Procrastination podcast S03E08 : « Le sensorium »

procrastination-logo-texte Avec un peu de retard sur l’annonce dû aux fêtes, deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Le sensorium« .
Des textes qui se goûtent, se sentent, se touchent au lieu de se seulement se voir : mettre du corps dans la narration, à quoi ça sert et comment fait-on ? Mélanie commence par nous rappeler que nous ne sommes pas des être purement visuels ; ne pas oublier les autres dimensions, c’est se donner d’autres manières fondamentales de donner du relief. Laurent ajoute qu’habiter un personnage, c’est faire percevoir d’abord ses sens, qui viennent avant les émotions, car ils en sont la source. Lionel renchérit sur le fait que la vue est le sens « par défaut » d’explication et de représentation, peut-être le sens le plus intellectualisé et le plus distant. Intégrer du corps est ainsi un puissant « show, don’t tell ». Références citées – Jean-Claude Dunyach – Elisabeth Vonarburg – Dan Simmons, préface aux Contes de la fée verte ; Poppy Z. Brite, « Calcutta, seigneur des nerfs » – Marcel Proust, À la recherche du temps perdu – Silent Hill 2 – Alien – Serge Brussolo – Brigitte Aubert, La mort des bois – George Perec, Je me souviens – Robert E. Howard, Conan le Barbare
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2019-05-04T18:45:53+02:00mardi 8 janvier 2019|Procrastination podcast, Technique d'écriture|8 Commentaires

Mise à jour de « Techniques de base pour écrire », présentation de Jean-Claude Dunyach

J’ai été un peu noyé ces derniers mois et je m’aperçois qu’entre autres choses que je devais faire encore sur le site, il y avait la mise en ligne de la nouvelle version du diaporama de Jean-Claude Dunyach, « Quelques briques de base pour écrire« . C’est la version étoffée d’une des présentations que Jean-Claude donne lors de la masterclass que nous animons ensemble aux Imaginales sur la finalisation et le retravail de manuscrits. C’est chose faite, quelque trois mois plus tard… toutes mes excuses aux stagiaires et à Jean-Claude pour ce retard. Les diaporamas sont disponibles sur la page dédiée (où j’ai récemment ajouté également ceux de ma conférence sur les outils d’aide à l’écriture).
2017-09-04T18:57:28+02:00mardi 12 septembre 2017|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Mise à jour de « Techniques de base pour écrire », présentation de Jean-Claude Dunyach

Procrastination podcast ép. 8 : « Show, don’t tell »

procrastination-logo-texte Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Show, don’t tell« .
« Show, don’t tell » (montrez, ne dites pas) est une admonestation classique des manuels d’écriture en langue anglaise. Dans cet épisode, Mélanie Fazi, Laurent Genefort et Lionel Davoust explicitent en détail cette technique qui permet de s’appuyer sur l’action pour rendre un récit plus vivant et y impliquer le lecteur. Mais son abus présente également des dangers, et il peut être pertinent, dans certains cas, de ne pas la suivre : « tell, don’t show » est tout aussi valide !
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2019-05-04T18:48:40+02:00jeudi 5 janvier 2017|Procrastination podcast, Technique d'écriture|1 Comment

Procrastination podcast ép. 7 : « Décris-moi un mouton »

procrastination-logo-texte Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Décris-moi un mouton« .
Bête noire de certains lecteurs comme de certains auteurs, la description est pourtant une technique fondamentale de la littérature. En plus de distribuer l’information et de réaliser la mise en scène, elle permet de moduler le rythme, de mettre le décor en action et même de transcrire le point de vue d’un personnage. Dans cet épisode, Mélanie Fazi, Laurent Genefort et Lionel Davoust proposent un rapide tour d’horizon des techniques de description, abordent leur propre approche de celles-ci, et discutent de son importance dans les genres de l’imaginaire.
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2019-05-04T18:48:40+02:00jeudi 15 décembre 2016|Procrastination podcast, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Procrastination podcast ép. 7 : « Décris-moi un mouton »

Écrire des distances réalistes

La corvette légère Blagazurienne mesurait quatorze kilomètres… L’archiduc Fanfrenouille aimait les grands espaces ; sa salle de bal couvrait bien quinze mille mètres carrés… Dans un sprint désespéré, Dick Ultimate couvrit les huit cent mètres qui le séparaient de Ranjo Terrorist…
Y a un truc qui coince. (Et si vous pensez que tout va bien dans les phrases précédentes, vous avez d’autant plus besoin de lire cet article !) La description moderne en narration s’efforce de se passer autant que possible de l’inventaire des distances, parce que cela devient vite fastidieux (« L’artefact Très Ancien et Très Dangereux avait la forme d’un parallélépipède de dix centimètres par trois sur deux de hauteur ; il se trouvait dans une salle de trois mètres de côté, dont la hauteur sous plafond loi Carrez était égale à deux mètres cinquante-deux »), mais il subsiste nombre de situations où un chiffre brut seul parle davantage que toutes les métaphores du monde, qu’il s’agisse de parler de gigantisme d’une machine, d’un champ de bataille, ou du microcosme. Le problème – et on le voit fréquemment en mer avec les observateurs inexpérimentés, quand il s’agit de juger l’écart entre le navire et le dauphin que l’on vient d’apercevoir -, c’est que l’oeil est un mauvais estimateur, et que notre idée des distances est extrêmement subjective, variable d’une personne à l’autre. Et, même sans tomber dans l’absurdité des exemples précédents, un chiffre légèrement invraisemblable peut ruiner une description. Prudence, donc, en la matière. Heureusement, il existe un outil tout simple qui permet de se rendre compte de la crédibilité d’un chiffre, et cela sans sortir de chez soi – car il n’est pas question de se confronter à la réalité, hein ? On écrit, on n’est pas là pour sortir. Il s’agit d’un gadget d’une immense utilité pour l’écrivain, qui se cache dans les fonctions « labs » de Google Maps. J’ai nommé : l’outil de mesure des distances. Activez-le. Ce petit gadget ajoute une règle près de l’échelle de la carte sous Google Maps. Pour l’utiliser, cliquez gauche sur un point de la carte, puis sur un autre : Google Maps vous donne obligeamment la distance séparant les deux points. À quoi ça sert dans notre contexte ? Eh bien, au-delà de l’intérêt de pouvoir juger des distances réelles si votre récit se déroule dans un contexte contemporain, cela offre un point de comparaison évident entre l’imagination de l’auteur et des points de repères immédiatement accessibles. Hum, quatorze kilomètres pour une corvette blagazurienne ? Mais la rue qui passe en bas de chez moi, qui me semble interminable au moment de rapporter le pain, mesure seulement trois cents mètres. Cela ne représenterait-il pas une meilleure, et surtout, plus vraisemblable envergure ? Un petit détail amusant à signaler, qui apparaît quand on demande à Google de mesurer de très longues distances : Non, la courbure de la ligne « droite » n’est pas un bug. C’est un effet de la rotondité de la Terre, et une conséquence du fait qu’une carte est projetée sur un plan. Le trajet le plus court épouse la sphère terrestre, ce qui se traduit par une courbe sur la carte. (Pour ceux qui voudraient s’intéresser au phénomène, il s’agit de la trajectoire orthodromique, bien connue en navigation. Caveat, faut aimer la trigonométrie.) Et voilà, vous êtes armés pour peupler convenablement la géographie de vos mondes imaginaires et de vos engins de destruction massifs. N’hésitez pas à partager vos anecdotes en commentaires.
2018-07-17T16:57:22+02:00mercredi 29 août 2012|Best Of, Technique d'écriture|12 Commentaires