On the bridge

Me voici de retour de deux semaines de pérégrinations : à Lannion tout d’abord pour une intervention avec Thomas Geha organisée par la sympathique et dynamique association Pérégrine ; à Saint-Malo ensuite pour le festival Étonnants Voyageurs ; à Épinal enfin pour le festival Imaginales, riche en interventions et en rencontres (j’ai notamment eu le grand honneur de servir d’interprète pour Jacqueline Carey et Robert Charles Wilson).

Je rentre pour une fois avec des photos, pas seulement celles des autres (même si les miennes sont forcément mauvaises, puisque c’est moi qui les ai prises), que je posterai dans les jours qui viennent, avec de petits commentaires avant que les impressions ne s’évaporent – difficile de raconter après coup, cela ressemble à relater une anecdote qui vous a donné un fou rire sur l’instant mais sonne tragiquement creux pour tous ceux à qui vous la racontez. Et j’aimerais autant nous éviter à tous de plonger, gênés, le nez dans notre assiette. J’aurais bien aimé poster en cours de route (comme l’a fait par exemple Don Lorenjy), hélas, mon emploi du temps était vraiment trop chargé pour me laisser le temps de le faire bien – sans parler de la difficulté d’accrocher une porteuse 3G dont le débit dépasse celui d’un oued en plein mois d’août. Un peu plus et je serais capable d’acheter un iPad.

Presque.

J’en reviens néanmoins ravi – crevé, bien sûr, mais ravi, les Imaginales s’étant notamment déroulées au-delà de mes espérances à tous points de vue, qu’il s’agisse de l’atelier d’écriture ou des rencontres avec les auteurs et les lecteurs. Je recharge un brin les batteries et je reviens avec des mots de poids, des photos de choc, et des blagues de tête.

LD out.

2010-06-02T11:59:34+02:00mercredi 2 juin 2010|Le monde du livre|2 Commentaires

Epinal’chimie

C’est toujours difficile d’écrire une entrée sur un festival, parce que, comme on dit, « you had to be there ». Je peux me limiter à un « ouais c’était cool » ou rédiger un compte-rendu détaillé, mais ça devient vite ennuyeux, et il me faudrait deux jours que, hélas, je n’ai pas… De plus, d’autres sites comme ActuSF ont fait d’excellents compte-rendus parfaitement détaillés, comme toujours. Site qui a également réalisé une interview vidéo des auteurs, de l’illustrateur et de l’anthologiste de Rois et Capitaines, la voici en guise d’intro… Vous pourrez admirer en fond une superbe toile cirée blanche de tente amovible, idéale pour les manifestations en extérieur, les mariages et les cocktails, devis sur demande, réservation préférable.

Sion, je vais m’efforcer de me limiter aux anecdotes racontables… Non qu’il y en ait à ne pas répéter mais, comme je le disais, « you had to be there » – l’année prochaine, peut-être?

Les festivals de ce genre sont toujours l’occasion de retrouver les copains, même si, traduisant également des tables rondes pour l’organisation, ce fut principalement entre deux portes. J’ai eu également la joie de retrouver des visages connus et de faire de nouvelles rencontres; les signatures furent extrêment agréables. Une des forces des Imaginales est sa convivialité, à la fois pour les lecteurs (je l’espère) et pour le métier. J’ai appris d’Andrzej Sapkowski tout un répertoire de blagues polonaises, mais il faut son talent de conteur pour les relater…

J’ai surtout échangé avec Cheryl Morgan, critique et essayiste connue notamment sous nos longitudes pour le webzine Emerald City, et j’ai été frappé de constater combien, bien que me considérant un brin geek, j’étais en retard quant aux possibilités innombrables d’expérimentation et de communication qu’offre le Net. Il y a bien sûr cette retransmission de la cérémonie du prix Imaginales via Internet – une technique tellement simple mais tellement élégante que je peine à comprendre pourquoi on ne s’y est pas intéressé plus tôt en France – mais aussi une foule d’autres outils. Les Américains sont très nombreux sut Twitter, par exemple – ce qui nous a permis de suivre du restaurant avec Cheryl la cérémonie de l’Eurovision de façon beaucoup plus drôle et condensée que la véritable émission.

Bref, j’ai pris une vraie leçon de futur et je l’en remercie sincèrement. Résultat des courses:

  • Perdez chaque jour de précieuses secondes que vous auriez pu consacrer à des activités productives: suivez-moi sur Twitter!
  • Je suis en train de refondre le site et le blog pour en faire une seule et même entité, en plus beau, plus grand, plus fort. Il faut juste que je dépoussière mon HTML et mon PHP, parce que ce que je veux faire n’est pas évident. (D’ailleurs, s’il y a un roxxor de WordPress dans la salle…)


Trois milliards de dollars pour chaque abonnement.

(En dollars du Zimbabwe, bien sûr. Quoi, pourquoi vous me regardez comme ça?)

J’en profite pour rappeler d’ailleurs l’existence du service en français, donc. Tout est expliqué sur la version française du site (qui a gravement besoin d’un coup de plumeau, je sais), ici. Si vous décidez de vous abonner… nous allons prolonger l’offre des deux mois gratuits, à condition que vous joigniez à votre virement Paypal la phrase exacte « je n’étais pas aux Imaginales alors je me passerai des trois milliards de dollars car je suis grand prince [ou princesse]; deux mois gratuits me suffiront ».

Et puis bien sûr, il y avait la remise du prix Imaginales. Le fait que nous devions installer la retransmission avec Cheryl (et donc trouver le wi-fi dans l’auditorium) fut un excellent antidote à toute forme de stress: je n’ai tout simplement pas eu le temps de réfléchir. lolcatprix

Au point que je n’ai pas vu l’escalier pour monter sur la scène, que je me suis trouvé les deux mains prises et mon petit discours soigneusement préparé dans ma poche, inaccessible, ce qui m’a forcé à improviser – mais ce n’était pas plus mal, en fin de compte; rien ne vaut la spontanéité de l’instant! Oui, bras, coudes, genoux à vous encore, mes frères et mes soeurs!

L’émotion ne devait pas cesser en redescendant de la scène: je retourne m’asseoir, reprenant la discussion pour transmettre la cérémonie en anglais (les mains tremblantes sur le clavier minuscule du netbook) et je m’aperçois qu’un type s’est assis à côté de moi… Mon père qui m’avait fait la surprise de sa présence. Moment incroyable.

Bref, des Imaginales encore fortes, qui me laissent lessivé mais heureux de toutes ces retrouvailles et ces nouvelles rencontres, surtout avec les lecteurs avec qui, j’en suis ravi, nous avons pu à chaque fois discuter un peu. A la prochaine fois, j’espère… et merci de votre soutien, comme toujours!

2011-02-01T17:17:34+01:00jeudi 21 mai 2009|Actu|3 Commentaires
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