Ce week-end, retrouvons-nous à Livre Paris !

Parce qu’on te livre Paris. Jusqu’en province. En fait, pas vraiment. Donc donc ce week-end, c’est le Salon du Livre avec des majuscules, de son ancien nom. Et j’y serai, donc, tous les après-midis sur le stand ActuSF, avec plein de beaux exemplaires des Questions dangereuses ! Ne redoutez pas le métro. Vous ne risquez rien tant que vous ne léchez pas la barre centrale. Toutes les informations pratiques.
2019-03-17T10:35:57+02:00lundi 11 mars 2019|À ne pas manquer|2 Commentaires

Onze auteurs dédicacent vos commandes de livres à l’occasion de Livre Paris [date limite : 14 mars !]

ActuSF parle d’une opération « gigantesque » car nous sommes onze (tels Spinal Tap) à participer : onze auteurs présents sur le stand d’ActuSF de Livre Paris, à vous proposer de dédicacer toutes vos commandes de livres réalisées chez l’éditeur avant le 14 mars. (Les nôtres, de livres, hein. Pas ceux des autres. Ça defeaterait un peu le purpose. Houlà, il est temps que je repasse en France.) Vous avez bien lu : commandez par correspondance et recevez votre commande signée de nos petites mains studieuses. Avant le 14 mars. Sinon. C’est. Foutu. Les auteurs à participer :
  • Katia Lanero Zamora
  • Damien Snyers
  • Christophe Thill
  • Colin Heine
  • Laurent Genefort
  • Laurent Whale
  • Etienne Barillier
  • Arthur Morgan
  • Jeanne A. Debats
  • Danielle Martinigol
Et moi-même, donc, sachant donc que cela ne concerne que Les Questions dangereuses. Toutes les infos sur l’opération (Le saviez-vous ? Cette opération est dite « gigantesque » car, si l’on empile onze auteurs, on obtient environ vingt mètres, ce qui représente un immeuble de six étages. Imaginez un auteur qui fait six étages. Imaginez seulement.)
2019-03-17T10:35:34+02:00mercredi 6 mars 2019|À ne pas manquer|5 Commentaires

Toutes les interventions des auteurs seront rémunérées à Livre Paris (+ : c’est la journée internationale des femmes)

Splendide nouvelle, et merci à toutes les organisations et acteurs (avec la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, présidée par Samantha Bailly, en fer de lance) : Livre Paris a annoncé que toutes les interventions, ateliers ET tables rondes, seront bel et bien rémunérées. Merci également à l’événement d’avoir su réviser sa position et comprendre la situation ! Cela valait bien un petit mot. Voir le bilan d’Actualitté ici. Ce qui vaut bien un mot aussi, c’est qu’aujourd’hui c’est la journée internationale des femmes. L’année dernière, je voulais profiter de l’occasion pour dire un mot de Delia Derbyshire, mais je suis arrivé trop tard – cette fois, c’est fait. Delia Derbyshire était l’une des figures majeures, mais injustement oubliée, de la musique électronique et concrète : l’arrangement du thème célébrissime de Doctor Who, c’est elle. Je vous en dis quelques mots sur le blog Wildphinn.
2018-03-08T07:22:16+02:00jeudi 8 mars 2018|Alias Wildphinn, Le monde du livre|5 Commentaires

Je serai à Livre Paris, MAIS et PARCE QUE : (#payetonauteur)

Commençons déjà par le plus simple : je serai à Livre Paris le week-end du 17 et 18mars, sur le stand des éditions Critic, pour vous présenter enfin Le Verrou du Fleuve ! Mais cette annonce nécessite absolument une explication et un peu de contexte. EDIT DU 8 MARS – Livre Paris est revenu sur ses positions et annoncé que toutes les interventions seront rémunérées. Ce qui suit a donc valeur d’archive.  Un soulèvement d’envergure se produit actuellement de la part des auteurs contre l’événement au titre de l’absence de rémunération. Des discussions que j’imagine absolument héroïques ont été lancées par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse (big up à Samantha Bailly qui fait un boulot de dingue) pour obtenir la rémunération des conférences et des activités des auteurs qui viennent contribuer à faire le succès de l’événement, lequel est, disons-le tout de suite, de nature commerciale. Pour commencer à s’informer, voir cet article d’Actualitté et le hashtag (mot-dièse, pardon) #payetonauteur. Je te renvoie, auguste lectorat, sur les ressources sus-citées, mais pour faire simple, à Livre Paris, les éditeurs louent leur stand ET les visiteurs paient leur entrée. À qui va l’argent ? À tout : la salle, la technique (dont les plantes vertes), mais pas aux auteurs – qui représentent quand même la raison principale pour laquelle le public se déplace ; la force d’un événement comme Livre Paris est dans le nombre et la variété. Les auteurs présents ne sont même pas défrayés par l’événement. 

Sandrine Bonini

Ce qui m’amène, dans le cas de Livre Paris et de manière plus générale, aux deux points suivants. À noter que c’est ma position et que je la partage, chacun est libre de penser ce qu’il désire et de gérer ses affaires autrement, et il y a aucune animosité dans mes paroles – je fonctionne comme ça, et vous pouvez ne pas être d’accord. C’est mon truc. Donc :

1. Prise en charge

Auteur forcé d’improviser pour se rendre à un salon qui ne défraie pas (allégorie)

J’ai clarifié plusieurs fois ma position sur les événements littéraires et ce que je considère comme étant le minimum. Et c’est le défraiement, voir ici. En résumé : je ne viens pas dans un événement à mes frais – je demande au minimum la prise en charge du trajet, de l’hébergement et des repas – protip : je suis facile à nourrir en saucisson. C’est là que se trouve la raison de ma présence à Livre Paris : celui qui défraie, ici, c’est mon éditeur. Mais ça vous montre tout de suite le problème : Critic loue un stand (payé à Livre Paris) ET fait venir ses auteurs à SES frais (c’est Critic qui me paie mon train, me nourrit en saucisson et me donne la possibilité de venir vous voir – gloire leur soit rendue). Quand vous, lecteurs, payez dix balles votre entrée, sachez que derrière les stands, tout le monde a payé aussi, comme vous, quoique de manière différente. Donc, de mon point de vue, je ne rends pas de comptes à Livre Paris, ce ne sont pas mes interlocuteurs, mes interlocuteurs, c’est Critic, mon libraire et éditeur. C’est envers Critic que j’ai des engagements, c’est Critic qui endosse le risque financier, et ça n’est qu’à cette condition que je me pointe à Livre Paris, ou dans tout autre salon qui pratique les mêmes conditions (et il y en a, et des gros). Critic engage des frais et ma parole est donnée à Critic. Je n’ai même jamais eu de contact avec Livre Paris. Je serai présent à Livre Paris, non pas parce que je cautionne la politique de l’événement, mais parce que je suis solidaire des frais engagés par mon éditeur et que, de mon point de vue, c’est lui l’organisateur de ma venue. Ça serait la même avec l’association de pétanque libertine de Plan-de-Cuques.

2. Rémunérer les interventions

On entre dans l’autre bât (techniquement, on entre dans des bas, mais bon) qui blesse : la rémunération des activités (au sens large) relatives à la présence sur un salon. Celles-ci sont (liste non exhaustive, par ordre croissant de difficulté personnelle perçue et de préparation nécessaire) :
  • Dédicaces
  • Tables rondes et débats
  • Rencontres avec les lecteurs (concerne souvent les auteurs jeunesse, qui interviennent auprès d’une classe)
  • Conférences et ateliers
Évacuons tout de suite ce qui devrait tenir de l’évidence : toute intervention nécessitant une préparation en amont – typiquement une conférence ou un atelier – requiert une rémunération supplémentaire spécifique1. Je suis tombé des nues en apprenant qu’à la base, Livre Paris ne rémunérait pas celles-ci – mais, grâce à la Charte (re-big up à Samantha et son équipe), c’est censé changer cette année. Restent les tables rondes et dédicaces, qui ne sont pas rémunérées. Il y a trois ans, j’ai exprimé en ces lieux une virulente opposition à ce principe, considérant que c’était une partie du boulot. Trois ans plus tard, force est de constater que a) de plus en plus d’événements les rémunèrent (donc c’est possible) et b) c’est le cas assez souvent dans le monde anglophone (mais le marché est plus vaste). Je n’ai pas / plus d’avis aussi tranché sur la question. Les craintes que j’exprimais dans l’article de 2015 restent : a) voir les auteurs bankable prendre l’ascendant sur les plus jeunes parce que la rémunération de leur présence sera justifiable financièrement au lieu de parier sur un inconnu et b) voir le ticket d’entrée des festivals augmenter en conséquence, réduisant potentiellement l’accès à la culture (car nous travaillons dans ces domaines ardus où la mission culturelle doit côtoyer la viabilité économique). Mais ma réflexion évolue clairement, surtout en comparaison avec la musique. Avec la mutation des modèles économiques (piratage, streaming) et la réduction des revenus afférents, on avance toujours que les musiciens (et le spectacle vivant de manière générale) s’en tirent mieux parce qu’ils auront toujours les représentations. Mais pour un auteur, une dédicace ou une table ronde n’en sont-ils pas l’équivalent ? Dès lors, l’économie ne devrait-elle pas suivre ? Je n’ai pas de réponse absolue, juste ces éléments-là, et c’est le travail des syndicats et associations de démêler la chose (ce qu’elles font très bien, comme les derniers jours l’ont montré). Cependant – et la boucle est bouclée – dans le cas qui nous intéresse, Livre Paris est un événement commercial. Que Livre Paris fasse payer tout le monde – éditeurs ET visiteurs – et ne rémunère pas les acteurs centraux de la manifestation pointe un des innombrables dysfonctionnements de notre secteur, et il est fantastique que tout le mouvement #payetonauteur porte enfin cet élément à la connaissance du public. J’espère que cela se propagera aux autres grandes manifestations qui pratiquent la même chose, en silence, depuis des années.
  1. Hormis cas particuliers comme les conventions sur le modèle américain comme la Worldcon, où tout le monde est bénévole et où même G. R. R. Martin paie son billet et son hébergement.
2018-03-13T16:19:33+02:00mardi 6 mars 2018|À ne pas manquer, Le monde du livre|13 Commentaires

Juste en rentrant de Paris

… Un petit mot rapide pour remercier tous les copains, lecteurs, collègues vus ce week-end au Salon du Livre. Pour moi, c’était une première (j’avoue, c’est la première fois que j’y mets les pieds depuis 15 ans de littérature !) et c’était vraiment très sympa ! Merci à la team Critic pour son accueil et pour avoir pris soin de nous sans compter son énergie, grosses bises à tous les camarades du coin de l’imaginaire (L’Atalante, les Indés et tous les autres) et merci à tous les visiteurs !
team_critic_paris_2016

De gauche à droite : LD, Clément Bouhélier, Simon Pinel, Christian Léourier, Laurent Whale (assis), Éric Marcelin, Florence Bury, Sylvie Miller

2016-03-22T10:54:58+02:00mercredi 23 mars 2016|Carnets de voyage|Commentaires fermés sur Juste en rentrant de Paris