Découvrez dès maintenant les 55 premières pages de L’Héritage de l’Empire

Ce n’est pas parce qu’on arrive lentement vers sûrement vers la fin de la série qu’on perd les bonnes habitudes : plutôt que des teasers, pourquoi ne pas carrément proposer le début de l’aventure ? Les 55 premières pages de L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » IV) ont été mises en ligne sous forme d’un chouette petit livret virtuel, à découvrir ci-dessous :

Au programme de ces 55 pages : quelqu’un qui n’est pas mort ; quelqu’un qui a compris où il en est et qui ne préférerait pas ; quelqu’un qui pense savoir où il en est mais rien n’est moins sûr ; un grand méchant ; un vieux salopard ; de l’action ; de la politique ; les deux ensemble.

Disponible aussi chez Calaméo par ce lien direct.

2020-11-20T17:38:30+01:00mardi 17 novembre 2020|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Découvrez dès maintenant les 55 premières pages de L’Héritage de l’Empire

Les conseils d’écriture de Jean-Claude Dunyach (Vidéo Imaginales)

Avec Jean-Claude Dunyach, nous animons tous les ans la Masterclass des Imaginales qui n’a donc pu hélas se tenir pour cause de suspension du monde (c’est la fin, mais en plus temporaire).

Pour prolonger le festival, et notamment toutes les initiatives autour de l’écriture des jeunes auteurs, l’organisation nous a proposé de répondre à quelques questions et de proposer quelques conseils : après ma pomme, voici la passionnante intervention de Jean-Claude.

2023-02-04T07:04:27+01:00mardi 26 mai 2020|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les conseils d’écriture de Jean-Claude Dunyach (Vidéo Imaginales)

73% de réduction sur La Messagère du Ciel en numérique ! (et plein de livres Critic)

Arrêtez tout, mais posez quand même cette tasse de café, ça serait dommage de la casser : pour une durée limitée, La Messagère du Ciel (tome 1 de « Les Dieux sauvages ») est en promotion exceptionnelle à 3,99 € à l’occasion du mois de l’imaginaire. Si vous hésitiez à vous lancer dans la saga, c’est l’occasion !

Il y a aussi plein d’autres superbes livres des éditions Critic à ce petit prix : le premier tome de “Dominium Mundi” (François Baranger), de “Lasser, détective des dieux” (Sylvie Miller et Philippe Ward), des “Chroniques de l’Étrange” (Romain d’Huissier), les excellents Seigneurs de Bohen (Estelle Faye) et PariZ (Rodolphe Casso, dont le nouveau roman vient de sortir), bref, c’est au total quatorze romans de grande qualité en fantasy, science-fiction, thriller à découvrir chez eMaginaire en promotion exceptionnelle.

2019-11-03T23:15:46+01:00lundi 7 octobre 2019|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur 73% de réduction sur La Messagère du Ciel en numérique ! (et plein de livres Critic)

Découvrez les premières pages des Questions dangereuses en audiolivre [+ chronique]

Anouchka dit it again ! Elle propose quantité de lectures de qualité (joignant qualité et quantité, oui oui) sur son profil Soundcloud pour faire découvrir les premières pages des livres qui lui ont plu ; elle m’avait fait le plaisir d’interpréter le début de Port d’Âmes, et prête à nouveau sa voix aux Questions dangereuses.

C’est à découvrir ci-dessous, ou encore mieux, sur sa chronique du livre à lire sur le webzine eMaginarock (un immense merci pour cet enthousiasme !) Voilà enfin une vraie bonne raison d’installer l’appli Soundcloud sur son téléphone pour bénéficier de toutes ces belles lectures hors ligne.

2019-02-07T08:46:18+01:00mardi 5 février 2019|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Découvrez les premières pages des Questions dangereuses en audiolivre [+ chronique]

Procrastination podcast S02E02 : “Les débuts”

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : “Les débuts“.

Comment commencer son histoire ? Les évolutions modernes de la narration peuvent-elles éclairer les auteurs sur les façons intéressantes de commencer un récit de manière à susciter l’intérêt d’un lecteur ? Et à aider, aussi, l’auteur dans son écriture ? Mélanie Fazi, Laurent Genefort et Lionel Davoust partagent leur approche de ce moment « d’une délicatesse extrême » et ce à quoi ils prêtent tout spécialement attention.

Œuvres citées :
– Mary Doria Russell, Le Moineau de Dieu
– Stephen King, Dolores Claiborne
– Big Little Lies, série

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

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Bonne écoute !

2019-05-04T18:47:13+02:00lundi 2 octobre 2017|Procrastination podcast, Technique d'écriture|3 Commentaires

Démarrer sur les chapeaux de roues… au risque de lasser ?

Une jolie petite question reçue en ce joli mois d’avril (oui, bon, c’est pas encore mai, quoi) :

Tu as parlé des débuts d’histoires et de l’intérêt de démarrer fort. En fait, y’a pas un risque, quand par exemple on a une anthologie de nouvelles, qu’elles démarrent toutes comme ça, sur les chapeaux de roues ? Et que finalement, ça lisse, ça atténue un peu chez tout le monde cet effet ? Je me doute qu’il n’y a pas de réponse tranchée à ça, c’est juste que quand je me promène dans les rayons et feuillette le début de livres, ben la plupart démarrent en effet comme ça, boom bam ! Enfin voilà, où s’arrête le procédé efficace et débute le truc de mode/d’époque… Est-on obligé de hameçonner si fort le lecteur, de crainte qu’il n’aille pas au delà de la 2 ou 3e page ? Peut-être que oui, peut-être qu’il y a trop de bons livres sur les étalages aussi…

La réponse, comme avec toutes les astuces, les techniques est : ça marche quand ça ne se voit pas. Donc, la solution consiste à ne jamais faire d’une astuce un procédé… Mais toujours de conserver en tête les besoins et impératifs d’une histoire donnée. Et toujours de subordonner ce qu’on fait (la forme) à ce qu’on essaie de faire (le fond).

De manière générale, je pense que oui, il est très préférable d’hameçonner le lecteur sur un début fort, parce que le rythme des textes a accéléré, entre autres avec la cohabitation d’autres formes de narration visuelles, parfois très rythmées, comme le jeu vidéo (c’est spécialement valable dans la littérature de genre, même si ça n’est – heureusement – pas une obligation). (J’ai un peu l’impression d’écrire une évidence : veux-tu écrire un début passionnant et être en bonne santé ou bien rédiger une histoire barbante et être malade ?)

Mais je crois surtout qu’il y a là confusion que ce qu’est un début “fort”. Cela ne signifie pas forcément bastons, poursuites en bagnole, invasions d’extraterrestres, explosions nucléaires. Démarrer fort signifie nourrir l’intérêt du lecteur, et c’est très différent. Cela signifie, pêle-mêle : lui donner des personnages bien campés, intéressants ; mettre en place un décor intrigant ; des enjeux signifiants ; ou bien rien de tout cela, parce que l’intérêt va se trouver totalement ailleurs, selon des règles uniques à l’auteur et au récit considérés.

À titre d’exemple, et parce qu’ils sont frais dans ma mémoire, les deux premiers tomes de la série Magie Ex Libris1 démarrent de manière diamétralement opposée et tout aussi efficace. Le premier (Le Bibliomancien) attaque avec un bel hommage aux codes du genre, une scène de baston. Mais le deuxième (Lecteurs nés) présente deux personnages en train de discuter poésie sur une terrasse. Et ça n’est pas moins passionnant, bien sûr parce qu’on connaît certains des protagonistes, mais surtout parce que l’auteur prolonge et renverse le système de magie qu’on prenait pour acquis à travers une discussion amicale qui paraît anodine. C’est un début tout aussi fort, parce qu’il suscite l’étonnement, le mystère, et surtout, il donne envie d’en savoir plus.

Un auteur, au fond, n’a que deux obligations : “mentir, mais faire ça bien“, comme le dit Elisabeth Vonarburg (c’est-à-dire ne pas interrompre le rêve fictionnel cher à John Gardner) ; et s’assurer que son lecteur veuille tourner les pages pour savoir la suite. Alors, c’est vrai qu’attaquer fort permet de “gagner” un peu d’exposition plus tard par exemple, parce qu’on peut espérer que le lecteur est ferré et sera, du coup, ravi de souffler un peu pour en savoir plus (alors que l’inverse est beaucoup plus délicat à réaliser), mais il ne faut pas oublier que toutes les techniques, astuces, jeux avec les codes (en allant dans le sens de leur respect ou de leur contradiction) ne sont que des guides pour élargir la palette d’expression d’un auteur dans l’espoir de viser ces buts de la façon la plus appropriée possible. Et la beauté de la chose, c’est que les lecteurs sont d’une infinie diversité. Ce qui a emporté l’un d’eux laissera le voisin totalement froid. Et les histoires aussi, comme les auteurs, sont d’une infinie diversité. Il me semble qu’en la matière, le guide le plus sûr reste les hautes aspirations de celui qui écrit (qui cravache ensuite pour satisfaire à ces exigences personnelles).

Le début fort est celui qui va faire démarrer l’histoire considérée de la manière la plus efficace et captivante possible – pour un lecteur susceptible d’être sensible à cette histoire-là, à ce procédé-là. Il y a cent façons d’y parvenir : une première phrase forte (Robert Charles Wilson et Roger Zelazny sont des maîtres en la matière) ; démarrer par de l’action pure (école du thriller américain) ; attaquer in media res… Ou bien, au contraire, plonger le lecteur dans une ambiance (ce que font beaucoup de romans de littérature générale). Peu importe : ce sont que des outils dans la boîte de l’auteur. Ce qui compte, c’est de trouver ce qui va résonner avec l’univers dont il est question, et avec l’auteur que l’on est, pour le lecteur que l’on aimerait toucher, et faire ça au mieux. À mon sens, surtout dans les débuts, il convient donc de traquer la vérité de sa propre voix, de son style, et de travailler l’adéquation entre les intentions, les moyens et les résultats, chercher à “sonner juste” avant toute chose.

Comme dit plus haut, les techniques sont mauvaises (mal exécutées et/ou inadaptées) si elles se voient. J’ai beau savoir que Wilson et Zelazny sont des maîtres de la première phrase, chaque fois que je prends un de leurs récits, je me fais embarquer comme un naïf car la technique disparaît derrière l’exécution.

  1.  Dont j’ai l’insigne honneur d’être traducteur, je le précise pour la transparence.
2019-06-04T20:31:08+02:00mercredi 5 avril 2017|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Démarrer sur les chapeaux de roues… au risque de lasser ?

Des profondeurs de R’lyeh je bousille ton cap compas

Je me trouve toujours à la barre de mon supertanker, commençant à reconnaître de mieux en mieux les réactions de l’engin, mais confronté simultanément à un phénomène non-euclidien qu’aucun véritable capitaine de navire n’a jamais rencontré (sauf, peut-être, ceux qui croisent au-dessus de R’lyeh): l’océan s’allonge. Un récit n’est pas une masse achevée et finalisée une fois le synopsis écrit: certains détours s’imposent, d’autres (plus rarement) restent sur le carreau de la salle de montage. Le plus angoissant est probablement de savoir que je dois atteindre New York à la barre de ce foutu navire dans un temps limité, mais si l’océan ne coopère pas, je fais comment, moi?

Je fus donc assez rassuré de tomber sur cette nouvelle courte de Megan Lindholm (alias Robin Hobb) sur son site officiel, intitulée How I Became a Famous Writer (a True Story). En anglais dans le texte, évidemment. Extrêmement rassurante et éminemment intéressante pour tous les auteurs, jeunes, moins jeunes, en herbe.

Si les plus grands sont confrontés au maëlstrom à géométrie variable de leurs efforts jetés sur la page blanche, l’espoir m’est permis…

All I ask is a tall ship

And a very, very big fish hook.

2014-08-05T15:27:07+02:00jeudi 18 septembre 2008|Technique d'écriture|2 Commentaires

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