Couv. François Baranger

Couv. François Baranger

Plus qu’une semaine ! La Route de la Conquête sort jeudi prochain, le 21 août, dans toutes les bonnes librairies. Il est encore temps de précommander et de recevoir votre exemplaire dédicacé : jusqu’au 18 août, en passant par la librairie Critic, sur cette page. Le site d’actualités et de référence sur la fantasy Elbakin.net en propose déjà une critique en avant-première :
8/10. Pêle-mêle, on peut citer parmi les problématiques au menu : vainqueurs et vaincus, choc des cultures, traditions et pseudo-modernité, sans parler de savoir si la fin justifie (tous) les moyens, ou du moins de tenter de faire un choix en laissant l’histoire nous juger… Tout cela se retrouve traduit ici sans que l’auteur ait besoin de se montrer pontifiant ou de faire souffrir le rythme de son récit. […] Avec un soin évident et un vrai souci du détail sans jamais en faire trop, l’auteur nous entraîne à la suite de Korvosa et des autres dans un monde dont les échos nous touchent et se révèlent à même de nous faire réfléchir, sans pour autant que le décor ne soit qu’un décor, au contraire. Une belle confirmation !
Merci à Elbakin et à Gillossen, auteur de la chronique, pour cet article à découvrir en entier ici (chronique garantie sans spoilers). Et pour le plaisir, un petit extrait de « Le Guerrier au bord de la glace » (qui fait partie des inédits du livre), que j’avais passé sur Facebook. Que dire de ce texte et du monde d’Évanégyre à cette époque ? Robots géants. Fusils laser. Combats aériens. Dragons. 
Cent mètres plus loin, Branth a réussi à contrôler suffisamment sa chute, lui aussi, et s’ébroue furieusement en poussant des hurlements de colère qui soulèvent des grêles de cailloux et font vibrer les plaques de mon blindage. Il a délogé deux adversaires, qui se tiennent à présent devant lui. Le premier a dégainé son tranchoir et protège son camarade qui se relève péniblement – le pilote est sonné, ou bien le contrôle moteur a subi une avarie, voire les deux. Le dragon se secoue avec rage tandis que les deux autres mekanas restent accrochées à son dos. Malgré les embardées de la créature formidable, l’une d’elles tire laborieusement son propre tranchoir, prête à l’enfoncer entre les omoplates du seigneur Branth. Je m’élance à pleine vitesse vers les deux Chartistes qui se tiennent devant lui. Mes ailes s’orientent tandis que ma course s’accélère, et je sens les lames captatrices vibrer à mesure qu’elles absorbent de plus en plus d’énergie à la faveur de mon élan. Ma foulée s’allonge, les réacteurs prennent le relais. Pas le temps de dégainer ma propre épée. Je lève le poing, griffes toujours sorties, et assène un coup cataclysmique, porté par ma propulsion, à l’insurgé qui se tenait en garde. Le choc de nos deux colosses d’acier tonne sur les plateaux comme le heurt de deux massues maniées par des dieux. Nous partons en vol plané et percutons lourdement la roche dans un crissement de métal torturé. Son bras droit ne lâche pas le tranchoir mais se tord en arrière dans une position anormale, et j’entends claquer les servomoteurs d’articulation. Nous nous arrêtons dans une pluie de pierres et de poussière. Sans lui laisser le temps de réagir, à califourchon sur son dos, j’empoigne les lames délicates qui composent la voilure de ses ailes et tire de toute la force de mes propres moteurs jusqu’à les arracher. Branth rugit. Il s’est cabré, prend une profonde inspiration. Il va souffler.
À dans une semaine pour la sortie du livre !