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Doutez de tout, y compris de ce que je vous dis

Celle-là, je l’ai évidemment piquée à Bouddha, hein. (Elle a longtemps été accrochée dans mon bureau.)

Petit article de mise au point général sur le blog et notamment ce qui s’y trouve concernant la technique d’écriture, afin de clarifier, voire répondre à certaines critiques qui peuvent revenir à mes oreilles. Ces articles sont toujours plus fréquentés, ce qui signifie que de nouveaux visiteurs découvrent toujours davantage l’endroit, ce qui me fait grand plaisir (bienvenue). En revanche, le problème d’un blog, c’est que la discussion se déroule sur la durée (en l’occurrence, depuis des années), et que le ton peut parfois surprendre les nouveaux arrivants, ou, tout simplement, les visiteurs occasionnels peuvent se méprendre sur le discours.

Cet endroit serait un livre, une introduction en clarifierait les présupposés, mais comme on est sur le web, je ne peux guère que consigner tout ça dans un article et m’efforcer de le rendre visible au maximum. Et je me suis rendu compte à ma grande surprise que je ne l’avais jamais vraiment fait ici.

L’approche technique de l’écriture

Ce blog parle entre autres de la technique de l’écriture. Ces articles sont écrits dans une seule optique, qui s’enracine dans leur genèse.

Quand j’aspirais à faire mes premières armes professionnelles, autour de l’an 2000, je ne savais absolument pas par quel bout prendre le travail titanesque que représente un roman. Je pensais qu’il devait bien y avoir des bases techniques qu’il était possible d’acquérir (comme les principes de la perspective pour le dessin, ou de l’harmonie pour la musique, par exemple), et j’en ai trouvé, mais presque tout se trouvait en langue anglaise, rédigé par des Américains. J’ai ruminé, testé cette matière, qui a structuré mes idées, m’a guidé dans certaines voies plus ou moins fécondes, mais j’en ai toujours retiré des leçons (ne serait-ce que : ça ne marche pas pour moi, et j’ai compris pourquoi).  Selon le principe que dans les métiers de création, on ne peut que rarement renvoyer l’ascenseur à ceux qui vous ont mis le pied à l’étrier (car ils restent toujours plus expérimentés que vous), on ne peut payer sa « dette karmique » qu’en s’efforçant de hisser ceux qui viennent après nous. (« You can never pay back, only pay forward. »)

Je m’efforce donc de proposer ici ce que j’aurais aimé trouver quand j’ai commencé. 

Cependant, j’écris nécessairement de mon propre point de vue, et si je crois à une approche plutôt opérante de l’écriture (étant en cela orienté par mes propres présupposés d’écrivain structurel), elle n’est en aucune manière la seule. Le seul principe gouvernant la recherche de l’écriture, par lequel je commence toujours toute intervention, c’est : apprendre à écrire, c’est apprendre à se connaître. Il vaut mieux travailler dans le sens qui nous convient qu’à rebrousse-poil (duh). Sachant par ailleurs que cette cible – se connaître – est nécessairement mouvante ; avec le temps, avec les situations, avec les parcours personnels. La façon de travailler, ce que l’on souhaite aborder, traiter, suivre, les thèmes qui émergent, le rythme, tout cela est gouverné par un seul but : faites ce que vous voulez tant que vous obtenez un livre dont vous soyez content.

La technique ne fera pas de vous un bon écrivain, mais elle peut éventuellement vous garder d’être mauvais. La technique, à force de persévérance, pourra peut-être vous permettre de terminer une histoire ; en débordant sur le développement personnel et la psychologie, elle pourra peut-être vous aider à appréhender ce qu’il y a en vous pour faire apparaître vos motivations au grand jour ; elle peut peut-être simplement constituer un parcours d’introspection constant (c’est mon cas) ; mais elle ne garantit en rien que votre travail soit intéressant ni publiable d’entrée, et je ne vous fais certainement pas cette promesse. En revanche, elle peut peut-être vous éviter un certain nombre de pièges « connus », vous permettre de décoder les conventions acquises par des siècles d’évolution littéraire, prendre de la hauteur, et vous mettre le pied à l’étrier ne serait-ce qu’en vous proposant une direction à essayer, ce qui constitue une amélioration par rapport à pas de direction du tout. (Je reprends ici pas mal ce que j’ai déjà dit dans le tout premier épisode de Procrastination.)

Ce site est un blog

Ce site n’est pas un livre, un manuel, des tablettes gravées dans le marbre où Ma Parole A Force De Loi. C’est un blog, où je ne fais que proposer, diffuser, des réflexions parfois bien abouties (jusqu’à ce qu’elles changent), parfois moins. Parfois, c’est écrit un peu vite parce que je me suis promis de publier un article et je ne les relis pas autant qu’un roman ou une nouvelle (la création de fiction restant mon travail principal). Parfois, je suis au taquet, ravi d’une découverte ou d’un mécanisme que j’ai fini par élucider, et je meurs d’envie de partager mon enthousiasme avec le vaste monde. Cela peut sembler péremptoire. Je le répète : c’est un blog. C’est parfois émotionnel. Je n’écris pas un roman ni un manuel, je lance des os à ronger. Rongez-les – ou pas. Tout ce que je dis est écrit de mon point de vue, et le but, c’est de stimuler la réflexion chez les auteurs, notamment ceux qui se forment (parce que les pros ont déjà leurs outils, même si nous apprenons tous, je crois, toute notre vie).

Derrière toute affirmation, gardez à l’esprit que c’est toujours écrit par une personne avec une approche donnée, en construction perpétuelle comme l’est toujours la création, que les outils d’hier peuvent être dépassés demain (tout comme vous ne vous récitez pas l’alphabet en lisant ceci ; vous avez intégré l’écrit au point de devenir un réflexe), et qu’il serait juste un peu ridicule d’écrire à chaque fois « à mon avis personnel de moi-même et écrit simplement de mon point de vue dont voici l’historique [insérez ici cinquante pages biographiques] ». Je m’efforce de rester dans la proposition et non le finalisme, mais je compte bien conserver une grande liberté de ton (c’est une des raisons pour lesquelles, après environ dix ans de blogging, ça continue à m’amuser), et donc, ayez l’amabilité de faire la part des choses, le cas échéant, en vous rappelant l’esprit dans lequel c’est écrit, et gagnons du temps ensemble.

Rapport de transparence

Il m’est revenu que ce blog, en filigrane, n’était qu’une plate-forme pour me permettre de refourguer des activités commerciales, notamment des interventions. J’avoue que je le prends très mal. Je consacre beaucoup d’énergie à essayer de trouver des solutions équitables, win-win en bon langage de marketeux, qui permettent de proposer du contenu de qualité, tout en rentabilisant un peu l’endroit, sans conflit d’intérêt, sans entacher la confiance que nous avons établie. Car je pourrais consigner tous les jours, auguste lectorat, le temps que je passe ici au lieu de faire des choses qui me rapportent vraiment de l’argent, mais je ne vais pas entrer là-dedans ; sache simplement que c’est : trop.

Dans l’intérêt de la transparence, je vais donc dévoiler totalement ce que je retire, de près ou de loin, de ces articles et du blog en général.

Du plaisir et du karma. Alors déjà, oui, j’aime bien faire mumuse sur Internet. Et surtout, il y a l’aspect dette karmique cité plus haut : je n’ai pas le temps de lire les textes des jeunes auteurs, par exemple. Alors je m’efforce plutôt de proposer des choses, publiquement et librement, qui puissent toucher le plus grand nombre.

Une forme de fidélité. Ce n’est pas nouveau : c’est en toutes lettres dans la charte des commentaires. L’idée, c’est que si vous aimez ce que vous lisez ici, peut-être aurez-vous envie d’essayer un bouquin un jour, et ça me permet de continuer à faire tourner la boutique. Mais rien n’est obligatoire, je ne place aucun contenu derrière une inscription obligatoire à une liste de diffusion, un paywall ou toutes les pratiques modernes d’Internet. Je ne crois pas vous noyer de « hé j’ai sorti un nouveau livre RT plz plz plz » : je pars du principe que si je propose des trucs intéressants, qu’il m’intéresse aussi de traiter, vous resterez, et on sera tous contents (win-win). Je ne retiens personne, je n’oblige personne à venir lire ou commenter. J’observe une grande liberté de parole ici et ça comporte un double tranchant : vous pouvez aussi trouver que je suis un gros connard et jurer de ne jamais me lire. C’est la vie. Au moins, je m’efforce d’être sincère, y compris dans mes erreurs, et d’admettre quand j’ai tort, voire de m’en excuser (c’est arrivé plusieurs fois et ça se reproduira)1.

Le cas des interventions / du coaching etc. Je n’ai aucune structure pour réaliser des ateliers d’écriture, des interventions, des masterclasses. Je ne démarche pas pour cela, et je mets presque un point d’honneur à ne pas le faire, justement parce que je ne souhaite pas que le blog devienne une forme de « produit d’appel ». Pour cette raison, j’en fais moins d’une demi-douzaine par an. Ce n’est donc pas une source principale de revenu (même si elle existe et que je ne crache pas dessus). La façon dont le marché de ces interventions fonctionne, auguste lectorat, est le suivant : je pourrais très largement mieux gagner ma vie en laissant tomber le blog et en animant des ateliers dans ma ville. Je pourrais faire du coaching littéraire – certains collègues le font et gagnent leur vie avec (et très bien pour eux) – pour ma part, ainsi que je l’ai  annoncé, je ne le fais pas, malgré des demandes régulières. Parce que je considère – mais c’est ma réponse, pas celle du voisin – que mon métier reste de créer. Je crois qu’on me demande des interventions parce que, tout simplement, je peux avoir une pensée construite sur l’écriture, et que cela intéresse des gens qui se trouvent être des commanditaires. Mais ça n’est en aucun cas calculé. Je te parle à toi, auguste lectorat, pas à des commanditaires.

Les liens affiliés. À travers la boîte à outils de l’écrivain, je touche une commission sur certaines commandes de logiciels recommandés. Je m’en suis longuement expliqué ici, mais le raisonnement est le suivant : j’écris de toute façon des tests de logiciels qui m’aident dans le boulot, donc, si vous êtes convaincu.e, autant que je touche quelques dollars au passage, ce qui ne vous coûte rien de plus, et qui, moi, m’aide à payer l’hébergement et à continuer à traiter ces outils en profondeur avec des trucs, astuces, cas d’usage et à légitimer un tant soit peu le temps déraisonnable que je passe ici. Win-win. 

J’ai un site depuis plus de dix ans et il n’y JAMAIS eu de bouton « donation », JAMAIS eu de pubs (et là aussi, des offres, j’en reçois). Je voudrais monétiser cet endroit, oh, je pourrais parfaitement le faire, surtout à plus de 10 000 lectures uniques par mois. Mais ça n’est pas l’esprit du lieu, je ne veux pas que ça le devienne, ce n’est pas ce que je veux créer et c’est pour ça que globalement, on s’y sent tous à peu près bien, enfin, je crois.

Je ne vous retiens pas

Ce n’est pas dit de manière agressive. Je l’ai dit, je le répète, tout ceci est subjectif, et lisez toujours les articles, tout particulièrement sur la technique littéraire, avec le grain of salt – la mesure de prudence – qu’il est, de toute façon, toujours de bon aloi d’observer dans ce genre de situation. La majorité de ceux qui vous disent qu’il y a une seule et unique manière de faire veulent vous vendre quelque chose. Qu’il soit dit ici et une fois pour toutes que s’il y a « une » manière de faire, c’est pour moi seulement (et encore, ça évolue avec le temps) ; que je pense qu’un certain nombre de conseils peuvent bénéficier à un grand nombre, mais il y a toujours le contre-exemple, et c’est peut-être vous. Très bien. À vous de voir, vous êtes vous, j’en sais rien, moi.

Tout ce que vous devez faire, c’est : tester, essayer, garder une attitude proactive vis-à-vis de votre pratique créatrice. N’importe quoi tant qu’il y a un résultat dont vous êtes content. C’est la seule chose à faire. Ou pas de résultat, même, si vous ne voulez pas de résultat, vous faites ce que vous voulez, hein.

Bref, le reste n’est que des moyens. Les moyens ne sont que des indications, envers lesquels il s’agit de conserver le juste mélange, propre à chacun, d’assurance (« non, ça ne me va pas, à moi ») et d’humilité (« je ne sais pas, alors je vais écouter avant de juger »).

Le stylo est, et a toujours été, dans votre camp.

Bonne écriture ! 

  1. Il y a certains articles notamment politiques, avec le recul des années, dont je regrette la forme. Ils sont toujours dans les archives, parce que je ne vais pas vous raconter combien je suis lisse et parfait, né hier soir, avec tout le passif et les leçons données par l’existence.
2019-06-04T20:32:59+02:00mardi 13 juin 2017|Technique d'écriture|14 Commentaires

Annonce de service : je ne chronique pas de littérature de fiction

Par Bob Staake

Recevant de plus en plus de mails semi-automatisés, plutôt bien intentionnés d’ailleurs – je ne m’en plains pas, c’est sympa de recevoir des propositions, tant que c’est fait intelligemment -, il me faut continuer d’établir quelques petites lignes directrices restées tacites jusqu’ici, mais que je devrais probablement noter quelque part, dans le but de faire gagner du temps à tout le monde, à commencer par moi, qui, très franchement et avec regret, n’arrive vraiment pas à suivre avec le flot de mes courriers électroniques.

Donc, pour commencer, en deux mots (version rapide), et ensuite, le pourquoi du comment, pour ceux que ça intéresse (polémique inside).

En deux mots

Je ne chronique pas de littérature de fiction, ni sur ce blog, ni ailleurs (même si je l’ai longtemps fait), pas d’exceptions. 

Je suis heureux et honoré de recevoir des propositions de services de presse, et je suis toujours ravi de recevoir des livres, car les livres, c’est le bien. Mais en général, surtout en cette ère de blogging débridé, le but d’un service de presse est d’obtenir un article en retour, et c’est normal. Un livre, un article. Donc, si le but de votre SP est de faire chroniquer le livre, je ne suis pas l’interlocuteur qu’il vous faut, parce que vous n’aurez pas d’article. 

Par contre, si vous voulez m’envoyer votre livre parce que vous trouvez ça cool, que vous voulez m’aider à remplir ma bibliothèque, ou juste parce vous voulez me faire plaisir (et ça me fait plaisir), hey, bien sûr que je serais ravi de l’avoir entre les mains. Mais n’attendez pas de chronique ni de presse. (Honnêtement, je ne suis malheureusement même pas sûr de pouvoir le lire avant l’an 2102.)

Il m’arrive en revanche (assez fréquemment) de parler de livres sur l’écriture ou d’essais (même de films, de séries, de jeux vidéo, de musique). Là, pour les SP et les chroniques, oui, pourquoi pas. 

Pourquoi donc ?

Là encore, très simplement : parce que je suis écrivain et que je ne suis pas capable d’être juge et partie. J’ai également pas mal de copains dans le milieu, et j’éprouve un net conflit d’intérêt à pouvoir parler librement (donc potentiellement en mal) d’un livre d’un éditeur avec qui je peux avoir travaillé / travailler un jour, d’un ami, et même ; si je connais l’auteur, ne vais-je pas être inconsciemment influencé par ce que je sais de lui / elle ? Si je connais le projet artistique / les intentions de l’auteur, donc si je sais lire entre les lignes, suis-je un bon critique ? Je ne peux en jurer, et si je ne peux en jurer, je m’abstiens.

Maintenant, le complément grinçage de dents : ajoutons le fait que le milieu littéraire manque parfois singulièrement de maturité. Certains éditeurs, auteurs, communicants sont d’une grâce admirable ; même après un papier négatif sur leur travail, ils vous serrent la main avec la profonde conviction que vous avez bien fait votre travail et rempilent sans hésiter. Je leur rends mille fois hommage, ils sont ceux qui impriment à la culture leur grandeur. Hélas, tout le monde n’est pas ainsi et c’est un peu moche, mais le conflit d’intérêt, on le prend aussi parfois en plein dans les dents. Il est arrivé à des camarades, ayant la double casquette, de se faire étriller par des contacts / auteurs / éditeurs après avoir proposé un avis pas entièrement dithyrambique sur des livres, parce qu’ils avaient le malheur d’avoir été sincères. Il m’est déjà arrivé de me faire descendre ou insulter à cause de mes chroniques musicales (là où l’on pense de façon assez drôle que je ne vois rien), ce qui m’amuse plus qu’autre chose (car insulter l’auteur d’une chronique tiède est un flagrant manque de professionalisme), mais la littérature est l’une de mes familles, c’est mon métier, et c’est aussi ma vocation, et là, je ne suis pas sûr d’être tellement amusé que ça. J’élimine donc autant que possible de mon existence les combats qui n’en valent pas la chandelle, et c’en est un.

2012-12-03T10:46:26+02:00lundi 3 décembre 2012|Journal|9 Commentaires

Revue de presse : clarifications

Suite à un accrochage en commentaires et sur Facebook né d’un malentendu, il me semble important de définir clairement l’esprit de cette fameuse revue de presse.

Tout d’abord, un rappel de base : avant de réagir à quelque chose, il convient de lire, puis d’appliquer, la charte des commentaires. Toute agression envers le taulier est sanctionnée par la loi des actions réciproques : une force d’intensité égale, mais de direction opposée, exercée par celui-ci.

Sachant que j’ai, en six ans de blogging, fermé pour la première fois un fil de commentaires, quelques mises au point me semblent nécessaires.

  • Le relai d’un article n’est pas un dû, c’est un plaisir. Je le fais parce que je souhaite rendre hommage aux chroniqueurs, blogueurs, qui m’ont fait la joie d’apprécier un livre, une nouvelle, ce qui est toujours pour moi un grand plaisir (matiné de surprise). Quand on a apprécié de me lire et qu’on fait l’effort d’en parler autour de soi, je le vois toujours comme une chance et un honneur. Alors j’ai envie de renvoyer l’ascenseur, d’en parler, d’envoyer des lecteurs sur l’article, simplement parce qu’on est entre gens de bonne compagnie, on forme une communauté d’esprit, et puis zut, c’est chouette, voilà, point. Mais nulle part, il n’est écrit dans mon contrat d’édition que c’est une obligation. C’est d’ailleurs ce qui assure la sincérité de ma démarche : je le fais parce que ça me fait plaisir, parce que je crois que ça a un sens – pas parce que j’y suis forcé. Comme de bloguer, de partir en volontariat écologique, ou même d’écrire1.
  • Corollaire : je choisis ce que je relaie. Je n’ai pas à m’expliquer là-dessus. Mais si je n’ai pas relayé, voir le point suivant :
  • Soyez patients + je ne suis pas omniscient. Mon travail, à la base, c’est écrivain, pas community manager. Si je ne vous ai pas relayé, j’ai peut-être oublié, ou je n’ai peut-être pas vu l’article (je ne passe pas mes journées tapi derrière mon alerte Google à traquer mon nom sur Internet). Envoyez un mail ou un message perso Facebook avant de le prendre comme une agression personnelle, et ce sera réglé en trois minutes, avec des excuses et un smiley en prime. Simple !

Et si ces directives semblent péremptoires, je précise qu’elles m’ont été précisément soufflées sur Twitter par des blogueurs littéraires pour qui j’ai beaucoup d’estime (pour une fois, j’évite les liens, mais ils se reconnaîtront). J’aime les chroniqueurs et les blogs littéraires ; je ne rate pas une occasion de signaler l’ampleur du phénomène. Je disais déjà en septembre 2010 aux excellents chroniqueurs d’If Is Dead :

J’aime beaucoup les blogs de chroniques par l’honnêteté de leur approche. En général, un blogueur est surtout un lecteur passionné – comme l’est tout bon critique ; il dit « j’aime, ou je n’aime pas », et il s’explique, souvent, d’ailleurs, avec une grande érudition. On apprend alors à connaître les blogueurs avec qui l’on se sent des affinités, et on les suit. Le débat peut même s’ouvrir et tout le monde en sort enrichi.

En un an et demi, avec la croissance du phénomène, mon sentiment n’a fait que s’approfondir, et mon respect croître. Et si on en doute, qu’on fasse une recherche sur « Revue de presse » pour s’en rendre compte2.

En résumé : Lionel Davoust aime les blogs. Lionel Davoust est ton ami. Mais ne pousse pas Lionel Davoust dans les orties.

Cela étant dit, passons vite fait à autre chose et reprenons tous une activité Internet normale (poster des lolcats, liker du Facebook et télécharger le client de Diablo 3, bien sûr !).

  1. Pour information, de tous les articles publiés sur le blog, la revue de presse n’intéresse hélas personne, à en croire les stats de lecture. Je tiens néanmoins à poursuivre, parce que si je faisais ce blog pour les stats de lecture, je parlerais de gels douche au monoï et d’eyeliners. Ce qui serait bizarre, de me voir tester des eyeliners.
  2. Attention, la revue de presse au nouveau format est loin d’être finalisée. Si vous n’y êtes pas, c’est peut-être aussi parce que je n’ai pas fini les conversions pour le nouveau site. Patience encore, s’il vous plaît.
2012-05-04T14:58:19+02:00vendredi 4 mai 2012|Dernières nouvelles|14 Commentaires

Deux premières chroniques sur Léviathan : La Nuit !

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

Si certaines actions sont dantesques (combat à l’épée, formulation de l’accomodat), elles ne seraient rien sans des personnages à la hauteur. Avec une imagination débordante, Lionel Davoust construit des protagonistes haut en couleur. Du mage Julius, dont la morgue est à la hauteur de son mode de vie grandiloquent, à Michael Petersen en dormeur prêt à se réveiller, tous ont des caractères particuliers dont la face cachée est prête à surgir. Un autre visage qui surprendra plus d’un lecteur.

Un article à lire chez Temps de Livres, et…

Car Lionel Davoust déploie encore une fois une langue d’une grande richesse, avec un vocabulaire aussi varié qu’érudit, hissant son public vers une littérature intelligente mais d’une lecture toujours fluide, que ce soit dans ses scènes d’action, ses passages de pur fantastique, jusqu’à la moindre réflexion ou réplique de ses personnages. Les 470 pages de ce second volume se dévorent comme un orque le ferait d’un banc de maquereaux : avec une insatiable gourmandise, quand bien même on voudrait faire durer le plaisir.

Un article à lire sur la Yozone.

Merci à Hervé et Nicolas pour leur réactivité et leur appréciation du livre !

2012-04-27T23:25:58+02:00lundi 16 avril 2012|Actu|4 Commentaires

Revue de presse (surtout Léviathan : La Chute)

Couv. Alexandre Fort

Avec mon séjour à New Quay, j’ai pris un certain retard sur les chroniques dont je tenais à me faire l’écho, et j’espérais les diviser en billets séparés, mais je crains de ne jamais arriver à rattraper, or, je tiens vraiment à signaler les articles constructifs réalisés autour des livres – si on en parle à l’extérieur, je trouve que c’est la moindre des choses de parler de ces blogs et supports. Pensez à leur rendre visite, à étudier leur ligne éditoriale, vous pourriez renconter une communauté d’esprit !

Merci à tous les chroniqueurs.

Léviathan : La Chute

  • Un article sur le blog Passion Romans réservé aux polars, qui me fait très plaisir car le chroniqueur est vraiment entré dans le jeu de l’histoire ;
  • Un article chez Froggy’s Delight qui me place dans le plus beau rôle que j’aurais pu souhaiter, celui d’un loup !
  • Lohrkan, qui chronique habituellement plus de l’imaginaire pur, propose une analyse en profondeur et enthousiaste ;
  • 3.5/5 pour Astalya, qui a apprécié la double dimension action / introspection, voir son avis de lecture ;
  • 7/10 pour le site de référence sur la fantasy Elbakin, qui, réserve aussi son avis pour la suite (et c’est normal) ;
  • Le site Culture Hebdo accorde « la plus haute note » au livre (la critique est sur cette page, mais attention spoilers !)
  • Une brève chez Imaginelf, qui donne 7/10 ;
  • Enfin, Jérôme Toledano, spécialiste polar de la librairie Les Cyclades à St Cloud, a ouvert son blog pour faire partager ses coups de coeur et avis de lecture. N’hésitez pas à y faire un tour (son avis sur La Chute,  que j’avais répercuté, est archivé ici.)

 La Volonté du Dragon

Couv. Cyrielle Alaphilippe

Je suis très heureux de voir que le monde d’Evanégyre continue à emmener de nouveaux lecteurs vers ses horizons plus d’un an après la sortie du livre.

  • La très active Tigger Lilly du Dragon Galactique a particulièrement apprécié les personnages. Pour répondre à la question finale: oui, d’autres récits (plein d’autres !) sont à venir dans ce monde, s’ils trouvent un éditeur bien entendu. J’ai à peine éraflé la trame de fond de toute l’histoire d’Evanégyre.
  • Endea, du blog Clair Obscur, conseille le livre, tout en mentionnant un certain malaise face aux combats.
  • Chez LisTesRatures, un article d’autant plus sympa que la blogueuse n’était pas tentée à la base par le thème, mais a finalement aimé le voyage.
  • Un long billet par Bibliomanu sur Paperblog, original dans son approche !
  • EDIT : Et IfIsDead, honte sur moi, qui m’avait échappé dans cette revue (cf commentaires).

Victimes et Bourreaux

L’anthologie de cette année du festival Imaginales, dirigée par Stéphanie Nicot et où figurait la nouvelle « Au-delà des murs » elle aussi située dans l’univers d’Evanégyre, a généré également quelques avis de lecture cet été :

  • Chez Bulle de Livre (merci pour l’appréciation du texte !) ;
  • Chez Gromovar du blog Quoi de neuf sur ma pile ? ;
  • Sur le blog très actif IfIsDead (auquel les aficionados de métal et de cultures alternatives feraient bien de s’abonner si ce n’est déjà fait) ;
  • Et chez Radicale.

Le mot de la fin

Tout cela fait une sacrée fichue liste. Je ne suis toujours pas à l’aise avec la présentation de ces revues de presse, qu’il m’est difficile de poster alors que je suis forcément juge et partie, et que je m’efforce toujours de commenter au minimum le travail des critiques, car ce n’est aucunement ma place. Je lancerai probablement une Grande Consultation Populaire très vite pour recueillir vos avis quant à la pertinence de ces posts et à la meilleure manière de les construire (amis blogueurs, si vous êtes là, votre avis sera particulièrement utile).

2011-10-17T19:19:33+02:00lundi 17 octobre 2011|Actu|19 Commentaires

Léviathan : La Chute sur Temps de Livres

Couv. Alexandre Fort

Une nouvelle critique sur Léviathan : La Chute vient d’être postée sur Temps de Livres à cette adresse ; indépendamment de son ton positif qui fait évidemment très plaisir, elle me touche particulièrement, parce que le critique a vu un certain nombre d’aspects du livre qui me tenaient à coeur et qu’il est rentré dans le roman avec l’optique que j’espérais réussir à susciter. Merci beaucoup, donc, pour cet article !

2012-09-08T17:50:05+02:00mercredi 14 septembre 2011|Actu|2 Commentaires

Une première critique sur Léviathan : La Chute !

Couv. Alexandre Fort

Voilà, c’est une avant-première, mais le premier article sur Léviathan : La Chute, thriller initiatique à paraître aux éditions Don Quichotte ce 22 septembre, vient de paraître sur Internet, sur la Yozone… Et j’ose à peine vous le citer tant il me fait rougir et m’enchante. Mais bon, allez ! parce quand même, c’est sacrément encourageant pour la suite :

Si le cocktail thriller/fantastique n’est ici pas nouveau, la qualité de sa plume et la force d’évocation qu’il déploie dans ses scènes d’action comme dans les moments d’introspection de ses personnages le placent d’office sans mal un cran au-dessus des meilleurs best-sellers américains du genre.

Quoique… Un cran pour le fond, un cran pour la forme…

Deux crans au-dessus.

Voilà voilà, je peux aller mourir, merci, adieu.

(Non, je rigole, j’ai La Nuit sur le feu.)

Un grand merci à la Yozone et en particulier à Nicolas Soffray pour cet article très détaillé, lisible ici !

2011-09-02T16:39:15+02:00vendredi 2 septembre 2011|Actu|7 Commentaires