Procrastination podcast s10e13 – La structure en trois actes

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e13 – La structure en trois actes« .

La structure en trois actes est la plus classique des architectures narratives, mais comme tout modèle, il convient d’en étudier les atouts et d’en délimiter les faiblesses.
Estelle l’expose en détail, avant de bien rappeler que c’est un outil mieux adapté à certains types de récits plutôt que d’autres – ce qui lui donne une utilité secrète : importer les forces de certains types de récits dans d’autres.
Lionel trouve que pour un outil fondamental, la structure n’aide en réalité pas vraiment à architecturer une histoire, mais qu’elle apporte la conscience fondamentale du rythme et de la cohérence d’une histoire et ce à tous les échelons.
Mélanie ne l’applique pas consciemment, et rappelle qu’on peut tout à fait absorber une conscience intuitive de ce genre de structure par l’exposition répétée à des histoires sous toutes leurs formes.

Références citées

Pretty Woman, film de Garry Marshall

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2026-04-23T06:49:13+02:00lundi 16 mars 2026|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s10e13 – La structure en trois actes

De petits meurtres dans la galerie (ce samedi à Quimper)

petits_meurtres_dans_la_galerie_2014Allez, parce qu’on est des gens sympas et gentils, on se tue un petit peu, quelques petits meurtres de rien du tout, là, là. C’est de la littérature : à la fin tout le monde est vivant, sauf certaines parcelles d’imagination appelées personnages dont l’existence est arrivée à son terme.

Comment j’en suis arrivé à raconter ça, moi ?

Pour te dire, auguste lectorat, que je serai samedi toute la journée à Quimper, au festival Petits meurtres dans la galerie, organisé par la Fnac locale (dont on m’a dit le plus grand bien), et dédié au polar. Seront aussi présents : Dorothée Lizion, Frederic Paulin, Claude Dayan Sandra Martineau, Samuel Saudaune, Emanuel Dadoun Gérard-Henri Hervé, Hugo Buan, Christian Souchard , Cyriac Guillard… et bien d’autres.

Cela se déroule au Centre Commercial Glann Odet, 163 Route de Bénodet, 29000 Quimper, France.

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2014-05-15T09:23:36+02:00jeudi 15 mai 2014|Dernières nouvelles|2 Commentaires

Rubber : sans maîtrise, la puissance n’est rien

Difficile de parler de ce film OVNI réalisé par Quentin Dupieux (Mr. Oizo bien connu pour son Flat Beat minimaliste) sans en déflorer la matière. Car il repose en grande partie sur l’effet de découverte, l’ahurissement croissant et l’accompagnement dans le délire du récit. Oui, Rubber est le film où le tueur psychopathe est un pneu – un argument en soi suffisamment débile pour justifier un Palmito d’Or – mais c’est plus, bien plus.

En effet, l’histoire du pneu (complète avec tous les clichés du film d’horreur de série B) vient s’enchâsser – telle la jante dans la chambre à air, dieu comme c’est beau – dans une méta-intrigue complètement inattendue pour un registre pareil : une réflexion bizarre, jamais gratuite ni ennuyeuse, sur la narration, le spectateur et, bien entendu, les codes et les attentes. « Pourquoi l’extraterrestre d’ET est-il brun ? nous demande le shérif dans la scène d’ouverture. Aucune raison. » Mais c’est surtout la scène où celui-ci triche contre son adjoint aux échecs qui retiendra l’attention : « Tu ne peux pas faire ça. Enfin, tu peux, mais c’est contre les règles. »

Le piège du surréalisme ou de l’onirique est de basculer dans un absurde creux, sans signification et donc ennuyeux. Rubber flirte ainsi de bout en bout avec les règles, mais, s’il les subvertit ou s’en moque éperdument, il ne bascule jamais dans une opacité intello qui servirait à masquer sa vacuité. Tout sert, sans donner dans la démonstration, et pourtant tout est complètement barré ; des répliques mériteraient de devenir cultes ; on rigole, à moitié halluciné, en se demandant quel revers improbable ce road-movie bizarre va encore prendre. En mettant à nu l’aspect factice du cinéma, Dupieux ne fait que mieux projeter le spectateur dans cet univers où l’on se demande qui est véritablement acteur, jusqu’à le pousser à réfléchir sur son rôle même. Bien des œuvres, des 4’33 de John Cage (où un pianiste ne joue rien pendant quatre minutes trente-trois secondes, donnant un silence peuplé des bruits du public) au très saint Sacré Graal des Monty Python en passant par David Lynch ou même l’Oulipo ont conduit un jeu plus ou moins prononcé sur le rôle du public en le poussant à s’interroger sur la véritable mesure de sa participation à l’œuvre. Mais je ne sais pas si cela été déjà fait avec autant de maestria et surtout de manière aussi ludique et indolore qu’avec Rubber.

Bon, OK. Ça se sent tant que ça, que j’essaie de toutes mes forces de garder mon sérieux ?

*glousse tout seul*

C’est pas juste awesome comme truc ?

Ahem.

Le film ne plaira pas à tout le monde, c’est une évidence : il en laissera beaucoup complètement froids – ou égarés. Il faut abandonner son incrédulité au guichet et accepter de jouer le jeu de cette histoire parfaitement improbable enchâssée dans un contexte guère plus normal. Mais les aficionados de bizarre, d’hénaurme, de grotesque, se doivent absolument d’aller voir ce film : il en sort peut-être un dans ce style par décennie. C’est drôle, c’est intelligent, c’est sans compromis, c’est fichtrement bien fait et, surtout, c’est complètement con. Alors, si vous vous reconnaissez un tant soit peu comme le public concerné, foncez-y tant qu’il passe encore en salle !

(Site officiel)

2024-10-08T09:24:33+02:00jeudi 25 novembre 2010|Fiction|Commentaires fermés sur Rubber : sans maîtrise, la puissance n’est rien
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