Le Zettel de la quinzaine : Écrire, c’est choisir (202202171637)
Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.
Le processus d’écriture (et de création au sens large) consiste à abandonner des possibilités pour choisir celles qui seront réalisées. Un projet ne peut avoir qu’une seule forme finale : il est impossible (et il n’est pas souhaitable) de tout y faire – surtout quand des éléments s’excluent mutuellement.
Retarder cette décision est une cause fréquente de paralysie en raison de la charge mentale qu’elle occasionne (conserver à l’esprit de nombreux modèles potentiellement contradictoires). Il est fréquent qu’en cours d’élaboration, on explore ces chemins parallèles pour déterminer lequel est le plus fructueux, mais vient un moment où il faut choisir pour avancer – fermer des chemins pour progresser sur ceux qu’on conserve.
Pour y parvenir, on aura intérêt à [[« Se jeter en-travers du camion »]] (refuser de se laisser gouverner par la peur) plutôt qu’espérer que les questions bloquantes (❓) s’en aillent d’elles-mêmes. C’est malaxer la matière, « ruminer »1]) et réfléchir activement qui permet de faire émerger les réponses (que ce soit en planifiant comme moi, ou en élucidant par l’écriture comme un scriptural le ferait). De manière analogue, [[Créer, c’est clarifier]].
Plutôt que regretter ce choix et faire son deuil, prendre conscience que cela donne l’occasion d’écrire les meilleures possibilités : [[Je ne suis pas d’accord que choisir, c’est renoncer]].

- [[Elements of Fiction, John Gardner ↩










