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Procrastination podcast S03E07 : « Introduire un univers imaginaire »

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Introduire un univers imaginaire« .

L’univers imaginaire est la marque des littératures dites des « mondes » imaginaires ; que la divergence soit mince ou vaste avec la réalité courante, l’auteur de science-fiction / fantasy / fantastique doit introduire ces règles, ces spécificités, dans sa narration. Comment ? Laurent rappelle qu’un monde imaginaire, c’est une substance et des règles ; la difficulté réside dans les présenter tandis que l’histoire les déséquilibre. Lionel met l’accent sur l’histoire comme guide et comme véhicule, tant pour l’auteur que pour le lecteur, à travers les principes directeurs du récit. Mélanie propose deux grands versants, deux grandes méthodes de présentation d’un univers imaginaire constatées à travers sa pratique et ses lectures.

Références citées
– Les lois de Brandon Sanderson. 1 : https://brandonsanderson.com/sandersons-first-law/ (https://brandonsanderson.com/sandersons-first-law/) 2 : https://brandonsanderson.com/sandersons-second-law/ (https://brandonsanderson.com/sandersons-second-law/) 3 : https://brandonsanderson.com/sandersons-third-law-of-magic/ (https://brandonsanderson.com/sandersons-third-law-of-magic/)
– Frank Herbert, Dune
– Brandon Sanderson, La Voie des rois
– J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des anneaux (et son prologue)

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

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Bonne écoute !

2019-05-04T18:45:54+02:00lundi 17 décembre 2018|Procrastination podcast, Technique d'écriture|6 Comments

À propos de La Messagère du Ciel et de sa suite, Le Verrou du Fleuve [interview sur ActuSF]

Ce blog est un scandale, on n’y trouve pas de contenu complètement original depuis au moins deux semaines, MAIS y a plein de trucs ! Promis ! Procrastination, bien sûr, et puis je travaille d’arrache-pied sur la finalisation de Le Verrou du Fleuve (« Les Dieux sauvages » II) dont je sais qu’il est TRÈS attendu, et ça me fait un immense plaisir – et donc, je veux qu’il soit ma priorité.

Et du coup, aujourd’hui, je vous propose une interview, justement, autour de « Les Dieux sauvages », la genèse d’Évanégyre, quelques mots sur Le Verrou du Fleuve, et en quoi la construction de cette série et de la trilogie « Léviathan » peuvent différer. Merci à Estelle Hamelin d’ActuSF : c’est lisible ici (ou en cliquant sur ma trombine à droite).

Actusf : Avez-vous des inspirations / influences particulières pour Les Dieux sauvages ?

Lionel Davoust : Très clairement, il y a l’épopée de Jeanne d’Arc – mais Les Dieux sauvages ne relève absolument pas de la fantasy historique ; je pense d’ailleurs qu’à part quelques éléments très évidents, il faut très bien connaître la période pour retrouver les traces de son histoire. Cela ne m’intéressait pas du tout de réécrire les événements ; des auteurs font cela merveilleusement bien, soit dit en passant, mais ça n’est pas mon projet. Ce qui m’intéresse, ce sont les mythes, c’est la couche d’interprétation et surtout de rêve que l’on plaque sur le réel. Donc, plutôt qu’adhérer aux événements, je me suis abreuvé à une strate « ultérieure », c’est-à-dire à la légende. Mon inspiration n’est pas tant l’épopée de Jeanne d’Arc que le mythe qui en découle, tout ce qu’on a créé autour d’elle, et ce sont ces représentations, ces fantasmes, qui m’intéressent (comme le fantasme de l’empire romain civilisateur inspirait La Volonté du Dragon et La Route de la Conquête).

2017-12-20T16:49:42+02:00jeudi 21 décembre 2017|Entretiens|Commentaires fermés sur À propos de La Messagère du Ciel et de sa suite, Le Verrou du Fleuve [interview sur ActuSF]

Écrivain bâtisseur d’univers, le monde d’Évanégyre [entretien aux Imaginales 2017]

Avec Christophe de Jerphanion, © ActuSF

Voici encore une information que j’ai mis six mois à relayer… mais je m’efforce de ne pas noyer ce site avec mes actualités, ce qui finirait par faire fuir tout le monde. Cependant, vu que les corrections sur Le Verrou du Fleuve (« Les Dieux sauvages » tome 2, pour mémoire) avancent et que la publication a été officiellement annoncée par Critic pour mars, peut-être est-il intéressant de proposer ce retour sur ce long entretien animé par Christophe de Jerphanion aux Imaginales 2017.

Il y est exclusivement question d’Évanégyre en tant qu’univers, à travers tous les livres publiés à cette date (La Volonté du DragonLa Route de la ConquêtePort d’Âmes et La Messagère du Ciel), mais surtout à travers la création et l’entretien d’un monde fictionnel, son développement, les impératifs de narration que cela représente ainsi que ceux, personnels, que je me fixe (comme l’indépendance entre récits).

L’entretien a été capté par ActuSF et peut-être téléchargé ou écouté directement sur cette page.

2019-06-04T20:19:32+02:00mercredi 22 novembre 2017|Best Of, Entretiens|Commentaires fermés sur Écrivain bâtisseur d’univers, le monde d’Évanégyre [entretien aux Imaginales 2017]

L’inconscient, cette machine à régler des problèmes

C’est un peu mon fil personnel dans l’écriture en ce moment : je creuse les mécanismes curieux et inconscients qui président à l’écriture (et toute forme de création). Restant structurel (et m’appuyant donc fortement sur des plans et la préparation de mes récits à l’avance), j’explore néanmoins davantage les aspects du lâcher-prise : c’est une notion que nous avons pas mal abordé avec Mélanie Fazi et Laurent Genefort dans le podcast Procrastination (entre autres avec le double épisode sur le rêve et la création).

Sur le sujet, j’ai raconté une petite anecdote il y dix jours à Decitre Grenoble qui semble avoir bien plu, du coup, la revoici, en version un peu plus étoffée.

L’inconscient est une fantastique machine à résoudre des problèmes : c’est une notion assez bien connue des neurosciences, mais il vient un moment où cette notion passerait presque dans le mystique (je ne dis pas que ça l’est ; mais on peut s’interroger). Un certain nombre d’auteurs décrivent parfois leur travail de création de mondes imaginaires, pas tant comme une invention, mais comme une forme de « souvenir », une recherche du sens « logique », qui s’emboîte avec le reste, avec le projet désiré. Insérez là-dessus l’explication spirituelle ou psychanalytique de votre choix ; je n’en plaque aucune, pour ma part, je constate simplement le mécanisme, à savoir que, concernant Évanégyre, j’ai parfois davantage l’impression d’agir en archéologue qu’en démiurge.

Entre l’anecdote.

Dans Évanégyre, il y a deux nouvelles qui agissent en quasi-miroir l’une de l’autre : « Bataille pour un souvenir » et « Au-delà des murs » (reprises toutes deux dans La Route de la Conquête). Sans spoiler (divulgâcher), « Bataille pour un souvenir » raconte, surprise, une bataille selon le point de vue d’un des camps. « Au-delà des murs » relate le point de vue du camp opposé, après la bataille.

« Bataille pour un souvenir » a été écrite aux alentours de 2007 (de mémoire) puis publiée en 2009 dans l’anthologie Identités dirigée par Lucie Chenu chez Glyphe (le tout premier récit d’Évanégyre à être publié, d’ailleurs, et merci à Lucie à qui je devrai toujours cette première possibilité de présenter cette brique de l’univers au public). À l’origine, la nouvelle était donc parfaitement indépendante ; c’est une règle de l’univers que je me suis fixé peu de temps après, soit l’indépendance des ensembles narratifs. Une nouvelle (comme « Bataille pour un souvenir »), un roman (comme Port d’Âmes), une trilogie (comme « Les Dieux sauvages »), tout cela doit pouvoir se lire parfaitement indépendamment du reste et dans n’importe quel ordre, car chaque récit doit se suffire à lui-même (même si l’on retrouve parfois des lieux, des personnages, voire l’évocation d’événements différents sous des éclairages nouveaux, mais il s’agit du petit bonus pour le lecteur fidèle de l’univers, lequel peut voir, par transparence, émerger un autre récit sous-jacent avec le recul – ce qui est visible notamment sur La Route de la Conquête).

Donc. Avance rapide deux ans plus tard : Stéphanie Nicot m’invite à participer à l’anthologie Victimes & Bourreaux. Une « suite » ou du moins une reprise des guerriers-mémoire de « Bataille pour un souvenir » m’ayant été fréquemment demandée, et le thème de l’anthologie s’y prêtant bien, il me vient l’idée de revisiter la bataille des Brisants. Mais je reste fidèle à mon précepte d’indépendance absolue des ensembles narratifs, et l’écriture de ce qui deviendra « Au-delà des murs » se présente alors comme un défi personnel à relever : reparler d’un événement qui a plu aux lecteurs d’Évanégyre, dans un texte qui pourra les satisfaire, tout en satisfaisant aussi les lecteurs qui découvriraient le monde via cette nouvelle. (Ce n’est pas à moi de dire si ça fonctionne ou pas, mais le blog IfIsDead, à l’époque, n’avait pas du tout vu que le récit participait d’un univers plus vaste, ce qui est pour moi une marque de succès.)

Au moment de l’écriture de « Bataille pour un souvenir », je n’avais donc aucune idée ni perspective de revenir à cet événement ni à ce peuple. Construisant « Au-delà des murs », je suis donc lié par l’écriture de « Bataille pour un souvenir », les événements tels qu’ils y sont décrits, et si l’on pourrait considérer que Thelín Curmerial, le narrateur de ce texte, n’est pas fiable et donc ment, je préfère ne pas abuser de cet artifice narratif et me lier très fermement, au contraire, à sa description de la bataille des Brisants. Laenus Corvath, le vétéran protagoniste d’« Au-delà des murs », s’y trouvait lui aussi ; construisant cette deuxième nouvelle, je dois donc trouver à insérer son propre destin dans le déroulé de l’affrontement. Pas difficile à première vue, après tout, un champ de bataille, c’est vaste, et Thelín et Laenus ne se sont pas forcément croisés.

Sauf que si ; il apparaît très vite que Laenus et Thelín doivent être tous les deux présents au cœur de l’affrontement qui décidera plus ou moins du sort du conflit, l’un dans le rôle du témoin (Laenus, « Au-delà des murs »), l’autre dans le rôle d’acteur (Thelín, « Bataille pour un souvenir »). Là, je me dis que ça va forcément coincer. Au moment d’écrire « Bataille pour un souvenir » par les yeux de Thelín, je n’envisageais absolument pas d’écrire un autre récit autour de cet événement ; ce n’est que trois à quatre années plus tard (en temps d’écriture) que l’idée d’« Au-delà des murs » se présente. Quand je décris la bataille des Brisants du point de vue de Thelín, Laenus n’existe pas encore.

Songeant que cette scène-là sera donc, finalement, impossible, je reprends quand même attentivement le passage concerné de « Bataille pour un souvenir » par acquit de conscience, pour voir si je ne peux pas caser Laenus dans les non-dits de Thelín.

Et là, je tombe – avec un certain vertige cognitif, je dois l’avouer – sur ce passage, décrit par Thelín, au moment de l’affrontement :

Je grimace de dégoût. [L’adversaire de Thelín] tend la main dans le dos et dégaine son arme inhumaine. Je raffermis ma prise sur mon sabre. Derrière Erdani, à moitié dissimulé par le char, un soldat en armure rouge se tient prêt à dégainer.

Et là, comme on dit au Café de Flore, OMG.

Laenus Corvath a toujours été là. Il était là depuis le début, depuis l’écriture, trois-quatre années plus tôt, de « Bataille pour un souvenir ». Je connais suffisamment mes mécanismes internes : ce petit morceau de phrase n’a pas grand-chose à faire là, il ne sert guère de finalité (hormis peut-être l’atmosphère) : j’ai juste suivi l’envie du moment. Surtout, ce soldat n’est pas seulement présent : il est « à moitié dissimulé », signifiant qu’il n’est pas tant un intervenant de la bataille qu’un témoin discret, voire qui ne se trouve pas tout à fait là où il de faudrait (les autres gardes d’élite présents dans la scène – qui sont, eux, à leur place – portent une armure vermeille, comme tous les Valedànay ; celui-là est en armure rouge, c’est un soldat du rang).

J’ai écrit Laenus Corvath dans la scène à une époque où je n’imaginais même pas son existence. Je – le moi conscient, qui croit maîtriser ce qu’il écrit et les histoires qu’il construit – n’y suis absolument pour rien ; cela fait partie des bonheurs ? vertiges ? miracles ? de l’inconscient et de l’écriture. Cela m’a été servi par autre chose.

Je n’ai aucune idée de ce que c’est, mais j’en suis reconnaissant, et je « le » laisse faire. Il y a un côté assez réjouissant et qui rend humble en même temps à comprendre que, malgré toute la préparation et la technique (que je ne désavoue absolument pas), on reste le vecteur de… trucs… qui nous échappent.

La technique en art est indispensable. Mais j’ai toujours pensé qu’elle devait seulement être le support qui donne les outils au créateur de laisser transparaître sa création de la manière la plus limpide qui soit, tant pour le lecteur qui la reçoit, que pour lui-même, en ôtant le maximum d’obstacles dans la réalisation entre le média qu’on s’est choisi et la création brute, ce qui émerge à travers la conscience et qui, pour ce que j’en sais, représente peut-être une transmission extra-terrestre en provenance d’Alpha du Centaure.

2019-06-04T20:29:19+02:00lundi 6 février 2017|Best Of, Technique d'écriture|7 Comments

Quelques notes de continuité sur « Les Dieux sauvages »

Presque fini. Presque.

Presque fini. Presque.

Alors que le premier jet de La Messagère du Ciel (le premier tome des « Dieux sauvages », la GROSSE trilogie de fantasy post-apocalyptique sur laquelle je travaille et dont le premier volume sortira en mai prochain) s’approche de la fin, je dois me rappeler qu’il pourrait être intéressant d’en parler ! Du coup, si vous suivez l’univers avec les autres livres – je le répète, cela n’a rien de nécessaire pour apprécier la trilogie des « Dieux sauvages », cela forme juste une forme de « bonus » – peut-être que les points de continuité suivants pourront vous intéresser :

  • La trilogie se situe dans le royaume de Rhovelle – soit l’ancien Rhovel mentionné dans Port d’Âmes. Plus de 550 ans séparent les deux récits, mais des noms, ou des parties de ceux-ci, devraient être familiers au lecteur attentif ;
  • Toujours en lien avec Port d’Âmes, Mériane, dont le nom est régulièrement invoqué comme une sorte de figure tutélaire, forme un personnage central de La Messagère du Ciel. (Mais qui est-ce donc ? La réponse dans « Les Dieux sauvages ».)
  • Comme je l’ai dit plus haut, la religion weriste de « Quelques grammes d’oubli sur la neige » se trouve développée en grand détail dans « Les Dieux sauvages », avec son histoire et son influence. Une petite partie du récit se déroule d’ailleurs en Mandre. (Cent soixante ans plus tard. Des choses ont, ahem, changé.)
  • Quelques jouets artech impériaux présentés dans La Volonté du Dragon et La Route de la Conquête font évidemment quelques apparitions. Mais ils ont bien changé, eux aussi. La faute à l’Apocalypse, vous comprenez…

Je répète et j’insiste, « Les Dieux sauvages » forment un ensemble narratif parfaitement indépendant comme toujours dans le cas d’Évanégyre. Des petites passerelles se dissimulent juste ici ou là pour le lecteur attentif, qui pourra reconstituer un tableau plus vaste. Mais « Les Dieux sauvages » formera un très bon point d’entrée initial dans l’univers, au même titre que tous les autres récits, livres ou nouvelles ; les passerelles s’étendent dans les deux sens. (La Messagère du Ciel mentionne d’ailleurs deux ou trois petites choses sur Évanégyre qui n’ont encore été mentionnées nulle part pour l’instant…)

2016-11-02T09:31:12+02:00mercredi 2 novembre 2016|À ne pas manquer|4 Comments

Port d’Âmes est en librairie ! (+ FAQ)

Nous y sommes. 

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Port d’Âmes est maintenant dans toutes les bonnes librairies, et disponible également à la commande en ligne ! Ce roman est avant tout le voyage d’un jeune homme dans une ville étrangère, traîtresse et sans pitié. C’est autant un roman d’aventure que d’amour – eh oui.

S’il y a de vieux (j’entends vieux) lecteurs de ce blog dans ses incarnations précédentes, il s’agit enfin du projet au nom de code supertanker ; cet épais roman, entre enquête et introspection, résulte de plus ou moins huit ans de travail environ, au terme de plusieurs versions entièrement réécrites. Je suis très heureux de pouvoir enfin le livrer, et de le voir vivre sa vie dans le vaste monde. J’espère qu’il vous plaira – au-delà de l’aventure, il aborde en filigrane des thèmes comme la fidélité à soi-même, la création et l’identité : sommes-nous plus que la masse accumulée de nos souvenirs ? Questionnement qui affleure çà et là dans d’autres nouvelles comme « Bataille pour un souvenir » ou « La fin de l’histoire » (et la magie mémorielle de Port d’Âmes s’inscrit dans le prolongement de ces récits).

Port d’Âmes s’inscrit dans l’univers plus vaste d’Évanégyre, comme La Volonté du Dragon et La Route de la Conquête, mais se déroule à une époque entièrement différente, bien plus tardive. Ce récit, comme les autres, est parfaitement indépendant, et constitue même le meilleur point d’entrée dans l’univers à ce jour (un épais roman « one shot« ). La toute première chronique a été publiée dans la semaine, elle est signée le Bibliocosme !

Un certain nombre de questions sont apparues sur les réseaux sociaux cette semaine : afin de rendre l’information plus disponible, je pensais les compiler ici.

Questions fréquentes

Port d’Âmes s’inscrit dans un univers ? Une séquence ? C’est la suite de quelque chose ?

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Couv. François Baranger

Oui et non. Port d’Âmes s’inscrit dans l’univers bien plus vaste d’Évanégyre, un monde de fantasy que je développe depuis quinze ans et qui s’est trouvé déjà mis en scène dans La Volonté du Dragon et La Route de la Conquête, mais le lien n’est pas direct. C’est une époque entièrement différente, des personnages entièrement différents, une histoire entièrement différente. Tous les livres de cet univers (Port d’ÂmesLa Volonté du Dragon et La Route de la Conquête) sont indépendants les uns des autres. Tous les lire, en revanche, apporte une vision plus vaste et même un certain recul sur la marche historique d’Évanégyre – c’est le plaisir pour le passionné.

D’accord, alors dans quel ordre faut-il les lire ?

Cela n’a strictement aucune importance. Tout est conçu pour être lu dans l’ordre que l’on souhaite. Toutefois, si l’on cherche une entrée en matière – non seulement à Évanégyre, mais à mon travail de manière générale – Port d’Âmes est probablement la meilleure porte à l’heure actuelle.

Comment ça se prononce, Évanégyre ? Rhuys ap Kaledán ?

Exactement comme ça s’écrit. é-va-né-jir; ruisse appe ka-lé-danne. De manière générale, je rapproche les graphies fantasy autant que possible de nos habitudes de lecture francophones. Lisez ça comme vous le sentez et vous tomberez généralement juste. Et si vous ne tombez pas juste, je n’en ferai pas une maladie ; c’est dans votre tête, et vous y avez tous les droits ! Vous parlez un type dont presque tous les profs ont écorché le nom quand il était môme (« Davou » au lieu de « Davousste ») ; je ne suis absolument pas intégriste sur la question !

Je lis Évanégyre depuis le début et je veux en savoir plus sur l’univers. Pourquoi la graphie des noms change-t-elle d’un texte à l’autre, comme Asreth / Asrethia ? Saura-t-on un jour ce qui a vraiment lancé le grand plan de conquête impérial ? Et même ce qui s’est passé entre La Route de la Conquête et Port d’Âmes ?

Tous les éléments laissés dans l’ombre à l’heure actuelle ont une réponse – rien n’est laissé au hasard. Les éléments comme les changements subtils de graphie, les interprétations différentes sur certains événements sont autant de petits cailloux laissés sur le chemin pour le lecteur (très) attentif. Cela fait partir du « plaisir » du passionné mentionné plus haut et n’est en rien nécessaire à la lecture. Toutefois, je sais exactement où je vais, et tant qu’il y aura des éditeurs intéressés par des livres dans cet univers (j’en profite pour remercier chaleureusement les éditions Critic, leur passion et leur soutien pour Évanégyre), alors… il y en aura, et les réponses viendront.

Critic m’a d’ailleurs autorisé à dire que nous n’en resterons pas là, et que le prochain projet sera ambitieux. Très ambitieux. Tellement, d’ailleurs, qu’il ne sortira pas l’année prochaine. Il s’agira d’une époque encore à peine esquissée pour l’instant dans les récits publiés (mais n’aura pas encore trait aux grandes guerres de la séquence,je préfère prévenir tout de suite).

OK, mais où sont les pages univers du site ?

En cours de refonte / retravail. Il y a assez de matériel publié maintenant pour proposer de vrais compléments !

Comment puis-je recevoir un exemplaire dédicacé ?

Pour tous les livres précédents, nous avions arrangé avec la librairie Critic des précommandes dédicacées. Malheureusement, étant actuellement à la Réunion, ce n’est pas possible. Toutefois, comme il y a eu pas mal de demandes en ce sens, voici ce que je peux proposer…

1. Je rentre en métropole à l’automne dans le but de présenter le livre à un certain nombre de salons ; si vous avez l’occasion de vous déplacer, je serai là (d’autres dates à venir) :

[add_eventon_list hide_past= »yes » number_of_months= »5″ accord= »yes » ]

2. Je suis en train de construire une liste de personnes intéressées par un exemplaire dédicacé reçu par correspondance. Je m’occuperai d’acheter les livres auprès de Critic (en leur rôle de libraire, cette fois) en votre nom et de réaliser l’expédition moi-même. Attention, cela signifie deux contraintes : a) je ne pourrai m’en occuper qu’à mon retour à la mi-septembre (donc un mois de délai par rapport à la sortie), b) il y aura un surcoût lié aux frais d’envoi (et ceux-ci deviennent chaque année plus conséquents dans le monde du livre…).

Si toutefois cela vous intéresse, envoyez-moi un mail via le formulaire de contact pour réserver votre exemplaire. Je vous recontacterai ultérieurement pour gérer la logistique. Pour des raisons de praticité, comme cet article se retrouvera dans les archives du site comme toujours, il me faut mettre une date finale à cette proposition ; elle sera donc ouverte pour deux semaines à partir d’aujourd’hui, c’est-à-dire, en clair, qu’elle se terminera le 4 septembre 2015.

Surtout, merci pour votre enthousiasme collectif, votre intérêt, et avant tout : bonne lecture ! 

2015-08-21T08:50:08+02:00vendredi 21 août 2015|À ne pas manquer|7 Comments

Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d’univers hybrides ?

hybridite-colloque-bordeauxLe colloque “Au-delà des frontières”, qui s’est tenu à Bordeaux du 15 au 17 octobre 2014, explore l’hybridation, des genres et des thèmes dans les littératures de l’imaginaire. La fantasy et la science fiction, le policier et le fantastique, le cinéma et les séries télévisées, la bande dessinée et les jeux de rôles proposent un renouvellement infini des formes artistiques.

La table ronde n°4 rassemblait François Coupry, Jérôme Brand Larré, Jérôme Queyssi et LD pour un débat sur le thème « Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d’univers hybrides ? » modéré par Natacha Vas-Deyres. Il est visionnable dans son intégralité ici, sur le site de l’université.

2015-01-27T09:56:59+02:00jeudi 29 janvier 2015|Entretiens|Commentaires fermés sur Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d’univers hybrides ?