Florence Bury (directrice d’ouvrage) parle de « Les Dieux sauvages »

Après que j’ai un chouïa bredouillé sur deux vidéos (c’est flippant, le pouvoir de la caméra), Florence Bury se prête très aimablement à l’exercice à son tour et parle de « Les Dieux sauvages » dans une chouette présentation.

Florence est ma directrice d’ouvrage depuis plus de cinq ans (depuis La Route de la Conquête) et je ne saurais la remercier assez pour son regard à la fois exigeant et bienveillant sur mes livres, ainsi que pour sa patience et son travail titanesque quand le volume des histoires m’échappe un peu…

Merci, Florence !

2019-06-06T22:07:12+02:00jeudi 13 juin 2019|Dernières nouvelles|1 Comment

Un petit service tout simple pour arrêter de se perdre sur YouTube

MAIS OUI.

Il y a quand même un truc chouette dans l’économie numérique (PAS DIGITALE, digitale c’est les doigts, ou bien une plante toxique, si vous parlez d’économie digitale, que vous le vouliez ou non, dans un cas comme dans l’autre, vous avez une optique très particulière pour vos clients), c’est que de petites boîtes se créent sans cesse pour répondre à des besoins tout simples, dont tu te dis : « COMMENT AI-JE FAIT SANS ». C’est un peu le chausse-pied ou le gratteur de dos du XXIe siècle, quoi.

Le problème : tu te perds sur YouTube sans cesse parce que son terrifiant, diabolique algorithme de recommandation te montre plein de vidéos chouettes dans la barre latérale qui attirent ton cerveau reptilien (c’est-à-dire, celui qui conspire contre toi, c’est écrit dessus, c’est reptilien. Demain, on parlera du cerveau Illuminati). Dans le meilleur des cas, tu termines avec trouze bazillions d’onglets Internet ouverts avec des vidéos que tu ne regarderas jamais PARCE QUE TU N’AS PAS LE TEMPS EN FAIT et tu te sens coupable, coupable, shame.

La solution : collationner toutes ces vidéos dans un trou noir, euh, dans un service fait exprès pour les collecter et te les rendre disponibles plus tard. Un jour. Peut-être. Genre, comme Instapaper ou Pocket, mais pour les vidéos. Tu peux dorénavant cliquer comme un taré sur toutes ces vidéos que tu ne regarderas jamais mais, tu le fais avec bonne conscience.

OK, en fait, inventer le chausse-pied était peut-être un peu plus haut sur la liste des priorités de la civilisation.

Non mais sérieusement, en fait : les concepteurs de Vookmark (parce que c’est ainsi que ça s’appelle) sont des malins. Ils ont compris qu’ils traitaient de vidéo, et ont donc des applications disponibles sur à peu près toutes les plate-formes reliées à un écran, soit, pas spécialement l’ordinateur, mais plutôt la télé. Tu as une télé Android (désolé) ou une Apple TV (bravo), tu as une application Vookmark dessus, et la prochaine fois, plutôt que d’ouvrir YouTube ou Netflix, tu pourras te plonger dans ce didacticiel de moldovalaque ou cette retransmission de l’Assemblée Nationale que tu voulais absolument regarder pour t’éduquer.

NAAAAAN on sait bien que tu vas regarder des comparatifs de l’Enterprise au fil des âges et l’intégrale de Message à caractère informatif, mais je comprends, vois-tu, je comprends.

Ça marche super simplement. Tu ouvres un compte, tu installes l’extension pour ton navigateur, l’application pour ton appareil mobile, et zou. Dès que tu vois une vidéo, tu la balances à Vookmark (ça fonctionne avec YouTube, Reddit, Facebook, Vimeo, Dailymotion HAHAHA pardon HAHA Dailymotion), comme tu le ferais avec Instapaper et Pocket, et la prochaine fois que tu poses ton sympathique postérieur sur ton canapé moelleux (tu peux inverser les adjectifs si tu le souhaites), toutes tes vidéos de dressage de chats et le Star Wars Christmas Special seront là à t’attendre.

Vookmark est gratuit et financé par la pub, mais on peut payer un abonnement d’une dizaine d’euros par an pour soutenir le développement, virer la pub et gagner quelques fonctionnalités supplémentaires. J’ai vite craché au bassinet, parce qu’en l’espace de quelques semaines, le service est devenu aussi indispensable à ma veille et à ma vie sur Internet que Pocket ou les flux RSS.

2019-05-05T03:11:22+02:00mercredi 13 mars 2019|Best Of, Geekeries|Commentaires fermés sur Un petit service tout simple pour arrêter de se perdre sur YouTube

Une installation autour de Tuning Jack

« Tuning Jack », c’était ma première publication professionnelle dans la revue Galaxies ancienne série en… 2004. (Mon dieu.) C’est l’une des premières nouvelles dont je me sois dit « cette idée est trop idiote pour que je ne l’écrive pas », et j’ai été aussi stupéfié qu’honoré de la voir terminer directement finaliste du prix Rosny Aîné. Depuis, le texte a été repris dans L’Importance de ton regard, et placé en diffusion libre (lisible gratuitement ici). Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec toi, auguste lectorat, le travail fantastique de Noémie Desard, diplômée du Master NUmérique et Médias Intéractifs pour le Cinéma et l’audiovisuel (Numic) qui, pour son mémoire, a conduit toute une réflexion autour de la lecture à l’ère du numérique, de l’augmentation possible de celle-ci tout en respectant le cœur de l’expérience de lecture, en s’appuyant pour cela sur « Tuning Jack ». Elle a recomposé le texte en véritable plasticienne, tourné avec ses camarades (bravo et merci, les gens !) des tas de petites vignettes incroyables autour des publicités idiotes présentes dans la nouvelle, et les voir m’a fait rire comme un imbécile (le texte commence à être ancien dans ma mémoire) tout en étant super ému. Je me souviens en revanche parfaitement des conditions d’écriture il y a presque quinze ans, quand je prenais des notes sur l’essai des Techniques du corps de Marcel Mauss sur ma petite table d’étudiant dans le coin cuisine, alors que j’avais des cheveux, et que cette idée à la con (y a pas d’autre mot) a germé dans mon cerveau malade ; je n’imaginais pas un seul instant à l’époque qu’un jour, quelqu’un de talentueux comme Noémie aurait envie de s’emparer de cette histoire et de lui donner vie de façon aussi cinglée que j’y pensais. Je ne dévoilerai pas en détail les mécaniques auxquelles elle a pensé pour « augmenter » la lecture, parce que c’est son travail et c’est à elle de le faire si elle le souhaite – voir la présentation du concept ici –, mais je dirai juste que c’est l’un des très rares projets qui m’aient semblé pertinent dans ce domaine (d’où le fait que sois doublement ravi que « Tuning Jack » ait servi de support à ses idées). Il y a six ans, j’écrivais ça sur le livre enrichi, partie 1, partie 2 – et je reste assez d’accord avec moi-même (preuve de constance ou de rigidité intellectuelle ?), mais Noémie a très intelligemment contourné ces embûches en se rappelant les raisons pour lesquelles on lit, et propose une vraie voie intéressante avec des tas de mécanismes inédits sur le sujet. J’espère qu’elle pourra les développer et les creuser comme ils le méritent, parce que , je trouve qu’il y a des idées, de la matière, une voie. La soutenance s’est déroulée sous la forme d’une installation de salon de body tuning, pour se rendre beau en se faisant mal :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Merci encore pour ton travail, Noémie, qui m’a quasiment mis la larme à l’œil en retrouvant toutes ces idées et cet univers ancien, et en le voyant prendre vie de la sorte… Et bravo ! 
2017-09-13T16:34:12+02:00jeudi 21 septembre 2017|Journal|Commentaires fermés sur Une installation autour de Tuning Jack

Entretien vidéo sur le Mont des Rêves autour de La Messagère du Ciel et de la traduction

Merci à l’excellent blog / vlog Le Mont des Rêves, qui fait un splendide travail d’interviews et de dossiers, à tel point que c’en est plus un webzine qu’un blog : l’équipe m’a proposé un petit entretien à la dernière édition d’ImaJn’ère à Angers (2017), et en quelques minutes (et un montage de qualité), nous avons parlé de traduction, d’écriture et bien sûr de La Messagère du Ciel. C’est ici (avec une authentique photo de ma bibliothèque de jeux de rôles en prime) :
2017-06-12T12:15:47+02:00jeudi 25 mai 2017|Entretiens|Commentaires fermés sur Entretien vidéo sur le Mont des Rêves autour de La Messagère du Ciel et de la traduction

Entretien écriture et cinéma à l’université de Bordeaux

L’université de Bordeaux, en lien avec les organismes CLARE, LAPRIL et NEOMED, m’avait fait l’honneur de m’inviter pour un entretien autour de l’écriture, du cinéma et du mythe arthurien (à travers notamment « L’Île close »). Cette rencontre a donné lieu à un long débat filmé par l’université, que voici maintenant sur Web TV Montaigne (n’hésitez pas aussi à consulter la page dédiée). Merci encore aux étudiants et aux organisateurs d’avoir rendu ce très agréable moment possible, ainsi qu’à tout le public !
2013-02-13T17:57:19+02:00mercredi 13 février 2013|Entretiens|3 Commentaires

Mille ans de frontières européennes en dix minutes

Avec en plus la BO d’Inception. Regarder ces frontières se faire et se défaire au gré de poignées de secondes colle le vertige ; tant de souffrances et de sang versé pour de pauvres traits sur des cartes, des idées qu’on souhaite imposer à l’autre, la vanité de quelques dirigeants. [http://www.youtube.com/watch?v=kBK9yncmps8&w=500]
2012-05-16T16:54:10+02:00jeudi 17 mai 2012|Juste parce que c'est cool|4 Commentaires

Restons en contact !

Recevez par courriel actualités et articles
DEUX ENVOIS / MOIS MAXIMUM
OK
Désinscription facile à tout moment
close-link
Cliquez-moi