La photo de la semaine : un papier peint Windows
Juste pour se marrer, parce qu’en voyant ce paysage, ça m’a fait penser aux vieux papiers peints de Windows XP (vous vous rappelez, genre celui-là).
Juste pour se marrer, parce qu’en voyant ce paysage, ça m’a fait penser aux vieux papiers peints de Windows XP (vous vous rappelez, genre celui-là).
Je suis ambivalent vis-à-vis des zoos. J’ai travaillé dans un excellent zoo marin, qui s’efforçait par tous les moyens de présenter intelligemment la faune au public de manière pédagogique et instructive. Il ne faut pas non plus sous-estimer leur intérêt scientifique. Mais leur raison d’être s’effondre quand ils deviennent des machines à fric, le chemin que semble prendre Sea World aujourd’hui.
J’ai rencontré ces gamins lors d’une pause en car pendant l’ascension du pic de Fogo au Cap-Vert. Très sympas et rigolards, ils voulaient se faire prendre sans arrêt en photo et voir le résultat sur mon écran ! Ceux-là rapportaient un coq à la maison, après l’école, semblait-il. J’ai maintenant une ribambelle d’images d’eux et de leurs mines souriantes ; il me reste à faire justice à leur image !
Le pic de Fogo est un volcan effusif situé au sommet de l’île du même nom, au Cap-Vert.
La caldeira du volcan est véritablement étonnante : une immense aire lunaire cernée de murailles rocheuses d’une probable centaine de mètres de hauteur. Les routes sont pavées (davantage des pistes que des routes, par endroits), les maisons colorées sont inachevées, quelques timides vignes poussent à flanc de coteau, l’électricité n’y est disponible que quelques heures par jour avec des groupes électrogènes et l’eau y est montée par camion citerne.
Par contre, à toute heure du jour et de la nuit, un relais de téléphonie mobile situé en hauteur offre un parfait signal 3G+ au village.
Collision des mondes et des époques.
Le week-end dernier, j’étais à Barcelone. Je tombe rarement amoureux des bâtiments, et encore moins des églises, mais la Sagrada Familia, la basilique chef-d’oeuvre d’Antoni Gaudi, entamée il y a près d’un siècle et inachevée encore à l’heure actuelle, est renversante de complexité, de détail, d’unicité dans le monde. Rien ne ressemble à l’architecture de Gaudi, qui jouait déjà avec les formes de la nature, les courbes, les rondeurs bien avant notre époque et, pour prendre une référence connue des fans de SF, les travaux de Schuiten sur les villes – arbres. Les bâtiments de Gaudi sont tellement étranges, différents de ce que l’on connaît, qu’il y a quelque chose d’uncanny, d’Unheimliche, d’une inquiétante étrangeté presque lovecraftienne dans leurs perspectives volontairement faussées, leur imitation forcément imparfaite de formes organiques. J’y trouve quelque chose de fascinant, qu’on n’imagine pas forcément conçu pour la vie humaine quotidienne mais pour l’admiration et la visite seule. Quand on pense en plus que Gaudi a conçu tous ses bâtiments à une époque où l’on travaillait au mieux avec une règle à calcul, où la modélisation et l’informatique n’étaient même pas des rêves lointains, l’appellation de génie n’est clairement pas usurpée.
J’ai quantités de photos de la Sagrada Familia, et l’édifice est tellement unique qu’elles sont presque toutes réussies. Il n’est pas difficile de réussir une photo là-bas : presque tous les angles apportent quelque chose.
Derrière la ville de Tobermory, sur l’île de Mull, il y a une forêt et un petit lac secret, qui communique avec la mer via un étroit chenal.
J’avais fait un bref stage de photographie de paysage en 2012 sur l’île de Mull, pendant mon volontariat là-bas. Et j’en avais retiré une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : le stage ne m’avait pas appris énormément de choses (cela signifiait que j’étais moins ignare que je ne le pensais). La mauvaise : le stage ne m’avait pas appris énormément de choses (cela signifiait que pour progresser, je devrais dorénavant ramer et commettre tout plein d’erreurs tout seul – et je n’ai pas fini… !).