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Je vous assure que j’écris de la fantasy

(Extraits de mon Zettelkasten, sous Obsidian donc, parce que je sais que le monde veut savoir)

Je me traite comme un convalescent, et ça me réussit plutôt bien, ce qui est une bonne nouvelle, et honnêtement, un immense soulagement. Un petit point de situation sous peu, je pense. En une phrase : le travail régulier a repris, même si le volume horaire reste inférieur à ce qu’il était il y a quelques années – je suis en rééducation.

2026-10-07T15:11:39+02:00jeudi 8 octobre 2026|Dernières nouvelles|1 Commentaire

Ulysses a de nouveau une option d’achat à vie (très chère)

En parlant de coût de l’outil de création Vs. coût de la promotion, fut un temps – il y a une dizaine d’années, à la louche – Ulysses était une application avec un achat à vie, comme Scrivener, pour une quarantaine d’euros, si ma mémoire est bonne. Puis les développeurs sont passés à l’abonnement – parmi les premiers à opérer cette transition – pour des questions de viabilité économique, promettant un développement continu de l’application. Contrairement à d’autres (je te regarde, TextExpander), Ulysses a été continuellement amélioré, même si l’on aimerait parfois que ça aille plus vite ; on notera en particulier l’ajout des projets, qui offrent des environnements de création séparés de la banque de données principale de l’application, ou les feuilles de ressources, des parties réservées aux notes et à la documentation qui ne termineront jamais dans la compilation finale du document.

Mais Ulysses, comme Bear, est une application dont le minimalisme est l’atout majeur et une fonctionnalité à part entière. Soit vous voulez tout avoir et vous utilisez Scrivener (ou Obsidian, ou Photoshop), soit vous cherchez une expérience intentionnellement limitée et vous utilisez Ulysses (ou Bear, ou Affinity), même si la puissance de Scrivener reste inégalée. Un autre atout majeur d’Ulysses est son omniprésence (même expérience sur iPhone, iPad et Mac, alors que pour Scrivener, c’est beaucoup plus compliqué). J’aime en théorie la possibilité d’avoir tout ce que j’écris regroupé au sein d’une même application – article, billet de blog ou roman, théoriquement, tout se passe au même endroit, pas de réflexion – on ouvre l’app, on écrit. C’est chouette.

Eh bien, regardez qui vient de faire son apparition en catimini dans les achats intégrés d’Ulysses :

C’est… dissuasif, quand Scrivener coûte le tiers. C’est l’équivalent de cinq ans d’abonnement. Donc, si Ulysses est votre outil préféré, que vous passez votre vie dedans, le calcul est envisageable, d’accord. Mais on rappellera qu’Ulysses est intégré aussi à l’abonnement Setapp sans surcoût.

Pour ma part, je reste accroché à mon Mac et donc à Scrivener. Néanmoins, pour le public central d’Ulysses, je suis content de voir une telle option redevenir une possibilité, même si elle est exorbitante. Vous saurez tout de suite si ça vous concerne, ou pas.

2026-09-29T07:52:13+02:00lundi 5 octobre 2026|Technique d'écriture|0 commentaire

Procrastination podcast s11e02 – L’imaginaire peut-il être apolitique ?

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s11e02 – L’imaginaire peut-il être apolitique ?« .

L’imaginaire permet un pas de côté vis-à-vis du monde, théoriquement la réinvention totale d’une réalité. Cela permet-il de s’en affranchir totalement, sans a-priori culturel, et donc de réaliser un imaginaire de pur divertissement, dépourvu de considérations politiques ? 

Mélanie fait la différence cruciale entre ce qu’une Å“uvre véhicule politiquement, et le discours que celle-ci peut mettre en avant, lequel n’est pas systématiquement présent. Estelle expose que la prétention « apolitique Â» d’une Å“uvre recouvre souvent le renforcement de la vision dominante du monde considérée comme allant de soi… ce qui est éminemment politique. Pour Lionel, l’imaginaire est la forme la plus politique qui existe, puisque le moindre aspect qui figure dans une Å“uvre va relever des choix de l’auteur·ice. 

Références citées

  • Robin Hobb
  • La loi de Betteridge https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_des_titres_selon_Betteridge
  • Holly, et Salem, de Stephen King
  • Les Rougon-Macquart, cycle d’Émile Zola
  • Margaret Thatcher
  • Disney+
  • L’Éveil du Léviathan, James S. A. Corey
  • Occulture, https://www.youtube.com/@Occulture
  • Game of Thrones, série TV créée par David Benioff et D. B. Weiss, adaptée des romans de G. R. R. Martin
  • Game of Thrones, Actes du colloque des Imaginales 2020, sous la direction d’Anne Besson
  • Gladiator, film de Ridley Scott
  • J. K. Rowling

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2026-09-29T08:30:22+02:00jeudi 1 octobre 2026|Procrastination podcast|0 commentaire

Facebook vous interdit de poster gratuitement plus de deux liens extérieurs PAR MOIS

Dans le pays de l’absurde, au dernier étage de l’enshittification :

J’avais du mal à y croire, mais oui, vous avez bien lu : dorénavant, vous ne pourrez plus poster que deux liens par mois sur votre page ou profil personnel. Vous avez un blog, une page auteur·ice, une boutique indépendante de maison d’édition et vous voudriez en partager le contenu ? Il va falloir payer : cinquante balles pour huit liens, cent cinquante pour vingt. PAR MOIS. J’imagine que la destruction de l’environnement et de la démocratie avec leur IA de merde ne se finance pas toute seule.

Partout, le même schéma se reproduit : créer un produit attirant à perte, emprisonner le public à l’intérieur, puis essorer la clientèle jusqu’à la dégénérescence finale du produit. Il y a quatorze ans (ouch), je me scandalisais de l’avènement de ce qu’on appelle maintenant l’algorithme (que nous étions jeunes et innocents à l’époque). C’est marrant comme certains passages restent contemporains :

Se rendre indispensable en montrant (plus ou moins) patte blanche, puis, une fois la position dominante atteinte, dire « maintenant, pour continuer à utiliser dans des conditions normales un outil qui fait partie de votre vie, il va falloir passer à la caisse ». […] Merci, Facebook, de ce petit réveil-matin, de ce rappel qu’à s’en remettre à une entreprise tierce, on ne demande qu’à être menotté.

Près de quinze ans plus tard, comme des moutons à l’abattoir, nous1 restons collectivement otages de notre fix de dopamine et de doom scrolling, et Meta refait le coup, encore et encore, avec Instagram, et maintenant Muse. Et nous restons collectivement, parce que c’est « impossible » de se passer de ces plate-formes. Je ne sais pas que dire. À ce stade, Mark Zuckerberg peut bien se filmer en tirant une balle dans la tête d’une portée de chatons, ce sera tout à fait inacceptable, mais il faudra continuer à payer Instagram pour se promouvoir et donc vivre – et je ne sais pas, quand est-ce qu’on arrête de trouver ça normal et de subir ?

Pour mémoire, pour le droit de poster vingt liens vers chez vous en un mois sur Facebook, on peut acheter deux licences perpétuelles de Scrivener. C’est-à-dire deux fois plus qu’on en a besoin pour faire un véritable, et important, travail artistique.

2026-09-29T07:50:53+02:00mardi 29 septembre 2026|Humeurs aqueuses|0 commentaire

Réseaux à fragmentation

Pas encore de digital garden sur ce site, d’une part parce que pour être honnête, mon hébergeur rencontre depuis quelques semaines des soucis (ça ne vient pas de vous), et d’autre part, avant de me lancer dans ce bricolage d’envergure, je continue à m’interroger (I am a thoughtful guy, I think about a lot of things), comme tous les mardis à peu près, sur la place des plateformes en tant que relais vis-à-vis de nos îles sur Internet – nos sites, nos blogs à grand-papa. La tension est toujours : maîtriser son contenu chez soi (encore qu’à l’ère des LLM, on se demande ce qui nous appartient encore vraiment) Vs. aller échanger avec les gens là où ils se trouvent (dire coucou sur les plate-formes dont ils ont l’usage et l’habitude).

La solution, c’est le POSSE : Publish Once on your Site, Syndicate Everywhere – publier une fois sur son site, partager partout. Un article, une page, deviennent des liens qui sont partagés sur les plate-formes ; une mise à jour brève – un statut, une photo rigolote – s’insère dans le flux du blog et devient une brève sur les réseaux. Si les audiences et donc les conversations sont fragmentées, le site devient une archive vivante et, à terme – parce que c’est quand même ce qu’on préfère –, c’est là que les conversations peuvent venir se fédérer. Un truc, en gros, qui ressemblerait à ça, et oui, je sais, je dessine comme Wambus :

C’est-à-dire : un flux d’activité unifié, un peu comme les réseaux le proposent, mais chez soi, et permettant surtout d’entremêler élégamment le léger et le consistant. Eh bien, figurez-vous que c’est étonnamment difficile à faire – et pas tellement de la faute des plate-formes : automatiser et poster dessus est un problème globalement réglé (même s’il existe des tas d’idiosyncrasies, comme X qui rend ça payant une fortune – stupidité – ou Instagram qui exige une image, ce qui n’est pas aberrant). Les solutions de gestion de contenu comme WordPress ne prévoient pas tellement cette présentation unifiée – Micro.blog est à peu près ce qui s’en approche le plus. Les solutions d’hébergement sont curieusement mal fichues pour apprivoiser cette différence dans la pertinence variable d’un élément, selon qu’on parle d’un article argumenté sur un problème de fond, ou bien un simple partage de joie éphémère. C’est ce qui pousse à créer des digital gardens plus pérennes et séparés de la mise à jour limitée dans le temps annonçant « je signerai ce weekend à la Fête de la Crêpe ma nouvelle tragédie gastronomique, La Pâtissière du Fiel« . WordPress explore les Social Notes, mais la fonctionnalité est à moitié finie et ça n’a pas l’air d’être une priorité.

Pourtant, réfléchir à ces différentes « vies » inscrites dans le temps (tweet < statut < article < fiche evergreen, contenu de digital garden) et les unifier dans le même flux est peut-être la vraie solution. Cela me fait penser à l’approche adoptée par le lecteur de flux Current Reader, avec différentes « vitesses » et durées de vie pour différentes sources d’information – une actualité brève n’a peut-être besoin de vivre que quelques jours dans le flux avant de devenir obsolète, quand certains articles sourcés sont valides plusieurs mois. Je réfléchis à cette approche, parce que ce site est chouette, il y a plein de choses intéressantes dessus construites au fil des ans, mais il a besoin d’une réflexion de fond pour l’amener dans les années 2030.

2026-09-23T11:15:59+02:00jeudi 24 septembre 2026|Geekeries|2 Commentaires

Dieu a grandi

On a tous besoin d’un gros Maine Coon orange polydactyle dans sa vie. Si, si, même si vous êtes allergique aux chats.

Il a tellement grandi depuis qu’il était tout piti. (Vraiment piti.) Mais il est toujours aussi adorable, en tout cas ça en a l’air. C’est juste bizarre de voir un lion gros comme une table basse miauler comme un tout petit chat.

Ce post est parfaitement inutile, mais allez, c’est aussi pour ça que vous venez, hein. Gloire à Wambus pour les siècles des siècles.

2026-09-23T10:18:50+02:00mercredi 23 septembre 2026|Juste parce que c'est cool|0 commentaire
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