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Les liens inter-applications (pourquoi j’aime le Mac)

LA MATRICE EST EN BÉTON
(photo Beasty)

La question revient de loin en loin : « non mais d’accord, tu nous as fait ta grosse crise de conversion pommesque il y a trois ans, et tu en causes encore comme un gros illuminé alors qu’avant t’étais le premier à taper sur la firme à Jobs, sérieusement. Sérieusement. C’est vraiment mieux que ça ? C’est un ordinateur, non ? Pourquoi ? POURQUOI, et où as-tu mis l’argent des microfilms ? »

Un ordinateur, c’est un ordinateur, bon. En principe. On est en 2019, on cause de contrôler des interfaces par la pensée, on n’est plus à l’ère du CONFIG.SYS et de l’écran bleu (parce que Microsoft en changé la couleur). Si je veux faire des trucs, le système, on s’en tape, non ?

NON HÉRÉTIQUE ET JE VAIS TE DIRE POURQUOI

Ahem

Donc

Non, on ne s’en tape pas, du moins, et c’est un important « du moins », si l’on a envie d’optimiser ses flux de travail, de faire chanter sa machine au bout des doigts tel un chef d’orchestre avec un orchestre composé d’une machine toute seule OH ÇA VA BON VOUS AVEZ COMPRIS L’IDÉE.

Le Mac est utile pour deux types de populations, à mon avis : les gens qui n’y connaissent rien, et les gens qui s’y connaissent beaucoup. Et aujourd’hui, je vais vous parler d’un truc absolument magique sous Mac (et qui marche aussi sur iPhone et iPad), souvent mal connu : les liens inter-applications (ou URL schemes).

C’est extrêmement simple, auguste lectorat.

Tu vois comme sur Internet, tu cliques de lien en lien, ce qui t’amène à une page, une image, un film ? Eh bien, imagine le même principe, mais concernant n’importe quelle ressource dans tes applications (pourvu qu’elles implémentent le système, mais c’est très courant sur les plate-formes Apple). D’un clic, tu peux accéder à n’importe quel document, bout de base de données, message, dont tu as besoin pour référence ultérieure.

Par exemple, imagine :

Pour ta demande de subvention d’oisiveté pleinière, tu dois remplir le formulaire bleu et le questionnaire A-38 qu’on t’a envoyé en PDF séparément et que tu as archivé, mettons, dans Evernote. Tu peux simplement récupérer le lien de ces documents pour les placer dans une liste de choses à faire créée dans n’importe quelle autre application, et cliquer dessus ouvrira les fichiers archivés dans Evernote, quand tu seras prêt à t’en occuper.

Ou alors, tous les jours à heure fixe, tu dois effectuer une série d’opérations qui vise à la bonne marche de… heu… tes opérations. Tu as créé un projet récurrent dans OmniFocus parce que tu es une personne de goût, et copié le lien de ce projet dans l’événement de ton calendrier. À l’heure dite, quand l’événement t’est rappelé, il te suffit de cliquer sur le lien pour qu’OmniFocus s’ouvre pour te montrer ton projet avec la liste de tâches à accomplir.

Ou encore, pour la gestion d’un projet, douze collaborateurs te posent chacun une question dans quinze fils de courriers différents. Tu peux collecter le lien de chaque conversation pour répondre à chaque personne dans une seule session sans avoir à fouiller les 13472 mails qui attendent que tu t’en occupes dans ta boîte de réception et, forcément, en oublier un :

Ok, pour être juste, ça, ça demande un peu d’AppleScript, mais c’est vraiment pas compliqué.

Le plus magique, c’est que cela fonctionne quelle que soit la plate-forme. Tu peux traiter un mail sur ton iPhone, en récupérer le lien que tu mets de côté, et sur ton gros iMac de 27 pouces, le lien sera tout aussi valide. Tu peux collecter des liens de documents dans des applications sur ton Mac et les ouvrir sur ton iPad tout pareil (pourvu que l’application existe dans les trois écosystèmes). Les liens interapplications permettent de collecter, au niveau du système, toutes les ressources d’un projet donné sans se préoccuper outre mesure de leur application ou du type de fichier dont on parle. En gros, tu penses davantage en concepts, en ressources, et non en « ah bordel c’est du .docx et j’ai qu’une vieille version d’OpenOffice je sais pas si ça va passer ».

La méthode GTD exige que l’on sépare clairement les listes d’actions à accomplir du contenu de référence et d’archive, et c’est une manière simple et élégante d’y parvenir : dans une tâche à accomplir, il suffit de coller le lien des ressources nécessaires pour son accomplissement. C’est une manière virtuelle de se préparer un espace de travail ultérieur, immédiatement disponible.

Et tu veux savoir le plus beau, auguste lectorat ? Grâce à ces liens, on peut accomplir des actions. D’un seul clic, créer ou modifier des documents, le tout de manière automatique… mais on entre là sur le territoire du scripting ou de la programmation légère et cela dépasse de très loin le cadre de ce petit article.

2019-08-10T22:58:00+02:00mardi 13 août 2019|Best Of, Geekeries|4 Comments

Les liens pour la BO de Psycho Starship Rampage rassemblés au même endroit

Juste un mot très rapide pour annoncer, au cas où, que l’organisation des liens d’achat et streaming de musique ont été rationalisés sur le site frère Wildphinn, sur le modèle du présent site (y a pas de hasard, ma bonne dame). Structuré par le même système (WooCommerce), la page de chaque sortie présentera les liens commodément rassemblés au même endroit (au lieu de l’ancien système d’albums et de pistes qui ne fonctionnait pas du tout). La page correspondant à Psycho Starship Rampage se trouve ici.

Sur ce, je pense que c’est à peu près bon pour la structure du site. Faudrait voir à régler les bugs de celui-ci, maintenant.

2017-02-21T15:32:49+02:00mardi 21 février 2017|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Les liens pour la BO de Psycho Starship Rampage rassemblés au même endroit

Une page sur le site pour Procrastination (et un point sur le site)

Howdy hey. Nous avons lancé notre podcast sur l’écriture en quinze minutes la semaine dernière, Procrastination ; pour information, toutes les informations sont à présent centralisées sur cette nouvelle page (liens d’abonnement, principalement, avec tous les moyens possibles : flux RSS classique, iTunes, Soundcloud, YouTube). Merci, déjà, pour tous vos retours et propositions de sujets ; nous notons tout autant que faire se peut et cela informera la suite du podcast (même si nous avons prévu des épisodes d’avance pour ne pas être pris de court).

page-procrastination

Concernant le présent site : des tas de petites choses commencent un peu à craquer aux entournures. Des mini-bugs graphiques, des mises en page non raccord… Ce qui est dû à un certain nombre de petits hacks installés de base pour le faire tourner comme je le désire. Or, c’est classique : plus ils sont nombreux, et plus on court le risque qu’ils cassent avec le temps et les mises à jour subséquentes. J’espérais que la v7 me durerait quelques années, mais il semble qu’elle montre déjà des signes d’usure prématurée, et que réparer et maintenir sur le long terme demanderait probablement plus de temps que de prévoir des bases un peu plus saines.

Mais mec, tu changes de site tous les ans, non ? On sait bien que c’est ton loisir secret, allez. 

En fait, non. Les anciennes versions duraient plus longtemps, mais le site s’est complexifié dans le but de me rendre la gestion plus facile1, ce qui implique, en retour, un certain nombre de transitions passablement ennuyeuses avec le contenu existant – lequel remonte à (gasp) huit ans de blogging, et que je ne veux pas perdre. Fort de tous ces enseignements, l’objectif est à présent de planifier drastiquement en amont au lieu de tenter des trucs et d’adapter à la volée, pour retrouver la stabilité que j’avais avec la v5 (et que je n’ai changée que pour des raisons d’incompatibilités technologiques) et me débarrasser de toutes les scories accumulées avec les années.

Donc : le site ne changera pas de sitôt, parce que a) cela prendra du temps et b) j’ai largement autre chose à faire en ce moment. Mais, en gros, si vous trouvez sur des bugs ou des mochetés, je suis probablement et malheureusement au courant. Et, tel dieu face au monde qui lui déplaît, plutôt que d’employer la miséricorde, je vais balancer un bon gros déluge un de ces quatre et repartir sur des bases saines.

  1. S’il y en a que ça intéresse, la partie livres est à présent gérée par Woocommerce, mais c’était un gros module à intégrer et je me rends compte à l’usage que c’est presque un monde à part. Et que l’envergure du truc peut poser un certain nombre de problème de gestion et d’homogénéisation par ailleurs.
2016-09-19T09:57:07+02:00lundi 19 septembre 2016|Dernières nouvelles|2 Comments

Annonce de service : les liens affiliés

dentist_moneyUne petite annonce en passant qui servira de future référence : j’avais annoncé avec la refonte du site la volonté de proposer progressivement une « boîte à outils de l’écrivain » visant notamment à rassembler les logiciels les plus utiles ; une sélection issue de longs tests réalisés pour mes propres besoins, que ce soit pour l’écriture en soi ou pour l’organisation personnelle dans un sens plus large. Cela toujours dans l’esprit (enfin, un des esprits, un autre consistant à en faire du mauvais – esprit) qui anime ce blog : proposer ce que j’aurais aimé trouver quand j’ai commencé ce métier. Il y aura donc une section en construction progressive qui proposera la complète panoplie (du moins la mienne – ce qui ne signifie pas que c’est la meilleure, juste que c’est celle que je recommande et, comme d’habitude, on a tout à fait le droit de disconvenir, chacun son truc).

Le point sur lequel je veux m’attarder et la raison de ce billet, c’est que certains de ces produits présenteront des liens affiliés. Très simplement, cela signifie que si vous vous inscrivez / achetez le produit en question par mon intermédiaire, je touche une commission.

Quoi ! Scandale ! Compromission ! Néocapitalisme !

Nenni. Proposer des liens affiliés découle d’une longue réflexion que je tiens avec moi-même, à savoir que je passe un temps tout de même assez important sur le site et le blog ; j’ai toujours été motivé par le plaisir et cela ne change pas mais, au bout d’un moment, je passe ce temps quasiment à fonds perdus. Or, avec la multiplication des projets (notamment la musique), le dégager devient de plus en plus ardu. Or, je tiens à le conserver. L’idéal serait une solution qui me permette de continuer à m’investir sans culpabilité en générant quelques centimes ici et là, évidemment sans tomber dans l’inélégance.

Les liens affiliés me semblent une excellente solution pour ce faire. Mais dans un ensemble de règles, qu’il me semblait important d’établir noir sur blanc, gouverneront l’ensemble de cette expérience.

Tout d’abord, je ne recommanderai que des outils que j’emploie personnellement, au quotidien, dans mon travail. Je les ai testés, retournés, je sais ce qu’ils font bien ou mal, je m’en sers quotidiennement ou presque. Vous ne trouverez donc pas quinze logiciels d’écriture, mais un seul. Pas dix logiciels pour organiser les informations, mais un seul (enfin, peut-être deux, mais le sujet est compliqué, et j’en utilise justement deux). Quand cette « boîte » sera terminée, il n’y aura aucun secret sur les outils que j’utilise (non pas qu’il y en ait beaucoup, à vrai dire) – encore une fois, cela ne garantit pas que ce sont les meilleurs, mais c’est a minima l’assurance que cela fonctionne dans un cadre professionnel, et, si ce que je raconte en masterclass, en atelier et ici-même vous parle un minimum, il y a de fortes chances que cela corresponde bien.

Pour toi, auguste lectorat, cela peut entraîner une conséqence positive : cela m’encourage justement à réviser mes articles, à partager les trucs et astuces que j’ai découverts au fil des ans (je pense notamment à mes personnalisations et à mes corrections typographiques automatiques sous Scrivener), à réaliser des tests plus poussés au lieu de faire ça un peu au gré des disponibilités. Cela ne me rajoute aucune pression (puisque, par défaut, rien ne change si personne ne clique sur les liens) mais m’encourage positivement à fouiller certains sujets qui me demandent actuellement un temps que je n’ai pas. Cela contribue également à asseoir le blog, auquel je tiens, mais qui, en période de grosse pression comme en ce moment, pourrait se trouver réévalué. (Évidemment, cela ne changera rien au ton général, je garantis de conserver ce mélange délicieux de mots compliqués et de gros mots qui compose mon charme désarmant.)

Cela signifie également que si, pour une raison ou une autre, un logiciel perd de son intérêt pour moi, il peut disparaître à tout moment de la sélection. Un des articles les plus populaires de ce blog, année après année, est celui-ci : tour d’horizon des principaux logiciels d’écriture dédiés. Il a pourtant quatre ans, n’a jamais été réactualisé alors qu’on me le demande (honte). Je vais faire mieux, je vais me mouiller et vous dire pourquoi je préfère x à y. (Ce qui ne m’empêchera pas de parler en détail de y, mais vous ne trouverez pas d’affiliation sur y. Et si vous préférez y, tant mieux pour vous !)

Pour finir, tous les outils recommandés ne comporteront pas de lien d’affiliation, pour la bonne raison que tous ne proposent pas de programme d’affiliation. Ce ne sera évidemment pas un critère déterminant, celui-ci étant de recommander ce dont je me sers.

Voilà, il me semble que la question est à peu près couverte ; n’hésite pas, auguste lectorat, à me faire part de tes réactions le cas échéant (comme me vouer aux Gémonies, auquel cas pourquoi pas mais file-moi l’adresse, mon GPS trouve pas).

2015-05-15T21:29:43+02:00mardi 19 mai 2015|Technique d'écriture|26 Comments

Créer du lien : spécial Imaginales 2013

imaginales2013affiche

Affiche Magali Villeneuve et Alexandre Dainche

Et voici, comme promis, une compilation des comptes-rendus du festival Imaginales de cette année pris chez les autres, fournis en commentaires, en avis, en images !

Comme c’est désormais l’habitude, ActuSF a filmé et enregistré un bon nombre de débats et de conférences, à retrouver sur ce blog, en plus de nombreuses photos.

Il faut commencer par voir celui de Fetish-Cat, en BD, avec des Deep Ones chibi et des orques !!

Côté blogueurs, je signale Endea et son blog Clair Obscur, Snow Bulle de Livre, ainsi que le RSF Blog, qui proposent comme toujours des reportages très détaillés en plusieurs parties, réservés à chaque facette du festival. Jetez un oeil aussi à celui de Jack, rapide et rigolo, et à celui de Tortoise, qui en prime parle aussi de Geekopolis.

Chez les écrivains, Li-Cam, Mélanie Fazi, Fabrice Colin (je suis totalement d’accord – mais pour la Côte de Boeuf, entendons-nous bien !) racontent « leurs » Imaginales.

Un lien enfin pour Jerom, illustrateur de talent qui a réalisé le super habillage graphique du groupe de musique et lectures The Deep Ones : c’est ici ! Mythologica a pris quantité de photos de notre premier concert, visibles ici. N’hésitez pas aussi à visiter notre page Facebook.

Le festival est fini, mais on ne peut douter de l’existence d’une 13e édition en 2014. Rendez-vous l’année prochaine, et dans l’intervalle, pour d’autres rencontres. !

 

 

2013-06-12T09:48:35+02:00vendredi 14 juin 2013|Le monde du livre|Commentaires fermés sur Créer du lien : spécial Imaginales 2013