2019

Youpi. Veuille agréer, par la présente, auguste lectorat, que je suis reconnecté au vaste monde, et veuille recevoir avec mes vœux les meilleurs : pas du vœu de supermarché venu à grands renforts de carbone d’une usine lointaine, non non non, du bon vœu élevé au grain qui a couru en liberté jusqu’à ton petit cœur sensible, car nous sommes tous gentils ici, mais faut pas le dire, parce qu’on a une réputation à tenir. Encore merci pour votre soutien en 2018, en espérant le mériter encore en 2019 : je pense que mon souhait de base, comme ça, ça va être : prenez soin de vous. Écoutez-vous, allez là où vos tripes ou votre cœur vous le dictent (selon votre confort avec la métaphore gastrique – le siège de l’âme se trouve-t-il au niveau de l’intestin grêle ?), et ne faites rien dont vous sachiez que le regretterez plus tard.
2019-01-21T08:43:23+02:00lundi 7 janvier 2019|À ne pas manquer|6 Commentaires

La photo de la semaine : le désert

… en Nouvelle Galles du Sud (Australie). Oui, c’est bien un malheureux kangourou. The desert  
2018-10-01T18:06:48+02:00vendredi 5 octobre 2018|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : le désert

Je suis de retour, vivant et même pas cramoisi

Grid, est-ce que tu dev ? (Par pitié, dites-moi que vous comprenez la blague et qu’elle vous fait glousser.)

Juste un mot rapide pour donner signe de vie : je suis bel et bien de retour de l’outback australien, avec plein de poussière rouge entre les dents de mon grand sourire. Comme me l’a dit quelqu’un d’ici : « Australia is a lot of driving to get nowhere » (l’Australie, c’est conduire très longtemps pour aller nulle part) – mais ce nowhere est fantastique, immense et très, très loin de toute civilisation, une sensation rare et vertigineuse de nos jours. Ce n’est pas dans beaucoup d’endroits – pas même en Islande – qu’on peut faire 2000 km de pistes sans accrocher le moindre réseau ni croiser plus de deux véhicules en une journée. Et se faire coucou au volant. Parce qu’on est des gens sympas. Si j’étais un vrai travelogue, je ferais un compte-rendu de voyage, mais je crois de plus en plus que ce genre d’expérience, si elle doit être relatée, sort mieux dans mon cas dans un roman, transformée par la poésie et l’imagination. Ce que j’en partagerai sera peut-être, paradoxalement, plus total et fidèle en étant totalement déformé par la liberté de la fiction, alors que parler de la réalité (puissante !) de l’expérience ne pourrait, je le crains, que l’amoindrir. Représenter, c’est tuer, etc. Sache en tout cas, auguste lectorat, que je rentre rêveur, connecté et qu’il devrait y avoir bientôt, de semaine en semaine, plein de photos de désert sur Flickr.
2018-09-12T09:20:15+02:00mardi 11 septembre 2018|Carnets de voyage|7 Commentaires