L’île close

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Les Questions dangereuses, livre à paraître aux éditions Hélios en janvier 2019

Ha, auguste lectorat ! Croyais-tu que j’allais seulement te donner des « Dieux sauvages » pendant toutes ces années ? OK, j’avoue, je le croyais aussi (et je ne râle absolument pas), mais une superbe proposition est arrivée : les éditions Hélios me font l’immense plaisir, honneur et privilège de rééditer en poche la novella (court roman) Les Questions dangereuses, publiée en 2011 dans l’anthologie De Capes et d’esprit vol. 2, dirigée par Éric Boissau et publiée chez Rivière Blanche.

Couv. Ammo

Je suis ravi car Les Questions dangereuses fait clairement partie de ces textes où je me suis dit, comme pour « Tuning Jack » ou « L’Île close » : « c’est une idée vraiment trop stupide pour que je ne l’écrive pas ».

De quoi ça s’agit

Ah, Batz ! Clerc, moine – que dis-je, philosophe ! – ce sont là les métiers à haut risque, non le nôtre. Nous au moins n’avons jamais aucun doute dans le maniement des armes, mais eux qui mijotent avec elles continûment sans jamais y échapper finissent par confondre Question et Réponse, oubliant qu’il y a l’extrémité que l’on empoigne et celle avec laquelle on tue.

Dans un Royaume de France où le plus grand danger n’est pas la rapière, mais une Question à laquelle on ignore la Réponse, Thésard de la Meulière et Batz d’Arctangente sont mancequetaires du roi : les plus fins esprits de la ville de Panâme, dévoués à la protection de la reine. Quand un meurtre ignominieux se trouve commis aux funérailles d’un héros national, Thésard se lance sans hésiter dans des investigations qui l’amèneront à dévoiler un complot d’envergure mondiale – et où son cerveau pourrait bien finir par couler par ses oreilles.

À propos de cette édition

Cette version chez Hélios sera augmentée d’un long entretien avec Nicolas Barret, où l’on causera de la vie, de l’univers et du reste (je m’avance moyennement, là). Actuellement, le texte seul reste disponible en numérique aux éditions ActuSF (disponible chez tous les bons disponibluteurs) et dans l’anthologie, bien sûr, mais cette version-là aura la superbe classe d’une splendide illustration réalisée par Ammo, tiendra tout seul sur une étagère (avez-vous remarqué qu’une liseuse ne tient pas toute seule ?), il y aura l’entretien qui révélera plein de secrets honteux sur moi1, et j’avoue que j’ai ri tout seul en relisant une vanne que j’avais oubliée en parcourant le texte juste avant de rédiger cette note de blog, et ça, auguste lectorat, dans le métier, on appelle ça UN PUTAIN DE BON SIGNE.

Enfin bref, vous aurez compris que j’essaie de vous dire que c’est bien, forcément, mais Les Questions dangereuses fait partie des textes idiots que je suis vraiment fier d’avoir commis, et j’espère que vous aurez autant de plaisir que moi à le (re)découvrir, sachant qu’il est annoncé en papier chez Hélios pour, donc, janvier 2019.

Hardi, mancequetaires, ne vous posez pas de Question, la Réponse est l’achat de ce livre. Qui sait ce qui pourrait arriver sinon.

On en reparlera d’ici là, bien sûr.

  1. Dans la limite des stocks disponibles.
2019-01-07T05:43:25+02:00mercredi 24 octobre 2018|À ne pas manquer|5 Comments

Lancelot, « Le Meilleur d’entre eux », « Les Dieux sauvages » et la mythologie chrétienne [entretien]

Couv. Ryohei Hase

Elsa Capdevila réalise son mémoire de Master de lettres sur l’anthologie Lancelot, anthologie publiée par ActuSF en 2014 pour l’hélas défunt festival Zone Franche. Pour ma part, y figurait « Le Meilleur d’entre eux », texte repris par la suite dans l’anthologie Dimension Brocéliande, anthologie dirigée par Claudine Glot et Chantal Robillard.

C’est donc de ce texte qu’on discute avec Elsa, ce qui est l’occasion de lever un peu le voile sur la manière dont ces ouvrages collectifs se construisent, sur les possibles inspirations (et hasards) qui conduisent jusqu’à un texte fini, et sur le parallèle qu’on peut établir entre ce texte, « L’Île close » et « Les Dieux sauvages » quant à leur rapport aux mythologies chrétiennes. Merci à elle pour son intérêt pour mon travail ! L’entretien qui suit représente une des bases qui servira (ou pas) son travail final.

Pourquoi avoir accepté de travailler dans ce recueil ? Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce projet ?

Mon métier et mon plaisir sont d’écrire des histoires donc, globalement, quand on me demande un texte pour un projet, ma réponse est plutôt favorable d’emblée (si le temps le permet, bien sûr, et que les conditions de rémunération et de délai sont professionnelles – c’était évidemment le cas). Je vois les thèmes imposés non pas comme des contraintes mais comme des occasions de sortir de ma zone de confort, de m’aventurer sur des territoires que je n’aurais peut-être pas abordés. En l’occurrence, l’anthologie se faisait dans le cadre d’un festival que j’appréciais beaucoup (Zone Franche) et revisiter le mythe arthurien après déjà écrit « L’Île close » (dont la genèse a été mouvementée) représentait pour moi un défi personnel.

Comment avez-vous été contactés et réunis, comment le projet est né ?

Il faudrait probablement plutôt demander à ActuSF et au festival pour cela : ce sont les commanditaires du projet. Pour ma part, j’ai reçu par mail la proposition avec un petit descriptif quant à l’état d’esprit des textes recherchés. C’est ainsi que se composent la plupart des anthologies.

Vous a-t-on donné des consignes ? (fond, forme, format, délai)

C’est un peu loin donc je ne me souviens plus des détails, mais on reçoit toujours des consignes au minimum sur le calibrage (et l’on se trouve toujours un peu dans les mêmes eaux, puisque l’on cherche des nouvelles, c’est un format précis), ainsi qu’une date de remise pour que l’éditeur puisse viser une date de publication (en l’occurrence, à temps pour le festival). Je crois qu’il y avait un texte d’accompagnement rappelant les grandes facettes de Lancelot, mais cela tenait davantage de l’inspiration, en rappelant la polysémie de la figure, que de consignes strictes. C’était plutôt une invitation au voyage et justement à l’exploration libre.

Pourquoi choisir la Mort du roi Arthur de Thomas Malory comme base pour votre nouvelle ?

De mémoire, la base n’était pas Malory mais l’Évangile de Judas. Pour que mon propos et mon histoire fonctionnent, j’avais besoin d’un royaume arthurien en décrépitude, que j’ai composé en le voulant raisonnablement réaliste et en reprenant le motif de la quête vue comme salvatrice.

Tous vos personnages ont leur nom traditionnel, Lancelot, Arthur, Guenièvre, Mordred… Sauf Morgane, que vous nommez Morgause à la page 64. Dans les romans arthuriens, Morgane et Morgause peuvent être deux sœur ou le même personnage, pourquoi le choix de ce nom ?

Je voulais un Moyen-âge sombre et désenchanté, où justement la magie est perdue, où elle repose surtout sur la croyance des êtres humains ; je voulais donc éviter toute confusion possible avec la fée, et retirer au maximum toute évocation du merveilleux. Quant à l’usage des prénoms traditionnels, c’était pour établir des points de repère clairs dans l’esprit du lecteur.

Votre nouvelle exploite la mythologie chrétienne, pourquoi ce choix de comparer Lancelot à Judas ? (NDLD : attention, spoiler dans la réponse !)

Selon la lecture que l’on fait de l’Évangile de Judas, on peut imaginer que c’est la crucifixion qui a inscrit Jésus dans la postérité historique (« tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle »). C’est exactement la lecture qu’en fait le Lancelot de la nouvelle afin d’inscrire le royaume d’Arthur dans la légende. Le titre (« Le Meilleur d’entre eux ») est d’ailleurs une référence oblique au passage de l’Évangile de Judas cité plus haut.

Vos genres de prédilection sont la fantasy et la science fiction, qu’est-ce qui vous attire, intéresse, dans ces genres ?

Trois aspects principalement. D’abord la liberté de création : les littératures de l’imaginaire sont les espaces de l’invention et de l’aventure et se permettent d’explorer des dimensions hors de portée de la littérature générale. Ce qui entraîne (c’est le deuxième aspect) la possibilité de mettre en scène des dimensions métaphoriques, symboliques, culturelles qui étaient d’ordinaire seulement accessibles aux mythes. Enfin, l’attention portée au récit : l’imaginaire, par ses racines populaires, veut raconter de bonnes histoires avant toute chose, et c’est pour moi la première mission de la littérature.

Pourriez-vous me parler de votre approche de Lancelot et de son évolution entre vos deux nouvelles, Île Close et Le meilleur d’entre eux ?

« L’Île close » était une variation ludique, un peu surréaliste et presque provocatrice sur le mythe arthurien ; du coup, avec « Le Meilleur d’entre eux », j’ai voulu au contraire dépeindre une réalité quasi-historique, âpre et désespérée. Dans « L’Île close », Lancelot est l’archétype du chevalier bellâtre tellement parfait qu’il en est presque insupportable ; dans « Le Meilleur d’entre eux », il atteint la perfection justement en incarnant la faille. Cela dit, il n’y a pas de lien évolutif très direct entre les deux textes, autre qu’une fois avoir tenté un éclairage, on a souvent envie d’en tenter un autre, très différent si possible, ce qui était mon cas.

Quels sont les modèles qui ont nourri votre connaissance de la légende arthurienne, en dehors des romans médiévaux, films, romans, poésies, Bandes dessinées… ?

Je pense que ma lecture est surtout dérivée d’un modèle jungien (ce qui se retrouve de façon presque transparente dans « L’Île close »), où chaque personnage a été tellement revisité et réécrit qu’il en devient une figure symbolique qui peut incarner presque tous les lectures que l’on désire en faire. Dès lors, il devient surtout révélateur de celui qui lit (car il y plaque ce qu’il y voit) plutôt que du mythe lui-même. C’est cette dimension qui m’intéresse dans les mythes, dans les histoires que l’humanité se raconte, et dans la littérature : ce que l’on trouve de nous-mêmes dans le monde, tout en s’efforçant de ne pas être trop dupe du mécanisme.

Le niveau de connaissance pour chaque nouvelle est important, les rendant parfois cryptiques, pourquoi une telle érudition ?

Je n’ai pas l’impression que « Le Meilleur d’entre eux » nécessite tant d’érudition que ça… ? Si l’on sait à peu près qui est Lancelot, Arthur, Guenièvre, que l’on est vaguement courant de la mécanique de leur triangle amoureux, alors toutes les clés importantes sont dans le texte. Les petites pierres supplémentaires, les détails sont là pour faire plaisir au spécialiste et pour prêter une authenticité supplémentaire à l’univers fictif, ce qui assoit (je l’espère) l’histoire que je cherche à raconter. Mais on peut totalement passer à côté sans manquer la vraie substance de l’histoire, en tout cas c’était l’intention. « L’Île close » est un texte en effet beaucoup plus référentiel, mais j’espère que l’humour et la provocation qui s’y trouvent permettent à tous les lecteurs d’en tirer du plaisir.

Table ronde sur l’anthologie Lancelot à Zone Franche 2014. Photo (c) ActuSF

Ayant lu votre dernier roman, La Messagère du Ciel où vous actualisez le personnage de Jeanne D’arc. Qu’est ce qui vous attire dans la mythologie chrétienne ?

Merci pour votre lecture ! Ce n’était pas tant la mythologie chrétienne qui m’attirait (même si je la connais assez bien) que la figure de Jeanne d’Arc en l’occurrence. Nous avons là une jeune fille qui se déclare l’envoyée de Dieu, qui va pour sauver le monde, y parvient – et termine sur le bûcher condamnée par l’Église. Il y a là pour moi un paradoxe révoltant sur le fonctionnement des sociétés humaines, des religions, sur la place des femmes dans le monde, dont je voulais débattre depuis longtemps. Après, le cycle des « Dieux sauvages » reste un monde et un récit de fantasy ; je ne m’inspire pas tant de l’histoire proprement dite que des mythes générés par l’histoire – c’est la dimension qui m’intéresse ; qu’est-ce qui a stimulé l’imagination humaine ?

Vous aviez déjà écrit une nouvelle sur le roman Arthurien pour une autre anthologie avec Lucie Chenu. Les chevaliers sont piégés dans un cycle et continuellement obligés de revivre leur histoire. Dans cette nouvelle, « L’Île close », on trouve déjà des motifs que vous exploiterez plus tard dans le meilleur d’entre eux, la quête, le destin et le détournement de la mythologie chrétienne. Dans « Le Meilleur d’entre eux », il s’agit de mettre sur le même plan Judas et Lancelot, dans « L’Île close » c’est la présence de Lucifer sous la forme d’un serpent au près de la Dame du Lac. Qu’est ce qui vous intéresse dans ces motifs ? A-t-il été simple de réécrire une nouvelle sur le roman arthurien ?

Non, ça a été l’enfer, haha. Plus sérieusement : j’avais accepté avec enthousiasme la proposition de Lucie – comment résister à un thème aussi riche… ? Jusqu’à me trouver pris de panique en me disant que, justement, tout devait avoir déjà été écrit, depuis le temps. Du coup, j’ai transformé ma panique en élan (c’est peut-être bien l’essence du métier d’auteur !) en faisant de ce mécanisme la base de mon texte. Pour « Le Meilleur d’entre eux », j’avais davantage de recul. De manière générale, à titre personnel, j’aime questionner les présupposés, chercher d’autres angles d’approche dans les symboles particulièrement bien ancrés, m’interroger ce sur ce que les histoires officielles ne disent pas. Je pense qu’il peut en sortir de puissants enseignements pour l’individu (tant qu’il garde une assise saine… !). L’imaginaire me donne aussi l’occasion d’explorer ces dimensions.

Que pensez-vous du choix de la nouvelle comme forme pour ces textes, sachant que les romans médiévaux étaient particulièrement longs et qu’aujourd’hui les sagas de fantasy le sont aussi ?

Il n’y a pas de forme idéale pour un thème ou un genre. Une histoire (et l’approche de son auteur) dictent sa longueur ; par conséquent, on peut tout à fait écrire une nouvelle sur n’importe quel thème ou approche – il convient simplement de choisir une histoire et un traitement compatibles.

Que pensez-vous de la fantasy française ?

La fantasy française c’est bien, lisez-en !

Je trouve qu’elle s’est détachée des influences anglo-américaines depuis vingt à trente ans, en s’appuyant sur ses propres forces, inspirations et particularités historiques. Un genre comme la fantasy, qui établit souvent un dialogue avec l’histoire ancienne, est amené à prospérer sur un continent comme l’Europe. Et le public la soutient, de plus en plus nombreux (merci !), en appréciant son approche culturelle distincte des sagas américaines (qui ont de nombreuses qualités, bien sûr, mais qui ont simplement un autre parfum que le nôtre). Aujourd’hui, la fantasy française peut fièrement proclamer sa propre unité et propose des mondes dont la richesse, la complexité et l’ambition n’ont rien à envier à la langue anglaise.

2018-10-17T17:39:21+02:00mardi 23 octobre 2018|Non classé|Commentaires fermés sur Lancelot, « Le Meilleur d’entre eux », « Les Dieux sauvages » et la mythologie chrétienne [entretien]

L’anthologie officielle des Utopiales disponible (avec « L’Île close » en réédition)

Donc, ce week-end, ce sont les Utopiales, où il faut être dès lors que l’on peut, et le festival publie tous les ans en partenariat avec les éditions ActuSF une superbe anthologie :

Qui sera bien évidemment disponible sur le festival, mais aussi chez tout bon libraire. J’ai le plaisir d’y figurer avec une reprise de « L’Île close », que les anthologistes m’ont fait l’honneur de reprendre pour ce recueil : merci à eux !

Le sommaire est extrêmement alléchant (je veux dire, Michael Moorcock et Guy Gavriel Kay, quoi, ainsi que tous les éminents camarades francophones et étrangers), voyez plutôt :

Au sommaire :

  • Avant-propos
  • « 43 200 secondes » de Jean-Laurent Del Socorro (INÉDIT)
  • « La place d’une femme » de Emma Newman (traduction : Erwan Devos et Hermine Hémon) (INÉDIT)
  • « Huit siècles sur une échelle de temps » d’Olivier Gechter (INÉDIT)
  • « Le sphincter de l’œsophage » de Nabil Ouali (INÉDIT)
  • « Pékin origami » de Hao Jingfang (traduction : Michel Vallet) (INÉDIT)
  • « Les Anges tièdes » d’Estelle Faye
  • « Les cristallines » d’Ariane Gélinas (INÉDIT)
  • « Les arbres sont des gens comme les autres » de Timothée Rey (INÉDIT)
  • « Les oiseaux lunaires » de Michael Moorcock (traduction de Pierre-Paul Durastanti)
  • « Poèmes » de Guy Gavriel Kay (traduction : Erwan Devos et Hermine Hémon) (INÉDIT)
  • « L’Île close » de Lionel Davoust
  • « Le gnome qui voulut être fée » d’Audrey Alwett (INÉDIT)

L’anthologie peut aussi être commandée directement sur le site d’ActuSF à cette adresse.

2017-12-10T20:14:18+02:00mardi 31 octobre 2017|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur L’anthologie officielle des Utopiales disponible (avec « L’Île close » en réédition)

« Dimension Brocéliande » : anthologie chez Rivière Blanche (inclut « L’Île close » et « Le Meilleur d’entre eux »)

Ce week-end, donc, ce sont les rencontres de l’imaginaire à Comper, en pleine forêt de Brocéliande, dans un cadre enchanteur ! Et c’est à ce moment que sortira une belle et grosse anthologie autour des mythes arthuriens, intitulée Dimension Brocéliande et dirigée par – excusez du peu – Claudine Glot et Chantal Robillard.

Couv. Jeam Tag

Je suis très honoré de voir mes deux textes arthuriens (que j’affectionne particulièrement, parce qu’à chaque fois, écrire quelque chose sur ces mythes séculaires me paraît de la folie pure, mais à chaque fois, les fées se penchent sur mon épaule pour me proposer un truc et je finis par à arriver à le rédiger) repris dans ce volume : « L’Île close » et « Le Meilleur d’entre eux ».

Une nouvelle anthologie sur la Rivière blanche est toujours un événement. Celle-ci ne dérogera pas à la règle : son sujet pointu va intéresser quantité de lecteurs, nostalgiques de la geste arthurienne, fans de la chevalerie et du Moyen Âge, amoureux des mystères des forêts bretonnes ou tout simplement amateurs de féérie…

Nos auteurs ont fait preuve ici de maestria autour des personnages de Merlin, de Viviane, de Morgane, d’Arthur et ses chevaliers, du Graal, mais aussi de la fontaine de Barenton ou du Val sans retour… Des interprétations étranges, des quêtes parfois nostalgiques, des textes souvent très drôles, voire même ici ou là franchement sexy, mais aussi des personnages nouveaux apportés par les auteurs : des topinambours, des hérissons, des feuilles fées, des arbres bizarrement ventrus, une mystérieuse étoile verte, un Merlin canadien, une étrange saucière (le Graal déguisé ?), des harpes enchantées, un dormeur très rimbaldien… L’imagination des nouvellistes est sans borne et vous entraînera dans un tourbillon d’émotions et de découvertes. Dégustez donc cette anthologie, longuement infusée aux fleurs de la forêt de Brocéliande, et profitez-en pour aller lire ensuite les auteurs que vous ne connaissiez pas et que ce recueil vous aura révélés…

Entrez vite dans les profondeurs de Brocéliande, vous en reviendrez différents. Si vous en revenez !

C’est un splendide ouvrage qui s’annonce, illustré (avec les participations de Jeam Tag, Emmanuel Honegger , Hélène Larbaigt et Séverine Pineaux), avec un prestigieux sommaire (disclaimer d’usage, je m’exclus évidemment du « prestigieux », je dis ça pour les collègues), dont je suis vraiment très, très honoré et heureux de faire partie. Merci à Claudine et Chantal pour leur invitation !

  • Estelle Faye : Cent retours.
  • Sara Doke : Le ventre de l’arbre.
  • Pierre Dubois : L’histoire du monsieur dans la forêt.
  • Jacques Jouet : Le fils unique du Merle et de ma mère.
  • Justine Niogret : Le souvenir de sa langue
  • Anne Fakhouri : Amours entérines.
  • Claudine Glot : Moi, j’y croirai jamais !
  • Emmanuel Honegger : La fée et le hérisson.
  • Lionel Davoust : Le meilleur d’entre eux.
  • Hélène Larbaigt : Feuille fée.
  • Bernard Visse : You were only waiting for this moment
  • Pierre Marchant : Sur les routes du Graal
  • Ozégan : La harpe de Merlin.
  • Françoise Urban-Menninger : Biens mal acquis ne profitent jamais !
  • Marc Nagels : La Quête de Méfiant
  • Elisabeth Chamontin : Les Topinambours de Viviane.
  • Hélène Marchetto : Cai Hir.
  • Séverine Pineaux : La Forêt des songes.
  • Frédéric Rees : Champlain l’Enchanteur.
  • Nicolas Mezzalira : Le Mystère de l’Etoile Verte.
  • Patrick Fischmann : La fleur du chevalier.
  • Hervé Thiry-Duval : Le Fada de Féerie.
  • Claudine Glot : La mort est un cheval pâle.
  • Chantal Robillard : Ne jamais baisser la garde !
  • Nathalie Dau : Dame du val et doux dormeur.
  • Lionel Davoust : L’île close.
  • Isabelle Minière : Le mystère de la forêt.

L’anthologie sera disponible à Comper, donc, et on peut d’ores et déjà la commander sur le site de Rivière Blanche, à cette adresse.

2017-10-02T20:57:39+02:00mercredi 19 juillet 2017|À ne pas manquer|1 Comment

« L’île close » au sommaire d’une anthologie caritative

Couv. Mathieu Coudray

Couv. Mathieu Coudray

Ton attention s’il te plaît, auguste lectorat ! Le 4 septembre (dont on fit bien des rues) sortira une anthologie numérique éditée par Mythologica, intitulée L’imaginaire se mobilise, et dont les bénéfices seront entièrement reversés aux associations Fibromyalgie France et Elan SEP  (Ligue française contre la sclérose en plaques).

Avec un très joli sommaire :

  • Jean-Pierre Andrevon
  • Olivier Boile
  • Ophélie Bruneau
  • Marie-Catherine Daniel
  • Nathalie Dau
  • Lionel Davoust
  • Franck Ferric
  • Julien d’Hem
  • Denis Labbé
  • Pénélope Labruyère
  • Carl Louvier

J’aurai le plaisir pour ma part de contribuer avec « L’île close« , texte qui a déjà connu une bien jolie carrière ; si vous souhaitez le découvrir, je ne peux que vous encourager à le faire dans cette anthologie à emporter partout, et, de manière plus vaste, à associer le plaisir à la bonne action en notre compagnie à tous ! Et surtout, n’hésitez pas à répandre la nouvelle ! (huhu)

2015-08-27T07:19:53+02:00vendredi 28 août 2015|À ne pas manquer|4 Comments

« L’Île close » (prix Imaginales) en diffusion libre

Couv. John Howe

Couv. John Howe

Bon sang !

Je l’avais promis depuis trois ou quatre éternités – voire une éternité d’éternités, c’est vous dire, un éternitéplex – mais je n’ai jamais pris le temps de le faire : mettre « L’Île close » en diffusion libre. Ce texte est probablement celui qui a bénéficié des plus larges retombées : lauréat du prix Imaginales, finaliste du Grand Prix de l’Imaginaire, traduit aux États-Unis, podcasté sur Utopod, sujet d’étude universitaire… Je reste éberlué et ravi de la faveur qu’a remporté cette variation hautement irrévérencieuse et référentielle sur le mythe arthurien. Merci à tou-te-s !

À l’origine, je voulais construire un mini-recueil à télécharger des nouvelles que je place en diffusion gratuite, mais j’ai largement trop attendu. Le projet n’est pas enterré, mais ce sera pour plus tard. Pour l’heure, voici donc le texte sous licence CC-By-NC-ND (diffusion libre, gratuite, sans contrepartie commerciale) :

PDF | EPUB | HTML

N’hésitez évidemment pas à faire circuler, c’est fait pour cela ; tous les textes en accès libre et gratuit sont présents sur la page correspondante.

(Et si vous avez encore faim de mythe arthurien, n’hésitez pas à jeter un oeil à l’anthologie Lancelot, où figure « Le meilleure d’entre eux » !)

2014-10-29T15:38:18+02:00lundi 7 juillet 2014|À ne pas manquer|3 Comments

La rébellion des fils, L’Île close et l’université

rebellion_fils_fillesAuguste lectorat,

Grand moment de fierté, que je signale à la fois pour le plaisir (car parce que), et par hommage à la qualité du travail. Vient de sortir aux Presses Universitaires Blaise Pascal l’ouvrage Mythes de la rébellion des fils et des filles, sous la direction de Véronique Léonard-Roques et Stéphanie Urdician  :

Nombre de mythes mettent en scène la volonté de la progéniture de se soulever contre la domination des pères considérée comme oppressante et manifestée par une dévoration réelle ou symbolique. Cet ouvrage explore l’expression de cette rébellion.

Dans cette anthologie de travaux très pointus figure l’article de Delphine Imbert, « Mordred ou la nécessaire trahison » qui porte sur cette figure arthurienne, sa symbolique et sa subversion. Parmi son corpus d’oeuvres, elle s’appuie sur Mary Stewart, Michel Rio, Nancy Springer… et votre humble serviteur, à travers la figure de Mordred dans « L’Île close ».

C’est une grande joie et surtout beaucoup d’honneur qu’un auteur universitaire ait jugé la nouvelle digne de figurer ainsi dans une telle étude, d’autant plus qu’elle est de haute volée et d’une grande érudition (et je suis frappé par la justesse du regard et la clarté de l’article, qualité trop rare !).

De toute évidence, cet ouvrage s’adresse plutôt aux spécialistes de la question et aux érudits littéraires mais sa dimension psychanalytique le rend accessible à tous. Un excellent mets pour l’esprit.

Pour en savoir plus sur l’ouvrage et le commander, rendez-vous sur cette page.

2013-10-07T16:39:53+02:00jeudi 10 octobre 2013|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur La rébellion des fils, L’Île close et l’université