Léviathan dans la sélection 2012 des chroniqueurs d’ActuSF
L’année se termine et c’est l’heure des bilans : les chroniqueurs du site de référence et d’actualités ActuSF viennent de se réunir, et de proposer les titres qui les ont le plus marqués pendant l’année. C’est avec beaucoup de joie que j’ai découvert que Léviathan y figurait, en compagnie, pour les francophones, de David Calvo, Thierry di Rollo, Philippe Nicholson, Jeanne-A Debats, Vincent Gessler, Jean-Philippe Depotte, David Bry, Olivier Gay, Laurent Genefort, Jacques Mucchielli et Léo Henry, Alain Damasio, Lucas Moreno, Li-Cam, Laurent Kloetzer, Sylvie Miller et Philippe Ward, Wendy Delorme.
Bravo à tous, et merci à vous, critiques et lecteurs – et s’il vous reste des cadeaux à offrir pour Noël, vous pouvez taper dans la sélection, c’est du tout bon !
La préface de l’anthologie Contrepoint disponible en ligne
Oh, en voilà une bonne idée : la préface de l’anthologie Contrepoint, où figure la nouvelle « Nuit de visitation », a été mise en ligne en accès libre par les éditions ActuSF. Pour mémoire, le but de l’anthologie consistait à proposer des textes sans guerre ni conflit. Laurent Gidon, l’anthologiste, explique dans ce texte son projet en rassemblant ces nouvelles, lesquelles ont déjà reçu plusieurs avis de lecture favorables.
La préface est lisible sur cette page.
Pour mémoire, « Nuit de visitation » appartient à l’univers de Léviathan, tout en étant distincte de la trilogie. L’anthologie est offerte pour deux livres achetés chez ActuSF, et sinon les nouvelles sont commandables à l’unité (c’est ici pour « Nuit de visitation »).
À Bordeaux jeudi : intervention écriture et cinéma
Salut à toi, Bordeaux ! L’orque débarque boire ton vin pour une rencontre jeudi 7 décembre (ce jeudi-là, oui oui) autour de l’écriture et du cinéma, principalement à travers « L’Île close » (et les réécritures du mythe arthurien) et Léviathan (son lien avec l’écriture cinématographique américaine). C’est à 15h30 à l’auditorium de la maison des étudiants (plan).
J’avais eu le plaisir de faire déjà un déplacement là-bas en début d’année et j’en garde un excellent souvenir malgré quelques malédictions de la SNCF. Le débat sera animé par les étudiants, alors ne les laissez pas seuls face à moi, venez nombreux ! Plus d’infos ici.
« Nuit de visitation », nouvelle de l’univers de Léviathan, disponible en vente à l’unité
Léon, à la fin de sa vie, entouré de l’amour de ses proches, se recueille sur les erreurs de son existence. Mais une visite extraordinaire, tel un miracle, va faire basculer sa vision du monde…
D’abord publiée dans l’anthologie Contrepoint, dirigée par Laurent Gidon, dont le projet était de proposer des histoires « sans guerre, ni conflit, ni violence » (le titre est toujours disponible gratuitement pour deux livres des éditions ActuSF achetés), cette nouvelle est à présent disponible en numérique à l’unité pour seulement 99 centimes. Les retours sur l’anthologie et le texte sont déjà très positifs, comme en témoignent les premiers avis de lecture.
« Nuit de visitation » se rattache au cycle Léviathan, mais est parfaitement indépendante des livres ; elle constitue, soit une introduction à l’univers de la Voie de la Main Gauche, soit un éclairage différent de ce que présentent les romans que vous connaissez.
Petit aparté technique, comme c’est un sujet brûlant en ce moment : le fichier fourni, PDF ou ePub, est évidemment dépourvu de DRM, et la rémunération des auteurs est équitable. ActuSF fait partie de ces éditeurs qui vous garantissent de disposer de votre achat comme vous l’entendez, et qu’un pourcentage plus que correct de votre argent atteint réellement les créateurs. Merci de votre soutien !
> Pour commander « Nuit de visitation », c’est sur cette page <
Les autres textes de l’antho sont également disponibles, bien sûr, à cette adresse.
Ce week-end : Econo’mer à Brest
Pas mal de news et de festivals en ce moment. Ce week-end se tiendra la première édition du festival Econo’mer à Brest sur le site d’Océanopolis : il se fixe pour mission de présenter l’économie et l’écologie de la mer à travers la fusion de la science et de l’art. Au programme : des films, un salon littéraire, des expositions : un bel événement pour les amoureux des océans.
Le site officiel propose son programme et les infos pratiques pour s’y rendre. Pour ma part, j’y serai présent pour des dédicaces, débats et tables rondes samedi et dimanche et j’espère vous y retrouver autour de cette passion commune.
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Ce week-end, c’est les Utopiales !
Hey ! Dernière semaine avant les Utopiales, l’un des rendez-vous majeurs de l’imaginaire. Avec un programme cinéma, exposition, littéraire à ne pas rater ; avec des pointures comme Neil Gaiman ou Michael Moorcock. C’est à Nantes, ça se tient à la Cité des Congrès et ça commence mercredi soir, jusqu’à lundi (journée des scolaires).
Le site officiel a tout ce que vous pouvez désirer comme renseignements, notamment :
- Le programme complet, jour par jour, des différents pôles ;
- Les infos pratiques ;
- Une page Facebook et un fil Twitter.
Pour ma part, j’y serai de vendredi à dimanche, pour des tables-rondes, dédicaces, et sinon, heu, au bar, peut-être. (Comme tout le monde, hein. Le bar des Utopiales est connu comme étant the place to be. Non mais.) J’espère vous y croiser ! Mon programme est le suivant.
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Le racket de Facebook : pourquoi vous ne verrez plus le contenu qui vous intéresse
Facebook, connu pour ses méthodes cavalières, son attitude monopolistique, son usage moins que reluisant des données personnelles, vient de franchir un nouveau cap d’indécence. Lisez bien ce qui suit, car cela vous concerne, que vous soyez un utilisateur simple ou un communicant, dans votre droit à parler et à être entendu sur le premier réseau social mondial. Facebook abuse de sa position dominante en prenant ses utilisateurs en otage d’une façon proprement intolérable.
Autrefois (il y a un an), quand vous postiez une nouvelle sur votre mur ou votre page (« Je me suis marié ! » ou bien « J’ai publié un nouveau livre ! »), tous vos amis, tous ceux qui s’étaient abonné à votre page, la voyaient1. C’est normal : à la base, si vous êtes ami avec quelqu’un, ou si vous « aimez » sa page, c’est que vous être intéressé(e) par ce que la personne ou le groupe en face veut vous dire. Vous voulez l’entendre, ou du moins le savoir. Mettons, pour faire simple, que c’est une forme d’abonnement.
Sauf que non.
L’équation – calculée par Dangerous Minds dans cet article, sur lequel se fonde le présent billet et dont je ne fais que reprendre les conclusions – est d’une terrible et scandaleuse simplicité. Curieusement, depuis plusieurs mois, la portée des contenus baisse artificiellement – ceux-ci ne sont vus que par 15% des personnes qui vous suivent et amis. Comme par hasard, Facebook propose une solution : pour toucher les 85% restants… Payez.
Soit, payez pour parler à vos amis, vos clients, vos lecteurs, votre famille – ce que vous êtes censé faire naturellement sur un outil comme Facebook. Si vous publiez une nouvelle, un article sur votre mur ou votre page : vous pouvez payer Facebook pour « promouvoir » ce contenu et s’assurer qu’il soit davantage visible auprès de vos abonnés. Sinon… il a toutes les chances de tomber aux oubliettes. Tant pis pour vous.
En tant qu’utilisateur simple du réseau, cela signifie que vous ne verrez plus forcément le contenu qui vous intéresse, pour lequel vous avez accepté de recevoir des mises à jour : groupes de musique, écrivains, blogs… Mais aussi vos amis : votre soeur a perdu son chat, votre frère a eu un bébé, votre neveu a eu son bac, votre maman a organisé une sortie au musée – vous aurez de grandes chances de l’ignorer, à moins d’aller manuellement sur la page, de faire partie des 15%, ou que les personnes en question aient payé pour promouvoir leur statut…
Plus que ridicule : scandaleux, une véritable prise d’otage, un racket parfaitement mafieux. Se rendre indispensable en montrant (plus ou moins) patte blanche, puis, une fois la position dominante atteinte, dire « maintenant, pour continuer à utiliser dans des conditions normales un outil qui fait partie de votre vie, il va falloir passer à la caisse ».
« Facebook, est gratuit et le sera toujours » ? Ben tiens. Pour un petit blog, un groupe de musique indépendant, un auteur comme moi, en plus d’être scandalisé par la pratique, cela ne vaut pas le coup. Payer 5$ par article de blog que je voudrais promouvoir ? Je vais un salon, je devrais débourser 5$ pour que cette nouvelle puisse vous atteindre ? Quel type de communication est-ce là ? Je n’ai pas 15$ par mois à mettre dans la poche de Zuckerberg. C’est déjà – quand ça marche convenablement – ce que je touche en droits d’auteur pour un salon littéraire entier !
Et je ne vous parle pas des pages – jetez un oeil aux tarifs :
Imaginez le coût que cela représente si vous gérez un blog pro publiant 5 articles par jour…
Je vous encourage vivement à faire circuler l’information. Facebook est déjà une entreprise parfaitement prospère, cette opération n’est qu’un mouvement purement avide et scandaleux qui achève de me la rendre détestable. Je m’y trouvais pour les amis et aussi pour créer ce qu’on fait ici : une communauté sympa où la discussion est intéressante et fournie. Si je ne peux plus communiquer avec vous – je ne parle pas des nouvelles éditoriales ou de mon actu littéraire, simplement de vous parler, bon sang, c’est ma raison première d’avoir un blog – qu’est-ce que je fais là-bas ?
Heureusement, il y a d’autres solutions que Facebook pour se tenir au courant.
Comment faire pour rester informé ?
Il existe d’autres réseaux sociaux qui n’ont pas – pour l’instant – introduit ce genre de fonctionnement haïssable. Twitter est le premier, mais il est par nature volatile. Google+, en est un autre, et il est calqué sur Facebook – si vous avez un compte GMail, l’inscription est transparente ; enfin, pour les tenants du libre, le projet Diaspora se veut être un réseau open source (J’avais annoncé mon départ des deux derniers pour des raisons que je pense toujours, mais face au geste de Facebook, j’y reviens.).
Toutefois, il existe d’autres façons de faire, plus anciennes et surtout plus libres, et ce site vous les a toujours proposées.
La plus simple est le flux RSS. Un flux RSS est un canal d’information fourni par un site qui contient les nouveautés publiées sur celui-ci – exactement comme le flux d’informations d’une page Facebook. C’est une solution gratuite, standard, que personne ne prendra jamais en otage. Pour en profiter, il suffit d’employer un logiciel – souvent intégré au navigateur, donc très simple – qui permette de lire ces flux et vous en tenir informé. C’est aussi simple que d’utiliser Facebook, et vous pouvez classer vos abonnements comme bon vous semble. Les deux solutions les plus populaires sont Google Reader et Netvibes. Il suffit d’ouvrir un compte, puis de vous abonner chaque fois qu’un site vous intéresse et qu’il propose un flux (icône ci-contre). Le flux principal de ce site est à l’adresse suivante :
http://feeds.feedburner.com/lioneldavoust
Enfin, il y a la lettre d’informations. Encore plus simple : après abonnement, les nouvelles vous arrivent directement par mail. On rechigne parfois à s’y inscrire, ce qui est compréhensible, car cela ajoute encore au volume de courrier électronique que l’on reçoit. En ce qui me concerne, ma liste a un trafic très réduit, et propose deux « niveaux » d’abonnement. Le niveau « basique » n’envoie que les nouvelles les plus importantes (les actus éditoriales), ce qui représente très peu de messages. De manière optionnelle, il est possible de s’abonner également au blog – de recevoir une notification à chaque nouvel article. Si vous souhaitez vous abonner, c’est ici.
Ce que cela signifie pour moi (et donc, pour vous et moi)
Pourquoi, finalement, suis-je sur les réseaux sociaux ?
Je l’ai dit plus haut, j’y suis pour la même raison que je tiens un blog : parce que j’aime tenir un bar. J’ai lu il y a longtemps sur la liste de discussion SFFranco – je ne sais plus par qui – que l’écrivain pouvait s’apparenter à un chamane moderne : il part en des lieux étranges, en lui-même, et il en rapporte des histoires pour partager avecsla tribu. Cela ne recouvre pas tous les méandres de la complexité affective du métier, mais j’aime assez. Je blogue, je suis sur les réseaux sociaux, je partage récits de voyage, aventures, photos, technique d’écriture, articles sur le métier, un peu pour la même raison : pour tenir un lieu de discussion sympa (bien sûr, je parle aussi de mon actu, mais il faut bien faire tourner la boutique), pour nous fédérer, vous et moi.
Si je ne peux plus faire ça correctement – ou alors, en mettant la main au portefeuille – pourquoi rester ?
Merci, Facebook, de ce petit réveil-matin, de ce rappel qu’à s’en remettre à une entreprise tierce, on ne demande qu’à être menotté. Au lieu de diluer mon énergie sur des réseaux qui ne m’appartiennent pas, je vais me replier sur ce qui m’appartient : ce site, ce blog, où je suis propriétaire de l’intégralité du contenu, où je suis le patron incontesté. Je ne déserte pas FB, G+; Twitter pour autant, où les articles et certains liens idiots continueront à être répercutés, mais j’y glanderai beaucoup moins – à quoi bon ? -, et vais m’employer à re-déporter la conversation et l’activité ici. En prévision, je vais déménager le serveur sur une plus grosse machine dès que j’aurai une fenêtre de tir, afin de supporter la potentielle montée en charge.
Je vais, contraint et forcé, « promouvoir » cet article sur Facebook – ce sera la première et dernière fois que Zuckerberg recevera mes 5$. Je vous invite très vivement, dès maintenant, à :
- Vous abonner au flux RSS, ou bien à
- Vous abonner à la liste de diffusion
Pour ne pas perdre le contact si les articles sérieux ou moins sérieux, si l’actu littéraire, ou tout à la fois, vous intéressent ici. Car si vous ne comptez que sur les réseaux sociaux, nous risquons de nous perdre.
Faites tourner l’information, s’il vous plaît. Facebook joue beaucoup sur la désinformation et le manque de maîtrise de ses utilisateurs, et ce scandale doit être exposé.
- Pondéré par des algorithmes de popularité, mais n’entrons pas là-dedans. ↩
Programme des Utopiales en ligne
Les Utopiales, c’est l’un des deux événements majeurs de l’année autour de l’imaginaire : littérature bien sûr, mais aussi cinéma, jeu, arts plastiques et illustration. C’est à Nantes, et ça dure 5 jours, du mercredi 7 novembre au soir au lundi 12, à la Cité des Congrès. Les invités viennent de tous horizons, avec des stars comme Neil Gaiman ou Robert Charles Wilson, excusez du peu.
J’aurai le grand plaisir d’y être présent du jeudi au dimanche, pour des dédicaces et tables rondes. L’intégralité des programmes de l’événement ont été mis en ligne : vous pouvez les télécharger sur cette page.
Pour ma part, je participerai à ce qui suit :
[ai1ec tag_name= »Utopiales 2012″]






