Rendez-vous ce week-end à Toulouse, à Scientilivre !

Je vois la ville en rose – je suppose que tout le monde l’a déjà faite mille fois, mais bon, moi c’est la première fois que je vais à Scientilivre, le festival du livre scientifique (ce qui n’oublie donc pas l’imaginaire), alors faut comprendre mon enthousiasme. Je serai donc présent ce week-end (20 et 21 octobre) à Labège (près de Toulouse) pour des rencontres, débats et dédicaces. Le thème cette année est l’homme et l’animal, et je pense que je serai amené à ne pas seulement parler de fantasy et des « Dieux sauvages » : en tout cas, si l’occasion m’est donnée (et c’est probable !), je causerai aussi  avec joie de baleines, d’orques, de dauphins, et surtout de ce qu’ils évoquent dans l’inconscient collectif (ainsi que de l’intelligence qu’on leur attribue). Cela tombe bien, étant parti en volontariat en Islande au printemps plus ou moins toujours auprès de la même population d’orques et ayant pu voir beaucoup de comportements fascinants. Parmi les interventions programmées de mon côté, il y aura : [add_eventon_list number_of_months= »1″ event_type_2= »4918″ ]   Le programme complet des conférences, débats, animations, expositions etc. est disponible ici.
2018-10-22T11:48:38+02:00lundi 15 octobre 2018|À ne pas manquer|3 Commentaires

Payer les auteurs invités : jusqu’où aller ensemble ? [table ronde aux Imaginales 2018] + un commentaire

Ce débat aux Imaginales 2018 a été capté par le site de référence ActuSF et faisait participer Samantha Bailly, Sara Doke, Stéphanie Nicot, Stéphane Wieser et moi-même. Il peut être écouté librement en ligne ou bien téléchargé sur cette page. En prime, un extrait vidéo :
Et, comme le sujet soulève beaucoup les passions et que j’ai vu des comptes rendus et des réactions plus ou moins houleuses, je vais juste prendre un instant pour repréciser ma position (si vous avez déjà vu une partie de cette tartine passer sur Facebook, c’est normal), qui n’est pas grand-chose de plus que ce que j’ai dit dans ce débat, mais écrivons-le une bonne fois, au jour d’aujourd’hui (berk, cette expression) en 2018 :
Je suis juste un mec qui fait des choses comme il pense à un moment donné, au cas par cas, en essayant autant que possible de péter la baraque de personne et en se donnant le droit d’évoluer. J’ai pu lire que j’étais pour la gratuité de toute intervention : c’est absurde, puisque je dis le contraire. Je fais en revanche des nuances en fonction des événements ET des types d’intervention (une conférence et une table ronde, ce n’est pas le même boulot, et ce n’est aussi pas le même boulot en fonction du thème : quand on m’appelle à parler de biologie marine sur un panel, par exemple, ou de mes livres). Je négocie au coup par coup en homme d’affaires. J’ai dit très clairement que je faisais une différence entre, d’une part les festivals à entrée gratuite (dont la mission culturelle est indiscutable et cela bénéficie à tout le secteur, donc à moi – et ça c’est mon avis de mec qui vient de l’halieutique et du développement durable) et/ou très locaux (même raison), et d’autre part à entrée payante (où il y a tout un continuum, mais si on parle de Livre Paris, c’est là clairement une machine commerciale à l’extrémité du spectre). J’ai aussi dit à répétition que mon avis n’était que le mien, que j’étais le candide dans cette discussion (et je crois que c’était la raison de ma présence, n’étant membre de quasiment aucune organisation et gérant ma barque tout seul : je suis « extérieur »), en expliquant que je prenais des décisions de business qui n’engageaient que moi, rendant hommage aux représentantes syndicales, et j’ai explicitement invité les jeunes auteurs à prendre conscience de leurs droits et à les défendre (ce que toutes les restitutions que j’ai vu passer ont remarqué, et tant mieux). J’ai insisté sur le fait que l’auteur devait à mon sens aujourd’hui se comporter en homme/femme d’affaires pour gérer et réfléchir à sa carrière, ses contrats, ses occasions, ce qui est difficile car il n’est généralement pas équipé pour ça (là, le fait d’avoir été formé comme ingénieur, même si je n’ai jamais vraiment exercé, m’a bien armé). J’ai aussi vu passer qu’étant un gros vendeur, je n’avais aucune légitimité à venir tenir ce discours. Je suis très flatté par le vote de confiance, mais permettez-moi de remettre les choses en perspective : les années où j’ai pu m’affranchir de toute activité annexe grâce aux seuls droits d’auteur de mes livres (typiquement en complétant grâce à la traduction, les cours à la fac et – tiens donc – des conférences – ce qui, soit dit en passant, signifie fréquemment enchaîner deux journées de boulot en une, oublier l’existence des week-ends pendant des mois, demander ponctuellement un coup de main financier aux proches pour joindre les deux bouts, se former à des tas d’outils de productivité pour ne pas perdre une minute de la journée et garder une longueur d’avance, etc. ) se comptent sur les doigts d’une main. Alors oui, j’ai parfaitement conscience que c’est déjà super bien, hein, mais c’est hautement aléatoire – rien n’est jamais gagné ; ça m’a pris plus de dix ans de carrière et de galère, et ça implique une vigilance de tous les instants, de tous les ans, et de la gestion à un, deux ans d’avance, et ça peut s’effondrer en quelques années d’inactivité (je n’ai pas le droit d’être malade, fatigué, etc. – je remercie la providence pour la santé de fer que j’ai, d’ailleurs). Je ne m’étends jamais sur ce genre de chose mais, pour info, j’ai eu des mois très difficiles où j’ai dû vivre aux crochets de mes proches (et je sais aussi que j’ai la chance d’avoir eu cette possibilité). Sur le sujet de la rémunération, j’ai émis des craintes par le passé notamment sur l’accessibilité des événements aux jeunes auteurs qui ne sont pas bankable et donc peu rentables s’il faut les payer (c’est dans les archives du site, mais l’article est daté aujourd’hui). Si, à le déduire à certains commentaires, je suis donc considéré bankable aujourd’hui (merci, ça fait bizarre…), j’aurais pu totalement esquiver la question, hein – après moi le déluge, take the money and run – au lieu de juste la questionner. Or, je questionne les machins, c’est mon truc, c’est pour ça que j’écris, en fait. Donc j’avais des craintes, mais qui ont évolué grâce notamment au travail à la fois des syndicats et des festivals comme les Imaginales qui ont démontré que rémunérer les débats était possible sans mettre en péril une manifestation, ni la diversité de son programme (deux piliers à mon sens indispensables). C’est quand même vachement bien qu’on soit rendu là, non, si on avançait avec ça ?
2018-06-08T06:32:56+02:00lundi 11 juin 2018|Entretiens, Le monde du livre|2 Commentaires

Ce week-end, c’est les Utopiales !

Affiche Laurent Durieux

Est-il encore besoin de le préciser ? Les Utos, c’est l’un des rendez-vous emblématiques de l’année dans le cadre de la science-fiction et de l’imaginaire. Une programmation cinéma sans égale, un espace librairie de toutes les tentations, débats et conférences, expositions… Et j’aurai pour ma part le grand plaisir d’y être du vendredi 3 novembre au dimanche 5. J’y participerai à plusieurs débats, et j’y donnerai notamment un cours du soir sur la procrastination… pas le podcast, mais les méthodes de motivation, d’avancée, d’organisation quand on est seul face à sa page blanche et mille tâches en apparence qui nous attendent comme rédiger son chat et mettre un collier anti-puces à sa déclaration d’impôts. Le programme officiel du festival est évidemment disponible sur le site idoine avec toutes les informations, idoines elles aussi, car tout cela est bien fait. En ce qui me concerne, voici mon programme : [add_eventon_list event_type_2= »4026″ hide_empty_months= »yes » ] À ce week-end ! 
2017-11-06T11:08:34+02:00lundi 30 octobre 2017|À ne pas manquer|9 Commentaires

« Les outils informatiques de l’écrivain » : diaporama disponible

À Helsinki, j’ai proposé en anglais la conférence inaugurée aux Utopiales 2016 sur les outils informatiques de l’écrivain, et j’ai promis de mettre le diaporama – en anglais – sur le site. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que je n’avais pas mis la version en français ! Scandale. Je répare donc cet oubli pour commencer. En une petite heure, ce cours du soir visait à répondre à la question : peut-on écrire « mieux », avec plus de plaisir, d’efficacité, de justesse, en basculant tout ou partie de son processus de travail sur l’informatique ? Comment l’informatique peut-elle aider, soutenir, voire débloquer la créativité ? (Divulgâchage : en réfléchissant d’abord à sa manière de travailler.) Le diaporama est disponible au format PDF et inclut, pour plus de commodité, des liens vers les logiciels traités sur le site quand cela s’applique, pour davantage d’articles de fond sur les outils. (Et des liens affiliés quand ça s’applique, car il faut bien faire tourner la boutique.)

Télécharger le diaporama « Écrire avec des logiciels »

(Ou sur la page dédiée, avec les autres présentations, notamment celles de Jean-Claude Dunyach)

2018-07-17T16:44:58+02:00jeudi 17 août 2017|Best Of, Technique d'écriture|1 Comment

Rendez-vous ce week-end aux Utopiales !

Comment, hein ? Comment encore ignorer que les Utopiales sont l’un des rendez-vous majeurs de l’année pour tout aficionado de l’imaginaire qui se respecte ? Alors viens, auguste lectorat, et sois émerveillé. utos Les Utopiales débutent donc le week-end prochain, du samedi 29 octobre au mercredi 2 novembre (attention, cela commence le week-end pour continuer sur le début de la semaine, contrairement aux années précédentes). Au programme : littérature, cinéma, débats, rencontres, dédicaces, expositions ; bref, une célébration de l’imaginaire (et surtout de la science-fiction) à ne pas louper. J’y serai pour ma part du samedi au lundi. J’aurai le plaisir de participer à une table ronde sur le steampunk (je risque donc d’évoquer Évanégyre) et de donner un cours du soir autour de l’usage de logiciels spécialisés dans l’écriture, pour faciliter / accélérer le travail. (Spoiler : je parlerai de Scrivener, mais pas que, loin de là.) À ce week-end ! [Site officiel] [add_eventon_list event_type_2= »4026″ number_of_months= »2″ event_count= »6″ hide_past= »yes » hide_empty_months= »yes » ]
2016-11-08T11:26:42+02:00lundi 24 octobre 2016|À ne pas manquer|6 Commentaires

Le colloque du héros, à Lyon (une belle initiative à soutenir)

Il s’organise beaucoup de belles choses à Lyon, grâce à la Faquinade et son Vil Faquin qui, en plus de proposer des analyses et chroniques fouillées, organise en conjonction avec de nombreux partenaires de qualité événements et rencontres. Et là, c’est un colloque universitaire qui se construit sur un week-end entier, autour de la figure du héros : colloque-heros Une très belle initiative, où conférences alterneront avec des débats ; la publication d’actes est à l’étude. (Pour ma part, je m’interrogerai sur la déconnexion potentielle qui existe entre un outil d’analyse a posteriori tel que le trope « héros » et l’impulsion réelle au fil de la création.)
Organisé les 16 et 17 avril 2016 dans les locaux de la librairie Trollune, à Lyon, le Colloque du Héros a pour but de proposer une réflexion poussée sur la figure du héros dans les littératures populaires et, bien entendu, dans la société qui produit cesdites littératures. Le colloque a pour but d’explorer toutes les facettes de la figure du héros dans les littératures de l’imaginaire mais aussi dans la culture populaire. –> Page Facebook. Les interventions seront publiques et suivies de débats. Une publication papier des actes du colloque sous forme d’un essai est actuellement en étude et dépendra de la réussite du projet. Le but est de proposer à des auteurs de venir nous rejoindre et de préparer des interventions autour de thèmes qui nous permettront d’explorer ces deux problématiques : comment le héros s’inscrit-il dans la narration et dans l’environnement du roman ? & Que reflète-t-il de la société qui le produit ? Cette année les auteurs invités sont :
  • Le Samedi : Stefan PLATTEAU – Des héros multiples, ou la place des personnages dans la construction romanesque. / Lionel DAVOUST – Protagonistes et conflits: le héros, un outil de création ou bien une grille de lecture ? / Alex NIKOLAVITCH – Les Héros épiques contemporains : us et abus du voyage initiatique.
  • Le Dimanche : Patrice LOUINET – Dans l’ombre de Conan, ou comment un héros a occulté son auteur / Raphaël COLSON – Le héros, l’héroïne et le groupe dans les récits post-apocalyptiques. /SoFee L. GREY – Le genre de l’héroïne dans la littérature populaire.
Mais ce projet, pour se réaliser dans de bonnes conditions, a besoin de soutiens : une campagne de financement participatif a été ouverte sur Ulule, avec de réelles contreparties intéressantes, notamment pour ceux et celles qui ne pourront faire le déplacement (enregistrements audio des interventions, livres dédicacés, exemplaire des actes…). N’hésitez donc pas à soutenir, dès 5€, ce projet sur la page correspondante ! Et à suivre son actualité sur Facebook.  
2016-04-05T11:30:53+02:00mardi 8 mars 2016|À ne pas manquer|2 Commentaires