timide« .

Le métier d’auteur, ce n’est pas seulement rédiger des chefs-d’œuvre derrière son clavier (même si ça commence par là) – c’est aussi nouer des relations avec éditeurs, et espérons-le, des lecteurs, des journalistes, des partenaires – des tas de vrais gens. Comment survit-on à cette nécessité quand l’on a décidé (peut-être résolument) d’exercer un art solitaire ?
Mélanie a une excellente nouvelle : cela s’apprend, et miser sur ses propres forces et aisances, prendre garde à ses besoins, est une stratégie certainement meilleure à une astreinte à des devoirs qui ne nous correspondent pas. Estelle prolonge le point de vue en parlant des obstacles inconscients de l’auteur, et donne quelques trucs pour arriver à parler de son travail sans se liquéfier. Enfin, Lionel rappelle les définitions de l’introversion et de l’extroversion, et loue les bienfaits de l’improvisation théâtrale.

Références citées
– Carl Gustav Jung
– Le festival OFF d’Avignon

Procrastination est animé par Mélanie Fazi ( https://www.melaniefazi.net ), Estelle Faye ( http://www.estellefaye.fr/ ) et Lionel Davoust ( https://lioneldavoust.com ). Diffusion : Elbakin.net.

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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Le café des super-héros https://lioneldavoust.com/2020/le-cafe-des-super-heros https://lioneldavoust.com/2020/le-cafe-des-super-heros#respond Fri, 13 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8641979 Du moins, c’est écrit dessus. (Vu à Séoul.)

Superhero café
Cliquez pour agrandir
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Pas de repos pour les braves (La Succession des Âges) https://lioneldavoust.com/2020/pas-de-repos-pour-les-braves-la-succession-des-ages https://lioneldavoust.com/2020/pas-de-repos-pour-les-braves-la-succession-des-ages#comments Thu, 12 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8524756 … et donc, L’Héritage de l’Empire sort dans une semaine. (Pour mémoire, vous pouvez toujours précommander votre exemplaire, la sortie n’est pas retardée par le confinement, mais donc peut-être un peu compliquée par la situation, donc n’oubliez pas de faire vivre votre libraire.)

Mais ça ne veut pas dire qu’on reste les bras ballants – 

Et wala. J’ai commencé le travail sur le cinquième et dernier volume de « Les Dieux sauvages » il y a quelque temps (techniquement, je l’ai commencé en 2016, avec la construction de la saga…) mais c’est acté : je touche mon manuscrit tous les jours pour achever de planifier cet ultime volume qui promet d’être encore un monstre. L’écriture proprement dite commencera en janvier.

Je fais juste un petit truc rapide entre temps. Voir la barre de progrès sur le côté → quelque part par là, oui, là.

Je devrais en parler sous peu, et ça devrait vous plaire. Enfin. J’espère. Moi, en tout cas, j’y prends grand plaisir. Et ça ne peut que commencer par là !

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-50% sur toutes les portes d’entrée à Évanégyre en novembre https://lioneldavoust.com/2020/50-sur-toutes-les-portes-dentree-a-evanegyre-en-novembre https://lioneldavoust.com/2020/50-sur-toutes-les-portes-dentree-a-evanegyre-en-novembre#comments Wed, 11 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8504518 Le saviez-vous ? Non, et vous avez bien raison, mais novembre c’est mon anniversaire, et donc, cadeau de la part de Critic !

Non, en fait il n’y évidemment aucun rapport : c’est à l’occasion de la sortie de L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » IV) le 20 novembre, et donc : quasiment tous les livres pouvant servir de porte d’entrée à l’univers d’Évanégyre – rappelons que les ensembles narratifs sont indépendants les uns des autres – sont à -50% en numérique jusqu’au 30 novembre.

Plus en détail :

La Route de la Conquête

Couv. François Baranger

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.

Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.

Lauréat du prix Exégète 2015

Finaliste du prix Elbakin 2015 / Finaliste du prix Imaginales 2015 / Finaliste du prix Mythologica 2016

➡️ Plus d’informations et commander

Port d’Âmes

Couv. François Baranger

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Finaliste du prix Imaginales du roman / Finaliste du prix Imaginales des lycéens / Finaliste du prix Elbakin.net

➡️ Plus d’informations et commander

La Messagère du Ciel (« Les Dieux sauvages » I)

Couv. Alain Brion

(Si vous voulez vous mettre à la série, c’est évidemment celui-là qu’il vous faut)

Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

Prix Elbakin 2017 du meilleur roman de fantasy français

Prix Imaginaire Découverte 2018 des Petits mots des libraires

Présélection du prix littéraire de l’imaginaire Booktubersapp

➡️ Plus d’informations et commander

Comment choisir ?

En prenant les trois, bien entendu ! Quoi, comment ? Davantage de précisions ? Okay. Faisons extrêmement simple, en mode TL;DR. Vous voulez :

  • Une saga, épique, restant globalement dans les codes de la fantasy : La Messagère du Ciel.
  • De l’épique, mais en tome indépendant, à la frontière entre fantasy et SF, dans les territoires du planet opera : La Route de la Conquête.
  • Un roman indépendant, plus intimiste et initiatique, dans une ambiance pré-révolution industrielle : Port d’Âmes.
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Au travail ! (Pep talk NaNoWriMo) https://lioneldavoust.com/2020/au-travail-pep-talk-nanowrimo https://lioneldavoust.com/2020/au-travail-pep-talk-nanowrimo#respond Tue, 10 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8449219 Par un étrange concours de circonstances sanitaire, le NaNoWriMo (ou DRoMA en bon français – bravo pour cette initiative, à suivre ici !) se déroule donc en confinement, ce qui s’y prête donc peut-être bien (fonction de votre situation précise). En 2013 (gloups) on m’avait demandé un pep talk – soit un discours de motivation ? De sergent instructeur ? Un massage de dos ? – pour le NaNo, justement, mais le site concerné a depuis disparu. Donc : revoici.

Au travail !

Vous l’avez peut-être déjà entendu : il n’y a pas de vérité absolue en art, il n’y a donc pas de méthode en création. Pas d’autre méthode que la vôtre, qui sera le fruit de vos expérimentations, de vos aventures et surtout de ce que vous goûterez, et de la façon dont cela vous fera mûrir. La seule façon d’apprendre à écrire consiste à vous connaître ; la seule façon d’apprendre à vous connaître consiste à écrire.

Il existe en revanche une vérité cardinale. C’est la persévérance. Bossez comme vous l’entendez. Mais BOSSEZ.

Bossez dans un café bondé ou isolé(e) chez vous dans le silence. Bossez dans la sérénité ou en vous tapant la tête contre les murs. Bossez dans les interstices de votre vie, bossez en vous ménageant de grandes plages de temps, bossez sur un smartphone ou un cahier relié de cuir, avec un synopsis, sans synopsis, en vous octroyant une pause au calme, en écrivant pendant un forcené douze heures d’affilée.

Mais, quoi qu’il arrive : BOSSEZ, sans relâche, de la manière qui vous ressemble aujourd’hui (qui ne sera peut-être pas la même demain).

Réfléchissez à ce dont vous avez besoin, mettez-vous en accord avec vous-même, écrivez, raffinez la formule, recommencez.

Créer, c’est dur. Écrire, c’est de la folie. Mais c’est de la magie, et c’est pour ça que vous êtes là. Pour faire naître votre histoire, pour vous immerger dans la vie de personnages et, peut-être, jouer des émotions de vos futurs lecteurs en virtuose, les faire passer par le rire et l’angoisse, par la peine et le triomphe.

Toutefois, nul autre que vous n’a décidé de se lancer dans cette galère, celle de la littérature en général et celle du NaNo en particulier. Et, plus important, nul autre que vous, si vous êtes honnête avec vous-même, si vous allez chercher au fond de vous la vérité qui n’appartient qu’à vous, ne peut dire ce que vous avez à dire. Si vous laissez vos histoires au fond de vous-même, nul ne les racontera pour vous.

Vous êtes seul(e) redevable de votre engagement envers vous-même. Vous vous êtes fait cette promesse. Et pour y parvenir, au fond, il n’y a pas de recette, pas de miracle : il y a de l’effort, de l’entêtement, du serrage de dents, quelques pétages de plombs, de la déprime et de l’extase.

Mais j’ai une bonne nouvelle : c’est normal. C’est le métier. Rassurez-vous. Est-ce que ça ira mieux avec le temps ? Probablement pas. Mais vous saurez une chose : que vous en êtes passé(e) par là, que vous avez survécu, fini, et continué.

Et c’est pourquoi, ce que vous ne devez pas faire, c’est baisser les bras. Vous dire que vous n’y arriverez jamais. (Ou alors, juste un peu. Mais pas longtemps. Prenez un chocolat chaud. Pleurez sur l’épaule de votre mère. Soufflez un peu. Jouez à Mario Kart. Mais ensuite : retournez dans l’arène, le couteau entre les dents, et faites rendre ses chapitres à votre histoire.) Ce que vous devez faire, c’est toujours remonter en selle. C’est insister. Ne vous arrêtez pas. Parce qu’au cœur de l’écriture, il n’y a jamais que cela : l’acte d’écrire, de rester devant la page, et d’aligner les mots. Derrière toute la théorie littéraire du monde – qui a son utilité et fait gagner des années de réflexion, ne vous y méprenez pas – il n’y a toujours qu’une personne, face à la page, qui écrit, sans s’arrêter, et qui, un jour, finit son livre.

Nul ne vous regarde. Nul ne vous relira si vous ne le souhaitez pas. Vous pourrez toujours retravailler plus tard. Alors, laissez-vous aller. Tentez, osez vous planter. Persévérez, même et surtout si ça vous paraît nul, incohérent, plat, pas crédible. Ne revenez pas en arrière. Ne corrigez pas. Notez peut-être sur une feuille à part ce qu’il faudra rattraper ; mais, pour l’heure, avancez.

Pour corriger, il faut avoir une base de travail, et c’est exactement ce que vous êtes en train de construire : ramer, grogner, défricher dans la sueur et une possible consternation le territoire vierge de votre histoire, pour disposer ensuite de matière. Mais vous ne pourrez rectifier le voyage qu’en l’ayant déjà accompli. Ce premier trajet n’est pas parfait. Mais ce n’est pas le but. Le but, c’est savoir les questions que votre histoire pose pour réfléchir ensuite aux meilleures réponses à leur apporter.

Alors, par tout ce qui est juste et bon, ne visez pas la perfection. Avancez, c’est tout. Insistez, toujours. Terminez ce fichu premier jet. Ne lâchez pas ; soyez celui ou celle qui tient bon quand tous les autres abandonnent. Ayez ce courage. Lâchez Facebook, laissez tomber la vaisselle, cloîtrez-vous et ne répondez plus au téléphone s’il le faut. Mettez des mots sur la page. Au bout du compte, malgré toute la technique narrative amassée – qui a sa valeur –, c’est cette persévérance qui est la seule à pouvoir vous conduire au bout de la route. C’est la règle de l’écriture n°1 de Robert Heinlein :
« Tu dois écrire. »

S’il n’y a vraiment qu’une seule chose à savoir, c’est celle-là.

PS : Si vous ne rencontrez aucune des difficultés susnommées, félicitations ! Bravo, et bon NaNo ! Par ailleurs, sachez que je vous hais. Gros bisous.

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Procrastination est prêt jusqu’à début mars ! https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-est-pret-jusqua-debut-mars https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-est-pret-jusqua-debut-mars#comments Mon, 09 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8121915 Et hop, comme nous en avons à présent pris l’habitude depuis le printemps, Procrastination s’est réuni virtuellement la semaine dernière pour mettre cinq épisodes de plus dans la boîte !

Montage Mélanie Fazi

Personnellement, j’apprends toujours davantage de ces sessions et des manières d’optimiser l’enregistrement à distance (une affaire un peu plus compliquée qu’il n’y paraît si l’on cherche à dépasser le simple enregistrement Skype). J’espère que la qualité sonore ne fera que s’améliorer au fil de cette année, en tout cas c’est le but.

Mais ce qui compte avant tout reste le contenu, et nous sommes armés jusqu’aux dents de chouettes sujets, dont voici le nouveau planning !

  • 1e novembre : La course à la perfection
  • 15 novembre : Être auteur et timide
  • 1e décembre : Le retravail des manuscrits, avec Mireille Rivalland
  • 15 décembre : Le découpage des séries
  • 2 janvier : Le réalisme en imaginaire
  • 15 janvier : L’organisation d’une journée de travail
  • 1e février : Vivre la critique
  • 15 février : Les règles magiques de Brandon Sanderson, part. 1
  • 1e mars : Les règles magiques de Brandon Sanderson, part. 2

Rendez-vous bientôt donc pour le 1e novembre. Ou le 30 octobre. Ou le 2 novembre. Mais y a pas de Procrastination qui sort ces jours-là. Donc bon. Après c’est probablement de chouettes journées aussi. Mais un tout petit peu moins. Forcément.

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La photo de la semaine : Cranberry fields (for ever) https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-cranberry-fields-for-ever https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-cranberry-fields-for-ever#comments Fri, 06 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8524107 Là encore, ça marcherait moins bien en français.

Cranberry fields (for ever)
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Aidez-moi à façonner l’avenir de la newsletter (grande consultation publique) https://lioneldavoust.com/2020/aidez-moi-a-faconner-lavenir-de-la-newsletter-grande-consultation-publique https://lioneldavoust.com/2020/aidez-moi-a-faconner-lavenir-de-la-newsletter-grande-consultation-publique#comments Thu, 05 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8294318 Voilà bientôt trois mois que j’ai quitté les réseaux commerciaux et je n’ai jamais été aussi détendu de récente mémoire. Jamais aussi concentré, aussi, et productif ; quand je pense au temps que j’ai mis à me résoudre à cette décision, j’aurais le faire voilà deux ans. J’ai en tête quelques projets beaucoup plus productifs pour parler d’écriture et de mon propre travail, mais il faut que je fasse la place dans le calendrier (merci le time-blocking) pour y parvenir.

Bref : mon moyen de communication principal avec vous et toi, auguste lectorat, est donc devenu la newsletter mensuelle. (Nous connaissons en plus, à présent, la mystérieuse et démoniaque histoire de Lucien.) Je l’ai refondue il y a deux ans environ pour la rendre moins fréquente et plus dense, mais c’était à une époque où elle fonctionnait en tandem avec les réseaux. J’aime assez la formule actuelle (riche en contenu, plus rare) parce que je fonctionne ainsi, mais vu qu’il s’agit de donner des nouvelles régulières et de proposer le contenu du blog sur le mois passé, je me demande tout simplement si l’offre est adaptée à la demande.

Du coup, grande consultation publique, comme on dit dans les mairies de campagne quant à l’installation d’une bretelle d’autoroute. Et comme vous n’avez pas forcément que ça à faire que de vous étendre en commentaires, pour simplifier, un petit sondage avec des options courantes. Sachant, cependant, que si vous avez le temps de vous étendre en commentaires, votre avis détaillé et d’éventuels débats subséquents sont éventuellement les bienvenus.

Dites-moi ce que et comment vous aimeriez recevoir.

Or doncques, le sondage en trois parties : d’une, la forme, de deux, le fond ; de trois, une boîte à idées complètement libre où vous pouvez ajouter vos propres réponses et idées. Les autres visiteurs les verront et pourront ajouter leur vote à vos propositions si elles les séduisent ! Vous pouvez bien évidemment développer idées et discussions en commentaires.

Ce sondage est clos

Que pensez-vous de la FRÉQUENCE et de la LONGUEUR de la newsletter ?

Ce sondage est clos

Que pensez-vous du CONTENU de la newsletter ?

Ce sondage est clos

Boîte à idées !

(C’est la première fois que je tente un truc pareil, donc je demande l’indulgence du jury, et si un truc ne marche pas, signalez-le en commentaires, je le verra. Merci !)

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L’atelier sur le conflit est MAINTENU à DISTANCE https://lioneldavoust.com/2020/latelier-sur-le-conflit-est-maintenu-a-distance https://lioneldavoust.com/2020/latelier-sur-le-conflit-est-maintenu-a-distance#respond Wed, 04 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8447651

Donc, tandis que nous nous adaptons à cette nouvelle période (Netflix, Disney+, whisky), une info brève mais importante :

L’atelier réalisé pour les Mots sur la notion de conflit en narration est MAINTENU (28-29 novembre). Il se fera en virtuel, via Zoom, comme toutes nos vies en ce moment.

Nous avons testé la formule lors du premier confinement au printemps et cela marche réellement bien. À tout prendre, si vous n’êtes pas à Paris, c’est même l’occasion d’en profiter.

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La publication de L’Héritage de l’Empire est MAINTENUE (20 novembre) ! Faites vivre vos libraires ! https://lioneldavoust.com/2020/la-publication-de-lheritage-de-lempire-est-maintenue-faites-vivre-vos-libraires https://lioneldavoust.com/2020/la-publication-de-lheritage-de-lempire-est-maintenue-faites-vivre-vos-libraires#comments Tue, 03 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8448719 J’avais promis d’en dire plus, donc information de première nécessité (en tout cas pour moi) :

La publication de L’Héritage de l’Empire est maintenue au 20 novembre.

Contrairement au premier confinement, la chaîne du livre ne s’arrête pas. Cela signifie que vous pouvez commander vos livres (notamment L’Héritage de l’Empire, sans vouloir vous influencer) en toute liberté et être livré·es pour Noël (et votre plaisir).

J’ai mes exemplaires, et ils sont BEAUX.

J’attire votre attention sur le fait que quantité de commerces indépendants, dont les libraires, proposent des commandes par correspondance ou en point de récupération. Plus que jamais, ils ont besoin de votre soutien, et les moyens pour s’approvisionner chez eux ne manquent pas : site web, mail, même un coup de téléphone – les frais d’envoi, le cas échéant, ne vous coûteront pas plus cher que le ticket de métro ou l’essence que vous auriez dépensés pour leur rendre visite. Et vous faites un acte militant, en contribuant à la diversité culturelle, en faisant vivre ceux et celles qui s’intéressent vraiment au livre et aux auteurs (ce n’est pas Amazon, malgré ce qu’ils prétendent) et vous récompensez les entreprises qui contribuent à faire fonctionner le pays via leurs impôts… Ça peut servir, en ce moment.

Je ne crois pas vous avoir jamais1 appelés à commander un de mes bouquins en masse – chacun fait ce qu’il ou elle veut, j’ai toujours proposé, vous disposez – mais si vous y pensez en ce moment, j’aimerais juste vous demander de ne pas oublier. Sortir un bouquin par les temps qui courent est très difficile car il n’y a quasiment pas de promotion possible, que ce soit sur les étals des libraires ou en salon. (Heureusement, il reste la presse et les blogs.) Vous voyez l’info aujourd’hui, vous ne la reverrez peut-être pas ; pensez-y, donc, avec mes remerciements, ceux de mon éditeur, et du libraire que vous ferez vivre.

Prenez soin de vous.

  1. Ou si c’est le cas, ce n’est vraiment pas souvent.
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Procrastination podcast s05e04 – La course à la perfection https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s05e04-la-course-a-la-perfection Mon, 02 Nov 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8254886
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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e04 – La course à la perfection« .

Les innombrables ouvrages de développement personnel et les conseils sur Internet tendent à accumuler les injonctions et les recommandations pour une vie saine – promettant donc une écriture saine. Cette quinzaine, passage au microscope de cette tendance, et de son ancrage dans la réalité ; car Estelle relève qu’un certain nombre de jeunes auteurs ont peut-être une vision fantasmée de la vie d’auteur qui peut prendre le pas sur l’acte même d’écrire. Mélanie rappelle qu’il n’y a pas de méthode absolue, et qu’il est capital de connaître son propre fonctionnement ; Lionel, qui est davantage immergé dans les techniques de productivité, rappelle que toutes les injonctions ne sont que le symptôme d’une vraie cause : comment réserver du temps et de l’énergie pour écrire ?

Références citées :
– Le coût cognitif de changer de tâches et faire plusieurs choses à la fois : https://www.apa.org/research/action/multitask
– S’organiser pour réussir, la méthode Getting Things Done, David Allen
– zettelkasten.de
– Ableton Live
– Big Magic (Comme par Magie), Elizabeth Gilbert

Procrastination est animé par Mélanie Fazi ( https://www.melaniefazi.net ), Estelle Faye ( http://www.estellefaye.fr/ ) et Lionel Davoust ( https://lioneldavoust.com ). Diffusion : Elbakin.net.

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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La photo de la semaine : Les murs de lumière https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-les-murs-de-lumiere Fri, 30 Oct 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8295421
The Walls of Light
Cliquez pour agrandir

(Temple de Singang, Taiwan).

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Les Utopiales sont annulées (+ infos sur le mois de novembre) https://lioneldavoust.com/2020/les-utopiales-sont-annulees-infos-sur-le-mois-de-novembre https://lioneldavoust.com/2020/les-utopiales-sont-annulees-infos-sur-le-mois-de-novembre#comments Thu, 29 Oct 2020 08:00:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8360689 Si près, bordel. Si près.

Bon, ben voilà, hélas, vous vous en doutez après les annonces d’hier, hélas on ne se verra pas ce week-end à Nantes. À littéralement trois jours près.

J’ai une immense pensée pour toute l’organisation qui a tout, mais alors TOUT fait pour que cela se tienne contre vents et marées. Merci à eux et elles d’avoir eu la foi jusqu’au dernier moment, alors que les installations commençaient déjà… Bref, je n’insiste pas dans le mélo, c’est déjà assez douloureux comme ça. Vous m’avez compris.

Je vous avoue que du coup c’est un peu la panique temporaire sur la passerelle par rapport à ce qui était prévu ce mois-ci, d’où un message un peu décousu, je suis désolé, je fais au plus vite :

L’atelier aux Mots sur le conflit (28-29 novembre) a toute les chances d’être maintenu en virtuel à distance ; on l’avait déjà fait au printemps pour celui sur la scène d’action. Confirmation à venir certainement très vite.

L’Héritage de l’Empire était prévu pour le 20 novembre. Qu’arrive-t-il ? Je ne sais pas, mais cela va décider rapidement. En gros : si les circuits de distribution de la chaîne du livre fonctionnent, la sortie du livre devrait pouvoir se maintenir, mais cela va dépendre des capacités de commercialisation et de promotion. Un si gros machin (et très attendu – merci à vous) jeté dans l’arène sans chance de se faire sa place sur les rayons, ça va un peu nous fendre le cœur à tous (moi le premier, hein). Et économiquement, on ne va pas se mentir, c’est pas idéal non plus, on ne fait pas des métiers très solides par les temps qui courent. Il n’est pas exclu qu’on décale de quelques semaines. Ou pas. Plus d’infos dès que j’en ai.

D’ici là, prenez soin de vous, et pensez à votre santé mentale aussi, en plus de la physique. Vous avez le droit de lâcher des trucs qui vous pèsent. Courage, on sortira de cette histoire.

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Nouvelle session VIRTUELLE de l’atelier « Écrire une histoire grâce au conflit, notion fondamentale de la narration » (28-29 nov.) https://lioneldavoust.com/2020/nouvelle-session-de-latelier-ecrire-une-histoire-grace-au-conflit-notion-fondamentale-de-la-narration-28-29-nov Wed, 28 Oct 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8293971 EDIT 2020-11-02 : L’atelier est maintenu. Il se fera en virtuel, et c’est même une occasion unique d’y participer si vous n’êtes pas à Paris (il faut bien essayer trouver des avantages à la situation actuelle).

C’est ma notion favorite, celle dont la compréhension m’a ôté à jamais le questionnement de ce qui allait se passer ensuite dans une histoire, et qui m’a donné une grille de lecture pour dynamiser des histoires plus complexes, plus psychologiques (le retravail et la publication finale de Port d’Âmes vient directement de cela ; un hiatus de huit ans entre le premier jet et la totale réécriture qui a permis au roman de sortir sous sa forme aboutie). Le conflit en narration n’a rien à voir avec le conflit binaire entre un méchant et un gentil, mais parle de volontés, d’impulsions, de résistances et de dynamiques narratives de manière organique.

Alors que la session à distance sur la notion se terminera fin novembre, pour répondre à la demande de plus en plus nette sur le sujet, je suis ravi de reproposer un stage intensif à l’école Les Mots (Paris) sur le sujet :

Bien des écoles de création littéraire américaine résument la notion d’histoire à celle de conflit. Où est l’adversaire ? Qui les personnages doivent-ils vaincre ? Mais cette notion est souvent mal comprise, résumée à une opposition binaire entre deux camps et à une confrontation souvent fondée sur la violence. Or, dans le contexte de la création narrative, elle est bien plus vaste : elle représente l’énergie fondamentale de tout récit, tandis qu’elle exprime, de façon globale, la notion de difficulté et de tension, qui sous-tend toute intrigue romanesque. 

À la fois question préparatoire féconde et boussole pour s’extirper d’une impasse littéraire, la notion de conflit en narration forme un socle dont la compréhension profonde aide l’auteur à rendre ses récits plus efficaces, plus prenants, tout en simplifiant son travail en lui fournissant les questions cruciales qui l’aideront à progresser dans son histoire. Et, loin d’un affrontement binaire de film à grand spectacle hollywoodien, elle lui permettra au contraire, s’il le désire, de complexifier ses intrigues et ses personnages sans jamais sacrifier le suspense et l’intérêt du lecteur. 

Attention, le stage est limité à 12 places.

➡️ Informations pratiques et inscriptions

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L’exposition fantasy de la BnF en ligne s’enrichit pour Halloween https://lioneldavoust.com/2020/lexposition-fantasy-de-la-bnf-en-ligne-senrichit-pour-halloween Tue, 27 Oct 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8139225 On ne dirai jamais assez de bien (et on ne répercutera jamais assez) le travail titanesque accompli par la Bibliothèque nationale de France autour de la fantasy – 

Cliquez pour y aller !

– exposition virtuelle qui est maintenant disponible en anglais, pour mémoire.

À l’occasion d’Halloween, l’exposition enrichit son contenu autour des sorcières, des monstres, des sorciers : tous les albums sont disponibles ici, et pour tout visiter, une seule adresse :

➡️ https://fantasy.bnf.fr/

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Retrouvons-nous aux Utopiales ce week-end [EDIT : annulé] https://lioneldavoust.com/2020/retrouvons-nous-aux-utopiales-ce-week-end-elles-tiennent-bon-et-sont-gratuites Mon, 26 Oct 2020 09:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8248791 EDIT : Malheureusement… 

Je salue à chaque fois les organisations d’événements, petits et grands, qui se tiennent par le temps qui courent (ainsi que celles d’événements annulés au dernier moment contre leurs précautions et leur volonté – c’est un véritable crève-cœur) : il doit falloir donner véritablement des garanties signées de son propre sang et engager une responsabilité monstrueuse.

Bravo et merci, donc, à toutes les équipes des Utopiales qui se tiendront ce week-end à Nantes. Une édition forcément un peu particulière, placée sous le signe d’une jauge et d’une programmation réduites, mais totalement gratuite. Merci au festival et à la ville de Nantes de proposer cette initiative dans ce cadre pour soutenir la chaîne du livre. Bien entendu, le cadre sanitaire est renforcé et les modalités sont adaptées à la situation : voir toutes les informations pratiques (attention, toutes les réservations doivent être faites à l’avance, il n’y a pas de billetterie sur place).

Affiche Alex Alice

J’aurai pour ma part le plaisir d’y être présent sur toute la durée publique, de jeudi à dimanche (29 octobre – 1e novembre). Bien sûr, la réédition de La Messagère du Ciel en poche sera là, et j’ai l’honneur d’apparaître dans l’anthologie de l’année (pour mémoire, vous avez jusqu’à mercredi pour commander vos livres dédicacés chez ActuSF, dont l’anthologie).

La programmation est disponible en ligne et PDF. J’interviendrai sur les débats suivants (les numéros servent à les référencer pour les inscriptions à l’avance) :

  • Jeudi 29 octobre, 10h, Salle Hypérion : Grammaire inclusive : de quoi la langue est-elle le signe ? (n° 002)
  • Jeudi 29 octobre, 14h30, Salle CIC Ouest : Cartographies (n° 021)
  • Vendredi 30 octobre, 10h, Salle Hypérion : L’indice du complot (n° 048)
  • Dimanche 1e novembre, 12h, Salle Hypérion : No way to go (les mondes perdus) (n° 149)
  • Dimanche 1e novembre, 15h30, Lieu Unique Atelier 1 : Paléographie graphologie (n° 163)

Pour ce qui est des dédicaces, trois créneaux prévus dans l’espace librairie :

  • Jeudi 29 octobre, 11h15-12h15
  • Vendredi 30 octobre, 11h15-12h15
  • Dimanche 1e novembre, 13h15-14h15

À ce week-end, donc, avec gestes barrières et masques, mais sourires dessous et livres à la main.

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La photo de la semaine : Le chemin aquatique https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-le-chemin-aquatique https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-le-chemin-aquatique#comments Fri, 23 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8122412
The Water Path
Cliquez pour agrandir
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Opération dédicace ActuSF : recevez vos livres dédicacés (dont Les Questions dangereuses) https://lioneldavoust.com/2020/operation-dedicace-actusf-recevez-vos-livres-dedicaces-dont-les-questions-dangereuses https://lioneldavoust.com/2020/operation-dedicace-actusf-recevez-vos-livres-dedicaces-dont-les-questions-dangereuses#comments Thu, 22 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8171720 J’avais dit que ça ferait une semaine riche d’informations, hein ?

On ne s’arrête plus : comme tous les ans, les éditions ActuSF vous proposent de commander vos ouvrages et de les recevoir chez vous dédicacés par les auteurs.

C’est-à-dire tous les auteurs présents aux Utopiales ayant des livres publiés aux éditions ActuSF (parce qu’on sera là-bas pour les signer, HEY, c’est bien FICHU). Pour ma part, cela concerne : Les Questions dangereuses, mais aussi l’anthologie officielle du festival où se trouve reprise « Une Forme de démence » (voir article d’hier).

Je ne peux évidemment que vous encourager vivement à aller voir la page des éditions détaillant l’opération, il y a vraiment de quoi se faire plaisir (je ne peux citer tout le monde – allez-y voir ! – mais mentionnons Morgan of Glencoe, Jean-Laurent Del Soccorro et surtout le classique Mermère, par Hugo Verlomme !). Attention, les commandes doivent impérativement être réalisées au plus tard le 28 octobre.

➡️ Commander l’intégralité des ouvrages (ou juste une sélection, si vous y tenez, c’est possible aussi mais laissez-moi vous dire que pfff)

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« Une Forme de démence », nouvelle dans l’anthologie des Utopiales 2020 https://lioneldavoust.com/2020/une-forme-de-demence-nouvelle-dans-lanthologie-des-utopiales-2020 https://lioneldavoust.com/2020/une-forme-de-demence-nouvelle-dans-lanthologie-des-utopiales-2020#comments Wed, 21 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8171788 Je sais, je sais, beaucoup d’informations d’un coup cette semaine, que voulez-vous, l’écriture est semblable au lent mûrissement des arbres fruitiers : un jour, on prend tout d’un coup sur la tronche (demandez donc à Isaac Newton).

Or doncques, je suis vraiment très heureux d’annoncer que « Une Forme de démence », un texte pour lequel j’ai beaucoup de tendresse personnelle (j’en ai pour tous, évidemment, mais celui-là me tient spécialement à cœur) va être repris dans l’anthologie officielle des Utopiales 2020 (auxquelles j’ai l’honneur d’être invité, j’en reparle la semaine prochaine !).

Le thème de cette année est « Traces » et le livre sort aux éditions ActuSF.

Couverture Alex Alice

Une trace, un indice, une marque… Nous laissons tous une trace de nos passages, de ce que nous sommes, de ce que nous vivons. Nous sommes le fruit d’autres traces avant les nôtres. Autour de cette thématique, 13 auteurs et autrices nous proposent textes et récits sur les traces de l’histoire, des sciences, de nos sociétés, et des traces que nous portons en nous… 

Ce livre est l’anthologie officielle des Utopiales 2020. 

Au sommaire :

  • Baptiste BEAULIEU
  • Christophe DOUGNAC
  • Thomas C. DURAND
  • Caroline DE BENEDETTI
  • Lionel DAVOUST
  • Sara DOKE
  • Claude ECKEN
  • Ïan LARUE
  • Adélaïde LEGRAND
  • Nicolas MARTIN
  • Morgan OF GLENCOE
  • Joëlle WINTREBERT

À propos de « Une Forme de démence »

Un vieux professeur d’université, créateur d’un monde fantastique novateur et unique, embauche une étudiante, Edda, pour l’aider à mettre ses notes en ordre. Mais la création, et son créateur, cachent un secret qui risque de renverser à jamais la vision qu’Edda a du monde… et peut-être celle du lecteur également.

Je disais qu’il me tient à cœur parce que, malgré toute la vision critique que j’en ai, j’ai puissamment conscience d’être en grande partie ici justement grâce à « un vieux professeur d’université créateur d’un monde fantastique novateur et unique ».

Ce texte est ma façon de lui rendre hommage, ainsi qu’à l’imaginaire qui nous fait rêver et nous unit tous, dans la lecture, l’écriture, l’édition, la librairie, l’étude et la chronique, nous tous, « peuple de la science-fiction » (selon l’expression de Roland C. Wagner) et de l’imaginaire.

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La Messagère du Ciel et Le Verrou du Fleuve réimprimés https://lioneldavoust.com/2020/la-messagere-du-ciel-et-le-verrou-du-fleuve-reimprimes Tue, 20 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8088585
Couv. Alain Brion

… et comme un bonheur n’arrive jamais seul (ah bon ? D’où ça vient ? Qui a décrété cela ? Et est-ce vraiment bien optimal, puisque cela veut dire que l’on concentre des bonheurs par paires sur un effectif plus réduit de la population alors qu’on pourrait les distribuer plus largement ? Enfin – je ne me plains pas, on est d’accord !), les illustres éditions Critic annoncent que La Messagère du Ciel et Le Verrou du Fleuve (« Les Dieux sauvages » 1 et 2) sont réimprimés (…  pour la deuxième fois, dans le cas de La Messagère du Ciel !)

Merci à toutes et tous pour votre enthousiasme incroyable pour cette série. J’avoue que je n’imaginais pas, tandis que je construisais l’ossature de l’épopée de Mériane au passage en écrivant les premières moutures de Port d’Âmes il y a plus de dix ans, qu’on en serait là aujourd’hui.

Pour mémoire, après la longue écriture du tome 4, il y a plein de « Dieux sauvages » en ce moment :

En espérant qu’on puisse au maximum se revoir en personne pour que je vous le présente de mes mains hydroalcoolisées, puissent les dieux sauvages vous laisser tranquilles !

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L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » 4) sortira le 20 novembre ! Couverture et précommandes ! https://lioneldavoust.com/2020/lheritage-de-lempire-sortira-le-20-novembre-revelation-de-la-couverture https://lioneldavoust.com/2020/lheritage-de-lempire-sortira-le-20-novembre-revelation-de-la-couverture#comments Mon, 19 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8087281 Le site a changé de couleur, vous avez vu ? Ne tergiversons pas.

Couv. Alain Brion

BAAAAAAM

Cela fait un moment que je l’ai vue et que je trépignais qu’elle sorte : c’est chose faite ! Vous pensez que ça ne rigolait pas dans La Fureur de la Terre ? Ahaha. Cette couverture est parfaite à plus d’un titre (et merci, encore, à Alain Brion). Pour savoir pourquoi… 

… il faudra attendre le 20 novembre, date de sortie dans l’univers entier du roman, tome 4 de la saga « Les Dieux sauvages » et avant-dernier, donc !

J’ai l’impression de dire cela à chaque fois, mais : c’est le livre le plus ambitieux que j’aie jamais écrit. (Ce qui était une merveilleuse idée pendant une pandémie mondiale, un accident à la main et des projets personnels d’envergure, bien sûr.) Il dépasse les 900 pages (1,7 millions de signes, sachant que j’en ai bien écrit 2 millions au premier jet). Il passe la Rhovelle et les personnages au presse-purée de la guerre et des manipulations divines. Le dernier tiers est littéralement un roman dans le roman. Et la vraie nature du conflit entre les dieux sauvages, ainsi que celle de certains alliés, éclate au grand jour.

Bref, j’en suis content comme rarement, et je trépigne de l’avoir entre les mains, et que vous aussi.

Pour information, les précommandes sont d’ores et déjà possibles. N’hésitez pas à le demander à votre libraire (aux seules et uniques éditions Critic !), sinon toutes les plate-formes de livres électroniques (sauf Google) offrent déjà la possibilité du pré-achat, voir par exemple ici.

La quatrième de couverture

La guerre entre les dieux sauvages fait rage. La forteresse de Rhovelle, Loered, est isolée ; Mériane, la Messagère du Ciel, l’espoir du peuple, dispose d’une armée qu’elle ne peut déployer. Ganner fait route librement vers Ker Vasthrion, où gît un pouvoir qui offrira à Aska la domination totale. Wer est en train de perdre, et dans les hautes sphères du pouvoir, les hommes se raccrochent à l’espoir insensé que la vertu les sauvera. 

L’union des provinces et l’ultime résistance contre l’envahisseur démoniaque doit venir d’un symbole fort. Face à la main-mise du clergé sur le pouvoir, il faut un nouveau roi à la Rhovelle. Parallèlement, l’étau se resserre autour de Mériane : quitte à tout perdre, l’Eglise de Wer ne saurait accepter qu’une femme la sauve. Trahie par ses alliés, rongée par l’usage prolongé de son armure de l’Ancien Temps, la Messagère du Ciel se voit glisser inexorablement dans les ténèbres. 

Mais au fond de l’abysse l’attend la clé pour mettre un terme définitif à la guerre. La vraie nature de Dieu.

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La photo de la semaine : Parmi nous https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-parmi-nous https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-parmi-nous#comments Fri, 16 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=8037512
Among us
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Procrastination podcast s05e03 – Écrire pour soi, écrire pour les autres (part.2) https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s05e03-ecrire-pour-soi-ecrire-pour-les-autres-part-2 Thu, 15 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7935281
procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e03 – Écrire pour soi, écrire pour les autres (part.2)« .

Suite et fin de la question de l’accessibilité en écriture : comment faire en sorte d’être compris·e dans l’authenticité de ses intentions et son projet ? Estelle évoque la peur que la technique peut susciter relativement à une possible perte de sincérité, mais fait valoir que l’une permet justement de creuser l’autre (moyennant un peu de travail). Lionel développe la fameuse recommandation « kill all your darlings » en faisant valoir que l’auteur doit conserver une forme d’humilité et éviter le cabotinage à contretemps. Mélanie évoque l’importance de cerner ce qui sert (ou non) un texte et que l’auteur doit savoir faire preuve de retenue si son plaisir ne s’aligne pas avec la finalité d’un projet.
Tous trois s’accordent sur la nécessité de cerner l’identité des projets pour cerner ce que l’on cherche à servir exactement… et sur l’importance de lire pour élargir ses horizons !

Références citées
– F. Scott Fitzgerald
– Un Gâteau 100 fois bon, Joseph Capek
– L’Île aux enfants (si si, c’est dedans, écoutez bien)
– Olivier Lorelle

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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De l’ingénierie à l’écriture [entretien pour Planète Agro] https://lioneldavoust.com/2020/de-lingenierie-a-lecriture-entretien-pour-planete-agro https://lioneldavoust.com/2020/de-lingenierie-a-lecriture-entretien-pour-planete-agro#comments Tue, 13 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7929953

Donc, dans une vie antérieure, comme dirait Obi-Wan Kenobi après cette sombre histoire de Coruscant Papers le forçant à se reconvertir dans la contemplation de l’érosion éolienne, je fus ingénieur agronome (halieute), et quels ne furent pas mon honneur et ma joie d’être contacté par Planète Agro, le magazine du réseau professionnel, pour un portrait sur ma pomme. (Pomme. Agronomie. Humour drôle.)

Sérieusement, c’est une vraie joie de recevoir cet écho de ce milieu et un honneur d’être ainsi présenté dans un futur numéro. Merci à Rayène Fennira pour son intérêt envers mon travail, pour sa synthèse d’un (très) long entretien qui ne pourra être publié dans le magazine faute de place, mais que voici, histoire de, parce que vous comprenez, c’est un peu mon cœur de métier, les histoires de.

Qui êtes-vous et quels sont vos origines géographiques ? 

Né à Paris, je quitte la capitale dès que possible… c’est-à-dire quand j’intègre ; j’obtiens Grignon, mais je décide résolument de choisir Rennes, car je cherche à m’approcher de la biologie marine. Viser l’halieutique forme donc le choix logique. Je me suis établi là-bas et j’y suis resté. 

Mais j’ai toujours eu des aspirations artistiques, notamment dans le domaine de l’écriture, écrivant sur mon temps libre depuis des années des histoires ou des articles. Une fois le diplôme d’ingénieur agronome en poche, je décide de prendre une année sabbatique pour essayer (avec la merveilleuse inconscience qu’on a à vingt ans) de me lancer dans le milieu littéraire. Je me rends compte que c’est beaucoup, beaucoup plus compliqué que je ne le pensais… mais je sais que c’est ma voie – d’autant plus que le fonctionnement en indépendant me correspond parfaitement. 

Aujourd’hui, je suis écrivain professionnel. J’ai publié une quinzaine de traductions, environ trente-cinq nouvelles, une dizaine de romans et recueils dans le domaine du thriller et des littératures de l’imaginaire, c’est-à-dire science-fiction / fantastique / fantasy, avec une prédilection pour cette dernière. J’étudie également beaucoup la productivité dans le domaine créatif, pour ma propre pratique, mais cela se transcrit de plus en plus en conférences, ateliers, perspectives d’ouvrages. 

Quel est votre parcours? 

Après le diplôme, donc, je me lance la fleur au fusil dans l’écriture. Je m’aperçois qu’il y a là toute une technicité, une maîtrise de la narration que, malgré mon intérêt, je n’ai jamais acquise et qu’il va falloir apprendre. Un monde entier sépare les premières histoires que je griffonnais au fil de la plume des immenses sagas que je rêve d’arriver à créer un jour… 

Avec une approche finalement très proche de celle de l’ingénieur, je me mets donc résolument à apprendre : je veux tout faire, tout apprendre de ce qu’on appelle la chaîne du livre. J’entre comme critique littéraire dans une revue de science-fiction, et comme je sais très précisément ce que j’aime et n’aime pas lire, je me retrouve à occuper des postes éditoriaux, notamment à diriger une revue littéraire de fantasy à mon tour. (Pour la petite histoire, j’ai la chance à l’époque d’interviewer au téléphone G. R. R. Martin, l’auteur de « Game of Thrones », qui était à l’époque une série surtout connue des amateurs du genre – nous sommes des années avant la série télé…) Je deviens traducteur littéraire, faisant mes armes chez des éditeurs indépendants, jusqu’à ce que cela devienne mon activité rémunératrice principale. 

Mais, en parallèle, j’apprends à raconter des histoires, plus seulement pour mon loisir, mais comme un professionnel. Il y a une foule de choses à découvrir, à conceptualiser et maîtriser pour proposer des récits susceptibles d’intéresser des éditeurs : caractérisation des personnages, dialogues, action, rythme, construction scénaristique, style, cohérence… Je ressemble un peu à un guitariste de plage qui s’est mis en tête de devenir musicien de scène, alors il faut sacrément pratiquer, mais je m’accroche et je me construis peu à peu comme auteur. Je commence à publier des nouvelles professionnellement en 2004 parallèlement à mes autres activités littéraires ; j’ai la chance et le plaisir de voir mes textes de plus en plus appréciés, ce qui me permet de me centrer de plus en plus sur la création ; je publie mon premier roman en 2010 (La Volonté du Dragon, aujourd’hui épuisé) et à présent, grâce à mes lecteurs formidables, j’ai la possibilité de ne plus me consacrer qu’à l’écriture, en proposant quelques ateliers et conférences sur la créativité en parallèle. 

Que faites-vous actuellement ?

Actuellement, je travaille sur une vaste saga de fantasy épique, intitulée « Les Dieux sauvages », qui s’inspire fortement des grands épisodes de la Guerre de Cent Ans (notamment Jeanne d’Arc) pour en faire une réécriture mythique, et critique quant au rôle des religions et du sort qu’elles réservent aux femmes. Nous sommes dans un cadre complètement imaginaire, où se dressent quelques spectres de notre modernité, mais où le ou la connaisseur•se d’histoire pourra voir des échos de certains événements familiers ! La série a été comparée à la presse à un « Game of Thrones » français, ce qui est évidemment un honneur immense – et un merveilleux écho par rapport à mes timides débuts mentionnés plus haut ! 

Je me trouve actuellement dans les dernières étapes du bouclage du quatrième tome sur cinq projetés, intitulé L’Héritage de l’Empire. Le premier tome, La Messagère du Ciel, vient de ressortir en poche chez Folio. 

Comment est née cette passion ? et depuis quand vous la pratiquez ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu écrire. Je me rappelle nettement, étant vraiment jeune (j’avais deux, trois ans ?), avoir vu ma mère laisser un mot à quelqu’un ; et quand elle m’a expliqué la nature de l’écrit, j’ai trouvé que c’était le pouvoir le plus incroyable du monde. Pouvoir laisser à quelqu’un un message qu’il ou elle peut recevoir en l’absence de l’émetteur, et que celui-ci suscite des idées ou des images… cela m’a semblé incroyable, et j’ai tanné mes parents pour apprendre à écrire bien avant l’âge légal ! J’ai dû apprendre vers six ans, et là, j’ai directement commencé à écrire des histoires. 

Comment la pratiquez-vous et l’avez-vous appris ? Tout seul, en groupe ?

Quand j’ai voulu passer du rôle de guitariste de plage à celui de musicien de scène, j’étais convaincu que l’écriture avait sa technicité, comme tous les arts. La musique s’apprend, le dessin s’apprend, pourquoi pas l’écriture ? J’ai donc commencé à dévorer tout ce que je pouvais trouver sur la technique narrative, mais j’ai trouvé étonnamment peu de choses en langue française à l’époque (autour des années 2000 ; la situation a changé depuis). La rigueur narrative, la technicité, c’est chez les Américains que je les ai trouvées et apprises. Et aussi, un auteur apprend avant tout en lisant, en s’immergeant dans des histoires, du cinéma, des séries, même du jeu vidéo – et en écrivant. J’ai donc beaucoup dévoré, et beaucoup écrit… 

Je suis extrêmement solitaire dans ma pratique ; je peux passer douze à dix-huit mois à écrire sans jamais rien montrer à personne, jusqu’à ce que je considère que cela peut être lisible, mais pas avant. Quand je fais lire à mes proches et évidemment à mes éditeurs, c’est que je considère être arrivé au bout de ma compétence ; les regards extérieurs peuvent alors m’aider à aller plus loin. 

A quelle fréquence ?

C’est mon métier, donc tous les jours, comme n’importe quel professionnel. Je consacre cinq heures par jour à l’écriture minimum, le reste concernant ce qui va autour : échanges avec les lecteurs sur le blog, promotion, administration, médias, etc. 

Participez-vous à des événements en relation avec cette passion (plutôt votre métier) ? Annuels, régionales, internationales ?

J’ai tous les ans un planning d’événements littéraires, en effet, où je dédicace et parle de mon métier ou de mes histoires dans le cadre de débats avec d’autres auteurs pour le public. Ce sont des occasions très précieuses pour un métier si isolé que l’écriture et dépourvu de tout aspect de représentation. C’est la possibilité de rencontrer les lecteurs, anciens et nouveaux, de maintenir ainsi des relations parfois sur des années, de développer même des amitiés. 

Quelles sont vos ambitions dans ce métier ? 

Raconter de bonnes histoires. Arriver à faire vibrer les lecteurs et lectrices avec des récits surprenants, poignants, épiques ou drôles, qui les fassent s’évader, qui partagent parfois de vastes interrogations sur l’humanité. C’est ma seule ambition et mon seul principe. Je n’ai pas un discours, je n’écris pas pour dire quelque chose, pour faire une démonstration, pour propager des opinions, pour flatter mon ego ; je suis un serviteur de la fiction. J’écris parce que j’ai des questions sur le monde et aucune réponse, et que les histoires sont les formes les plus ancestrales de métaphorisation et de compréhension du réel. À travers le voyage des personnages, j’espère que les lecteurs – et moi-même ! – retirerons quelques réflexions, mais avant tout des moments forts. 

Comment avez-vous pu maintenir cette passion malgré les contraintes de temps (études d’agro) et d’espace (voyages d’études, césure) ainsi que celles des études et des choix d’orientation ?

C’est très simple : j’ai toujours rendu mes rapports et mes mémoires au tout dernier moment… parce que j’écrivais, oui, mais pas ce que j’étais censé rendre ! J’ai remis mon mémoire d’halieutique sur le fil à l’école en personne, parce qu’au lieu de travailler à l’écrire, je construisais l’univers de fantasy où allait entre autres se dérouler la saga « Les Dieux sauvages » mentionnée plus haut… Comme quoi, même si je ne savais pas que j’en ferais vraiment mon métier à l’époque, mon inconscient, lui, savait peut-être où penchait ma future vie professionnelle… 

Meilleur moment vécu grâce à cette passion, devenue votre métier ?

Le meilleur moment est toujours quand un lecteur ou une lectrice vient vous expliquer que votre livre a pu lui faire du bien d’une manière ou d’une autre. Même si c’est juste pour l’évasion, ou parfois, comme cela arrive aussi, quand, par les hasards de l’existence, votre livre tombe au bon moment entre les mains de cette personne pour l’aider peut-être à surmonter un moment difficile de sa vie. Une chose est claire : je n’y suis pour rien, les auteurs sont seulement des montreurs de miroirs ; parfois, quand le moment est juste, quand les astres s’alignent, le miroir correspond à ce dont le lecteur avait besoin, et c’est une merveilleuse convergence de l’existence. Dans ces moments-là, je me dis… eh bien, que ça valait le coup de rendre mes mémoires d’ingénieur sur le fil !

Quel est votre écrivain préféré, représente-il votre idole dans ce domaine ?

J’ai trois maîtres à penser dans le domaine, mais si je ne dois en retenir qu’un seul, ce serait Boris Vian. (Les deux autres étant Roger Zelazny et Joe Michael Straczynski.) Quand j’ai lu L’Écume des Jours en fin de collège, cela a littéralement fait exploser le carcan des classiques dans lequel je me trouvais enfermé (et malheureux) en cours de français depuis des années. Le roman se montrait tellement libre, tellement irrévérencieux, tellement fort dans son intrigue, que je me suis rendu compte que l’écriture, la création, c’était avant tout la liberté. Vian m’a donné l’autorisation de suivre ma voie, et c’est la leçon la plus importante pour un créateur. 

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire les romans fantastiques et pas un autre type de romans ? Qu’est-ce qui vous a attiré le plus vers ce type de romans ? 

Parce que l’imaginaire, justement, offre la plus grande des libertés. C’est par ailleurs la forme la plus ancestrale de narration ; l’imaginaire descend en droite ligne de la mythologie, du conte philosophique ou de fées, du premier récit de l’histoire humaine dont on ait retrouvé une trace écrite (Gilgamesh), d’Homère… L’imaginaire permet de raconter des histoires d’une envergure que notre monde ne permet pas, avec une liberté incomparable d’exploration, tout en s’astreignant évidemment à un soin sans faille quant à la cohérence de l’univers et à la psychologie de la narration. L’imaginaire me permet de parler des grandes mouvances de l’humanité, de la marche des empires et de la dynamique de l’histoire, mais de le faire avec des dragons. Et s’il y a un principe universel en ce monde, c’est tout est mieux avec des dragons, non ? 

Ne vous a pas semblé difficile d’apprentissage ?

Si. Et ça l’est toujours. Il ne se passe pas une journée sans que j’aie l’angoisse de me mettre au travail, d’être à la hauteur de ce que j’ai fait la veille, il y a une semaine, il y a un an. Tous les jours, je rencontre une difficulté nouvelle, tous les jours, j’apprends quelque chose de nouveau sur la narration, sur mes personnages, sur moi-même. C’est un processus qui ne se terminera jamais ; après, donc, plus de quinze ans de publication professionnelle, je commence tout juste à avoir très, très vaguement l’impression de commencer à comprendre un peu ce que je fais. Mais cela n’empêche pas de continuer. Après tout, si je savais déjà tout ce que je vais faire avant de m’y mettre, cela ne serait pas de la création. 

Quel est votre style ? Pourquoi avez-vous choisi ce style ? Qu’est-ce qui vous a attiré le plus dans ce dernier ?

Je ne sais pas si l’on choisit un style. Je crois que le style, la musique de la plume, de l’enchaînement des mots, s’impose à soi en vertu de principes esthétiques à la fois très forts et très inconscients. Pour moi, d’ailleurs, c’est en effet une musique, un rythme, un équilibre subtil aussi sémantique que visuel. Une phrase raccourcie à un endroit entraînera forcément des rééquilibrages de ponctuation, de vocabulaire, pour maintenir un flux de narration que j’espère transparent pour le lecteur. Pour moi, le bon style est celui qu’on ne voit pas ; celui qui permet d’emmener le lecteur dans une histoire et un monde de la façon la plus efficace possible. C’est ce qui gouverne mes choix ; tout doit servir l’histoire. Je ne suis pas là pour qu’on m’entende écrire, pour me faire mousser avec des tournures alambiquées, mais pour que mes mots s’effacent, au contraire, au profit des événements, des personnages. 

Préféreriez-vous évoluer vers un autre type d’écriture ou de romans ? Si oui, pourquoi ?

Certainement pas. Rien n’est plus en lien avec l’inconscient collectif que les littératures de l’imaginaire, rien ne permet davantage de symbolisme, de diversité d’expression, de liberté de création. Dans une même saga comme « Les Dieux sauvages », je peux parler de religion, de place des femmes, de dynamique historique, évoquer la terreur de l’accident nucléaire, traiter les effets dévastateurs de la peur sur la diplomatie, explorer les notions de devoir et de responsabilité liée au pouvoir, représenter de l’intérieur le poids que portent sur les épaules les figures historiques et en quoi l’amitié et l’amour leur sont cruciaux, le tout avec tous les effets spéciaux du monde et un budget sans limites. Aucun autre genre ne permet un tel souffle ! 

Anecdote concernant votre passion ou quand vous avez pratiqué celle-ci ?

J’ai un critère parfaitement scientifique et rigoureux pour savoir si des personnages sont assez développés dans ma tête pour être écrits : 

C’est si je suis au volant en train d’attendre qu’un feu passe au vert, et qu’ils se mettent à s’enguirlander d’eux-mêmes dans ma tête sans que je ne leur aie rien demandé… 

Qu’est-ce que votre formation agro vous a elle apporté (sur le plan des compétences) pour que vous deveniez l’auteur qui vous êtes ? 

De la puissance de travail, des connaissances pour concevoir des écosystèmes fantastiques à peu près cohérents… mais surtout une approche systémique des problèmes. C’est capital pour aborder un thème en littérature car, tant que c’est possible (et raisonnable), je trouve que l’on devrait éviter de se limiter à une vision unique, mais au contraire s’intéresser à la diversité des vécus pour comprendre leurs conséquences – surtout si celles-ci s’affrontent. Écrire, c’est un peu comme faire de l’analyse de paysage… !

Propos recueillis par Rayène Fennira.

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Piloter Antidote à la volée avec Alfred https://lioneldavoust.com/2020/piloter-antidote-a-la-volee-avec-alfred Mon, 12 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7851844 Juste pour poser ça là proprement dans un coin, parce que c’est assurément la fonctionnalité dont je me sers des dizaines de fois par jour et qui vaudrait amplement trois fois le prix du Powerpack : il est possible de piloter Antidote avec Alfred (je vous ai parlé d’Alfred ? Bien sûr que je vous ai parlé d’Alfred) pour : chercher une définition d’un mot, interroger le dictionnaire de synonymes, obtenir la conjugaison d’un verbe. D’une simple requête au clavier qui prend 1-2 secondes, on obtient toute la connaissance lexicale que l’on peut souhaiter sans (trop) briser le flow de l’écriture :

Packal.org, qui est le dépôt central de tous les scripts et workflows d’Alfred, propose des scripts téléchargeables pour les deux dernières versions d’Antidote (9 et 10).

J’avoue que j’avais d’étranges ralentissements sur ma machine en commandant Antidote 10 depuis Alfred, aussi ai-je réinstallé ma vieille (et dépassée) version d’Antidote 9 simplement parce que cette consultation est devenue seconde nature et que je ne souffre pas la moindre interruption de pensée par un pointeur ballon de plage. Mais peut-être n’était-ce que ma machine. À vous de tester.

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La photo de la semaine : La Pagode de la sécurité routière https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-la-pagode-de-la-securite-routiere Fri, 09 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7851753
Traffic Safety Prayer Pagoda
Cliquez pour agrandir

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La Messagère du Ciel (« Les Dieux sauvages » 1) est disponible en poche ! (Gagnez-le avec Elbakin.net) https://lioneldavoust.com/2020/la-messagere-du-ciel-les-dieux-sauvages-1-est-disponible-en-poche https://lioneldavoust.com/2020/la-messagere-du-ciel-les-dieux-sauvages-1-est-disponible-en-poche#comments Thu, 08 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7773161 Je l’ai eu en avant-première aux Aventuriales il y a dix jours : il est beau, il tient bien en main, il est épais comme il faut.

Couv. Georges Clarenko

Je suis ravi de pouvoir annoncer que La Messagère du Ciel, tome 1 de la saga « Les Dieux sauvages », est disponible en poche chez Folio SF ! Commandable dans toutes les librairies, et si la Providence nous donne encore quelques salons, je l’aurai évidemment en dédicace.

Merci à toutes les équipes de Gallimard, à Georges Clarenko, illustrateur de cette édition qui fait nettement ressortir le côté dark fantasy de la saga, à toutes celles et ceux qui ont accompagné ce projet… et à vous qui l’avez aimé et suivi !

Et si vous voulez le gagner, le site de référence Elbakin.net, en partenariat avec Folio SF, vous propose d’en gagner 10 exemplaires jusqu’au 11 octobre ! Pour cela, rendez-vous sur cette page pour répondre à des questions qui ne devraient pas être trop difficiles si vous lisez ceci… (Même moi j’y arrive !)

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Vendredi : conférence sur l’organisation en solitaire pour les créateurs et créatrices https://lioneldavoust.com/2020/vendredi-conference-sur-lorganisation-en-solitaire-pour-les-createurs-et-creatrices https://lioneldavoust.com/2020/vendredi-conference-sur-lorganisation-en-solitaire-pour-les-createurs-et-creatrices#comments Tue, 06 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7772522 Oyez, oyez : si vous voulez tout savoir de ce que j’ai pu apprendre ces dix dernières années dans le domaine de la productivité appliquée à la créativité en l’espace de deux heures, venez à :

« J’écrirai… demain. » Qui n’a jamais connu ce découragement, cet épuisement intellectuel face à l’envergue parfois intimidante que représente l’écriture ? Surtout que nos vies modernes nous bombardent d’informations, d’impératifs et d’injonctions. La charge mentale de nos existences est sans précédent dans l’histoire humaine et ce tumulte est hélas bien peu compatible avec le silence et la persévérance dont se nourrissent la création littéraire. Atteindre la détente et la clarté d’esprit qui permettent de créer sereinement est difficile ; le faire seul.e, sans pression extérieure, l’est encore davantage. Dès lors, comment progresser sur un roman l’esprit libre ?

La clé réside dans une rigueur suffisante pour progresser régulièrement, mais qui conserve la liberté et la joie d’écrire. À travers la psychologie de la création, les principes de productivité personnelle et même les outils technologiques, cette conférence expose des méthodes simples et ancrées dans la pratique pour organiser son art au quotidien :

– Gérer tous ses projets ;

– Clarifier et organiser ses connaissances et ses idées pour construire son livre

– (… et prévoir les suivants).

Si vous suivez ce lieu, en résumé, je causerai de :

  • L’intérêt des cadres et des systèmes dans la vie artistique
  • La méthode Getting Things Done et ce qu’elle apporte à l’écriture
  • Le paradigme Zettelkasten de prise de notes et gestion de la connaissance (heh, je n’en ai encore jamais parlé ici, pas eu le temps de développer, faut venir !).

J’ai donné cette conférence pour la première fois aux Aventuriales il y a deux semaines et je peux vous dire que c’est dense, on n’est pas là pour manipuler de grandes idées vaines sur l’organisation : c’est précis, c’est technique, et c’est immédiatement applicable.

Bref, si ça vous branche, les inscriptions se déroulent ici. Vendredi 9 octobre, 19h, à l’école Les Mots, 4 rue Dante, 75005 Paris.

(L’atelier sur la scène d’action qui se déroule ce week-end est par ailleurs complet)

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Mise à jour de la playlist « Les Dieux sauvages » https://lioneldavoust.com/2020/mise-a-jour-de-la-playlist-les-dieux-sauvages Mon, 05 Oct 2020 08:30:57 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7248176 … et ça me donne l’occasion de rappeler que, pour mon plaisir ou me remettre dans l’ambiance quand j’ai besoin de m’auto-coudepiéaucuter, ce truc existe et qu’il est librement accessible pourvu que vous ayez un abonnement à Apple Music.

Couvertures Alain Brion

J’aime bien me composer une bande originale fantasmée des bouquins ou des sagas. Une compilation de morceaux qui m’évoquent spécialement l’atmosphère de ce que je suis en train d’écrire, parce que parfois, on tombe sur exactement la bonne ambiance avec le bon état d’esprit. Je la mets à jour régulièrement, mais là, je m’en suis spécialement occupé notamment alors que je termine L’Héritage de l’Empire. Vous pouvez l’écouter ci-dessous avec votre compte ou, plus pratique, l’ajouter directement à votre bibliothèque si cela vous intrigue. La playlist suit globalement la progression de la série, depuis La Messagère du Ciel (I) jusqu’à la fin projetée pour La Succession des Âges (V) :

Si cela vous amuse, voyons si nous entendons la même chose ! Quoi qu’il en soit, quand il y aura sur ce site les portails sur les univers (… un jour…), je détaillerai davantage ce qui correspond pour moi à tel ou tel chapitre.

(Et si ce genre d’expérience vous intéresse, il existe aussi une playlist pour « La Voie de la Main Gauche », l’univers de la trilogie Léviathan.)

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Procrastination podcast s05e02 – Écrire pour soi, écrire pour les autres (part.1) https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s05e02-ecrire-pour-soi-ecrire-pour-les-autres-part-1 Thu, 01 Oct 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7479401
procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e02 – Écrire pour soi, écrire pour les autres (part.1)« .

Cette question sous-tend peut-être toutes les initiatives créatives et informe peut-être tous les choix de ton, d’approche, de technique : comment faire pour que les intentions de l’auteur ou de l’autrice soient compréhensibles et reçues comme il convient ? Comment, en un mot, rendre son projet accessible ?
Estelle différencie les différentes optiques créatrices ; écrire pour soi, juste pour faire exister quelque chose ; écrire dans le but d’être lu, où les interprétations appartiennent au public ; et enfin le soin particulier appliqué par l’auteur ou l’autrice à l’approche de certains sujets chers de manière à ne pas créer , au contraire, d’ambiguïté délétère.
Mélanie évoque que dans le cadre de ses premières œuvres, surtout si les sujets sont chers et personnels, un auteur peut être tourné d’abord vers soi, au détriment du lecteur ; apprendre à se rendre accessible participe d’un voyage technique, pour atteindre la clarté et la réflexion sur les outils au service de son message.
Lionel, quant à lui (et parce qu’il n’a peur de rien), compare le métier d’auteur et de tout créateur à celui de DJ : faire plaisir au public tout se faisant plaisir soi-même ; divertir de manière efficace avec le sens cher à celui ou celle qui divertit, et rencontrer la signification de l’entreprise artistique à cette rencontre.

Références citées
– Notre-Dame des Fleurs, Jean Genet
– Le Bruit et la fureur, William Faulkner
– Steve Jobs

Procrastination est animé par Mélanie Fazi ( https://www.melaniefazi.net ), Estelle Faye ( http://www.estellefaye.fr/ ) et Lionel Davoust ( https://lioneldavoust.com ). Diffusion : Elbakin.net.

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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Arrêtez de compter la longueur de vos textes en « mots » https://lioneldavoust.com/2020/arretez-de-compter-la-longueur-de-vos-textes-en-mots https://lioneldavoust.com/2020/arretez-de-compter-la-longueur-de-vos-textes-en-mots#comments Tue, 29 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7388715 Un mot (ha) qu’il me semble important de rappeler ici, surtout que le NaNoWriMo est dans un peu plus d’un mois :

Ne comptez pas la longueur de vos textes en mots.

L’usage de l’édition française, ce sont les signes espaces comprises.

Je sais, le NaNo utilise les « mots », mais c’est l’usage anglo-américain, d’où nous vient le NaNo, et cela s’est du coup transposé dans beaucoup de cercles de jeunes auteurs, mais je vous assure que personne ne compte ainsi dans l’édition française professionnelle.

Si vous voulez travailler avec ce milieu, prenez la bonne habitude, cela vous donnera l’air carré et au courant.

Et si vous ne voulez pas, comptez la longueur vos textes en tablettes d’argile, parce qu’un créateur se doit d’emmerder un peu le monde un peu quand même.

(Si la conversion vous donne du mal, multipliez / divisez mentalement par 6, en moyenne, puis donnez le résultat en signes d’un air assuré, personne ne le saura. Sauf moi, puisque je vous ai donné le truc.)

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Retour sur un parcours (une heure d’entretien à la Convention française de SF) https://lioneldavoust.com/2020/retour-sur-un-parcours-une-heure-dentretien-a-la-convention-francaise-de-sf Mon, 28 Sep 2020 08:30:05 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7502942

Je vais être honnête : c’est hyper dur de relayer ce genre de choses parce que j’ai toujours un peu l’impression de me la raconter to kingdom come. Donc on la faire la plus factuelle possible : le mois dernier, j’ai eu le très grand honneur de faire partie des invités de la Convention française de science-fiction. Et le très grand honneur, aussi de pouvoir causer pendant une heure sur mon parcours, interrogé par Jérôme Vincent. Et ça me fait très plaisir d’avoir pu revenir ainsi sur des étapes qui commencent à remonter : mes débuts, notamment, la direction d’Asphodale, et pas mal d’autres passages sur lesquels j’ai finalement assez peu causé dans l’absolu. Si vous être curieux•se de savoir par quels concours de circonstances étranges on passe du statut de biologiste marin chevelu et naïf à celui d’auteur professionnel chauve et peut-être encore naïf quand même, c’est par là que ça se passe.

Mille mercis à Jérôme pour l’animation de cette rencontre ! Et à ActuSF pour la captation, car l’entretien est à présent disponible en ligne ici.

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La photo de la semaine : L’Outback https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-loutback https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-loutback#comments Fri, 25 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7442325 (N’oubliez pas que les photos de la semaine peuvent servir de déclencheurs !)

The Outback
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Les photos de la semaine comme déclencheurs de micro-nouvelles https://lioneldavoust.com/2020/les-photos-de-la-semaine-comme-declencheurs-de-micro-nouvelles https://lioneldavoust.com/2020/les-photos-de-la-semaine-comme-declencheurs-de-micro-nouvelles#comments Thu, 24 Sep 2020 08:30:56 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7441972 Je signale une chouette initiative de l’auteur Frank Scaldeyr qui, depuis deux semaines, s’est mis à prendre la photo de la semaine comme déclencheur pour des micro nouvelles (ici et ). Je n’y avais jamais pensé et c’est une très chouette idée, merci à lui ! Il y a des tonnes de listes de déclencheurs sur le présent site, mais cela fait trois ans que je n’en ai pas reproposé, et voilà qu’en réalité, il y en avait un par semaine depuis tout ce temps ! Plot twist !

Si vous cherchez une petite contrainte / coup de pied aux fesses / inspiration instantanée, joignez-vous au jeu !

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Mais qui est Lucien, le robot de la newsletter ? https://lioneldavoust.com/2020/mais-qui-est-lucien-le-robot-de-la-newsletter https://lioneldavoust.com/2020/mais-qui-est-lucien-le-robot-de-la-newsletter#comments Wed, 23 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7126496 Lucien. LUCIEEEEEEN, j’ai lié à ton âme à ma volonté par la puissance des électrons et du plugin WordPress, tu m’appartiens, tu m’entends ? J’ai soumis ton mythe à ma résolution et t’ai recyclé comme une vieille canette en alu. Tu ne peux pas, tu ne dois pas reprendre la vie d’un légende urbaine ! Et pour cela, je m’en vais crever de la flèche de la vérité le récit de ta genèse ! Rawr.

Ahem

Pardon.

Donc

Il se peut que je reçoive, voire lise par hasard des interrogations ou des questionnements ma foi légitimes tournant autour de l’identité de Lucien, le petit robot qui envoie la newsletter mensuelle. Mais pourquoi ? Pourquoi s’appelle-t-il Lucien, et pourquoi pas, je ne sais pas, Childéric, Maubeuge ou encore Alphonsine ? Eh bien, accroche-toi à ton terminal mobile responsive, auguste lectorat, parce que nous allons maintenant partir dans une histoire finalement pas hyper passionnante mais bon disons comme ça que ce sera fait.

Poorlydrawnlines (CC-By-NC)

En un temps lointain donc, où MySpace était une startup d’avenir et l’Internet mobile grand public se limitait au WAP (début des années 2000, si vous êtes limite dans vos repères d’histoire des technologies), je fus nommé rédacteur en chef d’une revue de fantasy nommée Asphodale, qui connut quelques jolis faits d’arme (premières publications en France de China Miéville, Kelly Link et Andrzej Sapkowski, avec la complicité des éditions Bragelonne pour le dernier – si ça vous intrigue, les sommaires sont disponibles ici). À l’époque, j’étais vraiment tout nouveau dans le milieu littéraire, j’étais passé par le fanzinat et je faisais partie de l’équipe de Galaxies, mais cela faisait seulement, à la louche, deux ou trois ans que je m’y investissais réellement. Et on ne va pas se mentir, j’ai un peu un nom à coucher dehors dont personne ne sait jamais prononcer la fin (et même moi j’ai toujours un doute), donc, quand le jeune fan chevelu se retrouve bombardé à diriger la petite sœur de Galaxies, ça peut se comprendre qu’on puisse faire une coquille sur son identité. C’est pas cool, mais compréhensible, ferrari humanum est ou du moins j’aimerais bien mais c’est cher.

À l’époque, Internet était vachement plus petit, on pouvait en voir l’autre bout si on se haussait sur la pointe des pieds, et les sites d’information majeurs sur l’imaginaire se comptaient sur les doigts d’une main. Et voilà donc que l’un d’eux m’appelle… Lucien Davoust. Bon, okay, sauf que comme c’est un site majeur, l’information se retrouve bientôt reprise, beaucoup. Beaucoup. Et un rédacteur en chef de revue, même jeune, et dans un contexte où le webzine n’est encore qu’une invention étrange dont personne ne sait si elle prendra vraiment jour, c’est pas mal en vue. Ça publie des gens, et les gens aiment être publiés, donc ils s’intéressent à vous, vous envoient des textes, font saluent sur les salons, et, vous l’avez vu venir –

À ce stade, je me demande s’il est bien pertinent de continuer à corriger les gens à force ou bien d’expliquer à ma mère que je change mon état-civil parce que là ça ira plus vite.

Évidemment, tous les copains (Mélanie Fazi, je te vois) se marrent comme des baleines et se mettent forcément à m’appeler Lucien aussi, parce que c’est à ça qu’on reconnaît les copains, ils se foutent de vous, et comme j’aime bien être mon propre copain aussi tant qu’à faire, je me aussi fous de moi et je commence à décider que, puisque c’est comme ça, Lucien est mon jumeau maléfique et dès que je ferai une connerie, ça sera la faute à Lucien et pas moi, c’est pratique. Bim.

Asphodale ne connaîtra au final que cinq numéros – satisfait d’avoir lancé une revue qui avait trouvé un début de public (comme c’était plus facile à l’époque, la presse papier…), je décide de voguer vers d’autres cieux parce que je commence à avoir des opportunités pour publier des nouvelles (une bise en passant à Lucie Chenu) et que je veux me centrer sur l’écriture à côté de la traduction ; je quitte mon poste en laissant un numéro six totalement composé et prêt à la publication, mais qui ne verra hélas jamais le jour en raison de la cessation d’activité de l’éditeur.

Lucien disparaît peu à peu dans l’oubli, et à mesure que mon nom correct circule un peu plus, seuls les copains continuent à se foutre de moi, tandis que je leur explique que je suis devenu grand, je ne fais plus de connerie, et donc je n’ai plus besoin de mon jumeau maléfique en leur racontant évidemment tout le sérieux mortel qu’il convient à ce genre de chose que j’ai attiré Lucien sur un cimetière indien pour conduire un rituel de bannissement liant son âme aux soubassements sacrés du lieu et que je suis libéré de son influence à jamais, À JAMAIS VOUS M’ENTENDEZ.

Techniquement, dans la mythologie de Lucien, donc, j’ai réveillé son âme aux alentours de 2015 pour vider son esprit de sa substance, le contraindre à son rôle de majordome lisse et courtois, m’appelant maître, et livrant comme un bon robot ma newsletter mensuelle à vous tous.

Cinq ans plus tard, peut-être – PEUT-ÊTRE – Lucien commence à remuer dans son sommeil, tandis que son incarnation recommence à étendre des tentacules de mystère à travers l’inconscient collectif dans l’espoir de renaître de sa propre légende.

Cet article sera peut-être le carreau d’argent en plein cœur qui le videra à jamais de sa substance.

Ou bien vous emparerez-vous de lui, pervers que vous êtes, pour en faire des choses qui m’échapperont de nouveau. Non.

NOOOOON

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Rendez-vous ce week-end aux Aventuriales, près de Clermont-Ferrand ! https://lioneldavoust.com/2020/rendez-vous-ce-week-end-aux-aventuriales-pres-de-clermont-ferrand-2 Mon, 21 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7388527 Et bravo et merci à toutes les équipes d’organisation qui, de manière générale, travaillent d’arrache-pied pour maintenir des rendez-vous littéraires par les temps qui courent.

Les Aventuriales, donc, c’est ce week-end à Ménétrol (près de Clermont-Ferrand) ! Avec des auteurs, illustrateurs, rencontres, dédicaces, animations contes, jeux… 

J’ai le très grand honneur cette année de parrainer le salon, avec mon excellente et très estimée camarade Carina Rozenfeld !

J’y serai présent tout le week-end en dédicace, et j’y inaugurerai une nouvelle conférence que je donnerai dimanche à 10h (et dont le sujet ne devrait pas surprendre grand-monde ici…) : S’organiser en solitaire et créer sereinement.

En gros, j’y parlerai techniques de productivité en lien avec la psychologie de création : comment les célèbres approches Getting Things Done et Zettelkasten peuvent nourrir une pratique artistique au long cours (je travaille seul, toute l’année, et c’est qui me donne une structure et une rigueur dans un métier parfois capricieux). Et si vous n’avez fichtre aucune idée de ce que recouvrent des deux termes barbares, c’est vraiment que vous devez venir :

« J’écrirai… demain. » Qui n’a jamais connu ce découragement, cet épuisement intellectuel face à l’envergue parfois intimidante que représente l’écriture ? 

Surtout que nos vies modernes nous bombardent d’informations, d’impératifs et d’injonctions. La charge mentale de nos existences est sans précédent dans l’histoire humaine et ce tumulte est hélas bien peu compatible avec le silence et la persévérance dont se nourrissent la création littéraire. Atteindre la détente et la clarté d’esprit qui permettent de créer sereinement est difficile ; le faire seul.e, sans pression extérieure, l’est encore davantage. Dès lors, comment progresser sur un roman l’esprit libre ? 

La clé réside dans une rigueur suffisante pour progresser régulièrement, mais qui conserve la liberté et la joie d’écrire. À travers la psychologie de la création, les principes de productivité personnelle et même les outils technologiques, cette conférence expose des méthodes simples et ancrées dans la pratique pour organiser son art au quotidien : 

– Gérer tous ses projets ; 

– Clarifier et organiser ses connaissances et ses idées pour construire son livre (… et prévoir les suivants). 

J’ai pu voir régulièrement en atelier que c’était un sujet pour lequel il y avait une vraie soif, et du coup, je suis vraiment content de pouvoir distiller ce que j’ai pu rassembler sur la base de l’expérience depuis bientôt vingt ans (ouch). Attention, les places sont limitées, l’inscription en ligne est fortement recommandée.

À ce week-end ! (et en cette période de crise sanitaire, n’oubliez pas de consulter spécialement le 🙂

➡️ Site officiel

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La photo de la semaine : La Relique https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-la-relique https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-la-relique#comments Fri, 18 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7248058
The Relic
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(Jökulsárlón, Islande)

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Eux ne sont pas payés assez cher, en tout cas https://lioneldavoust.com/2020/pas-payes-assez-cher-personnages Thu, 17 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7247523 On parle parfois du stress que subissent les acteurs, de leurs cadences de travail effrénées notamment dans le milieu de la série TV, mais

Je crois que mon personnage a un vrai problème de pression au travail, là.

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Procrastination podcast s05e01 – La sélection des manuscrits, avec Mireille Rivalland https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s05e01-la-selection-des-manuscrits-avec-mireille-rivalland Tue, 15 Sep 2020 08:30:54 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7010308
procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e01 – La sélection des manuscrits, avec Mireille Rivalland« .

(Épisode enregistré à distance pour raisons logistiques.)
Procrastination reçoit avec un immense plaisir sa toute première invitée : Mireille Rivalland, directrice des éditions l’Atalante, grande et belle maison installée depuis plus de 40 ans à Nantes, en parallèle avec la librairie du même nom. L’Atalante publie polar, BD, théâtre, essais et bien sûr de l’imaginaire avec de grands noms comme Terry Pratchett, Orson Scott Card, Poul Anderson, Dmitry Glukhovsky, Pierre Bordage, Fabrice Colin ou encore Jean-Claude Dunyach.
Mireille a très aimablement accepté de lever le voile sur la réalité du travail de sélection des manuscrits à l’Atalante. Comment s’organise la lecture ? Existe-t-il des « erreurs » rédhibitoires lors des soumissions ? Qu’est-ce qui dicte vraiment le choix d’un livre ? Où intervient la tant redoutée « ligne éditoriale » ? Comment attirer l’attention d’un éditeur ? Et le rôle de la technique littéraire dans tout ça ?
Procrastination remercie profondément Mireille Rivalland et les éditions l’Atalante ! Pour retrouver les éditions et la librairie en ligne :
– https://www.l-atalante.com
– Facebook https://www.facebook.com/EditionsLAtalante/
– Twitter https://twitter.com/latalante
– Instagram https://www.instagram.com/edlatalante/
– Pinterest https://www.pinterest.fr/edlatalante/

Procrastination est animé par Mélanie Fazi ( https://www.melaniefazi.net ), Estelle Faye ( http://www.estellefaye.fr/ ) et Lionel Davoust ( https://lioneldavoust.com ). Diffusion : Elbakin.net.

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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Écrire en musique avec Poolside FM https://lioneldavoust.com/2020/ecrire-en-musique-avec-poolside-fm https://lioneldavoust.com/2020/ecrire-en-musique-avec-poolside-fm#comments Mon, 14 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7127373 Ce truc est le truc le plus mignon qu’il m’ait été donné de voir depuis longtemps.

MAIS REGARDEZ-MOI CETTE ESTHÉTIQUE CROQUIGNOLETTE D’APPLI MAC CLASSIQUE

Poolside FM, c’est à la base une radio avec un site proposant le rétro-design le plus fantastique du monde :

Moi, je suis littéralement love. Et donc, pool side, c’est une radio qui conviendrait parfaitement aux après-midi chaudes au bord de la piscine à Ibiza – idéal pour rêver à des étés un peu plus faciles que celui qui vient de s’écouler (mais qui reviendront) : de la house tropicale, baléarique, pour se passer une bonne petite musique d’ambiance lounge si c’est votre truc.

Pour l’écriture (parce qu’on ne va quand même pas écouter de la musique pour s’amuser ou même, horreur, pour danser, nous sommes des gens sérieux et poussiéreux ici), je vous recommande chaudement le canal Hangover Club (fantastique nom) qui va davantage vers le chill out et le downtempo, c’est donc moins agressif et plus textural pour écrire. Ça faire une bonne variation du canal Alpha Chill de focus@will (test du service), si vous voyez le genre.

Poolside FM est donc un site et aussi (surtout, dirais-je) une application gratuite sur le Mac App Store, what’s not to like ?

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La photo de la semaine : Daffy Duck https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-daffy-duck https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-daffy-duck#comments Fri, 11 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7174857 Vous ne trouvez pas ?

Daffy Duck
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L’EW-System renaît de ses cendres ! (système de jeu de rôle libre et gratuit) https://lioneldavoust.com/2020/lew-system-renait-de-ses-cendres-systeme-de-jeu-de-role-libre-et-gratuit https://lioneldavoust.com/2020/lew-system-renait-de-ses-cendres-systeme-de-jeu-de-role-libre-et-gratuit#comments Thu, 10 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7174259 L’EW-System, c’est un chouette souvenir : aux alentours de 2005, nous fondions avec quelques joyeux compagnons une maison d’édition de jeu de rôle, Extraordinary Worlds Studio. À l’époque, le marché se cherche un peu : l’évolution des loisirs a laissé le jeu de rôle dans un entre-deux, les joueurs de la première heure ont grandi, ont souvent des familles, et donc moins de temps.

Avec EwS, nous nous proposons de répondre à cette situation avec des jeux de rôle fouillés, amusants, faciles à prendre en main, mais surtout prêts à l’emploi, sous un format hybride entre le livre et le magazine. Quatre numéros par gamme avec de nouvelles mécaniques, du background et des épisodes d’une campagne complète qui se construit d’épisode en épisode ; c’est ainsi que naît le premier de la gamme, Arkeos, qui mélange pulp, Indiana Jones et soupçon d’ésotérisme :

Couv. Mike

Suivront notamment Cirkus (emmené à l’époque par Jean-Laurent Del Socorro), Sovok (par Cédric Ferrand, dont le roman est sorti chez les Moutons Électriques) ainsi que des ouvrages indépendants (par Emily Tibbats). Olivier Trocklé est aussi rapidement devenu un pilier de l’équipe graphique. Beaucoup d’autres auteurs, intéressé•es par l’aventure EWS, sont venus apporter des contributions, notamment à l’aspect règles de jeu.

Car, qui dit jeu de rôle dit système. 2005, c’est aussi l’explosion du d20 System de Donjons et Dragons 3, et nous trouvons qu’un système sous licence libre est une excellente idée, mais qu’il est dommage qu’il n’en existe qu’un seul qui écrase pour ainsi dire tout. Les petits Frenchies que nous sommes nous attelons donc à concevoir notre propre système pour nous frotter au géant Wizards of the Coast (peur de rien, les mecs), résolument cinématique (limitant les jets de dé) et entièrement modulaire, de manière à greffer de nouvelles mécaniques en fonction des besoins des jeux, mais aussi pour que les joueurs construisent les leurs. L’EW-System est né.

Couv. El Théo

Fidèle à l’idée de licence libre, nous distribuons gratuitement l’EW-System sur le site à l’époque, ainsi qu’une version papier accompagnée de son écran vendue à prix modique. C’est assez fou, d’ailleurs, de voir que le mythique Casus Belli donne à l’époque 5 étoiles au système et lui prédit un bel avenir… 

Hélas, EwS cessera ses activités en raison de sombres histoires de promesses non tenues par des banques… Et l’EW-System disparaîtra d’Internet, même si j’en trouvais parfois des miroirs survivant aux années. De loin en loin, je recevais des mails me demandant des copies, mais n’étant pas le seul auteur du système, je ne pouvais prendre sur moi de diffuser l’ouvrage.

Et à présent, grâce au Rafiot Fringant, co-auteur et prodigieux directeur artistique (qui travaillait aussi sur Asphodale !), ancien des éditions Sans Détour (le look fantastique de leurs ouvrages, c’est à lui qu’ils le doivent), l’EW-System est à nouveau disponible en ligne, en téléchargement gratuit.

C’est par là que ça se passe, avec une autre rétrospective à lire chez lui quant à cette belle aventure. Et attention, c’est la version complète de chez complète : version « deluxe », écran, version « lite », tous les modules additionnels (armes, arts martiaux, livret de campagne…). Profitez-en !

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Webscursions, 9 septembre 2020 https://lioneldavoust.com/2020/webscursions-9-septembre-2020 Wed, 09 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7128591 Certaines infos ou liens qui me passent devant les yeux sont trop brèves, ou n’appellent pas nécessairement de commentaires ; j’avais tenté une expérience ratée pour les relayer ici en plus des réseaux commerciaux l’année dernière (« Des brèves et des liens »), mais maintenant que j’ai dit adieu réseaux, cela vaut le coup de retenter, avec un nom plus rigolo (même si je doute d’avoir été le premier à y penser).

➡️ Parlant des réseaux : je suis heureux de constater que je ne suis pas le seul et que la tendance s’accélère :

(Merci à Tim pour ces deux informations.)

Oui, reprenons le contrôle de nos données et de notre attention, en refusant d’alimenter cette entreprise tellement sympathique, car, dans votre feuilleton préféré « constatons encore comment Facebook n’en a rien carrer de la décence », cette semaine :

➡️ L’algorithme de Facebook promeut le négationnisme au sujet de l’Holocauste (source : The Guardian). Et Facebook refuse de catégoriser le négationnisme sur l’Holocauste comme un discours haineux. Alors heureusement, le négationnisme est puni par la loi en France, Facebook obéit à nos règles, et donc nous échappons à cela ici, mais ailleurs, où ce n’est pas codifié, c’est open bar. Que Facebook brûle dans du carburant de fusée.

Bon, allez, plus sympa :

➡️ Les lauréats des prix Elbakin.net 2020 et Bob Morane 2020 ont été annoncés : félicitations à tous les lauréats et lauréates ! Contes hybrides ne l’a pas emporté pour le Bob Morane, mais je suis ravi pour Christophe Corthouts et Bruno Pochesci !

➡️ Si vous êtes d’humeur et anglophone, Ars Technica explique en détail la Section 230, loi américaine qui exonère en grande partie les plate-formes de la responsabilité du contenu créé par les utilisateurs – en gros, c’est qui permet l’existence des forums, de Facebook, Yelp et autres en n’assimilant pas ce contenu à une responsabilité éditoriale. L’histoire de cette loi est fascinante, née d’un paradoxe bizarre des débuts d’Internet.

➡️ Enfin, cet article est fantastique, il compare les interfaces SF des briques de LEGO en débordant vers les principes de conception d’interfaces du monde réel et leurs contraintes. On y apprend plein de trucs. Et y a des LEGO. Je ne sais pas ce que je dois vous dire d’autre.

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Ne dites plus théorie de la conspiration mais hallucination collective https://lioneldavoust.com/2020/ne-dites-plus-theorie-de-la-conspiration-mais-hallucination-collective https://lioneldavoust.com/2020/ne-dites-plus-theorie-de-la-conspiration-mais-hallucination-collective#comments Tue, 08 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=7128031 Ouais, ça semble une excellente idée. Buzzfeed cite Adrienne LaFrance à propos de la folie furieuse QAnon :

It is a movement united in mass rejection of reason, objectivity, and other Enlightenment values. … To look at QAnon is to see not just a conspiracy theory but the birth of a new religion.

Adrienne LaFrance

(Soit : « C’est un mouvement uni par un rejet de la raison, de l’objectivité et d’autres valeurs des Lumières… Examiner QAnon, ce n’est pas examiner seulement une théorie de la conspiration mais la naissance d’une nouvelle religion. »)

L’orginale

QAnon est tellement invraisemblable qu’on peine à croire que des gens puissent marcher, mais cela a tout de la secte, et Buzzfeed décidera donc d’utiliser à ce sujet le terme « hallucination collective » (collective delusion) plutôt que théorie de la conspiration, parce que c’est trop gros et trop nawak (je résume à la truelle, voir l’article d’origine), mais un nawak qui a déjà poussé un cinglé à tirer à l’arme automatique dans une pizzeria au titre qu’Hillary Clinton tiendrait dans la cave un réseau pédophile et vampire pour atteindre l’immortalité – je ne déconne même pas, hélas – le truc s’effondre déjà au fait que ladite de pizzeria n’a même pas de cave, pour commencer – donc bon, un nawak bien terrifiant comme le XXIe siècle sait les faire.

Hallucination collective, donc. Personnellement, je pense qu’il ne faudrait pas avoir peur d’élargir le terme aux anti-masques, paranos de la 5G, siphonnés de la terre plate et autres folies contemporaines.

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Se dire des mots d’amour, des mots de tous les jours https://lioneldavoust.com/2020/se-dire-des-mots-damour-des-mots-de-tous-les-jours Mon, 07 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6994002 … ça fait quelque chose (quand on est dans ses propres corrections) :

Que voulez-vous que je vous dise ? Parfois, ça vient du cœur. Et c’est surtout une excellente, excellente manière de s’assurer de remanier le texte en profondeur avant de l’envoyer à ses bêta-lecteurs et son éditeur.

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La photo de la semaine : Fo Guang Shan https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-fo-guang-shan Fri, 04 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6900944 Également appelé la montagne du Bouddha.

Fo Guang Shan
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Vous devez lire Comme par magie https://lioneldavoust.com/2020/vous-devez-lire-comme-par-magie Thu, 03 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6992970 Je sais, je vous ai fait le coup avec La Guerre de l’Art, hein ? Eh bien, Comme par magieBig Magic en VO1, c’est fascinant, parce que c’est exactement le même discours, avec des moyens diamétralement opposés.

Elizabeth Gilbert – l’autrice de Eat, Pray, Love – livre dans cet ouvrage une vision de la créativité heureuse, harmonieuse, qui se libère avec amusement de l’image de l’artiste qui porte ses dons artistiques comme une croix. Un peu d’autobiographie, beaucoup d’anecdotes pour certaines vraiment drôles, et pas mal de réflexions entre la philosophie et la spiritualité tracent un discours tendre mais sans complaisance sur la vie créatrice quel que soit le domaine, qu’il s’agisse d’écriture ou (véridique) de patin à glace. Résolument opposée à une vision moderne, post-Lumières, torturée de l’artiste se soumettant à des pressions inhumaines, elle prêche au contraire une démarche presque évanescente qui place le plaisir et le jeu au centre de tout ; de la légèreté, de la disponibilité, mais aussi – et c’est là que Pressfield et elle s’alignent dans une passionnante opposition de contraires – de la persévérance, de la volonté, de la confiance en soi et en l’univers.

Car là où Pressfield a une rhétorique résolument guerrière (c’est dans le titre), parfois à la limite de la culpabilisation, prêchant l’intensité et la persévérance à tout prix, avec une victoire à emporter sur la Résistance, Gilbert se place résolument sur le terrain de la coopération avec la Muse qui nous choisit pour nous murmurer des idées et, surtout, privilégie le principe de joie. Et c’est… vraiment nécessaire aussi.

Le plus beau ? C’est qu’ils disent donc, au final, exactement la même chose, avec des mots radicalement opposés : il existe quelque chose qui nous dépasse (ce que j’appelle personnellement le Mystère) où réside la créativité, qu’on le voie comme la Muse homérique (Pressfield) ou des sortes d’esprits désincarnés (Gilbert) voire des sortes d’anges (les deux auteurs) ; le travail d’un ou une artiste consiste à se mettre en lien avec cette « chose », car la création est une voie formidablement nourrissante pour l’individu et le monde ; la seule voie pour y parvenir est la persévérance et la foi.

Si vous avez détesté La Guerre de l’Art (je sais qu’il y en a), lisez Big Magic. Je suis quasiment certain que c’est le bouquin qu’il vous faut à la place. Si vous avez adoré La Guerre de l’Art, lisez Big Magic quand même, parce que c’est une bouffée d’air frais salutaire dans la tendance à la pesanteur qu’on beaucoup de créatifs, un rappel constant à sourire, rire et travailler avec les obstacles au lieu de forcément les combattre à tout prix. Tout cela n’est qu’un tendre jeu, comme l’est la vie. L’art est à la fois la chose la plus importante et la moins importante du monde. Je trouve réjouissant, fascinant, et vertigineux de voir deux personnalités aussi différentes (d’après ce qui transparaît de leurs ouvrages, du moins) toucher à ce qui me semble être exactement le même phénomène. Personnellement, les deux m’ont nourri autant l’un que l’autre de façon complètement différente, et je sais que je finirai par m’en procurer de belles éditions pour les ranger côte à côte, réunis dans leur union au Mystère et dans ce que leur totalité représente à mes yeux.

Pour découvrir le ton drôle et chaleureux d’Elizabeth Gilbert, son TED Talk le plus court, sur la manière dont elle a repris l’écriture après le succès planétaire et inattendu et Eat, Pray, Love (pour poursuivre, jetez un œil à cette interview beaucoup plus poussée autour, justement, de Big Magic) :

  1. Et d’ailleurs, si vous pouvez, je vous encourage vraiment à préférer la version originale ici. Loin de moi l’idée de dire que la traduction est mauvaise, et les nombreux avis favorables en ligne montrent que le livre a su parler au public ; par contre, à titre personnel, le ton employé n’est pas du tout raccord avec mon ressenti de l’anglais.
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Joyeux vingt ans, Elbakin.net ! https://lioneldavoust.com/2020/joyeux-vingt-ans-elbakin-net https://lioneldavoust.com/2020/joyeux-vingt-ans-elbakin-net#comments Tue, 01 Sep 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6898895 Il y a vingt ans, alors que j’étais un étudiant chevelu dans sa chambre en stage qui jetait les bases d’un univers de fantasy qui allait devenir Évanégyre au lieu de boucler son mémoire pour le rendre à temps (alors, je l’ai rendu à temps, le matin même, en personne, à Rennes, faisant le trajet depuis La Rochelle de nuit avec ma voiture en pleine pénurie de carburant, me maintenant réveillé à travers le marais poitevin avec du Rhapsody of Fire à fond les ballons), je me documentais sur le genre et je me souviens vivement m’être baladé sur un site déjà pas mal orange qui avait l’idée rigolote de refléter la note des bouquins avec une petite épée plus ou longue (peut-être un peu freudien, tout ça).

Elbakin.net en 2006 d’après Wayback Machine

Vingt ans plus tard, Elbakin.net est devenu une référence incontournable du genre, La Messagère du Ciel a reçu son prix du roman francophone, et je coanime un podcast avec deux amies diffusé par son réseau.

Vraiment, je n’aurais jamais imaginé ça à l’époque où je gueulais for the king for the land for the mouuuuuntaiiiins avec un fake accent italien dans ma petite Honda en sifflant tous les cafés que je trouvais. La vie réserve de merveilleux voyages.

Merci et joyeux anniversaire, Elbakin.net ! Et aux vingt prochaines années !

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Une description fort apte de Twitter https://lioneldavoust.com/2020/une-description-fort-apte-de-twitter https://lioneldavoust.com/2020/une-description-fort-apte-de-twitter#comments Mon, 31 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6716904 Chuck Wending (dans un article par ailleurs fort intéressant sur l’implication personnelle des auteurs qui écrivent pour de grosses licences) :

[Twitter] is a wasteland where nuance goes to die. As I am increasingly wont to say, Twitter is the place where somebody was wrong on the internet. Then someone was mad on the internet. Then you were mad on the internet. Then you were wrong on the internet. And that cycle just kinda goes and goes. It’s like a dunk tank where you’re dunking people and then getting dunked for dunking on people and then as you’re being dunked you still find other people down in the deep to dunk on, until everyone is drowning down in Dunktown.

Chuck Wendig, « No, Writing IP is not Soulless« 

(Graissage de mon fait.)

Pour m’assurer qu’on n’avait pas essayé de m’envoyer des notifications que j’aurais ratées (et un peu par curiosité perverse, j’avoue) j’ai sous-mariné Twitter quelques minutes la semaine dernière pour voir si, avec le recul, j’aurais des regrets.

Ce que j’ai vu partout : a) des gens qui s’engueulent pour des broutilles b) des choses plus sérieuses qui font du mal à des gens c) des broutilles ou des choses plus sérieuses qui me font du mal à moi. Il y a bien, bien d’autres façons de rester informé du monde et d’y agir, sans avoir recours à ce mode qui donne le sentiment que tout est accessible et donc que tout qu’on peut, et doit, tout résoudre tout seul maintenant tout de suite pourvu qu’on y mette assez d’énergie (non). Sachant, auguste lectorat, que tu as eu la gentillesse de suivre ici en nombre, ce n’est même pas que j’ai zéro regret : j’ai littéralement l’impression de m’être libéré d’un poids toxique de longue date. Forcément, j’ai envie de vous encourager vous aussi à laisser complètement cette machine à tristesse derrière vous. J’ai retrouvé des facultés de concentration et une certaine tranquillité d’esprit (malgré la pression du boulot assez incommensurable par ailleurs) que j’avais perdues sans même m’en apercevoir, et c’est assez terrifiant, en fait.

Le monde est dehors.

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La photo de la semaine : Remous https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-remous Fri, 28 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6745788
Swirls
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Écrire en musique : Ad Vitam https://lioneldavoust.com/2020/ecrire-en-musique-ad-vitam https://lioneldavoust.com/2020/ecrire-en-musique-ad-vitam#comments Thu, 27 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6717611 Ad Vitam, c’est une de ces rares séries de science-fiction française à exister, et en plus, elle n’est pas mal du tout. Sa bande originale, composée par HiTnRuN, lorgne clairement vers la synthwave tout en adoptant un son plus moderne et donc peut-être plus intemporel. Plutôt douce et atmosphérique par moments, elle peut apporter un fond agréable pour l’écriture, a fortiori évidemment quand on écrit de la dystopie ou du cyberpunk. Disponible sur YouTube ci-dessous et sinon sur tous les services de streaming (Apple Music / lien affilié). Morceaux recommandés : « Sunset » (le générique) et « Darius ».

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Procrastination podcast saison 5 : sujets et première invitée https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-saison-5-sujets-et-premiere-invitee https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-saison-5-sujets-et-premiere-invitee#comments Tue, 25 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6745003 J’avais méchamment teasé quelques nouveautés pour la saison 5 de Procrastination – le confinement a au moins eu ceci de positif que nous nous sommes mis au point pour enregistrer à distance… ce qui nous permet à présent d’accueillir des invité•es.

Et nous nous sommes très, très heureux et honorés que Mireille Rivalland, directrice littéraire des éditions L’Atalante, ait accepté notre invitation à venir parler d’édition, à lever le voile sur le processus réel de sélection des manuscrits, de retravail, de commercialisation. L’Atalante est une grande maison indépendante dans le domaine de l’imaginaire, adossée à la librairie du même nom qui existe depuis plus de 40 ans à Nantes, où publient des auteurs majeurs du genre (Terry Pratchett, Glen Cook, Dmitry Glukhovsky, Pierre Bordage, Jean-Claude Dunyach…). Nous remercions profondément Mireille de nous avoir fait bénéficier de son regard, de son expérience, de sa bienveillance et sa franchise ; les deux épisodes enregistrés en sa compagnie sont le 501 et le 506, et nous sommes certains que vous les trouverez aussi passionnants et instructifs que nous.

Mireille Rivalland, Estelle Faye, ma pomme et Mélanie Fazi. Montage Mélanie Fazi.

Mais ce n’est pas tout ! Nous avons déjà enregistré un bon tiers de cette saison (Procrastination, le podcast toujours à l’heure, si c’est pas paradoxal), et voici la sauce à laquelle vous allez être mangés, chers poditeurs et poditrices :

  • 15 septembre, 501 : La sélection des manuscrits, avec Mireille Rivalland
  • 1e octobre, 502 : Écrire pour soi, écrire pour les autres (partie 1)
  • 15 octobre, 503 : Écrire pour soi, écrire pour les autres (partie 2)
  • 1e novembre, 504 : La course à la perfection
  • 15 novembre, 505 : Être auteur et timide
  • 1e décembre, 506 : Le retravail des manuscrits, avec Mireille Rivalland
  • 15 décembre, 507 : Le découpage des séries

Reprise, donc, le 15 septembre chez tous vos agrégateurs de podcasts !

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Quelques souvenirs de la 47e convention française de science-fiction https://lioneldavoust.com/2020/quelques-souvenirs-de-la-47e-convention-francaise-de-science-fiction https://lioneldavoust.com/2020/quelques-souvenirs-de-la-47e-convention-francaise-de-science-fiction#comments Mon, 24 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6716129 Rentré hier soir un peu fatigué mais enchanté de cette 47ème convention : encore merci à toute l’organisation d’avoir tenu bon ce navire en ces eaux houleuses pour toutes et tous ! Et merci à tous les participants, camarades et intervenants pour ces quatre jours extrêmement agréables (c’est difficile de revenir au boulot après ça !) Je n’ai jamais été très doué pour les compte-rendus, donc je préfère vous laisser avec quelques photos souvenir.

Ugo Bellagamba (mod.), François Manson, Xavier Dollo et Laurianne Gourrier parlent des finalistes roman du prix Rosny-Aîné 2020
La salle des expositions
Laurianne Gourrier (mod.), Pierre Gévart, Jérôme Vincent et Simon Pinel débattent de l’exportation de l’imaginaire français à l’étranger
Sylvie Denis, conférence sur David Bowie et la SF
Claude Ecken, conférence sur l’écologie et la SF
Remise des prix
Jean-Daniel Brèque, lauréat du prix Cyrano pour tout son travail de passeur et de traducteur de l’imaginaire
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La photo de la semaine : Fenêtre à Jioufen https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-fenetre-a-jioufen Fri, 21 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6468516
Jioufen window
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L’atelier sur le conflit est complet, mais il reste quelques places pour la scène d’action https://lioneldavoust.com/2020/latelier-sur-le-conflit-est-complet-mais-il-reste-des-places-pour-la-scene-daction Thu, 20 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6466325 Incroyable ! Et vraiment immensément agréable : merci pour votre confiance constante, l’atelier d’écriture à distance sur le conflit en narration est maintenant complet ! J’ai pu répéter à quel point cette notion me semble centrale à la narration (moderne, surtout) et je suis très content de pouvoir la transmettre.

Il reste par ailleurs encore quelques places pour le stage intensif sur la scène d’action, qui se déroulera sur un week-end entier à l’école Les Mots (10-11 octobre). Du duel à l’infiltration jusqu’à la bataille épique rangée, venez mettre vos personnages sous pression : ne tardez pas, l’atelier est limité à 12 participants maximum !

➡️ Infos pratiques, inscriptions, détail du déroulement

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Le lecteur RSS Reeder actuellement gratuit https://lioneldavoust.com/2020/le-lecteur-rss-reeder-actuellement-gratuit Wed, 19 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6465889

Ah ben tiens, on en parlait lundi des flux RSS (pour mémoire, c’est vachement bien, reprenez le contrôle de votre information en-dehors des réseaux commerciaux) : Reeder, mon lecteur de flux RSS de choix (parce qu’il est simple mais quand même puissant, et se contente d’un achat unitaire au lieu d’un abonnement) est actuellement gratuit sur les App Store Mac et iOS. Pourquoi ? Comment ? Aucune idée (la dernière fois que Reeder était gratuit, c’était en prévision d’une nouvelle version), mais si vous voulez le récupérer et coupler ça avec un compte Feedly ou Inoreader, vous voilà idéalement équipé•e pour découvrir le merveilleux univers du RSS et ce pour pas un sou. (Sauf si vous devez acheter l’iPhone qui va avec, mais Feedly et Inoreader, par exemple, proposent leurs propres applications de lecture sur Android, sinon.)

➡️ iOS App Store

➡️ Mac App Store

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L’Héritage de l’Empire : où en suis-je ? https://lioneldavoust.com/2020/lheritage-de-lempire-ou-en-suis-je https://lioneldavoust.com/2020/lheritage-de-lempire-ou-en-suis-je#comments Tue, 18 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6466716 Il y a deux mois environ, je prévenais que les barres de progrès sur le côté risquaient d’être aussi fiables que celles d’une copie de fichier Windows : avec tous les soucis de 2020, je devais temporairement passer en mode corrections sur L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » 4) avant de terminer le premier jet – dont il ne reste, donc, pas grand-chose à écrire (mais tout créatif vous dira que le pas grand-chose de la fin nécessite autant d’énergie que tout ce qui précède). L’idée étant d’alimenter ma directrice d’ouvrage en parallèle à mon propre bouclage du manuscrit. Pas la manière idéale de travailler, mais quand vous avez passé deux mois manchot, il faut ce qu’il faut.

Cette opération est donc terminée (la correction, pas celle de la main, même si oui, aussi) – pour la petite histoire, j’ai supprimé du premier jet plus de 200 000 signes dans cette passe (une bonne centaine de pages), et les derniers chapitres sont actuellement évalués par les bêta-lecteurs. Histoire de refléter le processus, on est fou, on est dingue, une deuxième barre de progrès est apparue à droite, avec la rédaction du premier jet et les corrections du manuscrit en parallèle, histoire de tout suivre, parce que pourquoi pas.

Concrètement :

  • Il me reste 2-3 chapitres à écrire (qui mesureront entre 100 et 200 000 signes, ça tombe bien, je les ai récupérés) ;
  • Mes corrections personnelles sont pour ainsi dire terminées (il me restera à évaluer et à reprendre les derniers 3 chapitres une fois ceux-ci terminés) ;
  • La couverture est pour ainsi dire prête (et elle dépote) ;
  • Nous sommes dans les starting-blocks pour les corrections éditoriales.

2020 a été extrêmement compliquée pour tout le monde, et j’ai joué en plus cette année en mode hard (deux mois de chômage technique, des projets d’envergure, côté personnel, en train de se monter aussi – auxquels la situation mondiale ont hélas mis un coup d’arrêt temporaire, mais qui reprendront dès qu’on aura un vaccin, soit, si tout va bien, dans plus trop longtemps).

Nous faisons tout, tous, pour proposer un tome 4 qui qui déchire à l’automne, évitons pour l’instant de donner une date de sortie trop précise, mais, franchement, je pense qu’on en prend bien le chemin, et, pour des tas de raisons différentes, j’ai rarement eu aussi hâte d’apporter enfin ma validation finale à des épreuves.

Plus d’infos dès que ce sera possible !

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Reprenez le contrôle de votre information avec les flux RSS https://lioneldavoust.com/2020/reprenez-le-controle-de-votre-information-avec-les-flux-rss https://lioneldavoust.com/2020/reprenez-le-controle-de-votre-information-avec-les-flux-rss#comments Mon, 17 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6367670 Donc, j’ai récemment quitté les réseaux commerciaux, redécouvrant il y a quelques années le plaisir de contrôler mon information, mes sources, mes intérêts au lieu d’avoir Facebook et Twitter qui cherchent à me faire réagir parce que « machin a liké ça » et « truc a commenté ceci ». Pour mémoire, ce que vous montrent les réseaux n’est pas calibré sur ce qui vous intéresse, mais sur ce qui vous fera réagir ; le but de ces entreprises, c’est de vous conserver le plus longtemps possible sur leur plate-forme, afin de vous montrer de la publicité.

Heureusement, il existe une meilleure manière de faire. En fait, elle existe depuis très, très longtemps, faisant partie des premières technologies du web : le RSS (pour Really Simple Syndication) est un protocole âgé de plus de vingt ans, mais toujours bien vivace, qui permet de suivre les sources d’information et les sites que l’on choisit, sans aucun autre algorithme que son libre arbitre et son goût personnel.

Le principe du RSS

C’est tout simple. Un site (comme celui-ci même, fantastique et merveilleux) propose un flux compatible. Tous les sites de bon goût, surtout de nos jours, en sont équipés.

L’utilisateur (c’est vous, c’est moi, c’est nous) s’abonne avec un service compatible, un « agrégateur de flux », qui garde la trace de tous les sites auxquels il ou elle s’est abonné.

Dorénavant, chaque mise à jour de tous les sites auxquels on s’est abonné apparaît dans l’agrégateur. Dès lors, il est possible de lire l’article si ça semble prometteur, de l’écarter dans le cas contraire, de l’exporter ailleurs pour le lire plus à son aise, etc. Car le RSS est un protocole standard.

Évidemment, tous les abonnements (tous les « flux » auxquels on s’est abonné) peuvent être organisés et classés comme on le souhaite : pour ma part, j’ai par exemple un dossier pour les actualités technologiques, un dossier pour les actualités littéraires, un dossier pour les blogs des copains, un dossier pour les sites débiles qui vident agréablement le cerveau, etc.

Une beauté de la chose est que tous les articles publiés ainsi sur les flux ont une date d’expiration : vous ne serez jamais submergé•e par 12000 mises à jour non lues, car les vieilleries disparaissent automatiquement (après un délai raisonnable, fixé en moyenne à 30 jours).

En gros : ça se consulte comme Twitter, mais avec vos sources, vos décisions, et sans personne qui vous engueule.

Comment ça marche ?

Eh bien, Jérôme Bonaldi1, c’est très simple. Certains navigateurs, comme Firefox, proposent une implémentation rudimentaire du RSS, mais je recommanderais, pour être à l’aise et apprécier la chose, de s’inscrire à un vrai agrégateur offrant moult avantages et fonctionnalités confortables pour bien profiter de l’expérience. Voici ce dont vous aurez besoin :

  1. Vous inscrire à un agrégateur de flux RSS (nécessaire, mais gratuit)
  2. Un chouette lecteur de flux (optionnel, payant, mais confortable)

L’agrégateur est donc la plate-forme qui collationnera tous vos abonnements, les ordonnera selon vos goûts, et interrogera les sites pour vous. Il fournira ensuite ces données selon une forme (assez) standard, lisible dans une application compatible. Mais comme les choses sont plutôt bien faites, la plupart des agrégrateurs fournissent aussi un environnement de lecture intégré, donc l’étape 2. n’est pas nécessaire en toute rigueur.

Le service gratuit le plus populaire dans ce domaine est Feedly. Le compte gratuit de base est extrêmement généreux (100 abonnements inclus), et l’agrégateur fournit des applications de lecture sur presque toutes les plate-formes. Si vous découvrez le système et voulez commencer à jouer avec, c’est le point de départ idéal.

Commencez par vous inscrire :

➡️ https://feedly.com/i/welcome

Et ajoutez par exemple votre premier flux, trop génial par essence :

➡️ https://lioneldavoust.com/feed

Vous consultez compulsivement des sites à la recherche de leurs nouvelles actualités ? Mettez-les dans Feedly. C’est exactement pour cela que ça a été conçu. Vous êtes à l’affût d’infos sur ce groupe moldovalaque qui produit un single tous les cinq ans ? Idem. Toutes les mises à jour se retrouvent au même endroit sans avoir à chercher partout.

Petite astuce : les flux des sites se trouvent en général toujours à la même adresse : http://nom-de-domaine.com/feed ou /rss. Et le plus simple, évidemment, consiste à rechercher l’icône du RSS sur le site d’intérêt (ci-contre) et cliquer dessus.

Passer power user

Maintenant, si l’on veut aller plus loin, le RSS un outil que l’on peut pousser et personnaliser de manière extrêmement puissante, jusqu’à construire une veille poussée, quel que soit le domaine. Feedly et ses concurrents (j’utilise pour ma part Inoreader) proposent tous des paliers d’abonnement payants (mais restant raisonnables à l’année) ajoutant quantité de fonctionnalités très puissantes. Par exemple, mon abonnement à Inoreader me donne, entre autres :

  • La possibilité de programmer des recherches automatiques de termes sur tous mes abonnements (si je surveille un sujet ou un produit précis, par exemple) ;
  • La possibilité de brancher des sites dans l’agrégateur même s’ils ne sont pas compatibles RSS ; il est ainsi possible de suivre des comptes Twitter de l’extérieur sans être membre de Twitter soi-même (intéressant pour les sites d’information… et les photos de chats) ;
  • La possibilité de renvoyer ses newsletters à son agrégateur, pour éviter d’encombrer sa boîte mail et centraliser davantage les informations qu’on survole ;

Et j’en passe.

L’autre possibilité pour améliorer son expérience, évoquée plus haut, consiste à utiliser un lecteur de flux dédié, qui offre un confort de lecture souvent meilleur que les applications des agrégateurs (dont ce n’est pas la priorité : leur priorité, ce sont les fonctionnalités de veille). Cherchez « RSS reader » dans votre App Store préféré et vous tomberez sur des dizaines d’applications compatibles.

Pour ma part, sous iOS et macOS, j’utilise Reeder, qui n’est pas la plus puissante ni la plus jolie, mais elle offre l’énorme avantage de ne pas avoir succombé aux sirènes de l’abonnement. Pour un achat unique sur Mac et iOS, j’ai une application robuste, raisonnablement puissante et agréable qui me permet de consulter mes flux sur n’importe laquelle de mes plate-formes avec des repères identiques. Comme on dit au Québec, ça fait la job, et ça la fait bien.

Révoooolte

En ces temps où il est avéré que les réseaux monétisent nos données et manipulent l’opinion, et où, surtout, on se colle la rate au court-bouillon avec des inconnus pour une virgule de travers, les flux RSS offrent un merveilleux espace de silence et de libre-arbitre. Personne ne consulte à quoi vous vous abonnez et vous conservez le total contrôle de votre information. En résumé, le RSS, c’est le même plaisir de silence et d’espace mental que lire un bon livre, adapté au web.

  1. Pfiou le vieux.
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La photo de la semaine : Dragon de pierre https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-dragon-de-pierre Fri, 14 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6367553
Stone dragon
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Rendez-vous la semaine prochaine à la convention de science-fiction ! https://lioneldavoust.com/2020/rendez-vous-la-semaine-prochaine-a-la-convention-de-science-fiction Thu, 13 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6366183 Yatta ! Un immense merci à tous les bénévoles d’avoir tenu bon la barque en ces temps troubles. Malgré les difficultés de la période, la 47e convention française de science-fiction, qui se tient cette année à Orléans-la-Source, aura bel et bien lieu !

Je suis extrêmement heureux de faire partie des invités, car la convention, c’est une longue et belle tradition de l’imaginaire en France, qui fédère la profession et ses observateurs depuis des décennies. C’est réellement un honneur que de la découvrir ainsi.

J’y serai sur toute la durée de l’événement, soit du jeudi 20 au dimanche 23 août, avec un programme bien rempli :

  • Jeudi 20 août, 15h30 : Débat sur la traduction, modéré par Claude Ecken, avec Sara Doke, Sylvie Denis, Jean-Daniel Brèque, Michel Pagel et moi-même ;
  • Vendredi 21 août, 14h : Entretien, animé par Jérôme Vincent ;
  • Vendredi 21 août, 20h30 : Jeux autour de la traduction, animés par Sara Doke ;
  • Samedi 22 août, 11h : Conférence « Procrastination de l’écrivain » (dont le diaporama est d’ores et déjà disponible ici).

Je suis ravi également de proposer une réédition de « Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse » dans l’anthologie de la convention, La Voie des voix :

Couv. Thierry Cardinet

Avec un magnifique sommaire : Sylvie DENIS, Sara DOKE, Laurianne GOURRIER, Noëlle MIRANDE, Jean-Daniel BRÈQUE, Thierry CARDINET, Stéphane DESIENNE, Claude ECKEN, Franck FERRIC, Alain GROUSSET, Chris T. GUERRE TAÏAUT, Bernard HENNINGER et Michel PAGEL. Dans un ouvrage qui ne sera réservé qu’aux membres de la convention. Héhéhé.

Encore merci et bravo à toute l’équipe qui a dû affronter des difficultés que je n’ose imaginer pour obtenir toutes les autorisations nécessaires et adapter la manifestation à la situation actuelle, en plus de toute la complexité d’organiser un événement.

On s’y retrouve donc la semaine prochaine, dès jeudi !

➡️ Site officiel, informations pratiques et programme

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L’exposition virtuelle de la fantasy de la BnF traduite en anglais https://lioneldavoust.com/2020/lexposition-virtuelle-de-la-fantasy-de-la-bnf-traduite-en-anglais Tue, 11 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6199913 La Bibliothèque nationale de France avait proposé l’année dernière une exposition virtuelle splendide, à la fois accessible et fouillée, sur la fantasy : avec un historique, un parcours ludique et un panorama allant jusqu’au paysage français contemporain (j’avais eu l’immense honneur de faire partie des auteurs soumis à la question).

Et maintenant :

Le site est traduit en anglais, ce qui représente un jalon d’envergure pour le travail sur nos genres à l’étranger. Merci, donc, à toute l’équipe de la BnF, d’œuvrer pour la recherche, et la littérature !

➡️ https://fantasy.bnf.fr/en/

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Formatage des dialogues : ce que les guillemets permettent et que les tirets interdisent https://lioneldavoust.com/2020/formatage-des-dialogues-ce-que-les-guillemets-permettent-et-que-les-tirets-interdisent https://lioneldavoust.com/2020/formatage-des-dialogues-ce-que-les-guillemets-permettent-et-que-les-tirets-interdisent#comments Mon, 10 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6198165 Aaaah, le formatage typographique des dialogues, le sujet favori des passionnés d’origami et de bateaux en allumettes. Un travail minutieux, obsessionnel, dont l’achèvement confère une impression d’équilibre et de complétude dans le monde.

Et qui suscite la terreur du reste du monde.

Moi, j’ai pas la patience pour les bateaux en allumettes, alors je typographie mes dialogues avec amour à la place. C’est pourquoi le présent blog comporte déjà pas mal de matériel sur le sujet :

Ainsi qu’un épisode de Procrastination : s03e18 – Ponctuer des dialogues.

Sinon, par quel grand mystère de l’Internet ma recherche « dialogue meme » ne me renvoie-t-elle quasiment que des images de films indiens ?

À présent, en tant que Grand Prêtre Missionnaire de l’Église du Guillemets à Chevrons, dans les articles sus-cités, j’ai porté la Seule et Vraie Parole™ de la typographie des dialogues : les guillemets, say mieux, parce qu’on peut faire avec des trucs que l’usage des tirets seuls interdisent. (Voir les articles précédents pour voir de quoi qu’on cause exactement.)

Sauf que, comme on me l’a fait remarqué, je n’ai jamais vraiment prouvé la chose. Dont acte. Oyez, oyez, benedicite amor in excelsis guillemeto.

Idée reçue : les tirets donnent davantage de rythme que les guillemets

Déjà, c’est le premier argument des mécréants tenants du Tiret Cadratin seul : les tirets, par leur incitation à enchaîner les répliques, donneraient des dialogues plus rythmés et nerveux.

— Ah bon ?

— Effectivement.

— Mais comment ?

— Eh bien, un peu comme ça. On enchaîne, on enchaîne, dans le feu de l’action !

— C’est vrai que c’est drôlement rythmé !

— Les didascalies, c’est bon pour Marcel Proust.

Genre comme ça.

Sauf que… les guillemets ne changent rien à cet usage. Pour mémoire, on utilise aussi les tirets avec les guillemets, ils ouvrent et closent juste le dialogue.

« Ah bon ?

— Effectivement.

— Mais comment ?

— Eh bien, un peu comme ça. On enchaîne, on enchaîne, dans le feu de l’action !

— C’est vrai que c’est drôlement rythmé !

— Les didascalies, c’est bon pour Marcel Proust. »

Ça change donc que dalle au rythme.

Maintenant, si ça ne change rien, pourquoi s’ennuyer avec un signe supplémentaire ? Eh bien, parce que :

Les guillemets donnent davantage de flexibilité dans le rythme

« J’aime l’odeur du saucisson au petit matin », lâcha Bob en contemplant l’horizon. Les premiers feux de l’aube ourlaient l’océan. « Avec le café, c’est excellent.

— Ça marche aussi avec les fruits de mer », répliqua Plectrude en désignant son tourteau. Bob retint une grimace ; après tout, il s’efforçait d’être un pluraliste du petit-déjeuner. « Un peu de gorgonzola, et c’est un repas de champion. »

La force des guillemets, c’est la possibilité (et non l’obligation) d’entremêler les flux de la narration et du dialogue dans un rythme quasi-cinématographique et simultané. Mon exemple est un peu lourd en incises, mais c’est pour condenser les deux problèmes que pose l’usage des tirets seuls. Réécrivons donc ce passage avec :

— J’aime l’odeur du saucisson au petit matin, lâcha Bob en contemplant l’horizon. (Les premiers feux de l’aube ourlaient l’océan.) Avec le café, c’est excellent.

Le premier problème apparaît. Une partie de la didascalie appartient au dialogue, ce qui pousse la phrase isolée à devoir être identifiée par des parenthèses. Personnellement, en tant que fan d’origami et de bateaux en allumettes, je trouve ça moche. Mais bon, c’est parfaitement compréhensible. En pluralistes du petit-déjeuner, admettons donc.

Mais, beaucoup plus gênant :

— Ça marche aussi avec les fruits de mer, répliqua Plectrude en désignant son tourteau.

Bob retint une grimace ; après tout, il s’efforçait d’être un pluraliste du petit-déjeuner.

— Un peu de gorgonzola, et c’est un repas de champion.

See what I did there? Qui parle maintenant à votre avis, à la seconde réplique ?

Le formatage en tirets seuls impose que chaque réplique commence sur sa ligne seule. Par conséquent, selon le rythme du récit, le dernier personnage à avoir eu sa didascalie est implicitement considéré comme étant le nouveau locuteur, et de toute façon, l’alternance des tirets impose un passage de relais constant.

Si je veux écrire la seconde partie avec des tirets, je ne coupe pas à la nécessité de repréciser le locuteur :

— Ça marche aussi avec les fruits de mer, répliqua Plectrude en désignant son tourteau.

Bob retint une grimace ; après tout, il s’efforçait d’être un pluraliste du petit-déjeuner.

— Un peu de gorgonzola, reprit la jeune teutonne, et c’est un repas de champion.

Voilà pourquoi les guillemets permettent une économie de moyens et davantage de diversité de rythmes que les tirets seuls. Je me suis régulièrement confronté au problème en traduction. L’anglais utilise uniquement des guillemets (avec une typographie légèrement différent de la nôtre, mais c’est un autre problème) :

“English is awesome, innit?” she exclaimed. “Shakespeare spoke it, they say.”

“True that,” Bob said. “But then again, so does Kim Kardashian.”

Quand les consignes typographiques des éditeurs imposent, de leur côté, l’usage des tirets seuls, je vous garantis une chose : le rythme de l’original ne peut pas être entièrement conservé. Le cas précédent, où la réplique de Plectrude se trouve chassée à la ligne suivante, dictera en traduction l’ajout de précisions absentes de l’original. Sinon, c’est confus, voire on en arrive à des contresens.

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La photo de la semaine : L’arbre solitaire https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-larbre-solitaire Fri, 07 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5955440
Solitary tree
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-2 points de vie ? https://lioneldavoust.com/2020/2-points-de-vie Thu, 06 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5954668 Une image fréquente mais qui ne marche pas : si on se blesse, on peut pas déduire que la blessure est superficielle si on bouge encore normalement. Si on se blesse, même sans réelle gravité, on a MAL, donc de base, on ne bouge plus normalement. Sinon c’est une égratignure.

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Départ de tous les réseaux sociaux https://lioneldavoust.com/2020/depart-de-tous-les-reseaux-sociaux https://lioneldavoust.com/2020/depart-de-tous-les-reseaux-sociaux#comments Wed, 05 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=6015672 It was fun while it lasted.

En fait, non, c’était pas entièrement fun. Surtout les dernières années.

Je ne pensais pas prendre cette décision si vite mais au bout d’un moment, bon, ça n’est pas surprenant, j’ai quitté Facebook, je quitterai Twitter avec sous quinze jours, et tout ce qui est assimilé « réseau social ». (Le compte restera présent mais verrouillé pour éviter le cyber-squatting, et pour conserver l’accès à la messagerie privée qui reste un moyen de communication nécessaire pour certains contacts.)

La raison ? Ma foi, toujours la même : les réseaux sont, d’une, dans mon cas très personnel, un aspirateur à temps de cerveau disponible, de deux, comme les trois polémiques à la semaine le prouvent, il est impossible d’avoir une discussion construite en 280 caractères quand le système est littéralement conçu pour nourrir les réactions instinctives et les outrages.

Twitter, allégorie

Concernant Twitter, je ne jette tout de même pas le bébé avec l’eau du bain. Certains mouvements capitaux y sont nés (#MeToo), j’ai pu échanger avec certaines de mes idoles de jeunesse et j’y ai rencontré et échangé avec plein de belles personnes (merci à vous – j’espère qu’on se retrouvera tous ici).

Je tiens spécialement à remercier tous les lecteurs et lectrices, blogueurs et blogueuses, Instagrameurs et chroniqueuses de tous horizons qui aiment les livres, en parlent sur leur fil et à leur communauté voire leurs clients – votre travail au long cours est capital pour faire connaître des auteurs. Merci !

Mais hélas, en ce qui me concerne, en l’espace d’un an et demi, j’ai été : insulté gratuitement, harcelé à deux reprises, et je ne compte plus le temps consacré à modérer des fils qui partaient en sucette ou à essayer de raccommoder des rapports humains mis à mal par un mauvais like ou un mauvais RT. J’ai énormément de mal à lâcher l’affaire dans ce genre de cas, je me bouffe la rate en sauce et avant d’avoir compris ce qui m’arrivait, j’ai passé deux heures obsessionnelles-compulsives à jouer à tape-la-taupe avec mes mentions.

Au bout d’un moment, pourquoi m’infligé-je ça ? Autant quitter Facebook a d’abord été pour moi un geste politique (à ma minuscule échelle, on est d’accord, mais be the change you want to see in the world, tout ça), quitter Twitter est davantage un geste d’hygiène mentale. Je pense en plus qu’il y a de bien meilleures manières de :

  • communiquer avec les gens : dans des espaces plus calmes comme des forums ou des commentaires de blogs ;
  • parler de son travail : par des événements, des conférences ;
  • accomplir son travail, tout court : en bénéficiant du silence et de la temporalité libérées pour se concentrer sur le vrai métier – qui est, et c’est tout : produire, régulièrement, des œuvres de qualité.

Pour paraphraser le temple de Salomon, savoir, oser, écrire… et se taire.

Écrire consiste à s’immerger dans la narration et l’esprit des temps pour en tirer des choses à rapporter à sa tribu ; à se documenter en profondeur, à réfléchir, à imaginer ; l’artiste est pour moi un chaman, et ce chaman-ci a beaucoup plus de mal à entrer en contact avec le Mystère s’il s’inquiète qu’un imbécile comprenne un tweet de travers et lance une campagne d’ostracisation et de désinformation à son égard.

Donc, dorénavant, en ce qui me concerne :

The amateur tweets. The pro writes.

Steven Pressfield, Turning Pro (chroniqué ici)

Je réitère que le site, le blog et Procrastination ne vont nulle part – c’est tout le contraire. Je compte consacrer davantage de temps à mes espaces, au podcast, et proposer toujours davantage de contenu construit (des choses vont arriver en ce sens).

Pour cela, je vous invite forcément très vivement à vous inscrire à la lettre d’informations dont le formulaire se trouve en bas à droite. Un seul mail par mois, juste entre nous, dense et récapitulant l’activité du site sur la période passée, avec toutes les actualités, et quelques réflexions plus personnelles sur l’écriture et les projets en cours !

On se retrouve… très exactement ici, demain matin.

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Excuses et pardon sur les réseaux https://lioneldavoust.com/2020/excuses-et-pardon-sur-les-reseaux https://lioneldavoust.com/2020/excuses-et-pardon-sur-les-reseaux#comments Mon, 03 Aug 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5436125 Une notion fondamentale des réseaux serait qu’on apprenne tous à dire :

  • J’ai parlé sous le coup de l’émotion, mes mots ont dépassé ma pensée, désolé
  • Je reconnais que tu as pu parler sous le coup de l’émotion, que tes mots ont dépassé ta pensée, passons ensemble à autre chose.
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La photo de la semaine : On s’amuse https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-on-samuse Fri, 31 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5797088 Il y a peu de choses aussi réjouissantes que de voir des orques s’amuser dans les vagues.

Having fun
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Nouveau stage sur un week-end : « Écrire une scène d’action » https://lioneldavoust.com/2020/nouveau-stage-sur-un-week-end-ecrire-une-scene-daction Thu, 30 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5796335 J’ai le plaisir de vous annoncer que je remets le couvert en fin d’année ! Cet atelier intensif, inauguré en début d’année de façon un peu étrange (en plein confinement) avait bien plu (merci aux stagiaires !). Il se tiendra donc à nouveau, en présentiel cette fois, à l’école Les Mots (comme de plus en plus souvent – toujours un plaisir !), cet automne.

Comment écrire une scène d’action ?

L’action dans la narration est directement reliée à la notion de tension : qu’elle soit physique ou psychologique, elle place directement les personnages face à des enjeux immédiats et intenses qu’ils doivent résoudre d’urgence. Son dénouement entraîne des répercussions d’envergure – parfois irréversibles – sur la suite du récit. 

Mais retranscrire l’action par des mots seuls dans notre monde actuel saturé d’images représente un véritable défi. Il faut communiquer le danger, maintenir le suspense, faire partager au lecteur la nervosité des personnages, le tout avec une clarté et une concision plus marquées que dans tout autre volet du récit. Une scène d’action réussie constituera un moment fort dont le lecteur se rappellera longtemps – quand son échec entraînera l’effondrement de toute une histoire pourtant bien construite. 

Par la confrontation avec divers archétypes célèbres de l’action romanesque, cet atelier conduira les stagiaires à prendre conscience de toutes les facettes étroitement imbriquées dans l’écriture de telles scènes, et comment rythme et tension peuvent être induits dans la texture même du texte. L’idéal : découvrir comment susciter chez le lecteur des sensations approchant le vertige cinématographique. 

Cet atelier est idéal pour vous si : 

  • Vous cherchez une approche structurante avec des notions théoriques qui vont vous apporter un cadre
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l’inattendu ! 

Méthodologie : 

  • Cet atelier propose des exercices différents à chaque séance pour s’entraîner et découvrir !
  • Cet atelier ne requiert pas d’arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits.

Au programme, en vrac : la fonction de la scène d’action ; ses pièges et ses techniques : rythme, confit, enjeux ; astuces et outils pour les concevoir et les écrire ; du duel… jusqu’à la scène de bataille épique.

L’atelier se tiendra donc à l’école Les Mots, à Paris, le week-end du 10-11 octobre. Attention, places limitées à 12. Pour plus d’informations et s’inscrire, rendez-vous sur cette page !

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Les commentaires sont maintenant ouverts un mois https://lioneldavoust.com/2020/les-commentaires-sont-maintenant-ouverts-un-mois Wed, 29 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5796108 Une petite modification que je voulais faire depuis un moment (et qui m’a été demandée) : les commentaires sur le blog sont maintenant ouverts 30 jours (et non 15). Histoire de garder le débat ouvert plus longtemps, mais sans que je sois noyé de spam.

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Se réapproprier sa volonté avec un chronomètre et des trombones https://lioneldavoust.com/2020/se-reapproprier-sa-volonte-avec-un-chronometre-et-des-trombones https://lioneldavoust.com/2020/se-reapproprier-sa-volonte-avec-un-chronometre-et-des-trombones#comments Tue, 28 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5780587 J’ai Deep Work de Cal Newport sur ma table de chevet – ce qui, dans les faits, revient à dire l’étagère de mes toilettes (non, je ne dors pas dans mes toilettes) (sauf quand je reviens d’une soirée difficile avec des libraires bretons) – bref, ça veut juste dire que c’est l’endroit où il est susceptible d’être pris et feuilleté, mais je compte bien le lire pour de vrai et me substantifier la moelle avec. Car :

Je suis entièrement d’accord avec lui quand il parle de l’effet délétère des réseaux notamment dans son TED Talk lié ici. Peut-être suis-je d’autant plus sensible au discours avec la manière dont je suis vissé (dont je reparlerai dans un article à part quand j’aurai rassemblé le courage) mais : les notifications, l’impératif de répondre, de réagir frénétiquement à tout et de ne rien laisser passer fonctionne très mal avec moi, j’en ai parlé de loin en loin. Je ne crois pas être le seul dans ce cas ; la grande crainte de notre époque, c’est de voir les capacités de concentration des gens décroître (et c’est le sujet de Deep Work) (mais je ne l’ai donc pas encore lu) (il faut que je passe une soirée difficile avec des libraires bretons pour dormir dans mes toilettes et le lire, si vous avez suivi). Il y a probablement un fond de vérité là-dedans,sinon Facebook et Twitter ne dépenseraient pas des centaines de milliers de dollars pour nous maintenir captifs de leurs plate-formes.

James Clear, dans Atomic Habits (Un rien peut tout changer en VF, heu ?) a cette phrase simple :

Each habit is a vote towards the person you want to be.

James Clear

Consulter son téléphone « au cas où », « dans l’espoir qu’il se passe quelque chose » est une habitude fermement ancrée jusqu’au défilement obsessionnel-compulsif (ahem) des fils sans fin d’Instagram, Twitter etc. : on appelle ça le doomscrolling, et oui, ça fait du mal au cerveau. Si les habitudes se nourrissent d’elles-mêmes, si chaque habitude est un vote pour la personne que l’on souhaite être, chaque consultation « machinale », sans intentionnalité, est un vote pour une personne qui consulte machinalement ses fils, sans intentionnalité.

Et ça, moi, ça m’emmerde d’être cette personne.

Toute réalisation d’envergure se construit sur des efforts concertés et prolongés, peut-être plus encore dans l’écriture qui se nourrit de silence, de réflexion, de mûrissement et, surtout, de temps (un roman me prend entre 1000 et 2000 heures, selon mes estimations récentes). Quand j’avais vingt ans, je codais en open-space sans problèmes de concentration (avec Iced Earth à fond sur les oreilles). Aujourd’hui, je me sens comme un petit chaton sous ecstasy prêt à suivre n’importe quel jouet qui brille, sauf que c’est un chaton chauve de 90 kg. De rien pour les cauchemars.

J’ai la sensation que dix ans de réseaux m’ont petit à petit grignoté la faculté de concentration. Heureusement – et j’y arrive – il me semble à la portée de tout le monde de se rééduquer avec, comme dit avec ce magnifique titre, un chronomètre et des trombones.

La méthode pomodoro : pour se rééduquer la concentration

Plein d’articles dans ce site fantastique sur la méthode pomodoro, par exemple celui-là sur l’esprit et et celui-là avec des remarques complémentaires sur son application aux métiers créatifs. La méthode pomodoro (25 minutes de boulot, 5 de pause) est souvent dépeinte comme une manière de travailler par « rafales », mais je la vois aussi comme une manière d’encadrer et de décomplexer le temps (nécessaire à la santé) de pause. Surtout, je trouve qu’elle réhabitue le cerveau à rester concentré sur une tâche pendant un temps donné, délimitant les moments où l’esprit peut divaguer et celui où, non, désolé, tu te casses les dents sur la tâche s’il le faut, mais tu ne lâches pas, alors, bosse. (Robert Sheckley Robert Sheckley Robert Sheckley.)

Et si l’on veut se réapproprier sa concentration, on peut (inspiré par certains traitements de rééducation) augmenter la durée des pomodoros d’1% par semaine (ça va, ça fait une minute par mois). L’optique étant de regonfler sa capacité à long terme, comme dans un entraînement physique. (J’expérimente actuellement avec ça, j’en reparlerai si c’est pertinent) (Rendez-vous donc dans trois ans quand je serai à 45 minutes, HA)

Trois trombones et c’est tout

C’est le hack le plus bête du monde, que j’avais piqué à Lifehacker il y a des années. Pour se limiter dans une habitude, mettre trois trombones dans une boîte le matin. À chaque fois que l’on effectue l’action, enlever un trombone. On a donc trois actions par jour maximum. (On peut commencer à cinq si c’est trop dur.) Et le geste, tout simple, donne une matérialité à l’action. On ne peut pas tricher.

Oui, j’ai ça sur mon bureau, et c’est MOCHE.

J’ai récemment repris cette habitude : trois consultation de réseaux / mails par jour maximum. Car il ne s’y passe rien qui soit urgent et qui ne puisse attendre, malgré ce qu’on voudrait vous faire croire. Et surtout, il ne sert à rien de les consulter douze fois par jour ; il faut mieux faire des sessions un peu plus longues, mais productives (effet de grouper les tâches, ou batching).

Eh bien, cela a été fascinant (et un peu inquiétant) de constater combien, les premières semaines, la consultation me démangeait dès le matin avant ma petite séance de mouvements, de méditation, etc. comme un junkie en manque. Et qu’il me fallait un effort de volonté pour me raisonner et me dire que rien de ce qui pouvait s’être passé pendant la nuit ne pouvait attendre trente minutes de plus, quand même ?

Eh bien, aujourd’hui, au bout d’un mois de ce régime, pour la première fois ce soir (à l’heure où j’écris ces électrons), seulement deux trombones ont été enlevés de la boîte. Le troisième ne servira pas. Et je suis d’une parfaite sérénité.

Pour être honnête, tout cela paraît stupide alors que je l’écris, comme un coureur cycliste réapprenant les bases avec un tricycle. Mais le monde moderne lutte tellement pour notre attention et notre concentration qu’il ne me paraît pas absurde de nécessiter une rééducation. Le Slow Web Manifesto militait déjà pour une consommation plus raisonnée, équilibrée, intemporelle et concentrée sur la qualité de nos médias modernes. Et il le faisait… en 2010.

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La photo de la semaine : Danse macabre https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-danse-macabre Fri, 24 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5781307
Danse macabre
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Plus beaucoup de Léviathan : la Nuit en stock chez l’éditeur https://lioneldavoust.com/2020/plus-beaucoup-de-leviathan-la-nuit-en-stock-chez-lediteur https://lioneldavoust.com/2020/plus-beaucoup-de-leviathan-la-nuit-en-stock-chez-lediteur#comments Thu, 23 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5604982 Pour info: d’après mes états de ventes, il ne reste plus énormément de Léviathan tome 2 en stock chez l’éditeur. Si vous avez commencé la série et envisagez de poursuivre, ne tardez peut-être pas à le commander (surtout qu’il n’existe pas d’ebook) !

👉 https://shrtm.nu/kpdX

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Il faut que je vous parle d’Alfred https://lioneldavoust.com/2020/il-faut-que-je-vous-parle-dalfred https://lioneldavoust.com/2020/il-faut-que-je-vous-parle-dalfred#comments Wed, 22 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5727193 Auguste lectorat, cela fait un moment que je me dis qu’il me faut absolument parler de l’application qui à elle seule (bon, pas forcément, y a aussi OmniFocus, DEVONthink, Hazel…) me rend incapable de me rasseoir devant une machine Windows. Le petit bout de logiciel qui me donne l’impression d’avoir des superpouvoirs informatiques comme ces hackers d’Hollywood qui piratent des vaisseaux spatiaux rien qu’en tapant très très vite sur des touches.

Qu’est-ce qu’Alfred ? C’est Spotlight sous stéroïdes.

Qu’est-ce que Spotlight ? OK, on rembobine.

Sur Mac, commande-espace permet d’invoquer Spotlight : un petit champ de texte tout bête accessible de n’importe où qui permet de chercher des documents, des dossiers, et de lancer des applications d’un petit coup de clavier. Genre

Avec fraute de fappe intégrée, zéro souci

Déjà, c’est cool. Ben Alfred, c’est ça en douze mille fois mieux.

Alfred permet comme Spotlight de chercher des documents et de lancer des applications sans toucher la souris. Mais il permet aussi et surtout de commander littéralement son ordinateur pour faire tout et n’importe quoi, simplement en ajoutant des mots-clés, à la manière de commandes. Par exemple :

Effectuer une recherche Internet sur le moteur de son choix.

J’ai évidemment choisi les moteurs de la liste.

Effectuer une recherche Internet personnalisée littéralement sur le site que l’on veut, avec une commande définie par l’utilisateur.

On reconnaîtra deux classiques, que j’ai défini moi-même dans mes préférences en deux clics. Le plus long a été de trouver les images pour aller avec.

Donner les commandes de base à son ordinateur : veille, économiseur d’écran, redémarrage, verrouillage etc.

Mais surtout, c’est là que ça devient incroyable : Alfred peut, moyennant l’achat du « Powerpack », lancer de véritables programmes conçus par la communauté pour commander des applications ou réaliser des opérations complexes. Il y a un répertoire de presque 1500 workflows (!) pour à peu près toutes les applications de la Terre, et si vous ne trouvez pas votre bonheur, rien ne vous empêche de coder le vôtre. Alfred fait à peu près tout, sauf le café, et encore, je suis sûr qu’il peut lancer un ordre à une cafetière connectée.

Par exemple… 

Conversion d’unités à la volée – inestimable en traduction.
Créer des feuilles dans Ulysses, ou rechercher dans ses textes.
Piloter sa bibliothèque musicale.
Accéder immédiatement à ses contacts.
Générer un lorem ipsum !

Et mon préféré, qui me sert des dizaines de fois par jour :

Faire une recherche dans Antidote.

Tout ceci n’est qu’un aperçu de toute la puissance d’Alfred ; si vous possédez un Mac et que vous avez envie de passer au degré de maîtrise supérieur, c’est une application littéralement indispensable. Le tout pour… rien.

Alfred en version de base est gratuit. Oui, oui. Le Powerpack est payant, mais c’est un achat unique, pas d’abonnement, pas de fil à la patte, et il est même possible d’acheter une formule avec mises à jour à vie pour 45 livres. Et il le vaut bien.

Comment commencer à apprivoiser Alfred ? C’est très simple.

  • Commencez par les fonctionnalités de base. Apprivoisez les recherches sur les sites, les commandes pour piloter la musique, les fonctions système en vous baladant dans les préférences de l’application (accessibles directement depuis Alfred avec le mot-clé « Alfred preferences »).
  • Une fois que ça vous a donné faim, achetez le Powerpack et direction Packal.org. Entrez dans le champ de recherche le nom des applications dont vous vous servez régulièrement. Et voyez ce qui s’offre à vous en termes d’automatisations, de commandes, de recherches. Ajoutez-en petit à petit, et voyez vos superpouvoirs s’étendre.

Alfred va figurer dans la boîte à outils de l’écrivain parce que c’est réellement un outil de productivité indispensable dès qu’on commence à le creuser. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel.

De manière générale, si l’envie d’acheter cet outil (ou l’un des autres présentés sur ce site) vous vient, n’oubliez pas de passer par les liens proposés ici – vous contribuez à financer le temps passé à rédiger ces articles gratuitement. Merci ! 

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La Messagère du Ciel en poche : couverture, date de parution ! https://lioneldavoust.com/2020/la-messagere-du-ciel-en-poche-couverture-date-de-parution https://lioneldavoust.com/2020/la-messagere-du-ciel-en-poche-couverture-date-de-parution#comments Mon, 20 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5726829 Nous y sommes ! J’ai dit tout mon plaisir de voir La Messagère du Ciel réédité chez Folio SF… Les informations ont éte annoncées sur le site officiel, alors cessons de battre autour du buisson, comme on dit outre-Atlantique.

Est-ce que ça ne tue un peu, ça ? 👇

Couv. Georges Clarenko

Un immense merci à Georges Clarenko pour sa vision de la guerre askalite, terriblement fatale et symbolique !

La Messagère du Ciel est le premier volume de la série « Les Dieux sauvages », dont le tome 4 (sur 5), L’Héritage de l’Empire, sortira cet automne. J’ai eu le grand honneur de voir le livre couronné par le prix Elbakin.net du roman de fantasy francophone en 2017 et le prix Imaginaire découverte des Petits mots des libraires en 2018. C’est une vaste saga chorale, qui mêle les codes de la fantasy, du post-apocalyptique, qui s’inspire de la Guerre de cent ans… et qui part là où on ne l’attend pas. « Les Dieux sauvages » fait partie de l’univers plus vaste d’Évanégyre, mais il n’est absolument pas nécessaire d’avoir lu les autres récits pour apprécier la saga – elle forme au contraire une excellente porte d’entrée.

Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

La date de sortie provisoire annoncée par Folio sur le site est le 1e octobre 2020, pour le doux prix de 8,50 €.

J’espère avoir l’occasion de pouvoir sortir dans le vaste monde pour vous (re)présenter cette saga qui représente mon projet le plus ambitieux à ce jour – peu avant, donc, la sortie de L’Héritage de l’Empire !

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La photo de la semaine : Le portail https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-le-portail Fri, 17 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5672934 Pas du jardin, hein.

The Portal
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Achat de livres via le site réparé https://lioneldavoust.com/2020/achat-livres-via-le-site-repare Wed, 15 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5605091 Un réglage pouvait empêcher l’achat de livres via le site (pop-ups bloqués). C’est réparé. Soutenez vos libraires ! Mais si voulez acheter en ligne, vous pouvez maintenant passer par les pages livres correspondantes du site (papier et ebook).

👉 https://shrtm.nu/AVHU

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Internet après les réseaux https://lioneldavoust.com/2020/internet-apres-les-reseaux https://lioneldavoust.com/2020/internet-apres-les-reseaux#comments Tue, 14 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5672224 La semaine dernière juste avant de quitter Facebook, je me suis connecté pour répondre aux derniers commentaires. Et j’ai été frappé par ce que j’ai vu, jour après jour, sur le fil d’actualité :

Des personnes répondant en longueur à des affronts datant de la veille ou l’avant-veille, relançant des polémiques à travers l’expression de leur colère et de leur frustration, justifiant leurs réactions à des différends que personne n’avait vu, jour, après jour, après jour.

Je ne m’en étais jamais rendu compte avec une telle clarté, mais j’avais l’impression de voir sous mes yeux le théâtre même de la folie.

Je me rappelle quand j’ai découvert Internet à 17 ans. J’ai eu une discussion épique avec ma mère (épique signifiant ici une descente dans l’Agora, prêt à jouer sa vie sur la base de sa seule compétence oratoire) (ma mère et moi sommes épiques de nature) où, tout chevelu et idéaliste, je soutenais qu’Internet sauverait le monde, parce que les gens entreraient en contact les uns les autres et apprendraient à se connaître et à s’informer et parce que le grand mal de l’humanité était avant tout la méconnaissance des gens envers leurs semblables et de le monde mais que dès que la connaissance apparaîtrait à tous, le mal serait levé, c’était aussi simple que ça.

Et puis on a eu Facebook.

HA, HA, HA.

Ouais, un peu comme ça. Gni.

Honnêtement, il y a toujours une part en moi qui croit à cet idéal lointain. Le problème – on en a parlé –, c’est que les réseaux ne reposent pas sur la qualité des interactions, mais sur cette foutue valeur qu’est l’engagement. Pour que les régies publicitaires que sont Facebook, Twitter, Instagram tournent, il leur faut nous maintenir sur la plate-forme le plus longtemps possible. Pour ça, il faut, d’une, nous faire réagir, de deux, nourrir notre ego par l’attention reçue en retour à nos réactions. Et ça, ça marche beaucoup mieux si l’on nous confronte à des sujets qui suscitent de l’angoisse, de l’outrage, de la dissension, plutôt que de nous soumettre à des contenus plus harmonieux. Cela permet d’alimenter le cercle vicieux de l’angoisse et de l’ego. Facebook a littéralement refusé des algorithmes qui auraient pu rendre le site moins clivant.

J’ai donc quitté Facebook dimanche soir, et il se trouve que je traîne par ailleurs sur un forum orienté technologie ; donc, fier de mon accomplissement, je me suis empressé d’annoncer – sur ce forum de geeks, donc – que j’étais Facebook-free.

J’ai été stupéfait par le nombre de membres – de geeks, j’insiste – annonçant que, pour beaucoup, ils avaient déjà quitté Facebook, et parfois tous les réseaux, depuis littéralement des années. Je m’attendais à en voir, mais à peu près 3 sur 4 dans le fil en question – non.

Maintenant, combinons ça au célèbre TED Talk de Cal Newport – chercheur en informatique, on ne parle pas vraiment d’un luddite – qui exhortait déjà en 2017 : « quittez les réseaux sociaux ! » Je le remets dessous, il est court, et ça vaut vraiment le coup :

Combinons ça au boycott croissant d’entreprises envers Facebook, frappant notamment là où ça fait mal, le budget publicitaire (dont le mammouth Procter & Gamble, ça n’est pas non plus le bowling du coin) ;

Combinons ça à la pression des États de tous bords (pour des raisons plus ou moins valides) pour limiter le pouvoir des réseaux (dont le récent ordre de Trump – qu’il soit bien fondé ou pas, c’est une autre question, disons juste ici qu’il témoigne d’une volonté de fond) ;

Combinons ça à des entreprises et des associations qui quittent Facebook en nombre toujours plus important, pour fonder leurs propres plate-formes et environnements de formation (comme Evenant) ;

Combinons enfin ça à Jaron Lanier, un des pionniers de la sécurité informatique, qui écrit littéralement un bouquin sur les dix raisons de quitter les réseaux… 

Pour savoir où vont les tendances de la technologie, il est toujours instructif de voir ce que font les early adopters. Réponse : si j’en crois mon forum tech, ils ne sont déjà plus sur Facebook. Depuis des années. (Au cas où : je ne suis pas moi-même un early adopter. J’aime la technologie, mais je la vois quand même d’abord comme un moyen a) de création et b) de me rendre la vie plus facile. C’est pourquoi je n’early adopte pas, je veux que ça marche – ça ne m’amuse plus de brancher le FSB sur le coefficient multiplicateur du bus parallèle en titane de carbone pour arriver à bosser ; ça n’empêche pas que je scripte et automatise mes machines avec joie pour me libérer le temps d’écrire deux lignes de plus par jour.)

Je vais donc tenter de façon 200% péremptoire une prévision au doigt trempé, mais je crois que l’âge d’or des réseaux, tel que nous l’avons connu ces dix dernières années, touche à sa fin. (Et quand je parle d’âge d’or, on est d’accord que c’est de l’or pour les actionnaires, pas pour nous.)

Le déclin sera long, autant que d’en arriver là où nous en sommes, peut-être, mais je perçois un mouvement de fond, accéléré par l’insensibilité et l’ineptie des dirigeants de Facebook et Twitter, de ras-le-bol envers ces plate-formes.

De mon point de vue, qui est d’écrire des bouquins et les porter à votre connaissance, elles me tiennent littéralement en otage. Si je veux faire connaître mon boulot, je suis censé publier plusieurs statuts par jour, encore davantage en courant dans la roue à hamster des stories, acheter des pubs, le tout pour alimenter avec mes données, mon contenu, une plate-forme qui ne m’appartient pas et qui se gave de mes données.

Fuck no.

Réseau social, qu’y disaient.

Je pense, donc, que l’érosion a commencé. Lente. Mais inexorable. Et le législateur viendra mettre le dernier clou au cercueil pour achever la jungle des réseaux quand – comme d’habitude – les usages auront déjà glissé ailleurs. (Ce sera certainement, d’ailleurs, le signal que la transition est déjà presque terminée.)

Mark Zuckerberg ne s’y est pas trompé en rachetant WhatsApp. En créant Messenger. Ce n’est qu’une question de temps avant que la pub ne surgisse en grosses lettres clignotantes dans ces deux applications ; vous verrez. On se recentre peu à peu sur des cercles plus réduits, mais de meilleure qualité.

L’avenir de l’Internet social ?

Et qu’est-ce qu’on va devenir alors ? Où mettrons-nous nos photos de chats, nos GIF animés, où inventerons-nous nos mèmes ? It has happened before and will happen again.

Jaron Lanier, précédemment cité, est vachement mieux renseigné que moi, et j’ai envie d’adhérer à sa vision, qui correspond à ce mouvement de fond déjà amorcé :

Instead of just a world of people making their own websites and that we all had envisioned we got a Facebook, which then dictates from on top who gets to say what. So, I think decency in society in a sense of high standards, in a sense of commitment, come from intermediate-scale organizations like, you know, churches, universities, guilds, unions, corporations with ethical standards. All kinds of structures. It’s these in-between structures that people join voluntarily where you can talk about excellence and talk about standards. You can’t really do that globally or it turns into authoritarianism.

Jaron Lanier dans une interview chaudement recommandée (graissage de mon fait)

Internet est peut-être parti pour se redécentraliser, revenir à des structures plus granulaires, plus individuelles, plus communautaires, à échelle humaine, centrées autour d’intérêts communs, d’activités, où la monétisation des données n’est plus le but, mais où il s’agit au contraire de privilégier la qualité des discussions, la temporalité, la réflexion et la coopération.

En gros… le bon vieux forum à l’ancienne, mais nourri des technologies des années 2020.

Moi, ça me plaît beaucoup. Et j’ai envie de participer à cette approche ; avec l’énergie récupérée de Facebook, j’aimerais développer ce site et Procrastination, là où nous pouvons rester sains d’esprit, et où la qualité du signal compte davantage que la quantité de bruit.

On verra bien si mon rêve de 1997 a survécu – contrairement à mes cheveux.

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Terminer fort, mais aussi commencer doux https://lioneldavoust.com/2020/terminer-fort-mais-aussi-commencer-doux Mon, 13 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5082692 Il y a deux manières de développer l’amplitude (tension, suspense, action…) d’une scène : on pense souvent à essayer de terminer plus haut, plus grand, plus fort. Mais on peut aussi commencer plus maîtrisé, plus modéré, plus subtil. Le spectre s’étend dans les deux sens.

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La photo de la semaine : Yo https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-yo Fri, 10 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5604841
Yo
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Yo indeed.

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Des degrés de certitude dans l’écriture (avec des emojis) https://lioneldavoust.com/2020/des-degres-de-certitude-dans-lecriture-avec-des-emojis Thu, 09 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5513926 Quand j’ai eu mon premier iPhone (après avoir eu des téléphones Samsung, dont un Samsung Wave) (oui, je fais partie des trois personnes au monde à avoir eu la plate-forme Tizen entre les mains) (non, c’était pas bien), j’ai fini par m’intéresser à ce drôle de clavier avec des smileys (pour le vieil internaute que je suis) (en ligne en 1997 avec Infonie ma gueule) dans l’angle en bas à gauche.

Et je vis que cela était bon, parce que ça faisait comme les smileys mais en couleur et surtout, c’était standard. (La petite histoire des emojis est intéressante quand on est curieux de l’évolution des technologies.) Les emojis, c’est le bien, surtout quand on écrit. Parce que cela revient à avoir toute une palette de symboles standardisés au bout des doigts, qui donnent de la couleur et des repères visuels à ses notes, surtout quand on construit un livre.

Tout cela est très bien, dis-tu, auguste lectorat, mais arrête de faire le zouave deux minutes avec tes mickeys et cause nous d’écriture.

Vivivi.

Plus le temps passe et plus je trouve – enfin c’est mon avis, vous en faites ce que vous voulez, caveats habituels – que l’écriture, qu’on soit structurel ou scriptural, est un travail de révélation de ce qui doit être. « Ce qui doit être » est soufflé par le Mystère, la Muse, l’inconscient, le ressenti esthétique de l’auteur ou autrice ; quelle que soit la manière dont on y parvient, il y a l’envie d’un côté, le résultat final de l’autre (au bout d’un certain temps voire d’un temps certain) et, entre les deux, beaucoup d’exploration (mot poli pour dire : tâtonnement).

Il vient qu’une manière de voir la création (littéraire) consiste à établir un continuum de certitudes. Woualala, qu’est-ce qu’il raconte encore.

Ce n’est pas compliqué :

D’abord, il y a les idées. Pensées aléatoires, images, scènes, personnages, possibilités qui traversent l’esprit : « ce serait cool si… » Elles peuvent être immenses (le principe fort derrière un univers entier) ou minuscules (une réplique qui déboîte). Il convient de les capturer, pour les examiner et les utiliser (ou pas), façon GTD.

Ensuite, donc, on les organise pour comprendre où elles se placent, ce qu’elles cachent, et si l’on a envie de les développer. Ces idées en appellent d’autres, deviennent des faisceaux d’intrigue, des personnages, des fils narratifs qu’on développe (ou écarte). À ce stade, on discerne où le matériel manque, et on creusera dans cette direction (ou pas, si l’on veut la surprise). Je pense que scripturaux et structurels réalisent tous deux ce processus ; simplement, les scripturaux le font à l’écriture, les structurels en amont, mais le travail est le même. Une fois que l’on a commencé à construire des « systèmes » (un personnage, une nation, une intrigue, un hypothèse de monde imaginaire), ces systèmes deviennent des hypothèses.

Ces hypothèses vont réduire l’océan des possibles d’un récit. Elles dictent des lois et des règles : si un personnage a un certain passé, cela influence sa manière de voir le monde ; si l’univers permet la téléportation à volonté sans contrainte, la société risque d’avoir un rapport particulier avec les coffres-forts. Idées et hypothèses entraînent donc des nécessités. « Si ça marche comme ça, alors cela entraîne que… » En retour, les nécessités engendrent d’autres idées et hypothèses.

À un moment, on commence (ou a commencé) à écrire. Ce qui s’écrit tend à prendre vie (ce que j’appelle personnellement « la volonté de l’histoire », l’energeia d’Aristote citée dans Art of Fiction), ce qui entraînera d’autres nécessités, idées et hypothèses.

Enfin, si vous développez une série ou un univers au long cours, ce que vous publiez devient canon (pour emprunter un terme des fandoms Star Trek et Star Wars). Non pas au sens que c’est trop beau (même si c’est le cas) mais que – si on fait bien son boulot – on ne revient pas dessus dans un volume ultérieur.

Techniquement, tout peut être remis en question à n’importe quel moment (sauf au moment de signer les épreuves, vaut mieux éviter) ; une hypothèse peut toujours être écartée, mais elle est plus sûre et construite qu’une idée. Il faut bien bâtir à un moment sur quelque chose, même si on se rend compte qu’il faut changer les fondations à mi-parcours.

Tout cela nous donne un zoli cycle à flèches. C’est important, les cycles à flèches. Ça vous donne l’air sérieux.

Et regardez ! Là ! Des emojis !

Cela rend l’identification de chaque degré de certitude tellement simple dans l’organisation de ses notes :

  • 💡 pour les idées. Je sais qu’il y a des choses rigolotes là-dedans, je peux aller y puiser de l’inspiration ou me relancer si je suis en panne, mais je suis aussi libre d’ignorer ce qui s’y trouve.
  • ❓ pour ce que j’appelle « les questions gênantes » (ou nécessaires). Les points épineux du récit que j’évite parce que ça me fait peur, mais auxquels je sais qu’il me faut prendre une décision ou trouver une réponse parce que ça me bloque. Me les mettre sous les yeux, clairement formulés, désamorce leur pouvoir anxiogène.
  • ➡️ pour les hypothèses ; rappelle la flèche d’implication mathématique ⇒ (« voici ce qui a été décidé jusqu’ici, dérouler ce raisonnement »)
  • ❗️pour les nécessités (éléments auxquels je n’échappe pas, que je dois traiter convenablement, mentionner ou prendre garde de ne pas contredire).

Comme d’habitude, rien de tout cela n’empêchera jamais de commettre des erreurs, mais cela tellement plus simple la construction d’une fiche ou les réflexions à l’écrit :

💡 Bob pourrait faire tel truc à la scène 8. Ça correspondrait à ce qui s’est passé dans la scène 2. Oui, ça me plaît.

➡️ Bob fait tel truc avec de la framboise, en accord avec la scène 2, mais ❗️ ça implique qu’à la scène 12, il utilise de la vanille, car il aura épuisé son stock de framboise… Oui, mais j’ai besoin qu’on reste sur la symbolique de la framboise.

❓ Comment Bob peut-il avoir de la framboise à la scène 12 ? 💡 Plectrude pourrait lui en apporter avec ses bulots… 

➡️ Plectrude apporte de la framboise avec ses bulots mais du coup ❗️ça doit arriver entre scène 8 et 12. Comment ? 💡 Elle profite du marché aux bulots de Plan-de-Cuques, et ça tombe bien, elle a un vélo.

L’écriture se composer autour de faisceaux de certitudes et de conséquences que l’on déroule ; noter les choses de la sorte permet de trier entre les idées et les injonctions du récit, et d’ordonner des projets qui peuvent sembler pharaoniques de prime abord.

Et astuce, pour entrer rapidement les emojis de la sorte, rien de tel que TextExpander.

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Mise en ligne de la table ronde auteurs du colloque des Imaginales sur Game of Thrones https://lioneldavoust.com/2020/mise-en-ligne-de-la-table-ronde-auteurs-du-colloque-des-imaginales-sur-game-of-thrones https://lioneldavoust.com/2020/mise-en-ligne-de-la-table-ronde-auteurs-du-colloque-des-imaginales-sur-game-of-thrones#comments Wed, 08 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5513617 Malgré la pandémie, les Imaginales ont maintenu un maximum d’activités en ligne (et gloire à l’organisation d’avoir réussi avec brio un virage difficile et serré !). Tout particulièrement le colloque universitaire, dont le thème était « Game of Thrones, nouveau modèle pour la fantasy ? »

Le colloque s’est terminé le mois dernier avec une table ronde auteurs à laquelle j’ai eu l’honneur de participer, avec Emmanuel Chastellière, Silène Edgar, Estelle Faye et Aurélie Wellenstein. Animé par Stéphanie Nicot, le débat traite de l’influence et de l’importance de l’œuvre de Martin dans le domaine de la fantasy, et de notre rapport (ou absence d’icelui) avec elle dans notre propre travail.

À découvrir ci-dessous, et merci à toute l’équipe du festival et au public !

(Vous pouvez constater en passant que j’habite à la Loge Noire de Twin Peaks, ce qui explique peut-être des choses.)

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La Messagère du Ciel sera réédité chez Folio SF ! https://lioneldavoust.com/2020/la-messagere-du-ciel-sera-reedite-chez-folio-sf Mon, 06 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5513032 J’ai le droit d’en parler et, après tout le bien que j’ai dit autour de la réédition de Port d’Âmes, tu sais combien la collection Folio SF est chère à mon cœur, auguste lectorat. Je résiste à l’envie d’en remettre une couche pour ne pas passer pour un gros fanboy, mais il s’y trouve nombre de mes idoles personnelles de l’âge d’or (Zelazny, Fondation…).

Or… 

Je suis très, très, vraiment TRÈS heureux de pouvoir annoncer que La Messagère du Ciel (« Les Dieux sauvages » tome 1) va ressortir en poche chez Folio SF !

Je viens de corriger les épreuves (ce gros paquet) (très gros paquet) (4 kg sur la balance, c’est DHL qui était content) :

(On constate avec amusement sur la première page que les algos de mon téléphone ont du mal avec le papier blanc)

Le livre sortira au second trimestre (c’est tout ce que j’ai le droit de dire pour l’instant, haha).

Mais je vais pouvoir dévoiler la couverture sous peu ! Je l’ai vue et elle est époustouflante : très différente du grand format, beaucoup plus épique, sombre, presque onirique. J’ai grand hâte de vous la révéler !

Rendez-vous donc au second trimestre pour une période très riche en « Dieux sauvages » :

  • La ressortie du tome 1 en poche, donc, chez Folio SF
  • Et la publication du tome 4, L’Héritage de l’Empire, toujours chez Critic !
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La photo de la semaine : En balade https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-en-balade Fri, 03 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5436001
Out for a stroll
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Bravo à Présences d’Esprits pour le numéro 100 de sa revue https://lioneldavoust.com/2020/bravo-a-presences-desprits-pour-le-numero-100-de-sa-revue Thu, 02 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5435800 Le club Présences d’Esprits est une institution, et l’une des (si ce n’est la) plus anciennes associations de l’imaginaire français : fondé en 1992, il se forme d’abord autour des lecteurs de la regrettée collection Présence du Futur chez Denoël, mais prend son indépendance trois ans plus tard. Depuis 25 ans, le club regroupe les amateurs d’imaginaire de tous horizons, sur tous médias, organise diverses activités (comme les matches d’écriture aux Imaginales et autres festivals) et publie deux revues : AOC et Présences d’Esprits.

Couv. Pascal Quidault

Félicitations à toute l’équipe pour ce jalon majeur qui permet de revenir sur l’histoire du club, propose deux nouvelles inédites, l’une de Camille Leboulanger et l’autre d’Élodie Serrano, un dossier sur Cyrano de Bergerac ainsi que quantité d’entretiens avec des auteurs ayant côtoyé le club au fil des ans comme Mélanie Fazi, Estelle Faye, Laurent Genefort, Elisabeth Vonarburg, Aurélie Wellenstein, Jeanne-A Debats, Kriss Vila, Jean-Pierre Fontana et votre humble serviteur (j’espère n’avoir oublié personne).

Pour commander le numéro, c’est ici !

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Procrastination podcast s04e18 – Retour des poditeurs 07 (la fantaisie finale) https://lioneldavoust.com/2020/procrastination-podcast-s04e18-retour-des-poditeurs-07-la-fantaisie-finale Wed, 01 Jul 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5385042
procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s04e18 – Retour des poditeurs 07 (la fantaisie finale)« .

Dernier épisode (toujours enregistré à distance) de cette saison pour revenir sur les commentaires et retours des épisodes précédents. Au programme cette quinzaine :
– Dites-donc, vous auriez pas un peu pompé le format de Writing Excuses ?
– Entre l’auteur installé et le nouveau joueur, qui doit le plus se soumettre à l’exercice du synopsis ?
– Comment les thèmes du podcast sont-ils choisis ?
– Retour sur l’originalité en littérature
Nous vous remercions pour votre écoute au long de cette quatrième saison, et vous donnons rendez-vous le 15 septembre pour la saison 5 !

Références citées
– Fil du forum de la saison 4 sur Elbakin.net : http://www.elbakin.net/forum/viewtopic.php?id=9594 (http://www.elbakin.net/forum/viewtopic.php?id=9594)
– Writing Excuses https://writingexcuses.com (https://writingexcuses.com)
– Brandon Sanderson
– André-François Ruaud, fondateur et éditeur, Les Moutons électriques
– Nico Bally
– « Twilight », Stephenie Meyer
– Dracula, Bram Stoker
– Anne Rice
– « Hunger Games », Suzanne Collins
– Battle royale, Kôshun Takami
– Matrix, Les Wachowskis
– Les Chroniques des crépusculaires, Mathieu Gaborit
– Le cardinal de Richelieu
– Station Eleven, Emily St. John Mandel
– « Star Trek »
– William Shakespeare
– Les orques en peluche d’Europe

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

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Évidemment qu’il faut déboulonner les statues https://lioneldavoust.com/2020/evidemment-quil-faut-deboulonner-les-statues https://lioneldavoust.com/2020/evidemment-quil-faut-deboulonner-les-statues#comments Tue, 30 Jun 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5384996 Et je ne vois même pas pourquoi cela pose le moindre débat. L’argument historique – il faut les conserver à fin éducatives – ne tient pas debout : personne n’a jamais appris quoi que ce soit en les croisant même, par extraordinaire ennui ou coupure de réseau 4G, en lisant les trois lignes sibyllines à leur pied. L’argument artistique ne suffit pas non plus : si l’œuvre a une valeur en soi, qu’on la mette dans un musée où, d’ailleurs, on en apprendra peut-être davantage sur le contexte, le personnage et l’artiste. (Et où ça leur évitera de terminer sous des kilos d’ammoniaque aviaire.)

Mais qu’est-ce qu’une statue ? Un monument. Qu’est-ce qu’un monument ? Ils servent deux rôles :

  • Commémorer d’un événement qui s’est tenu en un lieu précis ;
  • Symboliser la fierté d’une culture.

Dès lors, il est transparent que la statue d’un personnage revêt deux sens :

  • Commémorer valeurs et actes comme fiertés ayant contribué à une culture ;
  • Proclamer le symbole comme inspiration pour l’avenir de cette même culture.

Donc évidemment qu’il faut déboulonner toutes les statues qui ne satisfont pas à cet examen de civilisation, et qu’il faudrait d’ailleurs les réexaminer périodiquement, à mesure que les temps et les cultures évoluent. (On regrettera qu’il faille recourir au vandalisme pour que cela entre dans les consciences, mais si les dirigeants du XXIe siècle avaient une vraie vision, ça n’aurait peut-être pas été nécessaire.)

Je veux dire, on ne frappe pas de pièces de deux euros avec le visage de Louis XIV. Remplaçons donc joyeusement Colbert par, tiens, Marie Curie, et ce ne serait pas trop tôt.

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Pourquoi je quitte Facebook https://lioneldavoust.com/2020/pourquoi-je-quitte-facebook https://lioneldavoust.com/2020/pourquoi-je-quitte-facebook#comments Mon, 29 Jun 2020 08:30:00 +0000 https://lioneldavoust.com/?p=5434437 Si vous suivez cet endroit de perdition depuis quelque temps, vous savez que j’ai un problème de longue date avec les réseaux commerciaux. De manière générale, les réactions instinctives qu’ils suscitent, leur métrique fondée non pas sur la qualité des interactions mais sur leur nombre (ce fichu « engagement ») fonde un système voué à favoriser la colère, la peur et la désinformation. Je ne nie pas qu’il peut en sortir de belles choses – j’en ai vécu aussi – mais je pense de longue date que ce n’est pas grâce à la plate-forme, c’est parce qu’il y a des gens formidables.

J’ai donc décidé de quitter Facebook. En plus du rôle nocif des réseaux sur le monde, ils interagissent mal avec ma santé mentale. Autant j’ai à peu près réussi à apprivoiser Twitter, autant, de toutes les entreprises du domaine, je ne peux plus supporter l’impact de Facebook sur le monde, et continuer à me regarder en face en conservant une présence souriante sur la plate-forme

Facebook a montré à répétition son mépris complet pour la vie privée de ses utilisateurs et son attitude destructrice envers la démocratie (dont le scandale Cambridge Analytica ne forme que le sommet visible d’un énorme iceberg). Malgré les vœux pieux de Mark Zuckerberg, Facebook continue à donner une voix à la haine et à la désinformation, au point que la NAACP et d’autres associations de défense des droits de l’homme américaines ont appelé les entreprises à y suspendre leurs campagnes publicitaires. Facebook tolère les négationnistes du réchauffement climatique et combien, combien d’autres messages destructeurs, tout cela au nom de bénéfices publicitaires alimentés par la peur, la colère et la bêtise. 

Facebook est une entreprise criminelle et je refuse de continuer à alimenter son système. 

Mon compte personnel et ma page auteur seront désactivés sous quinzaine. Dans l’intervalle, je reste présent sur Twitter et évidemment ici. Pour mémoire, le site est entièrement accessible par flux RSS (et si vous ignorez ce que c’est, je vous encourage vivement à reprendre en main le flux de votre information) et évidemment il y a toujours la lettre d’information

Pour le contact personnel, je reste disponible par mail (mes initiales @ mon nom de domaine point com ou bien le formulaire du site). Hélas, pour raisons professionnelles, je ne peux pas entièrement quitter Facebook Messenger pour l’instant, mais pour tout échange, je vous invite fortement à privilégier n’importe quel autre moyen de contact. 

Merci de m’avoir suivi sur cet espace pendant plus de dix ans, 
Et on reste ici, et n’importe où ailleurs !

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