Dernières nouvelles (avant 2011)

Non, ce blog n’est pas mort, il n’est même pas parti pendant les fêtes (les blogs ne fêtent pas Noël, ils fêtent à la place une date obscure et mystérieuse connue d’eux seuls, hors du calendrier des mortels, déterminée et construite à l’avènement des premiers sursauts de conscience dans la mer informationnelle d’Internet, conscience à présent suffisamment mûre pour fomenter notre annihilation pendant que nous restons encore persuadés que nos gentils PC sont de dociles machines qui disent HELLO WORLD quand on le leur demande). Je profite du calme relatif de la période pour écrire le jour, pour écrire la nuit, j’y mets tout mon coeur, wo hoooo c’est le bonheur. Les activités normales reprendront en début de semaine prochaine. Mais, dans l’intervalle, des infos, des nouvelles, des trucs et des machins !

Couv. Anne-Claire Payet

L’Importance de ton regard sélectionné par Mythologica !

C’est un superbe cadeau de fin d’année : L’Importance de ton regard figure parmi la sélection des meilleurs livres de 2010 opérée par Mythologica… Et il est même choisi comme prix spécial !

Je suis très heureux que ce livre commence à faire parler un peu de lui après La Volonté du Dragon, vu qu’il est à mon sens très différent. Tu ne sais peut-être pas, auguste lectorat, que sous sa carapace de lumière et son regard fixé sur l’horizon, tout écrivain cache plus ou moins une personnalité résumée par Jacque Lacan sous l’appellation scientifique « omondieu omondieu mais pourquoi je fais ça ça n’intéresse personne j’en suis sûr je vais plutôt aller élever des singes rhésus en Papouasie Nouvelle-Guinée ». En ce qui me concerne, en plus de me faire évidemment très plaisir, ces retours si positifs tendent à me faire pousser un énorme « ouf » de soulagement : tout cela n’est pas entièrement vain, il y a des gens que ça a pu toucher en-dehors de moi, mon poisson rouge et mon singe rhésus, et cela me donne l’encouragement le plus important qui soit : continuer, paradoxalement, à n’en faire qu’à ma tête.

Alors, merci ! 🙂

Causing in ze poste

The Portal, le site international dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais, m’a fait le plaisir d’une petite interview pendant les Utopiales (dieu que cette phrase comporte de liens). C’est en anglais dans le texte, mais si cela ne vous rebute pas, cela peut se lire ici.

Demain

Je tente un truc de ouf que j’ai piqué à John Scalzi : le best-of de l’année. Je vous donnerai aussi un peu des stats de lecture sur ce lieu de perdition, comme ça, parce que ça se prête bien à discussion de comptoir. « Sais-tu que la fréquentation des flux RSS a grimpé de 12,78 % en deux ans, et que cela se reflète sur la fréquentation du blog ? » Ça va être trop bien.

Non, mais partez pas, hé, hééé.

2010-12-29T12:39:24+01:00mercredi 29 décembre 2010|Actu|Commentaires fermés sur Dernières nouvelles (avant 2011)

Discussions et sélections

Un petit article d’actualité pour ce vendredi, dédié particulièrement à la folie gentillesse de tous ceux qui me tendent un micro. Pas mal de trucs d’un coup, et je m’efforce donc de tout rassembler dans la même entrée :

Interview chez Galactic Sud

Le très électique et très agréable à naviguer blog Galactic Sud m’a proposé un entretien (n’hésitez pas à y faire un tour, il couvre tous les médias relatifs à la SF). Les habitués de ce blog-ci n’y apprendront peut-être pas grand-chose de nouveau, à part quelques infos sur les projets à venir pour 2011. Notamment le fait qu’il y aura selon toute vraisemblance un petit retour à Évanégyre. C’est lisible à cette adresse.

Couv. Cyrielle Alaphilippe

La Volonté du Dragon choix des bibliothécaires

Tous les ans, les comités de lecture des bibliothèques municipales de la ville de Paris se réunissent pour élire leurs coups de coeur, qu’ils rendent alors publics en un guide de lecture dont l’exigence est assez connue. Et là, incroyable et géniale surprise : La Volonté du Dragon figure parmi la sélection fantasy ! Je me retrouve catapulté aux côtés par exemple de Brandon Sanderson, pour qui j’ai déjà confié mon admiration, mais aussi des amis Thomas Geha, Justine Niogret ou Vincent Gessler et Don Lorenjy côté SF.

Merci aux comités pour leur lecture et pour avoir retenu le livre dans leur choix !

La sélection fantasy complète est :

  • La Volonté du Dragon – Lionel Davoust, Critic
  • Le Sabre de sang t.1 : Histoire de Tiric Sherna – Thomas Geha, Critic
  • Soeur des cygnes – Juliet Marillier, L’Atalante
  • Chien du Heaume – Justine Niogret, Mnémos
  • Fils-des-brumes t.1 : L’empire ultime – Brandon Sanderson, Orbit
  • Les Psaumes d’Isaak t.1 : Lamentations – Ken Scholes, Bragelonne

La plaquette complète (avec les sélections SF et fantastique) peut être téléchargée ici.

Où l’on parle de guerre

ActuSF a mis en ligne l’enregistrement de la table ronde des Utopiales intitulée « La guerre : une question de frontières ? » où participaient Gérard Klein, Brandon Sanderson et moi-même. Klein a beaucoup abordé les aspects de la guerre moderne étudiés à travers la SF et ses mutations récentes ; Sanderson et moi avons plutôt parlé des rôles archétypaux du bien et du mal, et leur collision à travers la guerre, tels que traités par la fantasy. L’enregistrement est écoutable (et téléchargeable) sur cette page.

Revue de presse

Quelques chroniques à signaler enfin sur les dernières publications ; merci aux blogueurs !

  • Rana Toad sur Contes de Villes et Fusées : ici
  • Le site Lignes d’Échecs a fait entrer La Volonté du Dragon dans son recensement des incarnations du jeu millénaire à travers la littérature. L’article est lisible à cette adresse.
2010-11-26T17:11:40+01:00vendredi 26 novembre 2010|Actu|3 Commentaires

L’interview la plus barrée qu’on m’ait faite

(c) Disney

Marion Lineres : Nous recevons aujourd’hui Lionel Davoust, qui sévit de temps à autre dans notre vaste complexe, usant de sa verve incisive. Lionel est là, emmitouflé dans sa cape moyen-âgeuse, cheveux au vents (enfin ceux du dessous) pour nous parler de son ouvrage L’importance de ton regard.

« Lionel Davoust », ça pue le pseudo d’auteur à plein nez, c’est quoi ton vrai nom ?

L.D. : Bob Dude Stackelevitch Ivanoï N’go N’go Wakarimashita Tamère de la Plata Rodriguez. Mais tu peux m’appeler Caroline. En fait, j’aimerais bien.

Info ou intox ? Une rumeur circule actuellement sur le net, es-tu vraiment le frère caché des Bogdanov ?

L.D. : C’est un peu plus compliqué que ça. Plus exactement, dans quarante-deux ans, à la suite d’un regrettable incident impliquant un nouveau modèle de détecteur de fumée domestique, mon colocataire futur, un chercheur indien spécialisé en théorie des cordes, va inventer la machine à voyager dans le temps. Malheureusement, en me réveillant un matin la tronche dans l’œuf, je vais la confondre avec le grille-pain et me retrouver transporté dans le Paléozoïque transformé en hermaphrodite (ouais, faut pas déconner avec la mécanique quantique). N’ayant rien à faire dans le Paléozoïque à part me… heu… enfin, tu vois, quoi, je vais donner naissance moi-même aux frères Bogdanov, qui se trouveront illico téléportés dans l’avenir pour éviter un cataclysme temporel, la préhistoire n’étant pas prête à supporter une telle masse cérébrale, et le menton n’étant par ailleurs pas encore inventé. Ce sont eux qui m’ont expliqué en 1985 mon glorieux destin. J’ai été un peu surpris au début.

Te considères-tu comme un scientifique de la fiction ou un fictionnaire de la science ?

L.D. : Ni l’un ni l’autre. Ou alors la science a du souci à se faire. J’essaie de penser mes mondes et mes hypothèses bizarres de manière rationnelle (s’il pleut vert tous les mardis, c’est pas pour qu’au chapitre quatre il pleuve violet), mais pas forcément scientifique (je me contrefous de savoir qu’il pleut vert les mardis à cause d’une fuite périodique d’eaux usées sur la Station Spatiale Internationale ou à cause d’un génocide hebdomadaire de Martiens en haute altitude), si cela n’a pas de rapport intéressant avec l’histoire. Je suis surtout un conteur et je m’intéresse plutôt à ce que le fonctionnement de mon monde provoque de bizarre, de terrifiant ou de franchement débile sur les personnages qui ont la malchance de peupler mon imaginaire. Putain, cette réponse était sérieuse. Merde.

L’importance de ton regard » est un recueil de 18 contes modernes. 18, est-ce une référence au golf ?

L.D. : Le country club est ouvert de 16h à 22h. Je répète, le country club est ouvert de 16h à 22h. Faites passer.

Ton livre se vend à 25 € les 384 pages soit 0,065 € la page. Le prix moyen en 2009 du papier toilette est de 2,62€ pour 6 rouleaux sachant qu’un rouleau en contient 198. Y a pas à chier, t’es un produit de luxe ! Les ventes de papier toilette ont rapportés cette même année 2009, 889,76 millions €. Pour rapporter autant, tu dois vendre 35 590 400 livres. Es-tu prêt à relever le défi ?

L.D. : Désireux d’éviter toute réponse facile comportant l’expression « écrire de la merde », je me contenterai de dire que tu me donnes d’un coup très envie qu’on passe au livre électronique.

En parlant de prix, t’en es où niveau célébrité ?

L.D. : À 22,78%. La nuit avec moi reste abordable, à peu près 300€ la dernière fois que j’ai regardé. Pour ce prix-là, je masse les épaules, tiens une conversation fascinante sur les spiritualités alternatives, taquine du bout de mes lèvres enflammées ton échine frémissante, et ne fais pas la cuisine. (Quand je fais la cuisine, c’est moins cher.)
J’ai aussi le grand honneur et le plaisir d’avoir été sélectionné plusieurs fois pour des prix littéraires (Imaginales, Grand Prix de l’Imaginaire, Rosny Aîné…), d’en avoir reçu un (Imaginales en 2009), d’avoir des critiques adorables sur mes bouquins, d’accueillir maintenant 4000 lectures mensuelles sur le site / blog… Bref, je suis en passe de devenir un gros bâtard puant, et je te prierais de poser tes questions un peu plus vite, connasse, parce que je dois prendre mon jet privé pour aller faire du ski sous dôme à Dubaï.

Traductions, jeux de rôles, nouvelles, articles… il ne manque que des romans pornos dans ton C.V. ; peux-tu nous dire si c’est la prochaine étape puisque ton site ne le précise pas ?

L.D. : Comment t’as deviné ? Non mais sérieux, ça me ferait vachement marrer. J’y pense. J’ai des idées pour. J’aimerais essayer, mais m’efforcer de faire ça intelligemment, genre avec une vraie histoire et un érotisme réel, pas que des bites qui ont manifestement pris leurs cours de romantisme chez Caterpillar. Si j’avais plus de temps, même, ce serait déjà fait.

Que penses-tu du slogan « Soyez exigeant. Soyez curieux. Soyez au courant. Lisez Lionel Davoust ! » crée par YoZone ? Ca ne sent pas un peu la campagne présidentielle de 2011 ça ?

L.D. : Tout à fait. Et ça t’en dit long sur ma préparation vu que je lancerai les élections un an avant tous les autres partis histoire de montrer au monde leur attentisme et leur paresse, ces social-traîtres. Quand je serai élu, ce qui ne manquera pas d’arriver puisque je serai tout seul, je ferai en sorte que chaque citoyen, même les plus démunis, reçoive tous les jours un saucisson frais, j’instaurerai dans les TGV des wagons « kid free », je renommerai la Hadopi en Hadoken et exigerai de ses membres qu’elle apprenne à lancer des boules de feu pour protéger nos frontières, et je lancerai la forge d’une épée fiscale pour aller avec le bouclier du même nom. Votez pour moi.

Notre interview se termine, merci beaucoup à toi d’avoir pris ce temps pour une pause absurde au milieu de ta fiction. Un dernier mot ?

L.D : Ouais.

(A posteriori, j’aimerais quand même préciser mon plus grand respect pour Igor et Grishka Bogdanov, dont les émissions ont bercé mon enfance et certainement grandement contribué à faire de mon parcours ce qu’il est. Marion, elle, voulait me demander en plus : « c’est Davoust, ces jolis yeux ? » Que chacun fasse ce qu’il veut, la messe est dite, je vais grailler un bout de sauciflard.)

2010-11-18T17:41:29+01:00jeudi 18 novembre 2010|Actu|15 Commentaires

Deux entretiens + revue de presse

C’est la rentrée, youpi. Non, en fait, pas youpi, je ne sais pas pourquoi on s’ingénie à la fêter, avec tous ces gamins à la dentition inégale et aux taches de rousseur photoshopées clamant bien fort que MAMAN M’ACHÈTE MES CAHIERS CLAIREFONTAINE À -25%!!1 comme s’il n’y avait rien de plus grand et de plus beau qu’un cahier Clairefontaine pour un gosse qui rentre à l’école, alors que le papier Clairefontaine c’est trop blanc pour les matins difficiles, ça fait mal aux yeux, merde, et puis moi la rentrée quand j’étais gosse c’était du brouillard dans la cour, l’humidité parisienne sur la peau et du béton agressif qui menace de vous sauter de lui-même aux genoux pour vous les écorcher alors que vous êtes même pas tombé, le bâtard, donc merci mais je préfère largement la vie active, hein, et bosser sur autre chose que du Clairefontaine, en plus.

Par contre, c’est la rentrée des blogs et des critiques, et ça c’est cool, parce que j’ai plein de choses à vous raconter. Gardons notre imagination en vacances avec des histoires.

Causeries au comptoir

Deux entretiens à vous proposer :

  • Imaginelf tout d’abord, le blog d’imaginaire qui monte, au sein d’un dossier fantasy réalisé pour Livraddict. On y trouve également des entretiens de Thomas Geha (Le Sabre de sang) et Simon Pinel (éd. Critic). Pour votre humble serviteur, c’est ici, j’y parle surtout de la fantasy en général et de son marché.
  • If is Dead, imposant blog multi-plateforme (cinéma, jeu vidéo, littérature…) centré sur l’imaginaire, aux longues critiques très argumentées et sans complaisance. Il s’agit là d’une longue discussion qui va de  l’écriture aux blogs en passant par la traduction, avec un volet assez important sur la question des cycles de récits au sein d’un même univers (Évanégyre dans mon cas). C’est ici.

Pour info, les deux blogs sont aussi présents sur Twitter, et je ne saurais que vous encourager à les suivre : @imaginelf et @ifisdead.

Chroniques

Couv. Anne-Claire Payet

Il y avait longtemps que je n’avais pas fait le point, et il y a eu beaucoup de nouveaux retours, notamment sur L’Importance de ton regard et l’anthologie Magiciennes et sorciers.

L’Importance de ton regard

Un magnifique avis de Chaperon Rouge sur Psychovision ! [Plus d’infos sur le livre]

La Volonté du Dragon

[Plus d’infos sur le livre]

Anthologie Magiciennes et sorciers

Dirigée par Stéphanie Nicot aux éd. Mnémos, où figure « Quelques grammes d’oubli sur la neige » :

  • L’avis de Louppatient (qui a lui aussi perçu l’histoire comme complète, ce qui me encore une fois très plaisir puisque cela satisfait mon objectif d’indépendance des récits d’Évanégyre)
  • Celui d’Efelle
  • Celui de la Jungle de Pierre

Anthologie Passages

Dirigée par Lucie Chenu aux éd. Oskar, où figure « La Terre comme témoin » : l’avis des Chroniques de l’imaginaire.

Un très grand merci à tous les chroniqueurs et chroniqueuses pour leurs articles !

2010-09-16T14:50:02+02:00jeudi 16 septembre 2010|Actu|1 Commentaire

Dans les Chemins de Traverse

Photo C. Jacquet

Les Chemins de Traverse sont une sympathique association rennaise centrée autour de l’écriture, de sa pratique et de son travail : animée par un groupe de jeunes créateurs dynamiques, elle organise des ateliers d’écriture réguliers auxquels votre humble serviteur a eu la joie d’être invité et de participer plusieurs fois. J’ai pu constater combien l’atmosphère était productive et fructueuse, entre convivialité et sérieux : les univers et les styles de tous sont respectés – ce qui est rare – mais les critiques mutuelles sont constructives et sans complaisance – ce qui est encore plus rare. En un mot comme en cent, ces ateliers ont une approche quasi-professionnelle dans leur fonctionnement et leurs ambitions.

L’association édite également un webzine, Itinéraire Bis (http://www.itineraire-bis.org), qui propose des critiques, reportages sur les festivals, entretiens et textes en ligne. Cette petite entrée, donc, pour vous signaler la parution d’un dossier du webzine consacré à la musique, composé (hoho) d’articles, de créations et de nouvelles (accessible dès la page d’accueil). L’association m’a fait le plaisir d’y reprendre « Récital pour les hautes sphères« , nouvelle libérée sous licence Creative Commons et présente dans L’Importance de ton regard, au sein d’un mini-recueil en ligne disponible à cette adresse aux côtés de Gwenhaël Coray, Elisa Dalmasso et Hans Delrue, qui contribuent par là-même à un projet secret, à savoir instaurer l’hégémonie des patronymes en « D » sur le monde de l’édition.

Les Chemins ont la gentillesse de s’intéresser régulièrement à mon travail et Maloriel, l’une des fondatrices, m’a posé tout un tas de questions très ouvertes sur La Volonté du Dragon, mes influences et la genèse d’Évangéyre, ouvrant la porte à mon terrible côté bavard (une fois que je suis lancé, il vaut mieux m’avoir à l’écrit qu’en vrai). L’entretien est lisible ici.

(L’ami Thomas Geha a également été interviewé quasiment en même temps : son entretien à lui est .)

2010-08-03T12:19:26+02:00mercredi 28 juillet 2010|Actu|5 Commentaires

Et c’est en vrai aussi

Petit article très rapide même que zouf il est déjà presque fini afin de vous signaler :

  • Une interview très sympa des éditions Critic sur ActuSF lisible ici,
  • Et l’article de Lucie Chenu qui fait un panorama très complet des dédicaces de l’imaginaire en mars, .

Et je retourne boucler le manuscrit de L’Importance de ton regard (tout en résistant à l’envie de lancer Final Fantasy XIII pour admirer l’intro).

À ce week-end pour ceux qui seront à Rue des Livres !

2010-03-11T15:59:58+01:00jeudi 11 mars 2010|Le monde du livre|5 Commentaires

Rentrée littéraire (genre)

Quand on parle de rentrée littéraire, j’imagine de petits bouquins avec des cartables sur le dos qui pleurent en ne voulant pas quitter leur papa et leur maman : « Naaan, je veux pas aller sur l’étal du libraire, il a l’air méchant, et puis je vais encore me retrouver au fond près de l’extincteur, et, quand la Fnac brûlera, je serai le premier à être mouillé, et, de toute façon, ce sont toujours les mêmes fayots qui se retrouvent au premier rang en tête de gondole… »

Couv. Sébastien Bermès

Couv. Sébastien Bermès

Ou bien ce n’est peut-être pas exactement comme cela que ça marche.

Je rechigne comme toujours à parler des projets en cours avant qu’ils ne soient avancés au maximum parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver (idéalement, je n’en parlerais que la veille de la date de publication) mais la rentrée, c’est l’heure des bilans, comme dit l’autre (à l’instar, d’ailleurs, de  l’anniversaire, des anniversaires en dizaines, des commémorations annuelles, de Pâques, du jour de l’an, du printemps, des grandes vacances. OK, peut-être pas Pâques). Alors, me disais-je malgré tout, peut-être qu’un petit point sur les activités en cours serait bienvenu. Oublions la poussière de craie de septembre et l’odeur aseptisée du plastique neuf des claviers pour causer un peu histoires et contes divertissants – enfin, je l’espère.

Commençons par la parution de la première partie d’une interview des auteurs d’Identités (anthologie de Lucie Chenu aux éditions Glyphe où figure « Bataille pour un souvenir ». Réalisée par Denis Labbé pour lefantastique.net, cette entrevue fait apparaître les réponses de Sophie Dabat, Estelle Valls de Gomis, Li-Cam, Jean Millemann, Alain le Bussy (et les miennes) à trois courtes questions sur le rapport au thème de l’identité et la genèse des textes. Elle est lisible ici.

Les journées ne font que vingt-quatre heures et la vie professionnelle d’un indépendant – en tout cas, la mienne – se répartit selon des proportions : quel temps accorder à tel projet en fonction des disponibilités et envies, car on ne saurait tout faire (du moins, pas correctement), et il existe également de basses exigences matérielles, notamment dues à l’encombrante nature biologique du corps, avec lesquelles il faut hélas composer. Mais j’ai récemment décidé (et eu la possibilité) d’augmenter très nettement la part de mon temps dévolue à l’écriture, pour ma plus grande joie.

Je suis donc maintenant, ô auguste lectorat, en parfaite position pour me manger un mur (ce qui, convenons-en, constitue quand même une nette évolution par rapport au fait de ne rien risquer).

Alors, sans donner trop de détails pour l’instant, car l’édition est toujours un milieu fragile où les imprévus sont nombreux (il m’est par exemple arrivé d’être payé pour une nouvelle à paraître dans une anthologie que l’éditeur n’a finalement pas publié), voici ce qui se prépare d’à peu près certain pour les douze mois à venir :

  • Des nouvelles à paraître en anthologies ; c’est un marché difficile et donc instable, mais au moins trois devraient voir le jour d’ici mi-2010 (dont une pour la jeunesse) ;
  • Il y a la publication de « L’Île close » en anglais dans Interfictions 2.

Mais ce n’est pas tout, car j’ai maintenant l’immense plaisir d’annoncer deux livres à paraître dans le premier tiers de l’année 2010 :

  • La publication d’un recueil de nouvelles, additionné d’un court roman. Cela s’annonce comme un assez gros volume où se trouveront panachés d’anciens et de nouveaux textes, dont notamment une petite moitié d’inédits ;
  • La publication d’un autre court roman en volume indépendant.

Dès que je me sentirai à l’aise pour en parler un peu plus, je le ferai – en détail, cette fois.

Il se prépare enfin un autre gros projet pour 2011, mais là, c’est vraiment, vraiment trop tôt pour en dire quoi que ce soit.

2010-02-01T18:32:23+01:00mercredi 2 septembre 2009|Actu|5 Commentaires

Six auteurs à propos de l’anthologie Identités (« Bataille pour un souvenir »)

Interviews réalisées par Denis Labbé pour Lefantastique.net à l’occasion de la publication de l’anthologie Identités dirigée par Lucie Chenu aux éditions Glyphe.

Avec :

  • Alain le Bussy
  • Sophie Dabat
  • Lionel Davoust (à propos de la nouvelle « Bataille pour un souvenir »)
  • Li-Cam
  • Jean Millemann
  • Estelle Valls de Gomis

Lire l’entretien

2011-06-15T20:56:43+02:00samedi 15 août 2009|Entretiens|Commentaires fermés sur Six auteurs à propos de l’anthologie Identités (« Bataille pour un souvenir »)

Around ze world

C’est marrant, ce matin je regardais le diaporama-souvenir des 40 ans de la mission Apollo 11 (40 ans déjà, fichtre), rêvant sur des photos d’une puissance évocatrice rare, rappelant à l’homme son insignifiance dans l’univers, comme celle-ci :

Et combien l’espace, immense et froid, nous écrase de son indifférence, gouttes de conscience perdues dans le vide. Difficile de conserver son arrogance humaine, l’assurance d’avoir raison en toutes choses, quand on voit ce genre de photos, qu’on s’imagine, puce au loin. Mais ce n’est pas de la soumission à la nature ni du mysticisme new-age, juste le retour d’un peu d’humilité et la simple sensation de faire partie du monde, tout simplement.

Qu’a-t-on besoin d’une autre appartenance quand on a celle-là ?

Tout cela pour dire que c’est pour un petit billet d’infos placé sous un signe… planétaire.

sfsignalTout d’abord, l’équipe de SF Signal m’a fait l’honneur de me demander mon avis sur la question suivante : « Que se passe-t-il sur la scène SF&F internationale que les lecteurs anglophones risquent de manquer ? » Mon humble tentative de réponse se trouve ici (en anglais) ; les contributions (bien meilleures) des autres auteurs sont lisibles également sur cette page et celle-là.

anticipationPar ailleurs, je serai présent à Anticipation, le Congrès mondial de la science-fiction (« Worldcon »), qui se tiendra à Montréal du 6 au 10 août 2009. Je suis vraiment ravi de venir à cet événement ; en plus de représenter une grande chance pour les littératures de l’imaginaire de langue française, car la convention se tiendra bien évidemment en anglais et en français, permettant des rencontres uniques avec les États-Unis, j’ai un amour immodéré pour le Québec (qui est quand même le pays qui nous a donné l’improvisation théâtrale, la poutine et Marc Labrèche, chacun pris isolément valant déjà ma vénération éternelle). J’ai déjà réservé ma visite guidée nocturne dans le Montréal hanté.

Je m’efforcerai de vous faire partager l’événement en ligne via le site ConReporter, plus exactement sur cette page (qui agrège ce blog et Twitter).

Bon, seul ennui, cela veut probablement dire que je dois m’atteler à ce que je repousse depuis un moment : construire un versant anglais à ce site web. Pas évident sans mettre le dawa dans les adresses françaises, que je ne veux pas changer une énième fois. Donc, si vous voyez le site se comporter bizarrement, n’ayez crainte, n’essayez pas de régler votre téléviseur, c’est juste que je contrôle les horizontales et les verticales. Ou, du moins, que j’essaie.

2010-02-01T18:28:27+01:00jeudi 16 juillet 2009|Actu|Commentaires fermés sur Around ze world

Interfictions 2, on vous couvre²

Je n’en avais pas parlé plus tôt (honte à moi), mais l’oeuvre choisie pour la couverture d’Interfictions 2 (où paraîtra la traduction de « L’île close » réalisée de main de maître par Edward Gauvin), anthologie dirigée par Delia Sherman et Christopher Barzak, avait été choisie il y a quelque temps ; il s’agit de E d’Alex Myers. Il est temps de réparer cette omission alors que l’Interstitial Arts Foundation vient de dévoiler la couverture finale du livre :

Interfictions 2

Sur un marché où publier des anthologies est toujours difficile, où l’étiquette de « genre » est obligatoire, un livre comme celui-ci est un pari risqué, ne serait-ce que par son but avoué d’abattre les barrières entre courants littéraires. En conséquence, l’IAF vient de publier un appel à dons pour soutenir le livre.

Par ailleurs, en rapport avec « L’île close » et l’anglais, j’avais eu le plaisir d’être interviewé par Cheryl Morgan à l’issue de la remise du prix Imaginales. La vision d’une étrangère sur un festival français est toujours très intéressante ; je vous recommande le journal de sa visite, notamment son journal vidéo. En ce qui me concerne, c’est ici que ça se passe (en anglais).

2010-02-01T16:55:22+01:00lundi 1 juin 2009|Actu|Commentaires fermés sur Interfictions 2, on vous couvre²
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