« L’impassible armada » in Rois et capitaines

Couv. Julien Delval

Couv. Julien Delval

Comme je l’avais mentionné en janvier, un certain nombre de projets arrivent à maturation cette année, et je suis maintenant très heureux d’annoncer ma deuxième publication de 2009 : « L’impassible armada », à paraître aux éditions Mnémos dans Rois et capitaines, anthologie dirigée par Stéphanie Nicot en partenariat avec le festival Imaginales, le festival des Mondes Imaginaires d’Epinal. La superbe illustration de couverture est signée Julien Delval.

Je suis un guerrier. Capitaine d’une unité d’élite. Nombre diraient un assassin, un boucher, ou un fou, mais ces mots n’ont pas de sens pour moi. Le bien, le mal… Tout cela n’est que balivernes. Si vous me demandez mon avis, je vous dirais bien volontiers que la réalité d’un champ de bataille est tout autre, que ce n’est qu’affaire de point de vue : seules comptent la victoire ou la défaite.

En partenariat avec les Imaginales
Un festival des mondes imaginaires à Epinal,
un éditeur présent depuis le tout début,
douze récits vibrant de passion.
Cette anthologie allie l’enthousiasme des concepteurs au talent des auteurs.

Critique littéraire, essayiste, formatrice, anthologiste, rédactrice en chef de la revue Galaxies de 1996 à 2007, Stéphanie Nicot compte parmi les meilleurs spécialistes des littératures de l’imaginaire. Elle assure depuis sa création, en 2002, à Epinal, la direction artistique du festival Imaginales.

Au sommaire :
Claire & Robert Belmas
Pierre Bordage
Armand Cabasson
Lionel Davoust
Thomas Day
Julien d’Hem
Catherine Dufour
Johan Heliot
Jean-Philippe Jaworski
Laurent Kloetzer
Maïa Mazaurette
Rachel Tanner

Pour en savoir plus sur le livre, Stéphanie Nicot en propose une présentation sur fantasy.fr.

Pour ma part, « L’impassible armada » est le conte désabusé d’un marin confronté aux dangers absurdes d’un océan inconnu alors que sa flotte accomplissait une héroïque mission…

L’anthologie sortira le 20 mai mais sera disponible en avant-première au festival. Il se tiendra du 14 au 17 mai et j’y serai d’ailleurs présent. Je vous recommande vivement de faire le déplacement, l’ambiance est très conviviale, les auteurs et artistes sont nombreux, toujours prêts à discuter autour d’une bière, et Epinal est une très jolie ville.

2010-02-01T16:44:34+01:00mercredi 15 avril 2009|Actu|Commentaires fermés sur « L’impassible armada » in Rois et capitaines

Si l’Europe m’était taggée

Youpi, me revoilà taggé dans une chaîne, cette fois dans le blog Fabrice Chotin, auquel tout fan du Japon se devrait de jeter un oeil: son regard
insolite sur les détails de la vie quotidienne est un régal pour mesurer les petites et grandes différences entre cultures. Et pour finir la pub, il est au sommaire de l’anthologie Alice au pays des morts.

Le jeu, maintenant!

Or donc, il s’agit dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe telle que nous la souhaiterions.

Ouais nan mais attends, c’est vachement dur. Comment je la souhaiterais? Ben, chouette, tiens, égalitaire, bisounoursisante, l’utopie de l’entente et des droits de l’homme, je ne voudrais pas en
faire l’équivalent politique d’un Arcatraz. Et comme nous sommes en principe entre gens de bonne compagnie, d’un blog à l’autre, on se doute bien qu’aucun de nous ne va répondre « alors, moi,
l’Europe, je voudrais que ce soit un requin avec plein de dents, une plante carnivore, Lepers Among Us de Dimmu Borgir, et puis Jack l’Eventreur ». (Quoique ça pourrait être marrant.
Francis en serait bien capable.)

Alors je change les règles du jeu pour que ce soit plus marrant.

Or donc, il va s’agir dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe en rapport à nos souhaits.

C’est subtliment différent.

Bien.


Un animal

Une seiche. Bah ouais, parce qu’une seiche, d’abord, c’est vachement intelligent – énormes capacités de mémoire, et il faut au moins tout ça pour se rappeler de tout le droit européen. Ensuite, ça
a une bonne tête, c’est plutôt mignon. Regardez-la, la petite bébête, on dirait pas un Casimir des océans? OK, un casimir croisé avec un triffide, mais bref.

Cela dit, malgré cet air mignon, ça a plein de tentacules. Pas sur tout le corps, remarquez: juste sur la tête. C’est le côté un peu flippant du bestiau – comme de l’Europe. Ça remue, ça bouge, on
ne pige jamais très bien ce que ça va faire, ce que ça va bouffer, si même le cerveau – pourtant très intelligent – a lui-même bien pigé ce qu’il bouffe et pourquoi. D’ailleurs, « céphalopode »,
étymologiquement, signifie « pied sur la tête »; tout cela est très logique, expliquant parfaitement comment, au regard de certaines décisions, l’Europe fait pour marcher au plafond. Et puis, quand
elle a peur, elle écrit des lois, comme la seiche qui crache de l’encre.

Enfin, c’est un mollusque, et les portraits chinois de toutes sortes citent toujours des vertébrés, en général des ours ou des chats, dans une manoeuvre sournoise de préférence taxonomique, et je
dis non, je m’oppose, je m’inscris en faux; je me dresse et je bombe le torse; c’est indigne de nous, penseurs modernes; fidèle aux idéaux de tolérance de l’Europe, adressant un salut à Voltaire et
un autre à Montesquieu, je me tourne donc vers le fond des mers, tendant la main à mes soeurs visqueuses.

Francis (je sais, tu m’as taggé aussi: ça vient)
Lucie Chenu
Anankè
Sayyadina
Et tous ceux qui veulent jouer, bien sûr. J’ai juste cité les plus crypto-révolutionnaires. 😉

2011-01-28T15:50:39+01:00jeudi 9 avril 2009|Expériences en temps réel|2 Commentaires
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