Mardi, dédicace à la Dimension Fantastique (Paris), 17h30

Auguste lectorat, je suis dans la place (de la République) et La Dimension Fantastique, géniale librairie d’imaginaire dans le 10e à Paris (69 rue de Chabrol), me fait le grand plaisir de me proposer une table tant que je suis dans les parages pour vous signer quelques bouquins, mardi 8 avril à partir de 17h30.

J’ai ouï dire que la librairie a réussi à obtenir quelques Léviathan, qui sont en voie d’extinction rapide : si vous en voulez, c’est une bonne occasion !

2025-04-01T18:49:53+02:00jeudi 3 avril 2025|À ne pas manquer|0 commentaire

Ce week-end, rendez-vous à Saint-Genis-Pouilly (tout près de la frontière avec Genève)

Le festival Les Bulles s’éclatent, historiquement concentré BD, s’élargit à la littérature et propose un focus spécial sur l’imaginaire cette année : je suis ravi d’y entamer mes voyages de printemps, c’est ce week-end, et vous y retrouverez aussi Estelle Faye, Vanessa du Frat, Gabriel Katz et plein d’autres auteur·ices et illustrateur·ices en adulte, jeunesse et BD.

L’entrée est libre, avec tables rondes, théâtre d’impro, un escape game, un bel espace librairie et plein d’autres choses : toutes les infos sur le site !

2025-03-18T19:07:21+01:00mardi 18 mars 2025|À ne pas manquer|0 commentaire

Dernière (longue) ligne droite d’écriture pour La Succession des Âges

Grande nouvelle, mes amis ! J’ai réparé le distributeur de poison Les corrections personnelles des 3,2 premiers signes de La Succession des Âges (soit les six premiers actes) sont terminées ; l’énorme tas de 20 cm de haut que j’ai pu montrer parfois en visio se trouve à présent tout entier sur un coin du Starship (mon bureau), davantage par prudence que par réel besoin, car je doute de retourner à mes mentions manuscrites.

Ce qui signifie qu’il ne reste « plus que » :

  • La construction des deux derniers actes + épilogues : c’est fait (autant que possible, cf infra) ✅
  • L’écriture des deux derniers actes (je fais chauffer la Freewrite et le Micro Journal),
  • Mes corrections personnelles là-dessus, et l’intégralité des corrections éditoriales (ces étapes se déroulant sans doute en parallèle),
  • Réfléchir à mes choix de vie.

On n’y est pas encore, donc, mais ça reste une étape majeure, et un gros basculement de mode de travail. Cette étape est affectueusement appelée « DLD » dans mes notes (Dernière Ligne Droite).

Au final, j’aurai coupé dans la masse des six premiers actes l’équivalent d’environ 600 000 signes, soit en volume plus de la moitié du tome 2 entier. Je n’ai pas spécialement coupé de scènes entières ; j’en ai même ajouté quelques-unes, mais j’ai réécrit en profondeur pas mal de passages pour des questions de concision et d’énergie. Plus coupé beaucoup de précisions inutiles. Sur un tel volume, cela équivaut donc à 300 pages mises bout à bout. Ce qui est assez terrifiant avec un projet de cette envergure, c’est que l’effet papillon intervient de façon disproportionnée : un léger ratage de mise en scène en amont peut conduire à un déraillement catastrophique 500 pages plus bas. Donc, on enferme le papillon, on répare les voies, et on remet le train.

Et donc, non seulement cela, mais, reprenant mon seigneur et maître Obsidian, j’ai donc clarifié et effectué l’architecture globale des deux derniers actes restant à écrire, avec une esquisse de chapitrage, autant que possible. Autant que possible, car : avec une histoire aussi vaste, une forme en roman choral et cette fin qui doit renouer tous les fils lancés depuis le tome 1 + les fils spécifiques à cette fin, les influences des trames narratives les unes sur les autres vouent toute planification de détail à l’échec (en tout cas pour moi au stade où se trouve mon cerveau). Comme je le redécouvre régulièrement, écrire trop séparément les fils narratifs les uns des autres conduit inévitablement à une influence imprévue des uns sur les autres, ce qui exige des réécritures / corrections importantes qui réduisent à néant l’avance que l’écriture en isolation était censée me donner.

À présent, la plupart des scènes, des chapitres, vont exiger à nouveau une construction de détail (d’une heure à une journée) pour présenter du mieux possible les grands événements censés se produire, c’est-à-dire d’une manière qu’on va espérer intéressante et fun. Il reste beaucoup de choses que j’ignore, mais ce sont des choses que je peux déterminer le moment venu (« quelle est la couleur de la porte ») Vs. des choses qu’il me fallait savoir en amont pour pouvoir tout articuler (« quelles répercussions globales pour la révélation de X, influant le parcours de l’intrigue »).

Une structure de choses pour des machins (Obsidian Canvas)

Au final, ce tome 5 fera environ 57 chapitres + épilogues – oui, au pluriel, pour, euh, les… survivants. Et sous réserve, donc, des réalités de terrain. À titre de comparaison, La Messagère du Ciel en comptait 25, Le Verrou du Fleuve 16, La Fureur de la Terre 27, L’Héritage de l’Empire 31.

Ce qui a suscité ceci1 que, vraiment, honnêtement, je n’avais pas calculé :

ça n'est donc officiellement plus une pentalogie. Avoue.

Morgan of Glencoe (@morganofglencoe.bsky.social) 2025-03-04T09:33:20.337Z

Euh. Je.

À ce stade, je finis, je… livre (ha, ha), et on verra.

Avanti.

2025-03-05T00:10:06+01:00mercredi 5 mars 2025|À ne pas manquer|2 Commentaires

Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales « Du manuscrit à la publication » sont ouvertes ! avec Sara Doke et Jean-Claude Dunyach

Cette nouvelle formule à trois intervenant·es s’installe dans la durée, et maintenant sur deux jours complets ! Je suis enchanté de retourner à Épinal aux côtés de mes chers camarades Sara Doke et Jean-Claude Dunyach pour vous causer.

L’ambition de ces deux jours et de vous attraper en cours d’écriture, et de vous dévoiler l’ensuite et l’après : finaliser et corriger son manuscrit, verrouiller toutes les grandes techniques, et aborder et comprendre les relations avec le monde éditorial. Le prix reste encore cette année contenu : 120 euros avec le repas de jeudi offert.

Ces journées de rencontres permettent à d’aspirants écrivains de passer de l’envie, à la réalisation, puis à la possibilité d’une publication.

On trouve un peu partout des propositions de masterclass d’écriture, sur Youtube, dans les publicités sur les réseaux sociaux, l’écriture est devenue accessible à tous. Mais quid de l’accompagnement vers une professionnalisation ? Peut-on se passer d’un chaînon dans l’édition ? Comment se passe la publication d’un manuscrit, comment fonctionne la publication ? Comment présenter un texte à un éditeur ?

Cette session de formation servira à vous armer face à ces questions, à vous informer, vous guider dans le chemin qui passe de la passion à la profession.

Les questions suivantes seront notamment abordées :

  • Gestion de l’information, rythme, conflit… les diverses techniques fondamentales de la Votre public cible est-il adapté à votre texte ?
  • Un premier jet est toujours perfectible, toujours, savez-vous prendre le recul nécessaire ? Quelle édition choisir ? Entre l’auto-édition et la publication à compte d’éditeur, un monde de différences, des obstacles à franchir ?
  • Comment bien vendre votre manuscrit, rédiger un pitch, un argumentaire promotionnel ? Quels sont les droits qui encadrent l’écriture, comment lire un contrat et toucher des droits ?

Cette formation est consacrée aux jeunes auteurs qui savent déjà comment s’articule leur texte, qui ont commencé, voire terminé la narration et souhaitent se lancer dans la publication, comme à ceux qui ont une envie dévorante de s’y mettre et voudraient connaître les rouages du métier.

Selon vos désirs, nous aborderons tout ce qui concerne le monde éditorial, de l’écriture à la relecture, à la correction, à l’édition, dans un contexte de conversation entre les animatrices et les participants. Nous vous donnerons des clés et des exercices qui vous permettront d’avancer dans votre projet et d’en connaître l’avenir. Pour cela, nous préférons disposer d’un synopsis et de vos questions pour répondre au mieux à vos attentes.

Attention, nombre de place limité !

➡️ Pour en savoir plus et s’inscrire : télécharger le dossier 2025.

2025-02-24T10:57:10+01:00lundi 24 février 2025|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales « Du manuscrit à la publication » sont ouvertes ! avec Sara Doke et Jean-Claude Dunyach

Départ définitif de Meta d’ici fin février – plus de posts à partir de maintenant

Meta est un cancer pour l’humanité et la société, une entreprise malfaisante dont les pratiques et la culture sont irrécupérables. Récemment, Mark Zuckerberg a annoncé la fin de son programme de fact-checking et l’autorisation de formules et contenus déshumanisantes en droite ligne avec le gouvernement trumpiste, ouvrant grand les vannes à la désinformation. Rappelons aussi certains faits d’arme de cette merveilleuse entreprise au fil des ans parmi les plus notables (parce que la liste est interminable) :

Et dans un genre plus mineur, rien que la semaine dernière, il a été révélé que Meta a téléchargé illégalement environ 90 To d’œuvres littéraires pour nourrir son modèle de langage ; plus rien n’étonne, nous sommes totalement désensibilisés.

C’est une entreprise criminelle et pourrie jusqu’à l’os qui a confisqué, monétise et manipule l’une des activités les plus fondamentales de l’humanité : le lien social.

Je ne crois pas à l’argument fréquemment asséné comme quoi il faudrait rester sur ces réseaux pour y combattre les notions (je refuse de parler d’idées) qui s’y propagent. C’est une entreprise sans fin, qui fait le jeu des adeptes du sealioning, et l’exode en masse de X (laissant globalement l’extrême-droite dans une chambre d’écho) a montré que priver les notions néfastes d’oxygène, les empêcher de se propager, de réagir, ne pas les débattre mais les refuser en bloc, peut fonctionner.

Mais, Davoust, les gens ont bien le droit de s’exprimer comme ils veulent, non ? Tu vas rester dans ta bulle de filtrage ? Et la liberté d’expression, alors ?

La liberté d’expression doit impérativement s’accompagner d’un autre droit : la liberté d’information, et l’un ne peut pas fonctionner sans l’autre (merci Heather Marsh). Or, en arrêtant le fact-checking, Meta s’assure bien qu’il soit impossible d’accéder au second. L’algorithme de Meta a toujours été opaque, et l’entreprise peut donc vous présenter (comme depuis toujours) ce qui l’arrange sans que vous ne sachiez pourquoi ni comment. Cette opacité est évidemment en droite ligne avec des intérêts privés, qui ne sont pas les vôtres, ni ceux d’une population éclairée en possession de son destin.

C’est inacceptable, surtout vu l’état du monde et ce qui se passe depuis l’investiture de Donald Trump. (Cf la menace du dark enlightenment)

Notez bien que ça n’est pas, comme mon départ mal articulé en 2020, d’un refus total de toute forme de réseau social. Les réseaux restent un salon littéraire permanent, mais face à ce qui se passe, le confort de la chose est totalement négligeable face à la destruction collective opérée par Meta et l’impunité quasi-totale dans laquelle l’entreprise opère.

Le problème n’est pas le concept de réseau, la mise en contact de toutes les expressions possibles, mais l’opacité de leur fonctionnement, la conception d’algorithmes visant à retenir l’attention et promouvoir la dissension, et l’absence totale de contrôle de l’utilisateur·ice sur ce qui lui est présenté.

Je refuse de continuer à faire partie de ce système, et refuse dorénavant tout système algorithmique sur lequel je n’ai pas une information et/ou un contrôle suffisants. Pour cette raison, Bluesky – avec sa vue chronologique par défaut et ses outils de filtrage très puissants – ou Mastodon sont des alternatives tout à fait convenables, et j’ai même beaucoup de plaisir à utiliser Bluesky (où une grande partie de la profession a déjà migré).

Je ne quitte pas les réseaux, je quitte les algorithmes. Et plus rien d’estampillé Meta n’approchera ma vie publique1.

Comment suivre à partir de maintenant ?

Si vous voulez me faire l’honneur de continuer à me suivre, merci ! Cela recentre simplement les canaux (ce qui n’est pas un mal non plus) :

  1. C’est plus compliqué de faire migrer les contacts de WhatsApp à Signal, mais je m’y emploie.
2025-03-03T01:34:42+01:00lundi 10 février 2025|Dernières nouvelles, Non classé|2 Commentaires

Feuille de route 2025

Une nouvelle année est arrivée, le mois d’août australien (également connu sous le nom de janvier dans les terres de l’URSSAF Limousin) touche à sa fin, la convention calendaire dicte qu’il serait temps de voir un peu ce qui va se passer jusqu’à la prochaine naissance du petit Jésus (qui dicte apparemment aux bons petits Américains de cracher à la gueule de son prochain en ce moment).

Que vais-je donc faire de mes heures durement gagnées à la loterie de l’existence ?

La Succession des Âges

Fun fact (ou pas) : ActuSF réalise en début d’année un point sur les projets des auteurs et autrices, m’a proposé de répondre à la question, et j’ai répondu, heu, je suis touché, mais en gros je fais qu’un truc, et à ce stade, je crois qu’il vaut mieux que je ferme ma bouche.

Comme toujours, comme, semble-t-il, depuis l’an 1867, je vais travailler à terminer, ENFIN, « Les Dieux sauvages » avec l’arlésienne tome 5, La Succession des Âges. Le dernier point remonte à novembre dernier, et l’avancée se poursuit. À ce stade :

J’ai quasiment fini de corriger tout le matériel déjà écrit. Il me reste quelques scènes éparses de fils narratifs terminés qui vont se répartir dans la suite du manuscrit et dont je vais m’occuper dans la foulée, tant qu’à faire.

Au fil de tout ce processus, j’ai :

  • Coupé environ 500 000 signes (soit la moitié en volume du tome 2 de la saga ou d’un roman tel que Port d’Âmes…), revenant principalement à travailler l’efficacité narrative,
  • Tout en rajoutant quelques scènes nécessaires à l’équilibre de l’histoire,
  • Et en réécrivant entièrement 1/4 du matériel (globalement, des scènes à la fonction acquise, mais dont j’avais loupé la mise en scène).

Le matériel finalisé équivaut à environ 2,5 millions de signes à l’heure actuelle, soit environ 1200 pages (pour référence, le plus gros tome de la série jusqu’ici, L’Héritage de l’Empire, mesurait 1,8 millions).

Il faut boucler le premier jet. Il me reste un peu moins de deux actes à rédiger, correspondant aux temps finaux de l’histoire, et de la saga entière. J’espère que cela va représenter 800 000 signes (et pas plus), mais donc, c’est du premier jet ; cela va maigrir considérablement à la correction (cf point précédent), et j’espère donc arriver à maintenir le volume final du livre pas trop au-dessus de 3 millions de signes (un bon 1500 pages).

Pour ça, sachant que je reviens en France vers mi-mars pour salons et ateliers et qu’écrire en déplacement est pour moi très difficile, je me prépare à faire chauffer la Freewrite (malgré les déceptions étalées en détail) pour faire un gros sprint et du coup pouvoir passer en mode corrections au plus vite (en France).

En parallèle, il y aura la direction éditoriale. Ma directrice d’ouvrage, la formidable Florence Bury, suit l’histoire de près, et aiguise son mode suivi des modifications pour attaquer le retravail en commun. Ce qui promet d’être un processus long, là aussi, vue la longueur du livre, mais qui, pour ma part, sera comparativement confortable (cette phase est pour moi un travail beaucoup plus léger mentalement que tout ce qui précède, et ça, pour le coup, je peux faire ça littéralement n’importe où – pour l’anecdote, j’avais fini de corriger Le Verrou du Fleuve dans un avion Édimbourg – Paris).

Nous avons déjà un projet de couverture. Le fantastique Alain Brion, qui a réalisé toutes les couvertures de la saga jusqu’ici, reprend les rênes pour ce tome 5. Nous avons déjà un projet, et il est superbe (il est mon fond d’écran depuis que je l’ai reçu). Je ne peux rien montrer, mais à droite, vous avez la preuve qu’il existe… et qu’il ne sera pas rouge.

T’as une date à nous donner ? Très honnêtement, je vais vous faire la même réponse qu’à ActuSF : je ne dis plus rien à ce stade, je préfère vous expliquer l’avancée du chantier au fur et à mesure. Nul n’a mieux conscience que moi que ce tome 5 aura réclamé à lui tout seul un temps comparable à tout le reste de la série, et je ne peux que vous remercier de votre patience. Dans tout ce trajet, il y a eu le COVID, mon émigration australienne, mon mariage, mon déménagement au bout du monde, bref, la vie a aussi demandé que je lui accorde mon attention… et j’ai, très franchement, sous-estimé la complexité de conclure et renouer toutes les trames que j’avais lancées, malgré les idées claires que j’avais à leur sujet.

Tout ce que je peux dire, c’est que j’espère que l’attente vaudra le coup. Mais on y arrive.

Un teaser. Je l’avais envoyé aux abonné·es de la newsletter il y a quelque temps (vous devriez vraiment les rejoindre, je dis ça, je dis rien), voici donc un morceau vers le tout début du roman (en attente de correction éditoriale, donc).

Erwel

Les trois corps se balançaient doucement au bout de leurs cordes en grinçant. Dans cette part désensibilisée de lui-même où Erwel se réfugiait de plus en plus souvent, il songeait que c’était bien la peine d’avoir restauré les ponts suspendus reliant les deux quartiers d’Altaÿs pour venir voir ça.

Par chance, les fissures dans le toit et les murs de la ruine ne laissaient guère de passage aux oiseaux charognards. Seulement au vent humide de l’automne, qui chuintait à la limite de l’audible. Sous les bottes qui flottaient dans les airs, un banc renversé gisait parmi des débris de mobilier. Des paquetages étaient disposés autour de l’âtre où des cendres froides achevaient de fumer, comme si jusqu’à ce matin même, les trois hommes envisageaient tout à fait de rallier la partie sud de la ville pour présenter leur rapport.

Et puis en avaient décidé autrement.

« Ce sont bien eux, grogna le général Freÿs des Forts, appuyé sur sa béquille. Sang-diable. » Il se retourna vers les trois Chevaliers du Fleuve qui les escortaient. « Eh bien, ne restez pas plantés là ! Ne laissez pas Sa Majesté s’infliger ce spec…

— Laissez, Freÿs, coupa le jeune roi d’une voix douce. Ce n’est pas comme si cela pouvait leur faire grand-chose, maintenant. »

Il s’efforçait de se pénétrer de l’expression d’agonie des trois pendus pour éveiller quelque sensation en lui. Leurs yeux exorbités exprimaient l’hébétude, ou bien le regret, peut-être, au tout dernier moment. Les arêtes de leurs visages mal rasés trahissaient la disette. Ils semblaient à tout instant prêts à combattre, épées courtes au côté, plus commodes pour une infiltration en terrain ennemi que les lames bâtardes des weristes. Leurs capes doublées de lapin s’ouvraient sur des brigandines certes usées, mais qui ne portaient aucun dommage. La blessure était ailleurs. Intangible.

« Voilà le vrai visage de l’ennemi, Freÿs, murmura Erwel. Pas le Pandémonium qui occupe Ker Vasthrion, ni même la folie qui le gouverne à présent. Il est là, mon ami : le désespoir. Un accablement si profond qu’il nous persuade de la totale vanité de nos actes. »

Après La Succession des Âges

Lentement, mais sûrement, il faut penser à la suite, hein ? Des tas de trucs sont toujours à l’horizon, mais voici des choses fixées, qui vont monter en puissance au fur et à mesure que je vais passer le relais à Florence pour la correction éditoriale.

Déjà, Procrastination suit son cours. Pas de changement à prévoir de ce côté-là, on planifie la saison 10, la fin de la 9 est presque entièrement enregistrée. Le fait d’avoir, depuis bientôt dix ans, couvert à peu près tous les fondamentaux nous permet maintenant d’aborder des choses détaillées et techniques assez rigolotes, ce qui va arriver assez vite.

Je vais quitter Meta à brève échéance. Ça nécessite un article à part entière, mais l’évolution du monde fait que je refuse de continuer à alimenter ce système. Contrairement à mon départ en 2020, il ne s’agit pas d’un refus en bloc de tout réseau, parce que depuis, Bluesky est arrivé, et je suis très heureux dessus. Le problème, ce sont et cela a toujours été les algorithmes.

Un nouveau « manuel » d’écriture est prévu. Ce sera le projet immédiatement à suivre après La Succession des Âges. Beaucoup plus technique que Comment écrire de la fiction ? Rêver, construire, terminer ses histoires, mais toujours accessible à tout le monde.

J’ai toujours un projet éditorial à l’horizon, non pas au sens maison d’édition, mais direction d’ouvrage. L’éditeur m’attend patiemment depuis des années (merci…) et il va enfin être possible d’y consacrer un peu d’énergie. Faut juste retrouver le matériel de base dans les 150 cartons… 

Projet Moonshot. Les étapes extrêmement préliminaires de quelque chose de potentiellement génial débutent tout juste, mais je ne peux rien en dire, c’est à très longue échéance, et cela a toutes les chances de ne jamais dépasser la phase « extrêmement préliminaire » de toute façon, donc bon. Mais rien que collaborer là-dessus est déjà méga chouette.

Et il y a la musique. De façon réaliste, il est peu probable que je puisse y réserver beaucoup de place en 2025, mais y revenir et l’insérer de façon active dans le quotidien fait partie de mes objectifs importants (et petit bout par petit bout, la construction du studio progresse). J’ai des tas d’envies dans le domaine. Trop.

Mille mercis pour votre suivi et votre fidélité, et on se retrouve comme toujours ici et ailleurs.

2025-01-29T00:09:35+01:00mercredi 29 janvier 2025|À ne pas manquer, Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Feuille de route 2025

Les Inspiriales : un séminaire d’écriture virtuel avec masterclasses, mentorat et entraide

Pour la quatrième année (ça en fait un rendez-vous d’importance !), les Inspiriales de l’écriture se tiendront du 14 au 17 février. C’est un séminaire sur la narration intégralement en ligne, avec

  • Cinq masterclasses données par des pros sur des points précis du métier :
    • Les descriptions et le show, don’t tell (Aude Vivet)
    • Les corrections de manuscrit (ma pomme)
    • La profondeur des personnages (Paul Beorn)
    • L’inclusivité et la diversité (Mary Orchard)
    • Les premières pages (Estelle Faye)
  • Des tables rondes, des débats autour de la profession ;
  • L’occasion d’accéder à du mentorat ;
  • La possibilité de participer à une communauté, de se motiver et d’échanger sur ses joies et difficultés.

C’est un vrai festival littéraire et une formation couvrant des aspects cruciaux de la narration, et en plus, pas besoin de faire ça seul·e ! (Mais vous pouvez aussi faire ça seul·e.)

Plusieurs formules sont disponibles :

  • La possibilité de suivre seulement les masterclasses et tables rondes (tarif anticipé encore disponible jusqu’au 24 janvier),
  • Ajouter un pack mentoring offrant des retours sur les textes et des échanges de groupe.

Les masterclasses sont en plus disponibles à vie pour toutes les personnes inscrites !

Pour ma part, donc je causerai de correction de manuscrits (un sujet dans lequel je suis un tout petit plongé), et ça me fait bien plaisir, parce que je sais combien ça angoisse (y compris des confirmé·es). Alors que ça n’est pas nécessaire : pour ma part, j’adore les corrections, parce qu’une fois qu’on a pris le coup, c’est purement technique. Ce qui est très rassurant, par rapport au premier jet qui reste toujours aléatoire.

Et l’idée, c’est justement de donner la technique ; que vous repartiez avec une méthode précise, pratique, applicable. On parlera de :

  • La bonne attitude à adopter
  • Les trois grandes mécaniques du récit à vérifier
  • Proposition d’une méthode de correction pratique (et éprouvée)
  • Les maladresses d’écriture fréquentes, et comment y remédier

(Oui. Les gros manuscrits, oui.)

Tout le programme en détail avec les deux formules est disponible sur le site des Inspiriales ; allez y jeter un œil, ça couvre un grand territoire des difficultés les plus fréquentes !

➡️ Découvrir le programme et s’inscrire

Mention légale : les liens renvoyant vers l’événement sont affiliés.

2025-02-19T22:39:33+01:00lundi 20 janvier 2025|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Les Inspiriales : un séminaire d’écriture virtuel avec masterclasses, mentorat et entraide

2025

Excellente année et meilleurs vœux.

J’ai l’habitude, depuis des années, de mettre une petite mention rigolote sur mon image de bonne année en lien avec l’actualité ou mon humeur du moment, et pour 2025, j’avais surtout envie de souhaiter à toutes et tous de : ne jamais laisser sa lumière intérieure s’éteindre.

Mais en ajoutant la mention sur cette image, franchement, j’avais l’impression d’avoir soudain 122 ans avec un calendrier jauni des PTT de petits chiots dans des roses datant de 1972 au mur et d’envoyer l’équivalent d’une composition d’excellent goût du genre suivant

(Je suis étonné du relatif calme visuel qu’a engendré ma recherche purement professionnelle « horrible GIF animé bonne année », d’ailleurs, le signe que les temps et Internet changent)

Bref. Vous savez maintenant le sens de la photo : des vœux d’aubes et de nouveaux horizons ; que vos passions vivent et que votre lumière intérieure soit le meilleur combat – ET VOILÀ J’AI UN CALENDRIER JAUNI DES PTT DE 1972 SUR LE MUR BORDEL.

2025-01-30T04:40:00+01:00lundi 6 janvier 2025|À ne pas manquer|6 Commentaires

Déconnexion annuelle pendant les fêtes

Et nous y voilà, la menace terrible annuelle se concrétise à nouveau, je vais disparaître de vos réseaux jusqu’au début de l’année prochaine. Je sais, qu’allez-vous faire ? Converser avec cette famille lointaine que vous n’appréciez pas vraiment, et d’ailleurs, comment s’appelle la troisième épouse de tonton Rodrigue, déjà ? Mais siiii, tu vois bieeeen, celle qui n’a pas aimé le clafoutis la dernière fois.

Soyez forts. Prenez soin de vous. Installez Vampire Survivors. Et faites-lui du clafoutis, à cette girafe. Ça lui apprendra à ne pas avoir aimé les dessins de Marie-Cerise.

Bisous et à l’année prochaine.

2025-01-06T01:11:10+01:00vendredi 20 décembre 2024|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Déconnexion annuelle pendant les fêtes

« Les Oiseleurs », nouvelle dans Chimères n°2 !

J’avoue, j’ai fait une brève infidélité à La Succession des Âges, mais c’était un bol d’air créatif bienvenu pour changer d’ambiance et de format : je suis ravi et honoré d’avoir été invité à apparaître au sommaire du deuxième numéro de la revue Chimères, qui sera en vente partout demain (20 décembre). Merci à Anne Besson et Victor Battagion pour leur confiance !

Au sommaire de Chimères n°2

ENTRETIENS :

  • Toujours encore plus loin, avec Régis Loisel
  • Lauren Roberts : Le pouvoir de la Romantasy
  • Pascal Charrue, coréalisateur de la série Arcane

DOSSIERS

  • Le Seigneur des Anneaux – Un nouveau chapitre
  • Fullmetal Alchemist – Le magnum opus d’Arakawa

ARTICLES

  • Livres et jeux, le grand mix
  • Un succès monstre dans la faune du jeu vidéo
  • Il était une fois les Schtroumpfs

ENQUÊTE

  • IA, une menace pour les auteurs de BD ?

FICTION

  • Les Oiseleurs de Lionel Davoust
  • Gagner la Guerre de Frédéric Genêt (extrait)
  • Daemon de Vincent Brugeas, Yoann Guillo et Ronan Toulhoat (extrait)

MAIS AUSSI…

  • l’agenda culturel de l’hiver
  • la Chronique de Nota Bene
  • les Klassiks
  • Des Uchronies à l’envie !
  • Objets Textuels Non Identifiés
  • La Gazette des gnomes
  • La liste de Noël de Pénélope Bagieu
  • et les Chroniques Littérature, Jeux, Manga, BD

MERCI À NOS AUTEURS :

  • Damien Bador
  • Louis Barchon
  • Elisa Bes
  • William Blanc
  • Justine Breton
  • Bénédicte Coudière
  • Maxime Danesin
  • Lionel Davoust
  • Bruno Dumézil
  • Patrick Gaumer
  • Juliette Gris
  • Enzo Le Guiriec
  • Philippe Peter
  • Bounthavy Suvilay
  • Laurent Vissière
  • Jean Zeid

À propos de « Les Oiseleurs »

Tout le contraire d’une saga qui n’en finit pas (au secours, je répète, au secours), « Les Oiseleurs » est une courte fable inédite sur, accrochez-vous, seulement une dizaine de pages (still got it).

Tudin n’était ni seigneur ni chevalier, ni même montreur d’ours ou forgeron, et il en concevait grande honte. Et quand il partait dans la forêt avec les autres bûcherons pour abattre les arbres qui fourniraient le bois pour les grands navires du roi, la honte se transformait en angoisse, car il regardait à la dérobée la grande stature de ses camarades, leurs muscles noueux rouler sous leurs tuniques, et la même question ne cessait de le tarauder :

Pourquoi moi ?

Chimères est en vente en librairie, bons points de presse et sur abonnement. Soutenez la revue : on n’en a pas beaucoup en France !

2024-12-18T23:27:20+01:00jeudi 19 décembre 2024|À ne pas manquer|6 Commentaires
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