Contes hybrides dans la sélection trimestrielle du prix Bob Morane

Couv. Victor Yale

Oooh, voilà qui fait grand plaisir, surtout pour des textes que nous avons rendus à nouveau disponibles avec les éditions 1115 : Contes hybrides a été retenu par les jurés du prix Bob Morane pour leur quatrième sélection de 2019. Merci infiniment pour cette attention !

Féliciations aux autres sélectionnés de la catégorie nouvelle :

Christophe Corthouts : Mémoires vivaces, Évidence Éditions

Lionel Davoust : Contes hybrides, Éditions Mille Cent Quinze

Ken Liu : Jardins de poussière, Le Bélial’

Bruno Pochesci : L’espace, le temps et au-delà, Flatland

Toute la sélection de ce trimestre peut être consultée ici, avec notamment les catégories romans francophones et étrangers.

2020-01-23T01:50:20+01:00lundi 27 janvier 2020|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Contes hybrides dans la sélection trimestrielle du prix Bob Morane

Un nouveau cadeau pour les abonnés de la liste de diffusion début septembre

Toujours dans l’idée d’essayer de reprendre une forme d’indépendance vis-à-vis des réseaux commerciaux, je m’efforce de revenir à une communication plus directe : vous, moi, un courrier mensuel dans votre boîte aux lettres, par le biais de la liste de diffusion, KWI, gérée par Lucien mon jumeau maléfique dont j’ai enfermé l’âme dans un robot Internet.

J’avais déjà fait l’expérience en début d’année, et j’aimerais vous la reproposer, renouvelée, avec un outil différent, pour continuer à resserrer les liens. Soit :

Il y a certaines applications (j’en parle dans la boîte à outils de l’écrivain) dont je me sers au quotidien, qui me font gagner un temps et une santé mentale considérables, au point que si je n’en dispose pas, mon ordinateur me semble tout cassé. En début d’année, je vous avais proposé un code promotionnel pour découvrir (et peut-être souscrire) à Focus@Will ; cette fois, je vous propose… autre chose.

Surprise.

Début septembre, tous les abonnés à la liste de diffusion se verront proposer un code promotionnel exclusif (non disponible ailleurs) pour découvrir un autre service qui m’est indispensable et m’aide énormément dans l’écriture (et pour faire du texte de manière générale). Non seulement ça, mais :

Avec le soutien de l’éditeur (que je remercie profondément !), six (oui, six) licences d’un an seront offertes à six abonnés actifs de la liste de diffusion tirés au sort.

Tant que vous êtes abonné.e à la liste de diffusion avant le 31 août, que vous le restez au cours du mois de septembre, ET que vous êtes un abonné considéré actif par mon système1, alors vous avez une chance de recevoir l’une de ces six licences. Elle est pas belle la vie ? Plus belle, qu’ils disent dans le sud, il paraît.

Je garde le nom du service une surprise, parce que… je trouve ça plus rigolo comme ça, et puis il n’y a rien à perdre de toute façon.

Et si vous n’êtes pas abonné.e encore, pas de problème, hop, je repose un formulaire ci-dessous. La liste de diffusion est envoyée une fois par mois, elle reprend les actualités à venir, résume les articles importants du blog, et lève souvent davantage le voile sur le processus d’écriture au long cours et l’étrange vie qui consiste à créer des trucs en espérant que des gens les aiment. Donc, ce n’est pas invasif (je compatis, je reçois déjà beaucoup trop de mails moi aussi) et je m’efforce de m’assurer que ce soit bien fourni en trucs et en machins.

Rejoignez les 351 abonnés à ce site : pour ne manquer aucune information, entrez votre

Vous affirmez avez pris connaissance de la politique de confidentialité du site. Vous pourrez vous désinscrire à tout moment à l'aide des liens contenus dans chaque message.

Merci pour votre fidélité, en espérant que ce genre d’expérience continue à vous plaire !

  1. Lequel est Mailpoet. Être abonné actif signifie en gros que vous avez ouvert une lettre d’information dans les trois derniers mois, et que vous autorisez le chargement des images dans votre logiciel de lecture de courrier.
2019-09-09T18:55:08+02:00jeudi 22 août 2019|À ne pas manquer|5 Commentaires

Avis aux auteurs / autrices de nouvelles : le prix Joël Champetier est lancé

Les concours de nouvelles de qualité, promettant de beaux prix avec de belles publications, ne sont pas si courants, et c’est pourquoi il faut se faire fidèlement l’écho du prix Joël-Champetier, qui entre cette année dans sa quatrième édition (date butoir : fin août 2019). À la clé :

  • 1000 euros (mille, oui)
  • Une publication dans l’excellente revue professionnelle Solaris 

Donc. Bon. Quoi.

Le règlement (concis, toujours bon signe) peut être trouvé sur cette page du site de Solaris ou résumé ci-dessous.

Cliquez pour agrandir

2019-02-14T08:14:26+01:00mercredi 13 février 2019|Le monde du livre|3 Commentaires

Présences d’Esprits lance le concours de nouvelles Visions du Futur 2019

Illus. Manchu

Une petite brève là-dessus, parce que les concours de nouvelles d’imaginaire sérieux ne sont pas si nombreux, et je pense que cela devrait intéresser au moins une ou deux personnes par ici (non, pas forcément toi, maman, je suis désolé1). Le club Présences d’Esprits, association vétérane de la SF, organise l’édition 2019 de son concours de nouvelles. À gagner : des abonnements aux revues du club, et surtout une publication dans la revue AOC. Avant que quelqu’un signale que ça n’est pas payé, rappelons que PdE est une association entièrement composée de bénévoles dont les rangs ont vu naître quantité d’auteurs et essayistes ; apparaître dans AOC représente une chouette occasion de connaître une première expérience éditoriale. Et puis, ça fait toujours écrire, se frotter à un jugement, et c’est bien ; soumettre un manuscrit à la publication est, comme par hasard, le sujet de la quinzaine dans Procrastination.

(Oui, c’est vraiment un hasard. Nous enregistrons les épisodes à l’avance par séries de cinq, parfois des mois avant la diffusion. J’aimerais bien vous dire qu’on est géniaux ou bien totalement opportunistes, mais il faudra qu’on vous le démontre autrement.)

Toutes les infos sur le site du club Présences d’Esprits.

  1. C’est là que je vais voir si ma mère ne lit vraiment pas ce blog, en fait.
2018-11-02T23:17:48+01:00mercredi 7 novembre 2018|Technique d'écriture|7 Commentaires

La Messagère du Ciel lauréat du prix des petits mots des libraires ! (catégorie Imaginaire Découverte)

Couv. Alain Brion

Il est de bien, bien belles journées même si l’on est cloué à terre à cause d’une tempête islandaise ! Je suis absolument enchanté, ravi et touché d’apprendre que La Messagère du Ciel vient de recevoir le Prix des petits mots des libraires en catégorie Imaginaire : Découverte !

Enchanté car les libraires sont des relais absolument fondamentaux des livres auprès des lecteurs et du public, et ils témoignent d’une incroyable connaissance des genres et des livres. Voir l’ouvrage ainsi retenu me touche donc énormément.

Mille mercis à tout le jury – ainsi qu’aux lecteurs qui ont voté pour le roman ! 

Le palmarès complet des lauréats – félicitations à toutes et tous !

  • Prix Polar : Entre deux mondes, Olivier NOREK, Editions Michel Lafon
  • Prix Polar Découverte : Dans le silence des oiseaux, Kriss F. GARDAZ, Editions L’Astre Bleu
  • Prix Roman : Légende d’un dormeur éveillé, Gaëlle NOHANT, Editions Héloïse d’Ormesson
  • Prix Roman Découverte : Personne ne gagne, Jack BLACK, Editions Monsieur Toussain Louverture
  • Prix Imaginaire : Os de lune, Jonathan CARROLL, Editions Aux Forges de Vulcain
  • Prix Imaginaire Découverte : La Messagère du Ciel, Lionel DAVOUST, Editions Critic
  • Prix BD : Voltaire Amoureux, Clément Oubrerie, Editions Les Arènes
  • Prix BD Découverte : Petite balade et Grande Muraille, Maïté VERJUX, Editions FEI

 

2018-08-29T10:08:24+02:00lundi 30 avril 2018|À ne pas manquer, Non classé|5 Commentaires

La Messagère du Ciel sélectionné au prix 2018 des Petits mots des libraires ! (vous pouvez voter)

Je suis extrêmement honoré ! La Messagère du Ciel a été repéré par un jury de vingt-quatre libraires pour le prix 2018 des Petits Mots, qui contient huit catégories (polar, roman, imaginaire, BD, à chaque fois en « régulier » et en révélation).

Voici toute la sélection : 

Il s’agit d’un prix du public – tu sais, auguste lectorat, que je rechigne toujours à faire campagne pour ma pomme dans ce genre de situation (je trouve ça éminemment inélégant, on n’est plus aux élections des délégués de classe de 5e) mais je serais quand même bien stupide de ne pas indiquer le lien pour ce faire – votez, tout simplement, pour les livres qui vous ont plu, de manière à leur donner de la visibilité et les aider à se faire connaître d’un plus large public !

Un immense merci au jury et à toute l’équipe du prix ! Les libraires font un travail capital de promotion du livre, de la diversité littéraire et de mise en avant des œuvres qui les ont touchés ; je suis enchanté et très honoré que ce roman apparaisse dans cette sélection prestigieuse !

2018-04-02T09:28:02+02:00mardi 20 mars 2018|À ne pas manquer|5 Commentaires

Une boule de cristal pour lire l’avenir du livre, (1) : le prix de l’intangible

Oyez, oyez, braves gens. (Ça marche mieux que ois, ois, auguste lectorat.) Oyez mes aventures fantastiques, car en vérité je vous le dis : je suis passé de l’autre côté du miroir. J’ai vu l’avenir du futur, et j’ai la réponse à toutes les questions que vous vous posez. Que deviendra le marché du livre ? J’ai mis un pied dans les terres qui s’étendent par-delà le présent, et je le sais.

Car il existe, auguste lectorat, brave gen, une réalité qui coexiste avec la nôtre, dont le développement fulgurant allié à une maîtrise technologique nécessaire nous révèle Ce Qui Sera. Ce domaine, c’est le jeu vidéo. Je la côtoie un peu de l’intérieur, et il est fascinant de constater combien il constitue, oui, tout à fait, une boule de cristal nous montrant ce qui peut se passer quand une industrie culturelle expérimente avec toutes les techniques de diffusion, distribution et expression sans grande régulation. Il est toujours périlleux de comparer les pommes et les oranges, c’est juste, mais si l’on s’interroge sur le sort des fruits, ça n’est pas complètement dénué de sens. Et l’industrie du jeu vidéo a moult leçons pour nous, tenants du prestigieux et antique domaine du mot écrit, héritage de Joe Gutenberg.

Ainsi, quelles sont les tendances qui se brossent dans le jeu vidéo qui ressemblent curieusement à une prédiction de l’avenir littéraire ? 

Plusieurs articles dans une série de longueur variable, pour mieux découper les choses et traiter des sujets convenablement un à un (ou deux à deux si le périmètre est plus réduit). Aujourd’hui, I give you…

Les soldes à outrance entraînent un vrai problème de perception des prix

C’est probablement le problème principal et, pour moi, le plus inquiétant. Que ce soit dans le jeu vidéo ou même dans celui des applications mobiles, la course à la baisse des tarifs a formé les utilisateurs à considérer qu’un produit dématérialisé valait une poignée d’euros. Dans le domaine du jeu, les soldes régulières et les bundles ont créé une véritable culture de l’accumulation à vil prix, au point que rares sont les jeux qui peuvent encore se vendre durablement à plusieurs dizaines d’euros. Car les joueurs sont nombreux à empiler des jeux récupérés pour trois fois rien auxquels ils n’ont pas le temps de jouer, donc pourquoi acheter une nouveauté au prix fort ?

Cette course à la ruine entraîne une conséquence délétère pour le marché et l’industrie : la dévaluation du produit aux yeux du public. Un livre ou jeu vidéo prend du temps et de l’argent à être conçu, produit, diffusé – mais c’est invisible. Les soldes à outrance brouillent la réelle valeur de ces produits qui sont, en plus, dématérialisés, ce qui rend d’autant plus difficile l’estimation de leur valeur réelle. Pourquoi paierais-je au prix fort un produit qui sera à -50% (ou encore moins) dans six mois ? Baladez-vous sur n’importe quel forum de Steam et frémissez du nombre de plaintes de joueurs qui trouvent que « 10$, c’est trop cher » (pour un jeu qui peut proposer des dizaines d’heures de divertissement, sur une machine qui a coûté un millier desdits dollars, à la louche – pour une machine de joueur). À force de se dévaluer systématiquement pour réaliser des ventes à court terme et recevoir un influx de cash, l’industrie du jeu s’est tiré une balle dans le pied ; c’est pourquoi de plus en plus de titres se sont tournés vers le free to play, les achats in-app (loot boxes, etc.) et que les applications de productivité se tournent vers l’abonnement – parce que l’achat ne suffit plus.

Les soldes monstres (plus de -50%) s’effectuent aussi, à présent, dans le domaine du livre électronique et je crains de voir le même motif se reproduire. Pour beaucoup de lecteurs, une nouveauté en numérique à plus de 10 euros reste une abomination, parce qu’il n’y a pas d’objet physique et que d’autres sont vendus à 1 euro – dès lors, comment justifier cette différence de prix ?

Le jeu vidéo souffre d’un gros problème d’affectation de sa valeur, et je vois le livre le suivre. 

C’est un problème pour deux raisons :

Déjà, il y a bien sûr la viabilité économique des acteurs ; comment faire vivre auteurs, éditeurs, libraires dans un domaine où les marges se compriment de plus en plus ? Et tous ces acteurs sont nécessaires ; l’éditeur prend en charge risque économique, fabrication, promotion, retravail du texte (voir l’épisode idoine de Procrastination) etc. ; le libraire connaît son public et sait promouvoir une œuvre auprès de ceux qu’elle peut intéresser, l’aidant à trouver son public et à vivre, etc. Il est difficile de justifier la vente d’une nouveauté en livre électronique à 10, 12, 15 euros – et pourtant, c’est fréquemment le prix nécessaire. 

Et au-delà, c’est la diversité culturelle qui est en jeu. Mécaniquement, dans une diffusion de masse, c’est le plus gros vendeur qui survit ; le plus gros vendeur est fréquemment le choix le moins risqué (faut-il brandir Hollywood comme exemple ?) et celui qui dispose du plus gros budget de communication. C’est celui qui peut s’en sortir avec les soldes, dont le chiffre d’affaires sera suffisant pour surnager avec la masse ; mais le jeu indépendant souffre énormément de ces pratiques (une des causes possibles du phénomène nommé Indiepocalypse). Les littératures de l’imaginaire avec leur réseau d’éditeurs et de librairies indépendants ont elles aussi beaucoup à perdre dans cette course au moins cher, et au final, les lecteurs aussi – car, plus encore dans le domaine des genres un peu expérimentaux que sont SF, fantasy et fantastique, c’est dans la prise de risque que se trouve la vivacité, et donc l’intérêt du marché. Un marché qui ne permet qu’aux grands vendeurs de vivre, c’est la mort de la créativité, de la prise de risque, et donc de l’intérêt. 

[…] je suis inquiète de la politique d’Amazon quant à l’affichage des livres qui tend à favoriser le prix le plus bas du marché. Je note auprès de cette enseigne un affaiblissement de nos ventes ; or c’est un canal de vente non-négligeable, compte tenu du public technophile des littératures de l’imaginaire. – Mireille Rivalland (L’Atalante), sur Elbakin.net

2018-02-27T09:23:15+01:00mardi 27 février 2018|Le monde du livre|12 Commentaires