Quand on parle de rentrée littéraire, j’imagine de petits bouquins avec des cartables sur le dos qui pleurent en ne voulant pas quitter leur papa et leur maman : « Naaan, je veux pas aller sur l’étal du libraire, il a l’air méchant, et puis je vais encore me retrouver au fond près de l’extincteur, et, quand la Fnac brûlera, je serai le premier à être mouillé, et, de toute façon, ce sont toujours les mêmes fayots qui se retrouvent au premier rang en tête de gondole… »
Couv. Sébastien Bermès

Couv. Sébastien Bermès

Ou bien ce n’est peut-être pas exactement comme cela que ça marche. Je rechigne comme toujours à parler des projets en cours avant qu’ils ne soient avancés au maximum parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver (idéalement, je n’en parlerais que la veille de la date de publication) mais la rentrée, c’est l’heure des bilans, comme dit l’autre (à l’instar, d’ailleurs, de  l’anniversaire, des anniversaires en dizaines, des commémorations annuelles, de Pâques, du jour de l’an, du printemps, des grandes vacances. OK, peut-être pas Pâques). Alors, me disais-je malgré tout, peut-être qu’un petit point sur les activités en cours serait bienvenu. Oublions la poussière de craie de septembre et l’odeur aseptisée du plastique neuf des claviers pour causer un peu histoires et contes divertissants – enfin, je l’espère. Commençons par la parution de la première partie d’une interview des auteurs d’Identités (anthologie de Lucie Chenu aux éditions Glyphe où figure « Bataille pour un souvenir ». Réalisée par Denis Labbé pour lefantastique.net, cette entrevue fait apparaître les réponses de Sophie Dabat, Estelle Valls de Gomis, Li-Cam, Jean Millemann, Alain le Bussy (et les miennes) à trois courtes questions sur le rapport au thème de l’identité et la genèse des textes. Elle est lisible ici. Les journées ne font que vingt-quatre heures et la vie professionnelle d’un indépendant – en tout cas, la mienne – se répartit selon des proportions : quel temps accorder à tel projet en fonction des disponibilités et envies, car on ne saurait tout faire (du moins, pas correctement), et il existe également de basses exigences matérielles, notamment dues à l’encombrante nature biologique du corps, avec lesquelles il faut hélas composer. Mais j’ai récemment décidé (et eu la possibilité) d’augmenter très nettement la part de mon temps dévolue à l’écriture, pour ma plus grande joie. Je suis donc maintenant, ô auguste lectorat, en parfaite position pour me manger un mur (ce qui, convenons-en, constitue quand même une nette évolution par rapport au fait de ne rien risquer). Alors, sans donner trop de détails pour l’instant, car l’édition est toujours un milieu fragile où les imprévus sont nombreux (il m’est par exemple arrivé d’être payé pour une nouvelle à paraître dans une anthologie que l’éditeur n’a finalement pas publié), voici ce qui se prépare d’à peu près certain pour les douze mois à venir :
  • Des nouvelles à paraître en anthologies ; c’est un marché difficile et donc instable, mais au moins trois devraient voir le jour d’ici mi-2010 (dont une pour la jeunesse) ;
  • Il y a la publication de « L’Île close » en anglais dans Interfictions 2.
Mais ce n’est pas tout, car j’ai maintenant l’immense plaisir d’annoncer deux livres à paraître dans le premier tiers de l’année 2010 :
  • La publication d’un recueil de nouvelles, additionné d’un court roman. Cela s’annonce comme un assez gros volume où se trouveront panachés d’anciens et de nouveaux textes, dont notamment une petite moitié d’inédits ;
  • La publication d’un autre court roman en volume indépendant.
Dès que je me sentirai à l’aise pour en parler un peu plus, je le ferai – en détail, cette fois. Il se prépare enfin un autre gros projet pour 2011, mais là, c’est vraiment, vraiment trop tôt pour en dire quoi que ce soit.