J’ai demandé à des IA de générer des portraits du monde politique français version Warhammer 40,000, et je n’ai pas été déçu (non plus)

Il y a eu ce fil Twitter absolument génial, employant enfin les formidables technologies de notre époque à des fins servant l’humanité :

Sauf que comme d’habitude, il n’y en a que pour le monde anglophone. N’ayez crainte, mes amis, j’ai branché les intelligences artificielles, et j’ai du cauchemar à vous proposer. Contemplez, dans toute leur uncanny valley, ces portraits du paysage politique français générés façon Warhammer 40,000.

Nicolas Sarkozy :

Emmanuel Macron :

François Hollande :

Éric Zemmour :

Marine Le Pen :

Jean-Michel Blanquer :

Manuel Valls :

Roselyne Bachelot :

Jacques Chirac :

Lionel Jospin :

Martine Aubry :

Édouard Balladur :

Et comme je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin, quelques bonus – Elon Musk :

Jeff Bezos :

Et comme il n’existe guère de bonne raillerie que l’on ne partage – votre humble serviteur (au secours) :

2022-11-21T06:47:08+01:00lundi 21 novembre 2022|Expériences en temps réel|2 Commentaires

Edgar Allan Poe et la philosophie de l’ameublement

Je suis au taquet sur les titres qui tabassent en ce moment, moi. Et non, ce n’est pas le titre d’un Enid Blyton perdu, mais le sujet d’une curiosité littéraire peu connue qui m’a toujours réjoui, bien loin du tekeli-li ou des corbeaux : Poe écrivait évidemment la fiction qu’on connaît, mais aussi des essais où il était, heu, parfois un peu péremptoire, dirons-nous chastement (il a notamment un foutu essai interminable et complètement barré où il prétend pouvoir percer les mystères cosmologiques de l’univers grâce à la puissance de sa raison, bref).

Ça, par contre, c’est puissamment rigolo et… bizarre : il a rédigé, entre autres trucs, un court essai intitulé The Philosophy of Furniture (disponible en ligne) d’un péremptoire total dont je n’arrive toujours pas à déterminer si c’est un énorme troll ou s’il est 200% sérieux. Les sites de référence disent que le ton est volontairement humoristique, mais quand on lit son making-of très orgueilleux du « Corbeau », j’ai quand même un gros doute.

Morceaux choisis qui ne cessent de me faire glousser nerveusement (traduction maison pour le lol) :

« Les Hollandais n’ont qu’une vague idée de la différence entre un rideau et un chou. En Espagne, ils font tout en rideaux – c’est une nation de pendus. »

The Philosophy of Furniture

Ou encore

« Le tapis est l’âme de l’appartement. C’est de lui qu’on déduit non seulement les teintes, mais aussi les formes de tous les objets afférents. Un juge de droit commun peut se permettre d’être un homme ordinaire ; un bon juge de tapis n’a pas le choix d’être un génie. »

The Philosophy of Furniture

Bref, si vous avez cinq minutes et lisez bien l’anglais, ça vaut le détour crispant et halluciné, et puis c’est toujours marrant de complexifier sa vision d’un géant littéraire. Et puis ça fait une super anecdote en cocktail. (Si vous allez en cocktail. Moi pas, j’ai un blog à la place.) À lire ici.

Oui bon écoutez c’est un article sur l’ameublement, je fais ce que je peux
2022-07-25T07:28:35+02:00mercredi 27 juillet 2022|Expériences en temps réel|Commentaires fermés sur Edgar Allan Poe et la philosophie de l’ameublement

C’est joli, épreindre

Ce que j’aime le plus dans Antidote, ce n’est pas ses modules de correction, mais la facilité avec laquelle on découvre des régionalismes oubliés ou des mots à l’étymologie surprenante (rappelez-vous « enfoiré ») (soit dit en passant, une nouvelle fois, on constate l’importance de la ponctuation à l’absence de virgule dans la parenthèse précédente, hein)

Aujourd’hui, je vous présente le mot « épreindre », qui à première vue semble une version accentuée d’étreindre, et qui, en un sens, n’en est pas si loin, quoique moins joli, et en fait, il vaut mieux ne pas épreindre les gens, sauf si vous un psychopathe, ou à la rigueur, si vous les connaissez super bien, ahem, bon, on laisse votre imagination faire le reste, CHUT IL Y A DES ENFANTS PAR ICI, et puis de toute façon on sait bien que qui trop embrasse mal épreint

Plus sérieusement. On note l’étymologie commune avec « exprimer », et combien, effectivement, il peut être nécessaire de s’essorer soi-même pour faire sortir des paroles difficiles. Amusant également, l’espagnol a parfaitement conservé « exprimir » pour presser un fruit, par exemple, verbe qui possède par ailleurs le sens figuré d' »exploiter » (tiens donc). On reste dans les mêmes voisinages, mais c’est rigolo de constater où les mots ont atterri, dans des connotations et des territoires différents en fonction des langues.

Quoi qu’il en soit, la prochaine fois dans un bar, plutôt qu’une orange pressée, demandez une orange épreinte : pour l’assurance totale de passer pour un péteux.

2022-06-03T21:33:30+02:00jeudi 9 juin 2022|Expériences en temps réel|2 Commentaires

RÉVÉLATION : La Succession des Âges sera un haiku

Je travaille traditionnellement de façon secrète ; je peine à révéler des détails des projets en cours tant qu’ils n’approchent pas de leurs dernières étapes. Mais avec mon retour sur Twitter, je m’étais promis de lever un peu le voile sur la genèse de La Succession des Âges, l’ultime volume de « Les Dieux sauvages ».

Vous le savez, j’ai toujours cherché à adapter la forme d’un projet à son fond ; et tandis que nous approchons du printemps, il est temps de partager un peu plus la forme finale voulue pour ce livre. Avec tout l’élan acquis au cours des quatre – et épais – volumes précédents, il me semblait nécessaire de proposer une conclusion digne de ce nom – j’en ai parlé dans la feuille de route 2022 ; c’est le soin désiré pour cet ultime acte de la saga qui a dicté d’en repousser la publication, afin de le réaliser conformément à ma vision. Mais pourquoi, exactement ?

Nous parlons fréquemment dans Procrastination de la concision et de la nécessité d’évoquer plutôt que de dire ; avec l’expérience acquise sur cette série, j’ai voulu appliquer à la lettre exacte ces préceptes pour boucler la saga. Poussant la perfection formelle jusqu’à ses derniers retranchements, je peux vous révéler aujourd’hui que La Succession des Âges sera un haiku, frappant directement au cœur (et par totale surprise, car mes éditeurs ne sont pas encore au courant, n’est-ce pas excitant ?).

Or, un haiku mesure en français environ 70 signes, et si vous suivez les barres de progrès, à ce stade, j’en suis à 58% du livre – j’en suis en fait à 40 signes, ce qui représente, pour tout dire, 7 mots. Mais l’écriture n’est pas que question de quota journalier, de pages remplies ni de volume, il s’agit avant tout de sens, et je peux vous dire que ces sept mots ont été dûment choisis au cours de l’année précédente. Certains, d’ailleurs, m’ont demandé trois mois entiers à plein temps, ce qui explique la lenteur de production sur ce roman.

À présent, cela peut poser un problème de support physique, tout comme un livre volumineux. Je sais que les bibliophiles ont à cœur d’avoir une collection esthétiquement cohérente sur une saga ; mais qu’ils et elles n’aient crainte, car j’ai pris la liberté, pour faciliter le travail de Critic, de rechercher des solutions graphiques permettant de conserver grosso modo la même épaisseur d’ouvrage. La Succession des Âges sera ainsi imprimé sur du carton plume d’un grammage de 1260 g/M2, portant un mot par face, ajoutant ainsi le bénéfice d’une lecture confortable même en cas de presbytie. La réalisation de la maquette est extrêmement prometteuse :

Je ne doute pas qu’en vertu du support seul, ce livre est appelé à faire un carton.

Par ailleurs, cela signifie que pour la première fois, La Succession des Âges sera disponible en audiolivre ! La production sera grandement facilitée par ce format, puisque je pourrai en faire la lecture moi-même. Bénéfice supplémentaire : sa version en mp3, peu gourmande en place, sera lisible même sur les anciens terminaux, comme les Thomson TO7/70 équipés de lecteurs de disquettes 5’1/4 ! Et bien sûr, de façon générale, il sera facile de lire et relire ce livre, plusieurs fois dans la même soirée même, si on le désire, ce qui représente un bénéfice indiscutable sur les romans précédents.

Je suis ravi de partager ces nouvelles perspectives avec vous et j’espère que vous m’accompagnerez dans cette exploration d’un format parfaitement inédit (et pour cause) dans le monde du roman ! Je vous donne rendez-vous en juin, en principe, pour le huitième mot de cette histoire complexe, qui ne peut être servie, justement, que par le non-dire.

À très bientôt !

2022-03-29T08:57:04+02:00vendredi 1 avril 2022|Expériences en temps réel|8 Commentaires

Silence en fa bémol Dolby lossless audio spatial à air comprimé

Initialement, j’étais mort de rire, mais à la réflexion, je ne sais pas si ça n’est pas involontairement fantastique. (Si vous ne voyez pas ce dont il s’agit, la fiche Wikipédia est prodigieusement fournie pour le morceau de musique que tout le monde sait jouer.)

On peut facilement taxer la démarche de Cage de troll, mais regardez donc cette performance de l’œuvre réalisée par l’orchestre philharmonique de Berlin apprenant la fermeture longue durée de sa salle à cause des confinements de 2020, voyez-en l’absolu sérieux et l’émotion totale, et ensuite, posez-vous plein de question sur l’existence, la nature de l’art, et ne dormez pas la nuit prochaine, de rien, c’est avec plaisir.

2021-10-24T18:52:37+02:00mercredi 3 novembre 2021|Expériences en temps réel|2 Commentaires

J’ai reçu un mail

C’est quand même dingue que des fournisseurs d’accès placent leurs courriers en spam ! C’est une preuve supplémentaire d’une conspiration contre eux, ce qui démontre par là-même leur puissance, et cela justifie que ce message soit totalement legit, j’en suis sûr. En plus, les « o » sont remplacés par des zéros, ce qui est, on le sait, un code numérologique ancien réservé aux initiés d’Eleusis. J’ai bien pris soin de laisser l’adresse mail en clair, parce que je tenais absolument à partager cette occasion fantastique avec tout le monde, surtout les robots d’Internet qui seront probablement ravis de s’exercer à la reconnaissance de caractères et de postuler eux aussi.

(Si j’avais le temps, j’engagerais une conversation promettant d’être très rigolote, mais j’ai un énorme bouquin à écrire)

2021-07-22T17:24:50+02:00lundi 2 août 2021|Expériences en temps réel|4 Commentaires

La vente aux enchères de la convention française de SF 2020

La 48ème convention française de science-fiction se tiendra cette année à Valbonne en août ; et à l’occasion, l’organisation rassemble une véritable mémoire de souvenirs et de récits drôles ou émouvants sur les petits et grands événements du milieu, comme la naissance du prix Versins.

Affiche Zariel

On m’a gentiment proposé d’y aller de mon souvenir, alors voici – autour d’un moment épique de la vente aux enchères lors de la convention d’Orléans en 2020 :

Tout le monde a des manquements dans sa vie, mais j’en ai deux qui sont étrangement liés : ne pas avoir participé davantage aux conventions françaises de SF (habitant souvent trop loin et restant chroniquement surchargé de boulot), et ne pas avoir postulé au Juste Prix.

… la suite est à lire sur le site de la convention !

2021-06-05T10:23:13+02:00lundi 21 juin 2021|Expériences en temps réel|Commentaires fermés sur La vente aux enchères de la convention française de SF 2020

Après l’annonce des 23 tomes…

Il faut juste que je vous montre ça, parce que c’est trop génial mais ça n’a circulé que sur Facebook :

Avec une parfaite poker face, non seulement Critic a relayé ma couillonnade de jeudi mais a relancé de dix-huit… Avoir un éditeur qui vous donne les moyens de vos projets et vous suit dans vos ambitions, ça n’a pas de prix, y compris quand il s’agit de faire l’imbécile. 😁

2021-04-03T12:19:27+02:00lundi 5 avril 2021|Expériences en temps réel, Juste parce que c'est cool|2 Commentaires

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