La bande-originale de Psycho Starship Rampage disponible en format sans perte

Petit mot rapide pour clore le feuilleton de la distribution de la bande-originale de Psycho Starship Rampage (seulement un an et demi après, voilà une histoire qui m’aura appris plein de choses, la prochaine sortie sera beaucoup plus immédiate…) : l’album est maintenant disponible à peu près partout, chez tous les grands services de streaming (Spotify, Apple Music, Deezer…) ainsi qu’au téléchargement chez les grandes plate-formes (iTunes, Amazon…). Comme on m’a posé la question, l’album est également disponible à l’achat en haute définition sans perte chez Bandcamp (et uniquement là). Des liens ? Mais avec plaisir, des liens : cliquez sur le gros bouton qui vous convient !

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2017-03-07T17:08:55+02:00mardi 24 janvier 2017|À ne pas manquer, Alias Wildphinn|2 Commentaires

Les codes caractères les plus courants [pense-bête]

Ayant vu d’autres discussions sur la ponctuation des dialogues, la difficulté de les insérer, de s’y retrouver… je vous propose un simple petit cadeau à imprimer et à se scotcher (ou à punaiser à vos risques et périls) sous l’écran. Si vous êtes sous Windows et que vous peinez à insérer vos caractères, voici les codes des plus courants, entrés avec Alt + la combinaison de touches correspondante :
Cliquez pour agrandir

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Je rappelle par ailleurs qu’il existe des pilotes de clavier étendus pour faciliter la saisie (et même le Bépo, pour ceux qui veulent pousser l’ergonomie plus loin). Pour retrouver la série d’articles sur le formatage des dialogues, c’est ici.
2018-07-17T16:55:57+02:00lundi 20 octobre 2014|Best Of, Technique d'écriture|17 Commentaires

« L’Île close » (prix Imaginales) en diffusion libre

Couv. John Howe

Couv. John Howe

Bon sang ! Je l’avais promis depuis trois ou quatre éternités – voire une éternité d’éternités, c’est vous dire, un éternitéplex – mais je n’ai jamais pris le temps de le faire : mettre « L’Île close » en diffusion libre. Ce texte est probablement celui qui a bénéficié des plus larges retombées : lauréat du prix Imaginales, finaliste du Grand Prix de l’Imaginaire, traduit aux États-Unis, podcasté sur Utopod, sujet d’étude universitaire… Je reste éberlué et ravi de la faveur qu’a remporté cette variation hautement irrévérencieuse et référentielle sur le mythe arthurien. Merci à tou-te-s ! À l’origine, je voulais construire un mini-recueil à télécharger des nouvelles que je place en diffusion gratuite, mais j’ai largement trop attendu. Le projet n’est pas enterré, mais ce sera pour plus tard. Pour l’heure, voici donc le texte sous licence CC-By-NC-ND (diffusion libre, gratuite, sans contrepartie commerciale) :

PDF | EPUB | HTML

N’hésitez évidemment pas à faire circuler, c’est fait pour cela ; tous les textes en accès libre et gratuit sont présents sur la page correspondante. (Et si vous avez encore faim de mythe arthurien, n’hésitez pas à jeter un oeil à l’anthologie Lancelot, où figure « Le meilleure d’entre eux » !)
2014-10-29T15:38:18+02:00lundi 7 juillet 2014|À ne pas manquer|3 Commentaires

Offre légale et téléchargement : question statistique

smokers_dieSoit l’affirmation suivante, largement relayée et établie par des études a priori solides :
Ceux qui téléchargent le plus sont aussi les plus gros consommateurs de l’offre légale.
Considérons, en premier approche, cette affirmation comme vraie. Il en vient très fréquemment la conclusion : « Le téléchargement est bon pour l’offre légale. » Mais j’ai quelques questions :
  • Quelle est la proportion absolue d’offre légale dans ces habitudes de consommation ? Si un gros téléchargeur achète 1% de sa consommation quand un petit n’en achète que 0.90%, 1) nul ne saurait gagner sa vie ainsi 2) la différence est négligeable en volume, donc cela invalide la conclusion précédente.
  • Combien sont les plus gros téléchargeurs ? S’ils achètent au contraire 90% de leur consommation mais ne représentent que 2% de la population, cela invalide la conclusion précédente.
  • A-t-on étudié l’aisance vis–à-vis de la technologie ? Si un gros téléchargeur, de par son aisance vis-à-vis de l’informatique, achète quatre fois sur cinq le contenu qui l’intéresse, mais qu’un petit n’achète qu’une fois sur vingt, cela peut invalider la conclusion précédente.
  • Quid du manque à gagner ? Un créateur (ou une industrie culturelle) peut-il s’installer, apprendre de son public, s’il lui faut produire d’abord à perte avant de dégager le seuil de rentabilité qui lui permettra de vivre ? Cela peut là aussi invalider la conclusion précédente.
Ces questions n’étant pas (forcément) posées dans le but d’obtenir des réponses mais pour marteler la vérité suivante :

Une statistique n’est pas une conclusion : c’est une observation quantifiée.

Toujours penser aux effets voisins, à la sous-représentation, aux conjonctions, d’effets, etc. C’est seulement quand on les a évacués, scientifiquement, que l’on peut alors formuler une conclusion, laquelle n’est pas quantifiée, mais devient toujours qualitative (« en approche raisonnable, je peux probablement – à 95% de confiance, par exemple – considérer que… »). J’ai une petite histoire édifiante à ce sujet : soit l’article suivant, « Le piratage nuit à l’économie : la preuve en chiffres » publié ici-même en 2010. J’y avançais la conclusion suivante (édifiante, bien sûr) :
L’augmentation phénoménale et terrifiante du stock d’armes nucléaires cumulé sur les États-Unis et l’URSS coïncide avec le développement d’Internet – et donc, des capacités de stockage et du piratage. Comme par hasard, le pic d’armement correspond au moment où l’espace de stockage moyen avoisinait les 650 Mo – soit la taille d’un CD audio ou d’un film en DivX. J’ignore quelle preuve supplémentaire il faut au monde : Internet a non seulement creusé la dette nationale des États-Unis, mais les disques durs sont directement responsables de l’instabilité politique de notre époque.
Une conclusion tout à fait convenable pour un 1er avril. (Pour ceux que ça intéresse, l’article est tout entier basé sur une erreur logique classique, le biais de corrélation : deux phénomènes en évolution conjointe ne sont pas nécessairement reliés de façon causale.) Quelle n’a pas été ma surprise (et mon effroi) en constatant que cet article a été cité très sérieusement, deux ans plus tard, dans des travaux d’étudiant post-bac en ligne. Auguste lectorat, tu es fort et vaillant, alors : NE SOIS PAS CES MECS.
2017-01-24T10:53:55+02:00mardi 4 mars 2014|Best Of, Le monde du livre|24 Commentaires

Et j’entends le navire faire glou

L’affaire a agité Internet pendant tout le week-end : Amazon a retiré de sa boutique l’intégralité du catalogue de Macmillan, un des plus gros groupes d’édition américains (qui détient notamment la marque TOR de science-fiction et fantasy). La raison ? Macmillan désire que ses livres, ses nouveautés grand format notamment, soient vendus au prix exigé, soit entre 12,99 $ et 14,99 $, alors qu’Amazon ne veut pas dépasser les 9,99 $ pour le catalogue du Kindle. C’est, dans l’ensemble, une triste affaire dont je ne suis pas certain que le livre sorte vainqueur, une fois de plus. (suite…)
2010-02-01T18:21:12+02:00lundi 1 février 2010|Le monde du livre|3 Commentaires

Parlons sérieusement d’Internet (5) : vers l’infini et au-delà

Les débats sur Hadopi sont actuellement figés jusqu’au 24 septembre – le temps pour nous de souffler un peu avant la reprise de cette navrante pantalonnade. D’ici là, ce blog sera loin, j’espère, avec une reprise à peu près normale du cours de ces expériences en temps réel. Je m’efforcerai d’ailleurs de trouver un accès wifi dans les jours qui viennent pour vous faire partager un peu l’ambiance de la Worldcon, ce qui sera hautement plus marrant. Mais avant, bouclons cette série d’articles. Dans les entrées précédentes, nous avons plaidé contre Hadopi, contre le principe de loi visant à contrôler ou réprimer la circulation de l’information sur Internet (rappellons-nous le vieux mantra hacker : « Information wants to be free »). Mais l’on ne peut évidemment laisser la création dans la crise économique où elle se trouve, car, au-delà des innombrables emplois concernés dans la filière, la culture est une composante fondamentale de toute société humaine ; or elle ne se travaille, ne s’affine et ne s’améliore convenablement que si le contexte économique, la rémunération, le lui permet. (suite…)
2010-02-01T18:27:57+02:00lundi 3 août 2009|Humeurs aqueuses|2 Commentaires

Parlons sérieusement d’Internet (4) : Hic sunt squalii

Contrairement à certaines rumeurs, le PS compte bien saisir le Conseil Constitutionnel, et même le Conseil d’État, si Hadopi passe. Le parti conduit actuellement une véritable politique d’obstruction (plus de 500 amendements déposés, dont voici les plus gratinés) qui aura le mérite de ralentir les débats, faisant de cette loi un bourbier toujours plus liquide où le gouvernement s’enlise véritablement. Je suis quand même navré de toute cette affaire, du projet aux tactiques auxquelles il faut recourir pour s’opposer à l’un des plus gros scandales de notre pauvre société démocratique (cf part trois) et personne n’en sortira grandi, certainement pas nous. Bref, prenons de la hauteur tel l’ULM décollant pour révéler par ses photos aériennes la beauté bucolique du bocage, loin des bouses et de la diagonale du vide, pour réfléchir maintenant aux solutions et surtout aux données de fond du problème en repartant de la base. (suite…)
2010-02-01T18:28:09+02:00lundi 20 juillet 2009|Humeurs aqueuses|3 Commentaires