L’Impassible armada est DISPONIBLE !

Et hop, c’est officiel, après les avant-premières du week-end et le récit de l’intrépide réalisation de la couverture :

Couv. Victor Yale

L’Impassible armada est disponible dans toutes les librairies : du roman d’aventure maritime mêlé de surréalisme et d’absurde, une ambiance rappelant l’humour noir de « Tuning Jack » ou de Les Questions dangereuses.

On avait regardé, horrifiés, les cristaux mous submerger le pont et les camarades sauter à la mer sans même attendre la fin, gelés par dizaines. Ce jour-là, la glace avait chanté fort pour eux.

À présent, elle chantait aussi alors que notre propre bâtiment, l’Awesome Pride, prenait de la vitesse, porté par le Flux. La glace, on la voyait ruisseler comme de l’eau sur de la pierre noire – le véritable océan. Ce que j’aurais voulu le retrouver, lui. Elle, j’essayais de pas l’écouter, mais ce glouglou apaisant, tranquille, libérait une note bleue, obsédante, qui me faisait mal à la tête, comme quand on boit trop froid.

Novella en version augmentée, avec un tout nouveau contrechant : seulement 7 € dans toutes les librairies.

➡️ Site de l’éditeur

2021-10-18T18:28:32+02:00lundi 18 octobre 2021|À ne pas manquer|3 Commentaires

Comment a été réalisée la superbe couverture de L’Impassible armada

Les éditions 1115 aiment les objets qui existent, comme les beaux livres qu’on tient en main, et cette maison réalise autour des couvertures de leurs ouvrages un boulot artistique à la fois impressionnant et malheureusement un peu inusité de nos jours, car :

Couv. Victor Yale

… les couvertures de leurs livres existent vraiment.

C’est-à-dire qu’une grande part de leurs compositions sont réalisées à partir de sculptures réelles, photographiées et composées, ce qui représente un boulot à la fois considérable, fascinant et bien peu connu. Du coup, j’ai tanné les éditions pour pouvoir partager un truc drôlement cool : l’histoire de la réalisation de la magnifique couverture de L’Impassible armada.

Je passe le relais à Victor Yale et Frédéric Dupuy pour ce récit en images, et qui vous permettra d’entrevoir comment ce genre de couverture se réalise :

Grand merci à Victor Yale et à Frédéric Dupuy !

Plus très longtemps à attendre pour voir le livre en vrai, puisque pour mémoire, le livre sera disponible en avant-première ces jours-ci aux Imaginales, avant sa sortie officielle le 18 octobre. Et pour seulement quelques jours, tous les exemplaires commandés avant le 15 octobre sur le site de l’éditeur seront dédicacés de ma blanche main à l’occasion du festival. Ne tardez pas !

➡️ Informations complémentaires et commandes

2021-10-20T18:07:23+02:00mercredi 13 octobre 2021|À ne pas manquer, Juste parce que c'est cool|2 Commentaires

Les actes du colloque universitaire des Imaginales 2020 sont disponibles

Game of Thrones, un modèle pour la fantasy ? est un épais volume rassemblant les interventions des chercheurs et chercheuses en littérature réalisées au cours du colloque universitaire organisé par les Imaginales en 2020 :

Au printemps 2019, la diffusion de la dernière saison de la série télévisée Game of Thrones a l’effet d’un tsunami dans le paysage culturel mondial. On peut désormais, et sans doute pour longtemps encore, observer les traces laissées par son passage. L’objectif de ce livre est d’établir un premier bilan collectif sur ce que le succès de la série mais aussi des romans de George Martin ont pu apporter à la manière dont la fantasy est perçue. Dans quelle mesure le phénomène GoT a-t-il transformé la fantasy ?

Entre articles et interventions d’auteurs, ce livre vous replonge dans l’univers de cette série mythique et dans la fantasy telle qu’elle est désormais.

Contributions de Maureen Attali, Tasnime Ayed, Florian Besson, William Blanc, Yann Boudier, Marie-Lucie Bougon, Justine Breton, Florian Favard, Vivien Feasson, Marie Kergoat, Romain Mathieu, Laura Muller-Thoma, Aurélie Paci, Thierry Soulard et Anne Besson.

Le livre sera bien entendu disponible aux Imaginales dans quelques jours ; j’avais eu l’honneur d’apporter une minuscule pierre à l’édifice (une pierrette, disons) (sans pot au lait) en participant à la table ronde auteurs et autrices au sujet de l’influence de l’œuvre de Martin dans le genre (intervention disponible sur YouTube).

Le livre sort aux éditions ActuSF, et notez que pour encore 24 heures, toute commande sera dédicacée par les intervenantes et intervenants !

➡️ Plus d’informations et commander

2021-10-22T18:23:18+02:00mardi 12 octobre 2021|À ne pas manquer|0 commentaire

Cette semaine, venez aux Imaginales à Épinal !

Ho boy, comme on dit au Québec : on l’a attendue, cette édition ! Le grand festival d’imaginaire de l’Est peut enfin se tenir, et c’est là, maintenant tout de suite ou presque, c’est-à-dire à partir de jeudi, jusqu’à dimanche, à Épinal.

Affiche Stéphane Fert

Avec un très chouette programme à nouveau, une centaine d’auteurs et autrices invité·es, un immense programme de tables rondes, de rencontres, de dédicaces… à découvrir sur le site officiel. Petite modification cette année pour les habitué·es : en raison des normes sanitaires actuelles, les lieux de débat seront répartis à travers la ville et plusieurs bulles du livre plus petites seront érigées pour faciliter la circulation des personnes. Mais tout reste très accessible notamment à pied.

J’aurai le plaisir (et parfois même l’honneur et la responsabilité) d’intervenir sur les sujets suivants :


14 octobre → 17 octobre

Rencontres et dédicaces sur toute la durée du festival, au chapiteau place Edmond Henry.

Programme de tables rondes et entretiens :

Samedi 16 octobre

  • 10h, Magic Mirrors place de la Chipotte : Actes odieux, propos discriminants, stéréotypes sexués : l’écrivain a-t-il une responsabilité vis-à-vis de ses lecteurs ? avec Isabelle Bauthian, David Bry, Lionel Davoust, Pascaline Nolot. Modération : Valérie Lawson.
  • 14h, Pôle histoire et imaginaire : Le Moyen âge et la fantasy. Avec Justine Breton, Lionel Davoust et Lucie Malbos. Modération : Victor Battaggion.

Dimanche 17 octobre

  • 11h, Magic Mirrors place des Vosges : Accueillir, écouter, protéger… Pour en finir avec le sexisme dans l’édition ! Avec Lionel Davoust, Silène Edgar, Betty Piccioli, Jérôme Vincent. Modération : Sylvie Miller.
  • 15h, Magic Mirrors place de la Chipotte : Les communautés de fans et leur rôle en fantasy. Avec Nymphadora, Sylvain Chardaire, Lionel Davoust, Alix Houllier, Marjolaine Martin. Modération : Silène Edgar.
  • 16h, Magic Mirrors place des Vosges : Comment écrire de la fiction ? Les (bons) conseils d’un spécialiste. Entretien réalisé par Jérôme Vincent.

D’autre part, pour mémoire, L’Impassible armada sort enfin et sera disponible en avant-première lors du festival :

Couv. Victor Yale

À très vite en personne, pour profiter à nouveau d’une des plus grandes et belles fêtes de l’imaginaire de l’année !

➡️ Site officiel, programme et infos pratiques

2021-10-18T18:27:28+02:00lundi 11 octobre 2021|À ne pas manquer|0 commentaire

Dans le Historia d’octobre, un cahier spécial fantasy de 24 pages

Et je vais vous dire un truc : c’est génial qu’une revue comme Historia, un vrai monument avec plus d’un siècle d’existence à elle seule, tende avec enthousiasme la main au genre pour accueillir et célébrer ses contributions à la grande conversation de l’histoire, surtout pour le mois de l’imaginaire.

24 pages, donc, qui s’adressent au grand public pour découvrir les forces et les spécificités du genre et replacer les grandes œuvres qui ont marqué à l’image les consciences dans leur contexte : avec une proposition de bibliothèque idéale, des chroniques récentes (merci à Véronique Dumas, d’ailleurs, pour sa chronique élogieuse de « Les Dieux sauvages » que j’ai découvert avec enchantement à la réception du numéro) et des articles couvrant la substance du genre. Je me suis pour ma part humblement chargé d’une tentative de définition et d’historique de la fantasy – en 6000 signes, c’est un tour d’horizon nécessairement global, mais qui espère poser clairement les jalons pour les néophytes.

Si vous avez dans votre entourage des personnes qui s’interrogent sur le sujet et peinent à comprendre ces histoires bizarres d’elfes de de dragons, c’est une porte d’entrée idéale.

Merci à toute l’équipe de la revue d’avoir fait une place à la fantasy pour ce numéro d’octobre et d’avoir mis en avant ses liens avec le patrimoine de l’humanité, tout spécialement à Victor Battaggion, rédacteur en chef adjoint (qui sera présent aux Imaginales, et dirige des débats d’une grande richesse avec son goût pour l’imaginaire et sa culture d’historien).

➡️ Plus d’infos sur le numéro d’octobre d’Historia et commander

2021-10-03T18:09:14+02:00mardi 5 octobre 2021|À ne pas manquer|2 Commentaires

Ce week-end, c’est Lire en Poche à Gradignan (région bordelaise)

Lire en Poche, c’est un très grand salon à Gradignan (sud de Bordeaux) autour du livre de poche (comme le nom pouvait le laisser deviner, tu es malin, auguste lectorat) : tous les genres y sont présents, et c’est très chouette. En imaginaire seront présent·es par exemple Paul Beorn, Clément Bouhélier, Fabrice Colin, Catherine Dufour, Victor Fleury, Loïc Henry, Christian Léourier et Aurélie Wellenstein, sans parler d’acteurs et actrices de la région qui seront là aussi.

Pour ma part, j’y serai samedi et dimanche jusqu’en milieu – fin d’après-midi grâce aux belles équipes de Folio SF (rendez-vous sur le stand Gallimard), et j’aurai le plaisir de partager une table ronde avec monsieur Christian Léourier, animée par Laurent Queyssi :

Samedi 9 octobre – 15h – Les dieux de la fantasy, Restau littéraire. La spiritualité n’est pas absente des univers de fantasy, bien au contraire, mais le divin, dans un système monothéiste ou panthéiste, possède toujours des parts lumineuses comme des versants plus obscurs. Ainsi dans le monde créé par Christian Léourier avec La Lyre et le glaive, qui voit s’opposer les adeptes d’anciens dieux aux partisans d’une divinité Unique, et au
milieu de cette crise religieuse qui ébranle toute la société, le destin d’un homme aux pouvoirs de prédication, Kelt le diseur de mots. Ainsi chez Lionel Davoust, et sa saga de fantasy épique et foisonnante « Les Dieux sauvages », où dans un monde bouleversé par la chute de l’Empire en place, des zones de chaos naissent et ravagent la planète, provoquant des mutations, mais aussi l’arrivée de nouvelles croyances et d’un système féodal qui prône une religion masculiniste et austère. C’est là qu’une femme, Mériane, va se retrouver projetée, au cœur d’un combat où les hommes contrarient les dieux et en payent le prix.

Noter que l’entrée est entièrement gratuite !

➡️ Site officiel, programme et infos pratiques

2021-10-10T19:27:20+02:00lundi 4 octobre 2021|À ne pas manquer|3 Commentaires

Rendez-vous ce week-end au festival Méditerranée polar et aventure (Perpignan)

Il fait encore beau, il fait encore chaud, le climat change, des paquebots se trouvent pris dans les sables (OK, ça c’est pas le climat, et c’est drôlement cool en vrai) :

Ce week-end se tiendra le cinquième festival Méditerranée polar et aventure, qui mêle toutes les littératures de genre, sur le paquebot échoué Le Lydia (si vous ne l’avez jamais vu, ça vaut le coup) au Barcarès, tout près de Perpignan. Il y a comparativement peu de festivals de genre dans le sud de la France, alors c’est une occasion à ne pas manquer !

Pour cause que j’habite un peu à l’autre bout du monde, je ne pourrai être présent que le samedi, donc si vous voulez une nageoire sur Comment écrire de la fiction ? ou un « Les Dieux sauvages », gardez cela à l’esprit. Mais ce n’est pas obligé, vous pouvez aussi acheter ces bouquins samedi sans nageoire dessus. Et dimanche aussi, mais là y aura pas le choix. Et évidemment y a des bouquins de plein de chouettes gens aussi à acheter. Qui mettront plutôt des griffes. Si vous voulez. Là aussi. S’ils sont là. Bref. Vous voyez le truc du machin qui fait le chose.

Et au cours de cette journée, j’aurai le plaisir de participer à deux débats :

11h : La géopolitique explorée par la littérature de l’imaginaire – La création de monde implique une géopolitique qui peut parfois rappeler notre réalité. Comment les auteurs bâtissent-ils ces univers, et sur quelles connaissances s’appuient-ils ? Avec :

  • Lionel Davoust
  • Franck Ferric
  • Benjamin Lupu
  • Fabrice Papillon
  • Nicolas Texier

15h :Devenir écrivain : Polar et littératures fantastiques : même combat ? – Les genres semblent éloignés, mais y a-t-il une base commune pour tous les écrivains de genre ? Quelles peuvent être les différences d’écriture, de structure, de recherche ?  Animé par Jacques Lavergne, avec :

  • Paul Arquier Parayre
  • Paul Beorn
  • Yves Carchon
  • Lionel Davoust
  • Nicolas Feuz                                               
  • Florian Paret

Je sens qu’on va causer worldbuilding en SF&F comme en polar, et ça va être kewl.

➡️ Toutes les infos et le programme en PDF

2021-09-27T18:30:14+02:00lundi 20 septembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Rendez-vous ce week-end au festival Méditerranée polar et aventure (Perpignan)

L’Impassible armada redux sortira le 18 octobre

… et puisque l’on parle de dates de publication (La Fureur de la Terre ressort chez Folio le 4 novembre, si vous avez loupé la couverture), une autre belle nouvelle : la version « redux » (c’est-à-dire augmentée d’un contrechant – pour la glace, ça s’impose – si vous ne voyez pas le lien, c’est que vous devez lire le bouquin – comment je suis retors) de L’Impassible armada sortira le 18 octobre aux éditions 1115.

Et oui, le livre sera disponible en avant-première spécialement aux Imaginales ! Ce qui est d’autant plus cool, car la première version de ce texte est parue, justement… dans la toute première anthologie des Imaginales (Rois et Capitaines).

Si vous avez aimé Les Questions dangereuses, « Bienvenue à Magicland » (dans Contes hybrides) ou même les vénérables « L’Île close » et « Tuning Jack » (disponibles gratuitement ici), il y a fort à penser que L’Impassible armada vous plaira aussi – on est dans la même veine absurdo-surréalisto-sombre, cette fois en mode roman d’aventure maritime.

Le jour où Jacke a sauté par-dessus bord, j’ai compris qu’il était temps d’agir.

Il ne l’a pas fait sans me dire mes quatre vérités, ça, non. Tout ce temps, je croyais qu’on était frères de bord, partageant les dangers de la bataille et le réconfort des camarades. Eh bien, il est sorti en uniforme d’apparat sous la lune perpétuelle qui dirige maintenant nos chiennes de vies. J’ai tout de suite vu que ça n’allait pas ; aucun de nous ne fait plus très attention à la discipline vestimentaire. Il est venu vers moi de ce pas raide et décidé qu’on a appris à reconnaître, les yeux dans le vide, fixés un peu au-dessus de ma tête, comme si j’avais un oiseau perché sur le crâne. Et puis il m’a dit avec cette voix monocorde, glacée, mécanique :

« Davenport, tu as une tête de rat, le caractère d’une fouine, je sais que tu triches aux cartes et je ne supporte plus d’entendre ton rire de hyène. »

Et puis il m’a salué, il a marché vers le bastingage, l’a enjambé et il a sauté.

Couv. Victor Yale
2021-10-20T18:07:06+02:00jeudi 9 septembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur L’Impassible armada redux sortira le 18 octobre

La Fureur de la Terre sort le 4 novembre chez Folio : découvrez la couverture !

Salut, j’écris des trucs et des machins et y a des gens font des illustrations mortellement cool pour aller avec :

Couv. Georges Clarenko

MAIS YES

J’aime énormément le symbolisme de Ganner, la représentation des murailles sur cette image – et ces Sauteriaux, graou ! C’est comme à chaque fois fascinant – et, honnêtement, génial – de voir comment plusieurs illustrateurs s’approprient différemment un même texte et un même univers avec leurs sensibilités et leurs forces. Alors qu’Alain Brion suit le voyage de Mériane au fil des couvertures, Georges Clarenko propose une vision presque historique, déjà mythique, de la geste de la Messagère du Ciel. Merci à lui, et à eux, de prêter leur talent à ces livres, et puis à vous, tiens, de leur faire une place sur vos étagères !

La réédition poche du tome 3 de « Les Dieux sauvages », donc, sortira le 4 novembre. Disponible dans toutes les librairies – un tome pivot à bien des titres, situé mathématiquement au milieu de la saga, et je trépigne déjà que ceux et celles qui ont découvert la série dans cette édition puissent à nouveau poursuivre le voyage !

2021-09-06T17:23:44+02:00mardi 7 septembre 2021|À ne pas manquer|2 Commentaires

Si vous êtes sur Twitter, vous pouvez maintenant suivre le site avec ce bot

Soyons clairs, entièrement transparents, et peut-être que l’enseignement pourra servir à quelqu’un d’autre (est-ce qu’on n’est pas là pour ça ?) :

Fréquentation du site sur les six derniers mois

Malgré toutes les critiques que j’ai envers les réseaux (et qui sont aussi liées à la manière très personnelle dont mon cerveau un peu mal dégauchi fonctionne), je constate une réalité assez nette, et finalement assez évidente, qui est que bien sûr, les gens se renseignent là où ils sont. Et oui, la fréquentation du site s’effrite, ce qui ne m’ennuie pas spécialement dans l’absolu (je préfère la qualité des interactions à la quantité), mais de façon très prosaïque, même si je fais un métier de création dont la temporalité est violemment décorrelée de l’aspect effréné de notre époque, même si mes éditeurs font un prodigieux boulot de communication, même si mon travail est d’écrire et pas de faire community manager, il n’est pas complètement stupide d’avoir une tête de pont auprès de ces nouvelles réalités.

Mon problème avec les réseaux n’est évidemment pas les échanges merveilleux qu’on peut y avoir (duh) mais les dramas du jour oubliés en quarante-huit heures après avoir laissé tout le monde exsangue, les randoms qui viennent t’agresser dans l’espoir de gagner du follower sur des réactions polarisées, l’ambiguïté d’apparaître en tant que personne individuelle en ligne quand on n’est là pour son boulot (sachant que je déteste raconter ma vie personnelle en ligne, c’est vraiment pas ma came), les coups de sang qui m’épuisent mentalement tant sur Internet qu’IRL (et j’y inclus les miens). Et tout ça qui m’empêche de me concentrer sereinement sur ce que je fais, parce que, comme je l’ai dit ici et là, il m’est presque impossible de lâcher.

Quelqu’un m’avait suggéré au moment de mon départ la possibilité de proposer un compte social qui ne fasse que du relais sans interaction (merci pour cette suggestion, et désolé d’avoir oublié votre nom). Soit, potentiellement, le bon côté de proposer des choses en ligne, sans la charge mentale de gérer des mentions qui partent en sucette et de devoir alimenter la route à hamster avec des idées nécessairement réduites en 280 caractères.

Eh bien, on va tenter ça ! Je regrette d’avoir perdu un certain nombre de contacts sympas à mon départ, et si je peux vous rendre la vie plus facile en vous proposant un compte Twitter à suivre plutôt qu’une inscription à une newsletter, tout ça sans me rendre zinzin au passage, eh bah ce serait drôlement cool.

Ooooh :

Alors, pour des raisons de clarté, ça n’est pas Lucien, évidemment, mais c’est tout comme : ce compte relaiera les articles et les actus du site + quelques infos de dernière minute (comme le programme des salons) et, à terme, rediffusera le best-of du présent bordel site, comme au bon vieux temps. Mais pour me trouver en ligne, ça restera ici (le compte sera entièrement automatisé, pas de messages privés, je ne surveillerai pas les mentions). Une seule adresse :

http://twitter.com/LDavoustBot

J’espère que c’est une bonne idée. J’espère que vous trouvez que c’est une bonne idée. J’espère que ça vous sera utile, surtout, et puis à moi aussi, quand même. Comme toujours, n’hésitez pas à dire ce que vous aimeriez trouver dans un outil de ce genre. J’ai un peu peur, en toute franchise.

Question quant à l’éléphant dans la pièce : est-ce à dire que Facebook aura à terme la même chose ? En toute honnêteté, très probablement pas. Si Twitter m’a usé à titre personnel, j’ai beaucoup moins à reprocher objectivement à cette entreprise (même si ce ne sont pas des saints) que Facebook, dont l’emprise sur nos données, les innombrables scandales quant à la vie privée, le modèle économique même en font un véritable golem de pus. (Page 194 du Manuel des Monstres. Non, je déconne, j’en sais rien.) Je ne toucherai jamais plus un produit de cette entreprise (que ce soit Facebook, Instagram, WhatsApp mais aussi Oculus) à moins d’une refonte fondamentale qui, ne nous leurrons pas, n’arrivera jamais. Et si Facebook était le dernier moyen sur Terre de vendre un livre, sachez que je me reconvertirais dans l’élevage de harengs à Grundarfjörður. Plus jamais je n’alimenterai de mon plein gré leur système amoral et kafkaïen fondé sur la destruction de la société et de la raison, une publicité ciblée à la fois.

2021-08-18T18:23:52+02:00mercredi 18 août 2021|À ne pas manquer|10 Commentaires

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