WoW : Cataclysm, cinématique d’intro

OK, faisons les geeks, faisons-nous plaisir et passons en mode fanboy.

Douleur. Supplice. Ma haine brûle à travers les profondeurs caverneuses. Le monde se soulève au rythme de mon tourment. Ses misérables royaumes tremblent sous ma rage. Mais enfin, tout Azeroth se brisera et tout se consumera dans l’ombre de mes ailes.
Bref, il n’est pas content. Aile-de-Mort était jadis un dragon coolos, protecteur de la terre mais, comme les trois quarts des méchants de WoW, il est un jour devenu fou, corrompu par les trucs qui murmurent dans la terre / la soif de pouvoir / le fait de ne reculer devant rien pour sauver les siens (rayez les mentions inutiles), et, de dragon coolos, il est devenu un psychopathe, mais un psychopathe long de 200 m et cracheur de feu, ce qui compliquerait l’invitation à une éventuelle théorie de groupe (et explique pourquoi, sur Azeroth, on a tendance à traiter la névrose à coups d’épée plutôt qu’à inventer la psychanalyse). Au cours du processus, la forme physique d’Aile-de-Mort s’est mise à se changer en lave en fusion, ce qui lui a posé quelques problèmes de contenance (ha ha), d’où la très seyante armure, mettant bien en valeur son menton, qu’on lui façonne dans la vidéo. Rien à dire, l’intro est comme toujours parfaitement exécutée et Aile-de-Mort a une GROSSE VOIX comme on l’aime. Néanmoins, côté narration, celle de Wrath of the Lich King était bien plus forte, mais Arthas était un personnage bien plus complexe et intéressant, développé sur des années, qu’un gros dragon qui veut tout péter. Par ailleurs, je commence à trouver la formule « grosse bête qui s’avance lentement vers la caméra – temps de pause – rugissement » vraiment cliché et, depuis que je l’ai repérée, je ne vois plus que ça partout. Il n’empêche que la colère de la grosse bestiole est bien palpable et voir des régions emblématiques d’Azeroth céder sous son passage – quand on connaît les régions et les conséquences que cela aura – est jouissif. Blizzard, c’est un peu comme un riff de Linkin Park : c’est pas très évolué, mais on s’en fout, c’est diablement bien construit et ça marche. Et puis, j’avoue, le tsunami face à Baie-du-Butin qui emporte le bateau de liaison vers Cabestan, le déferlement dans les Mille Pointes, j’en ai eu la chair de poule.