La photo de la semaine : Crépuscule à l’iPhone

Donc, l’iPhone est un super appareil photo, mais faut pas trop non plus compter dessus pour des trucs avancés, genre recomposition HDR en basse lumière : la tentative prise ce soir-là s’est avérée un échec, alors c’est un traitement différent d’un cliché unique.
iPhone sunset

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2017-06-08T10:06:53+02:00vendredi 9 juin 2017|Photo, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : Crépuscule à l’iPhone

Là où Apple trône

Il était une fois : Je fais cette recherche dans Google (oui, l’exercice de la traduction peut nous conduire aux requêtes les plus improbables) et voici en résultat la première publicité à laquelle j’ai droit : iphone-toilet Sérieusement, Apple ? Vous achetez tous les mots-clés Google ou quoi ? Mobile, ça a du sens ; mais… ?
2015-11-27T09:20:23+02:00mardi 1 décembre 2015|Expériences en temps réel|4 Commentaires

Amoureux du silicium

Et non du silicone, hein. Évidemment. D’ailleurs, c’est un faux ami bien traître et bien connu en anglais : la Silicon Valley n’a rien à voir avec l’ex-décolleté de Pamela Anderson, mais avec des puces. (Non, ça n’a pas plus de rapport avec Pamela Anderson, quoi ! Enfin ! Sérieux !) Sachant que je risque d’être assez souvent d’être en déplacement pour la sortie de Léviathan : La Chute, il devenait urgent de pouvoir conserver mon mail dans ma poche, et j’avais également besoin d’être capable de mieux alimenter les réseaux sociaux – ce que, malgré ma résolution, je n’ai jamais vraiment fait en salon au cours de l’année passée. La faute à l’interface pourrie et aux applications lourdingues de mon acquisition précédente, le Samsung Wave (apprécié par la critique pour des raisons que je ne m’explique pas). Enter mon amour du moment : Le HTC Desire Z – reçu il y a trois jours – est déjà une bouffée d’air frais et tout ce que j’espérais d’un smartphone. Le clavier coulissant permet à mes gros doigts de taper des messages intelligibles sans passer par l’écran tactile, où tous les T9 du monde ne sauraient corriger ma saisie de hpbkitz en bonjour, la synchro avec le compte Google est juste magique – agenda, dix ans d’historiques de mails directement accessibles dans le cloud -, les applications pour réseaux sociaux sont simplissimes et immédiates d’emploi. Et puis, hé, il y a un émulateur de Super Nintendo dessus (et je me suis aussitôt empressé d’installer Chrono Trigger). Certes, j’ai vendu mon âme à la firme de Mountain View, mais zut, leurs applications sont quand même tellement bien pensées – avec, aussi, une ouverture sur l’extérieur qu’il faut saluer. J’ai pu transférer tous mes mails sur la plateforme GMail, mais en conservant mon adresse sur LD.com – est-ce qu’Apple aurait proposé un truc pareil ? Hein ? Non, je suis sûr qu’on m’aurait demandé d’ouvrir un compte en ld@iamapplesbitch.com. C’est aussi un des arguments de vente majeurs de ce HTC : ce n’est pas un iPhone. Oui, je suis de 100% mauvaise foi. Non, plutôt 45%, à vrai dire. Apple se comporte mal. Allez-y, balancez les flames, j’ai un parapluie en kevlar inoxydable, j’ai même pas peur.
2011-09-06T11:30:06+02:00mardi 6 septembre 2011|Geekeries|22 Commentaires

Ebook et phares au Zénon (2) : la fonction et l’organe

J’ai commencé l’écriture de cette note dans le train qui m’emmènait à la fac d’Angers pour donner un cours avec d’authentiques lolcats dans le texte et, suite à une histoire fort classique de retards et de correspondances, je me suis retrouvé à sillonner la rame en quête d’un contrôleur. Et, au fil de mon passage, j’ai vu à peu près deux à trois ordinateurs portables par wagon, cinq ou six paires d’écouteurs trahissant des baladeurs MP3, mais un seul Kindle. Et encore, c’était la première liseuse que je voyais hors de mon cercle de copains (et c’était en première classe, cela va sans dire). Pourtant, le livre électronique, c’est demain, c’est l’avenir, il faut s’y mettre tout de suite, sinon on va mourir, c’est le futur et le sauvetage de la littérature.

Zénon strikes back

Les éditeurs exclusivement numériques ont fleuri et défendent souvent un modèle de commercialisation et de rémunération un peu alternatif, pendant que la grande édition classique persiste à vendre des fichiers à peine moins chers que le papier et truffés de DRM, ce qui pour un geek est un tue-l’amour équivalent à la culotte de grand-mère (« même pas la lumière éteinte j’en veux »). Le livre électronique représente une forme d’avenir, c’est très probable (comment je me mouille avec cette phrase) : consultation rapide, prise de notes, dictionnaires intégrés, légereté et même contenus augmentés (quoique là, je doute que ça dépasse le gadget). D’où le bouillonnement qui l’entoure. Cependant, si c’est le grand sujet qui agite le milieu littéraire parce qu’il est certain de façonner les modèles de demain, le paradoxe de Zénon menace de frapper à nos portes. Et je pense qu’il menace tout particulièrement les éditeurs tout électronique, qui s’efforcent comme ils peuvent de faire progresser l’idée qu’on peut lire en numérique, mais, comme pour Facebook, Twitter, le téléphone portable, je gage que les réactions sont souvent : « OK, mais à quoi bon ? » J’en faisais partie avant d’acheter ma liseuse. Je passe évidemment sur la difficulté de passer commande sur certains sites, les systèmes et formats propriétaires, etc. Cela n’a pas dérangé l’implantation de l’iPod ni même celle de la vidéo numérique. Pourquoi ça piétine autant avec les bouquins ?

Le problème à l’envers

Pas sexy.

À mon très humble avis, je crois qu’on prend le problème du livre électronique à l’envers. C’est-à-dire qu’on se focalise sur l’offre (formats libres ? facilité de commande ? regardez, j’ai tout le catalogue classique retraduit ! etc.) alors qu’en vérité, même si c’est contre-intuitif, rares sont les innovations qui se sont implantées par la qualité de leur offre ou même de leur standard. Alors ? C’est parce que la lecture, c’est ringard ? Non. La vérité, c’est qu’il faut vendre l’appareil avant de vendre le contenu. Et c’est là que ça coince. Le marketing d’Apple est extrêmement éclairant à ce titre. Regardez : ils sont capables de vous vendre des baladeurs fermés fonctionnant avec une solution propriétaire (l’iPod), des ordinateurs fermés plus chers que tout le monde compatibles avec peu de trucs (le Mac), même une tablette assez inutile mais bon dieu qu’est-ce qu’elle est cool (l’iPad). Qu’est-ce qu’on s’en fout, en vérité, de ce qui marche dessus ? Peu importe. Apple vous donne envie. Apple vous explique qu’avoir un iPod, c’est la liberté, c’est jeune, c’est cool ; Apple vous garantit qu’utiliser un Mac est facile, et en plus ça fait classe dans le salon. Apple vous vend un ordinateur portable pas forcément génial, mais il est plat, putain, tu te rends compte ? Il est plat ! C’est dingue (le MacBook Air). Qui fait ça avec le livre électronique ? Personne – à part Amazon qui s’est beaucoup concentré sur le Kindle aux USA avec succès (mais qui aurait pu être bien supérieur, je pense, si le Kindle n’avait pas été si… moche), et Apple qui arrive discrètement avec l’iPad et même l’iPhone. Mais est-ce qu’on achète un iPad pour se dire « je vais lire le New York Times dessus » ? À mon avis, non, pas initialement, en tout cas. On achète un iPad parce que c’est cool. Et beaucoup d’utilisateurs se sont rapidement retrouvés quelques mois après à se dire : « mais pourquoi j’ai acheté ce truc, moi, déjà ? »

Sexy, et pourtant inconfortable.

Si l’on veut vaincre le paradoxe de Zénon appliqué à l’innovation technologique, si l’on veut accompagner le grand public vers le livre électronique, il faut à mon sens déplacer la communication de l’offre de contenu vers l’aspect sexy des choses. Vers le mode de vie que l’on vend avec la machine, qui fera de vous quelqu’un de beau, de branché, de cool, parce que lire, c’est fun, ça s’adresse à tout le monde, toi la lycéenne à couettes roses, toi le Black en costume cravate, toi la senior aux dents blanches qui éclate de rire devant la version numérique de Notre Temps, et en plus, lire, ça vous fait paraître intelligent, yeah ! L’offre ? Mais on s’en fout, de l’offre ! Une fois qu’on leur aura vendu les machines, on trouvera bien à quoi les abonner ! Au lieu de ça, on s’étripe sur des considérations certes fondamentales, mais parfaitement absconses, et dont le grand public se contrefout royalement. Paradoxe de Zénon again, parce que l’édition numérique est soit réalisée par la grande édition qui connaît mal ces nouvelles habitudes de consommation, soit par de micro-structures trop légères pour sortir du Net (et donc d’un public déjà partiellement acquis). C’est cet aspect qui donne petit à petit des parts de marché à l’iPad, pas parce que c’est une meilleure machine ou que son offre est supérieure, mais parce qu’ils vous vendent un mode de vie qui vous renvoie une image flatteuse de vous-même à travers l’usage que vous faites de l’appareil. C’est ce qui va placer Apple en position dominante de distributeur de contenu parce qu’ensuite, ils contrôlent les canaux et, sans comprendre comment c’est arrivé, vous, éditeur, vous retrouvez à leur mendier une place au catalogue. Je crois que la littérature pourrait rencontrer là une fantastique occasion de redorer son blason auprès d’un public jeune qui considère un peu ça comme un loisir de vieux chiant. Mais j’avoue que je suis un peu inquiet quant à la faisabilité de la chose. Les acteurs sont trop morcellés. Ou alors, il viendra d’Apple, Amazon et Google. Parce qu’ils ne vendent pas du contenu, ils ne vendent pas des trucs utiles, ils ne cherchent pas à raisonner avec vous. Ils créent votre envie, et puis ils la satisfont. Photos : matériel d’impression par Rama, licence CC-BY-SA-2.0-fr ; liseuse par Rico Shen, licence CC-BY-SA-3.0 ; iPad par FHKE, licence CC-BY-SA-2.0.
2018-07-17T14:29:06+02:00mercredi 22 décembre 2010|Le monde du livre|10 Commentaires

À la mi-aou (on fait des revues de presse)

Couv. Cyrielle Alaphilippe

Voilà quelques temps que je n’avais pas signalé les dernières chroniques en date – et donc profité de l’occasion pour remercier les critiques pour leurs articles ! La Volonté du Dragon continue à faire beaucoup parler de lui, un peu plus que L’Importance de ton regard (mais c’est normal pour un recueil de nouvelles). Les résultats du prix Elbakin seront d’ailleurs annoncés la semaine prochaine à la convention SF et fantasy de Grenoble, à laquelle j’espérais pouvoir me rendre, mais je dois être réaliste et raisonnable quant au travail qu’il me reste jusqu’à la fin de l’année… Si certains d’entre vous y vont, j’espère que vous passerez un excellent moment ! Allons-y donc pour les dernières nouvelles :

Passages

Une critique de l’anthologie dirigée par Lucie Chenu aux éd. Oskar, où figure « La Terre comme témoin« , à signaler sur Phénix Web.

L’Importance de ton regard

Un très bel article chez Wagoo. Merci !

La Volonté du Dragon

Par ailleurs, le premier chapitre du roman (ainsi que tous ceux des finalistes du prix Elbakin) est maintenant téléchargeable sur iPhone et Android via le site web justement nommé… Premier Chapitre. (Sinon, il est toujours disponible en PDF ici.)
2010-08-17T11:30:32+02:00mardi 17 août 2010|Actu|2 Commentaires

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