Le Zettel de la semaine : Identifier la peur pour la résoudre et avancer (202307271855)
Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.
Si j’ai peur, si je ne sais pas, identifier ce qu’il me manque.
Une leçon qui revient souvent, mais : si je n’arrive pas à savoir quoi écrire, si je suis pétrifié par la peur et la difficulté, cerner d’où vient la réticence. En général il s’agit de deux choses :
- Je n’ai pas envie de faire un truc (parce que c’est contraire au projet ou au personnage)
- Je n’ai pas suffisamment défini les choses ni répondu aux difficultés ou aux questions gênantes
Il ne faut pas avoir peur d’explorer pour le fun et le plaisir. Et surtout, il ne faut pas avoir peur de laisser émerger les idées, d’aller là où on veut, où ça semble fun, de les évaluer, et de les raffiner en fonction de ce qu’elles ouvrent. Et de les développer, de prendre des notes autant qu’il faut, avec du Mindnode, du Scapple, les raffiner et les ordonner en faisant plusieurs versions s’il le faut, jusqu’à inventorier les questions gênantes (❓) et y répondre, en identifiant les autres questions qui émergent, et construire ainsi sur plusieurs fronts, jusqu’à « sentir » les choses au lieu de lutter à les découvrir à l’écriture.
Je peux toujours avancer. La question est toujours : de quoi ai-je besoin pour cela ? Qu’est-ce qui me bloque, d’où vient ma réticence ? Me manque-t-il des choses ? Ou bien suis-je en train de prendre une piste délétère ? Rappelons-nous par ailleurs que si l’histoire dicte une piste qui pose « problème » (qui semble délétère), il est souvent possible de la réconcilier avec la vérité du projet, c’est juste que l’on n’a pas suffisamment creusé pour voir comment les pièces s’imbriquent. Il ne faut pas fuir.
Comme dit E. Gilbert dans Big Magic : « things are interesting ». Si je ne vois pas comment les concilier, alors qu’elles font sens séparément, je n’ai pas découvert leur complexité sous-jacente qui permet à deux phénomènes en apparence contradictoires d’émerger, mais venant d’une seule cause.
Ce travail est de toute façon inévitable : il faut se jeter sur la route de la difficulté plutôt que fuir, soit [[« Se jeter en-travers du camion »]].
