Star Wars

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Plaisirs du courrier

Reçu ce week-end deux commandes convoitées depuis un moment…

En pas sérieux :

2013-08-24 13.56.08

Star Wars réécrit façon Shakespeare, avec le vocabulaire d’époque et l’intégralité du premier film, des scènes cultes, etc.

starwars-shakespeare

Je l’ai feuilleté et ça a l’air génialement débile. Tout y est, tous les mèmes, toutes les répliques qu’on attend. Un vrai et jouissif travail de fan qui ira très bien à côté de mon Hamlet bilingue anglais – klingon.

En bien plus sérieux :

2013-08-21 14.13.39

La série des Oxford Handbooks me fait littéralement baver d’envie, avec des sujets allant de la diplomatie mondiale à la guerre antique, c’est une véritable mine pour un auteur de fantasy (ou d’autre chose). Le problème, c’est qu’ils valent un rein pièce. Quand j’aurai fini celui-là, je m’autoriserai peut-être à en acheter un autre, mais pas avant.

Faudrait aussi avoir le temps de les lire…

2013-09-06T15:41:58+02:00lundi 9 septembre 2013|Journal|10 Comments

Créer du lien : spécial édition début 2013

slowestreaderHoulà, il s’en passe des trucs dans le milieu de l’imaginaire en ce moment, et étant en phase de retravail avancée sur Léviathan : Le Pouvoir, j’ai un peu décroché. Alors remettons-nous en pendules à l’heure.

Comme tous les ans, Livres Hebdo a publié un dossier sur les chiffres du secteur de l’imaginaire en librairie sur l’année passée. Deux sites reviennent sur cette étude en détail et pemettent de prendre la température du domaine. À voir chez ActuSF, ainsi que chez Elbakin.

Édition toujours : trois éditeurs, ActuSF, Mnémos et les Moutons électriques fondent un collectif nommé « les indés de l’imaginaire » dans le but d’allier leurs forces et leurs ressources, tout en conservant bien entendu leurs spécificités. « Nous partons du principe qu’ensemble nous serons plus visibles et que notre regroupement au sein d’un collectif est une manière d’essayer de répondre aux problématiques de l’édition et de la librairie aujourd’hui. » Pour tout savoir, le communiqué de presse est disponible à cette adresse.

Les éditions Mnémos lancent d’ailleurs une collection de livres de poche, baptisée Hélios. Nathalie Weil, directrice, répond aux questions de Jérôme Vincent sur ActuSF.

Le jury du Grand Prix de l’Imaginaire a révélé sa présélection. Félicitations à tous !

Plus générique mais à lire, cet intéressant article qui révèle en quoi le droit d’auteur se trouve actuellement menacé dans le cadre du conflit opposant la presse à Google.

Et quand même, signalons que c’est officiel, J. J. Abrams réalisera le nouveau Star Wars (à sortir en 2015). Quand on voit le bon travail qu’il a fait sur Star Trek, cela donne envie de voir comment il pourra remonter le niveau de la licence. Et quand on voit le bon travail qu’il a fait sur Star Trek, et qu’on a toujours été plus trekkie dans l’âme, on le voit quand même partir avec un peu d’amertume.

2013-01-28T18:46:49+02:00jeudi 31 janvier 2013|Le monde du livre|6 Comments

Mickey in outer space

Ça date d’hier : Disney a acheté Lucasfilm pour (accrochez-vous au siège) plus de 4 milliards de dollars. George Lucas, créateur de Star Wars, mentionne qu’il a toujours pensé passer le flambeau de la licence (on dit licence, sacredieu, pas franchise, « franchise » c’est en anglais, si je vous parle de franchise en français, c’est que j’ai un truc à vous dire et que je l’avoue sans détour, comme ici quand je vous confie qu’on dit licence en français, et pas franchise, sacredieu, KNOW THE DIFFERENCE IT CAN SAVE YOUR LIFE) à de nouveaux réalisateurs (c’est chiant de reprende le fil, hein ?) et que ce n’était pas plus mal que cela se fasse de son vivant.

Dans la foulée, Disney annonce un Star Wars 7 pour 2015. George Lucas sera « consultant créatif » sur les films, ce qui, en langage hollywoodien, signifie : « tu pourras regarder ce qui se trame, on associera ton nom au générique, on te demandera peut-être ton avis, mais rien ne nous oblige à l’écouter ». (Parfois, ils ajoutent « bâtard » en signant le contrat d’une main crispée, mais seulement entre leurs dents serrées, et pas trop fort.)

Le Net est en émoi face à ce rachat : Disney est devenu synonyme d’entertainment édulcoré à grand spectacle avec une coloration franchement niaise. Que va devenir Star Wars entre leurs mains ? Frissons d’angoisse, apoplexies, frémissements, etc.

J’ai envie de dire : « que peut devenir Star Wars de pire entre leurs mains qu’entre celles de George Lucas ? » Après Jar-Jar- Binks, les roulades dans les foins avec Natalie Portman, Anakin Skywalker le gamin magique qui remporte les batailles interstellaires en appuyant sur tous les boutons du cockpit, Anakin Skywalker l’adolescent tourmenté par ses hormones qui se la joue ANGST ANGST ANGST, Anakin Skywalker qui est gentil puis méchant puis gentil puis je vais péter la gueule à tout le monde, « Nooooo » ?

On craint une dérive vers une infantilisation de la licence, Star Wars étant considéré plus mature que d’autres, comme Tron. Plus mature ? Wat ? Replaçons-nous un instant en 1978, dans le contexte de la première trilogie. Deux robots duettistes mignons, des petits extraterrestres rigolos qui font « ouh tchen di » ou, plus tard, des nounours en peluche qui se rangent du côté des gentils : à qui cela s’adressait, si ce n’est aux enfants ? Ce n’est pas pour dire que Star Wars est une licence jeunesse ; sa force a justement été de savoir s’adresser à tous les publics avec un beau dosage d’action, de personnages forts, d’images inoubliables. Mais C3-PO, R2-D2 et les Ewoks sont les icônes d’enfance des trentenaires d’aujourd’hui, qui ne les ont jamais quittés ; c’est un mécanisme classique de faire grandir ses héros avec soi, et donc de les considérer avec un oeil légèrement plus émerveillé que si, mettons, Star Wars 7 introduisait une peuplade de licornes magiques sur une planète arc-en-ciel. (Je prie qu’ils aient cette idée complètement idiote. Sérieusement. Que je leur colle un procès à la Harlan Ellison, maintenant que c’est écrit noir sur blanc et daté.)

Mais où trouver les idées ? Hé, Star Wars a été dès le début pensé comme une longue série, un univers dont Lucas n’a dévoilé qu’une infime partie. Mais, et la dérive merchandising ? Hé, vous rigolez ? Star Wars inonde le marché de draps Star Wars, de tasses Star Wars, de lance-flammes Star Wars (les enfants l’adorent) depuis 35 ans ; Lucas a même fondé sa fortune sur les droits dérivés.

Star Wars racheté par Disney ? Disney a montré, avec Pirates des Caraïbes et même Tron : Legacy qu’ils savaient faire de bons films.

Résultat, à mon sens, on ne court que deux risques : 1) d’avoir davantage de Star Wars alors que Lucas sortait les films au compte-goutte ; 2) qu’ils soient éventuellement meilleurs que La Menace Fantôme. En ma qualité d’atome de public, je trouve que c’est un bon deal.

2012-10-31T10:01:46+02:00mercredi 31 octobre 2012|Le monde du livre|14 Comments

Créer du lien : édition mondiale, faaaake, go pex noob & death metal cat.

Obésité et malnutrition : cette fois, voyons une carte des pays du monde pondérés par la taille de leur marché d’édition. Le jour où la Russie et l’Afrique s’éveilleront… La Chine, en revanche, c’est fait.

Puisqu’on parle d’édition, un article scientifique sur le modèle économique de Nine Inch Nails et autres groupes qui s’adressent directement aux fans. Je compte le lire de près mais il semble déjà oublier une chose : à mon sens, le succès de ces groupes dans ce business model est possible aussi parce que des éditeurs et des communicants leur ont permis d’avancer sur le devant de la scène. Je me demande si, sortis aujourd’hui de nulle part, ils fédéreraient le même public.

Il y a un sérieux problème sur les journaux scientifiques (il y a l’étude hautement contestable sur les OGM qui a été acceptée) puisqu’un papier absurde, sorti d’un générateur automatique, a été accepté lui aussi. On peut s’amuser à jouer avec les générateurs aléatoires dont il est question et briller en société (« saviez-vous, Nadine, que la closure np-complexe d’un sous-ensemble de Riemann est ductile si et seulement si sa fonction générative est bijective sur R ? »).

Absurdié alors, la connerie des Républicains ne connaît toujours pas de limite, cette fois, on accuse une candidate aux sénatoriales de jouer à WoW. La critique est d’une telle bêtise qu’elle en révèle bien davantage sur ses auteurs que sur leur cible. Alors que s’il faut brûler ladite candidate pour une raison valable, c’est d’être seulement niveau 68. Go pex, noob !

Dark Vador se balade en banlieue.

Enfin, toute compilation de liens ne serait pas complète sans une vidéo de chat.

2012-10-22T10:35:06+02:00mardi 23 octobre 2012|Juste parce que c'est cool|8 Comments