Livre et Mer : impossible de ne pas sentir un petit frisson d’excitation devant le nom de ce salon – je ne sais pas, c’est comme si l’on faisait des salons Sucre et Saucisson, Jolies Filles et Chocolat, Vin et Jeu Vidéo, cela tient du fantasme. En moins improbable. La littérature maritime a évidemment une longue tradition derrière elle, des classiques du roman d’aventures aux ouvrages techniques et scientifiques. En conséquence, je n’avais même jamais osé m’imaginer dans cette lignée ; mais, vu d’où je viens, j’étais ravi de me trouver invité à ce salon, qui existe depuis vingt-cinq ans, et qui allie les deux univers qui me sont chers. J’étais donc également très heureux de pouvoir présenter Léviathan : La Nuit en avant-première pour la première fois en salon. Dire que je n’ai pas été déçu est un euphémisme. Pour un salon spécialisé, Livre et Mer fédère un public passionné et exigeant qui ferait l’envie de plus d’un festival généraliste, reçoit ses invités avec chaleur, et offre une programmation qui sait allier qualité et créativité, que ce soit au niveau des cafés littéraires, des expositions (comme François Bourgeon cette année, excusez du peu), des soirées (émouvant et instructif concert-conférence d’Anne Queffélec autour de pièces marines) pour restituer cette ambiance maritime unique, où une âpre passion s’allie à l’éducation et la recherche. Même si vous n’êtes pas passionné d’océan, il faut aller à Livre et Mer. Il est impossible que le souffle de l’aventure ne vous prenne pas à la vue de la librairie où les vieux gréements, les romans de corsaires, les récits de voyages vous invitent à l’évasion. Merci et bravo à toute l’équipe (Christelle, Claire, les bénévoles, les libraires…) pour l’organisation sans faille, leur gentillesse, leur énergie et pour avoir rendu toutes ces rencontres possibles. Et merci à vous tous, si vous lisez ces mots, pour votre présence, votre intérêt pour Léviathan et les échanges de ce week-end !