Une boule de cristal pour lire l’avenir du livre, (1) : le prix de l’intangible

Oyez, oyez, braves gens. (Ça marche mieux que ois, ois, auguste lectorat.) Oyez mes aventures fantastiques, car en vérité je vous le dis : je suis passé de l’autre côté du miroir. J’ai vu l’avenir du futur, et j’ai la réponse à toutes les questions que vous vous posez. Que deviendra le marché du livre ? J’ai mis un pied dans les terres qui s’étendent par-delà le présent, et je le sais.

Car il existe, auguste lectorat, brave gen, une réalité qui coexiste avec la nôtre, dont le développement fulgurant allié à une maîtrise technologique nécessaire nous révèle Ce Qui Sera. Ce domaine, c’est le jeu vidéo. Je la côtoie un peu de l’intérieur, et il est fascinant de constater combien il constitue, oui, tout à fait, une boule de cristal nous montrant ce qui peut se passer quand une industrie culturelle expérimente avec toutes les techniques de diffusion, distribution et expression sans grande régulation. Il est toujours périlleux de comparer les pommes et les oranges, c’est juste, mais si l’on s’interroge sur le sort des fruits, ça n’est pas complètement dénué de sens. Et l’industrie du jeu vidéo a moult leçons pour nous, tenants du prestigieux et antique domaine du mot écrit, héritage de Joe Gutenberg.

Ainsi, quelles sont les tendances qui se brossent dans le jeu vidéo qui ressemblent curieusement à une prédiction de l’avenir littéraire ? 

Plusieurs articles dans une série de longueur variable, pour mieux découper les choses et traiter des sujets convenablement un à un (ou deux à deux si le périmètre est plus réduit). Aujourd’hui, I give you…

Les soldes à outrance entraînent un vrai problème de perception des prix

C’est probablement le problème principal et, pour moi, le plus inquiétant. Que ce soit dans le jeu vidéo ou même dans celui des applications mobiles, la course à la baisse des tarifs a formé les utilisateurs à considérer qu’un produit dématérialisé valait une poignée d’euros. Dans le domaine du jeu, les soldes régulières et les bundles ont créé une véritable culture de l’accumulation à vil prix, au point que rares sont les jeux qui peuvent encore se vendre durablement à plusieurs dizaines d’euros. Car les joueurs sont nombreux à empiler des jeux récupérés pour trois fois rien auxquels ils n’ont pas le temps de jouer, donc pourquoi acheter une nouveauté au prix fort ?

Cette course à la ruine entraîne une conséquence délétère pour le marché et l’industrie : la dévaluation du produit aux yeux du public. Un livre ou jeu vidéo prend du temps et de l’argent à être conçu, produit, diffusé – mais c’est invisible. Les soldes à outrance brouillent la réelle valeur de ces produits qui sont, en plus, dématérialisés, ce qui rend d’autant plus difficile l’estimation de leur valeur réelle. Pourquoi paierais-je au prix fort un produit qui sera à -50% (ou encore moins) dans six mois ? Baladez-vous sur n’importe quel forum de Steam et frémissez du nombre de plaintes de joueurs qui trouvent que « 10$, c’est trop cher » (pour un jeu qui peut proposer des dizaines d’heures de divertissement, sur une machine qui a coûté un millier desdits dollars, à la louche – pour une machine de joueur). À force de se dévaluer systématiquement pour réaliser des ventes à court terme et recevoir un influx de cash, l’industrie du jeu s’est tiré une balle dans le pied ; c’est pourquoi de plus en plus de titres se sont tournés vers le free to play, les achats in-app (loot boxes, etc.) et que les applications de productivité se tournent vers l’abonnement – parce que l’achat ne suffit plus.

Les soldes monstres (plus de -50%) s’effectuent aussi, à présent, dans le domaine du livre électronique et je crains de voir le même motif se reproduire. Pour beaucoup de lecteurs, une nouveauté en numérique à plus de 10 euros reste une abomination, parce qu’il n’y a pas d’objet physique et que d’autres sont vendus à 1 euro – dès lors, comment justifier cette différence de prix ?

Le jeu vidéo souffre d’un gros problème d’affectation de sa valeur, et je vois le livre le suivre. 

C’est un problème pour deux raisons :

Déjà, il y a bien sûr la viabilité économique des acteurs ; comment faire vivre auteurs, éditeurs, libraires dans un domaine où les marges se compriment de plus en plus ? Et tous ces acteurs sont nécessaires ; l’éditeur prend en charge risque économique, fabrication, promotion, retravail du texte (voir l’épisode idoine de Procrastination) etc. ; le libraire connaît son public et sait promouvoir une œuvre auprès de ceux qu’elle peut intéresser, l’aidant à trouver son public et à vivre, etc. Il est difficile de justifier la vente d’une nouveauté en livre électronique à 10, 12, 15 euros – et pourtant, c’est fréquemment le prix nécessaire. 

Et au-delà, c’est la diversité culturelle qui est en jeu. Mécaniquement, dans une diffusion de masse, c’est le plus gros vendeur qui survit ; le plus gros vendeur est fréquemment le choix le moins risqué (faut-il brandir Hollywood comme exemple ?) et celui qui dispose du plus gros budget de communication. C’est celui qui peut s’en sortir avec les soldes, dont le chiffre d’affaires sera suffisant pour surnager avec la masse ; mais le jeu indépendant souffre énormément de ces pratiques (une des causes possibles du phénomène nommé Indiepocalypse). Les littératures de l’imaginaire avec leur réseau d’éditeurs et de librairies indépendants ont elles aussi beaucoup à perdre dans cette course au moins cher, et au final, les lecteurs aussi – car, plus encore dans le domaine des genres un peu expérimentaux que sont SF, fantasy et fantastique, c’est dans la prise de risque que se trouve la vivacité, et donc l’intérêt du marché. Un marché qui ne permet qu’aux grands vendeurs de vivre, c’est la mort de la créativité, de la prise de risque, et donc de l’intérêt. 

[…] je suis inquiète de la politique d’Amazon quant à l’affichage des livres qui tend à favoriser le prix le plus bas du marché. Je note auprès de cette enseigne un affaiblissement de nos ventes ; or c’est un canal de vente non-négligeable, compte tenu du public technophile des littératures de l’imaginaire. – Mireille Rivalland (L’Atalante), sur Elbakin.net

2018-02-27T09:23:15+01:00mardi 27 février 2018|Le monde du livre|12 Commentaires

Le prix Joël Champetier 2017 est lancé – avis aux nouvellistes

Par Boréal; Ewe Aya – CC BY-SA

Le prix Joël Champetier est une occasion très précieuse pour tous les auteurs de nouvelles d’imaginaire : lancé l’année dernière en hommage à l’écrivain (que la critique comparait régulièrement à Stephen King, excusez du peu), il est reconduit cette année et s’annonce d’ores et déjà comme un rendez-vous de première importance. Il est ouvert à tous les nouvellistes non canadiens écrivant en français, et propose une prime ainsi qu’une publication dans Solaris. C’est donc une splendide occasion de donner un coup de projecteur sur sa plume !

La date limite est fixée au 31 août 2017, et le règlement, ainsi que les modalités d’inscription, se trouvent sur cette page.

2017-04-18T21:31:05+02:00mercredi 19 avril 2017|Le monde du livre|Commentaires fermés sur Le prix Joël Champetier 2017 est lancé – avis aux nouvellistes

Votez pour le prix Rosny Aîné 2017 !

Auguste lectorat ! Tous les ans, je te fais l’article, mais tu sais quoi ? Tous les ans, j’ai raison. Le prix Rosny Aîné est un prix du public qui vise à remarquer une nouvelle et un roman chaque année, et ce prix n’a évidemment de valeur que si tu (oui, toi) votes. Nul besoin d’avoir tout lu pour ce faire ; il suffit de faire partie, selon la belle expression de Roland C. Wagner, du « peuple de la SF » et de vouloir s’exprimer pour lui, afin que cette initiative soit la plus représentative possible.

Pour cela, une seule adresse : le site officiel du prix, où figurent les listes d’œuvres (on peut tout à fait signaler au secrétaire d’éventuels oublis). Date limite : le 7 mai.

Go go go !

2017-04-10T19:58:52+02:00mardi 11 avril 2017|Le monde du livre|1 Commentaire

Prix Alain le Bussy 2017

Alain le Bussy. Photo Ifisdead

Une information qui me paraît fortement intéressante pour les auteurs de toute expérience, le prix Alain le Bussy 2017 (ex prix Infini-Galaxies) est ouvert et il est primé (150 euros), avec une publication dans Galaxies et deux ans d’abonnement à la revue. Attention, il est réservé à la science-fiction.

La revue Galaxies organise en 2017 un Prix littéraire : le Prix Alain le Bussy (ex Prix Infini-Galaxies). Ce Prix, offert par la revue Galaxies, est d’une valeur de 150 euros. Toutefois, le jury pourra décider de partager cette somme entre les premiers lauréats. S’y ajoutent une publication dans Galaxies et un abonnement de deux années à la revue. Le Prix Alain le Bussy est ouvert à tous, dans la limite d’un seul texte soumis par candidat.

Les oeuvres soumises seront des nouvelles inédites de science-fiction (les textes relevant de la fantasy, du fantastique ou d’autres genres ne seront pas retenus), d’une taille maximale de 30 000 signes et espaces (trente mille), rédigées en langue française. Le jury est seul juge de l’application de ces critères. Les textes déjà présentés à une édition précédente seront éliminés d’office.

Le jury se prononce au vu de textes rendus anonymes avant leur transmission au jury. Le fait pour un auteur de révéler sa participation, de proposer l’oeuvre à un autre prix ou à un éditeur avant la proclamation des résultats, de se signaler ou de demander à être signalé auprès d’un ou plusieurs membres du jury vaudra élimination. En soumettant leur texte, les auteurs s’engagent à en réserver la première publication à Galaxies ou aux autres revues parties prenantes au concours, avec une exclusivité d’une année. Ils s’engagent également à ce que le texte soit entièrement original, et ne comporte que des citations courtes, attribuées, d’une longueur maximale de 1 000 signes.

Les résultats seront rendus publics lors de la 44e Convention nationale française de science-fiction, en août 2017. Le jury se réserve le droit de ne désigner aucun texte si pas un de ceux qui lui ont été soumis ne lui semble d’une qualité suffisante, et à l’inverse de désigner un second, voire un troisième prix, si la qualité des textes le justifie. Dans ce cas, le second prix sera doté d’un abonnement de deux ans à Galaxies, et d’une publication dans la revue Galaxies ou dans la revue Géante rouge, le troisième d’un abonnement d’un an à la revue Galaxies, et d’une publication éventuelle. Le jury pourra également décerner des accessits.

Ces textes seront envoyés sous forme électronique, en pièce jointe à un message portant obligatoirement le titre « PRIX ALAIN LE BUSSY », sans nom d’auteur ni signe de reconnaissance dans le texte de la nouvelle, et adressé de manière exclusive à lebussy2017@gmail.com. Un accusé de réception sera systématiquement envoyé aux candidats. En cas de non-réception de cet accusé dans un délai de dix jours, adressez une réclamation à galaxiessf@gmail.com.

La date limite fixée pour cet envoi est fixée au 31 mars 2017 à minuit.

Suivre l’actualité du prix : voir sa page Facebook.

2017-01-24T10:59:19+01:00jeudi 26 janvier 2017|Technique d'écriture|2 Commentaires

OneNote et Evernote retirés de la boîte à outils de l’écrivain

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Quand j’ai lancé la boîte à outils de l’écrivain, avec des liens d’affiliation, j’avais fait une promesse très précise : je ne ferais la promotion que des outils dont je me sers réellement au quotidien et que je recommande donc sans hésitation.

Il est donc temps de retirer deux produits de la boîte à outils, avec l’irritation de les voir prendre un trajet regrettable, et de voir deux excellents outils s’être sabotés de manière absurde : OneNote et Evernote.

Je retire OneNote car la politique de Microsoft en terme de cloud est, au mieux, discutable. La vie privée des utilisateurs n’est pas respectée, ce qui serait un moindre mal s’il était possible sous Mac d’avoir les données au chaud sur son disque, mais Office 365 ne propose pas d’enregistrement des données en local. Dealbreaker. Pour récupérer ses données, il existe l’application Outline qui est compatible avec OneNote (versions Mac et iOS disponibles).

Je retire Evernote car, pour le dire simplement, les dirigeants ont craqué leur slip : les prix ont augmenté de 40%, ce qui est, à mon humble avis, de la folie pure quand OneNote, Google Keep, Apple Notes sont gratuits en face, et qu’Evernote n’est pas nécessairement le meilleur des quatre. Après avoir fermé un certain nombre de projets dérivés (Evernote Hello, Evernote Food), une telle augmentation dans un marché fortement concurrentiel appelle à la prudence ; l’entreprise a montré à plusieurs reprises une direction hésitante et un manque de vision à long terme. EDIT printemps 2019 : Evernote est de retour, youpi !

Le rat que je suis quitte peut-être le navire, mais il est temps d’aller chercher des cieux plus clairs et surtout plus respectueux de mes données. Pour l’heure, je suis en train de trouver mon bonheur avec DEVONthink (Mac seulement, navré), mais ce n’est pas encore une recommandation ferme – j’en parlerai, le cas échéant, après davantage de tests.

2019-05-28T15:56:59+02:00mardi 27 septembre 2016|Technique d'écriture|10 Commentaires

Port d’Âmes finaliste du prix Elbakin !

Couv. François Baranger

Couv. François Baranger

Eh bien, voilà une splendide nouvelle aussi tandis que l’été approche (enfin, qu’il est censé approcher) : Port d’Âmes est finaliste du prix Elbakin, en belle et forte compagnie qui plus est, et cela me fait extrêmement plaisir ! Grand merci au jury du prix pour avoir remarqué le roman, et félicitations à tous les nominés !

Voici la liste complète :

Meilleur roman fantasy français :

Meilleur roman fantasy français Jeunesse :

  • Elia, la passeuse d’âmes, de Marie Vareille, éditions PKJ.
  • L’autre herbier, d’Amandine et Nicolas Labarre, éditions Les Moutons électriques.
  • Les loups chantants, d’Aurélie Wellenstein, éditions Scrineo.
  • Les Mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot, éditions Gallimard
  • Un ogre en cavale, de Paul Beorn, éditions Castelmore.

Meilleur roman fantasy traduit :

Meilleur roman fantasy traduit Jeunesse :

NB :

  • Cette année, nous ne décernerons pas de prix spécial.
  • Mon roman Le village étant publié comme Un étranger en Olondre chez les Editions de l’Instant, je (Emmanuel Chastellière) ne participerai pas aux débats concernant cette catégorie du prix.

[Source]

2016-06-27T11:04:46+02:00mardi 28 juin 2016|À ne pas manquer|5 Commentaires

La Route de la Conquête et l’artbook Abyss, the Universe finalistes du prix Mythologica !

Couv. François Baranger

Couv. François Baranger

Voilà encore non pas une, mais deux belles nouvelles ! La Route de la Conquête fait partie des finalistes du prix Mythologica de l’imaginaire, mais aussi l’artbook Abyss, the Universe auquel j’ai eu le grand plaisir de participer (« Obsessions« ).

Un très grand merci au jury, et félicitations à tous les finalistes, j’ai grand plaisir à voir pas mal de copains dans cette jolie liste ! Les résultats finaux seront annoncés fin février. L’ensemble des résultats (source) :

Romans français

  • Le Fou prend le Roi – Le Bâtard de Kosigan – Fabien Cerutti – Mnémos
  • La Route de la Conquête – Lionel Davoust – Critic
  • Le Septième Guerrier-mage – Paul Beorn – Bragelonne
  • Royaumes de vent et de colères – Jean-Laurent del Soccoro – ActuSF

Romans étrangers

  • Comme un conte – Graham Joyce – traduction de Louise Malagoli – Bragelonne
  • L’Autre-Ville – Michal Ajvaz – traduction de Benoît Meunier – Mirobole
  • L’Education de Stony Mayhall – Daryl Gregory – traduction de Laurent Philibert-Caillat – Le Bélial

Nouvelles françaises

  • Le Sentiment du fer – Jean-Philippe Jaworski – Les Moutons électriques
  • « L’Autre-Route » et « L’Eté dans la Vallée » – Le Jardin des Silences – Mélanie Fazi – Bragelonne
  • « Les ailes ne poussent qu’une fois » – Aubes trompeuses – Jean-Pierre Andrevon – La Clef d’Argent

Nouvelles étrangères

  • Les Perséïdes – R.C. Wilson – Traduction de Gilles Goulet – Le Bélial
    (Oui ce recueil est d’ores et déjà gagnant du fait des votes)

Jeunesse

abyss

Couv. Xavier Collette

  • Brainless – Jérôme Noirez – Gulfstream
  • Le Premier – Nadia Coste – Scrinéo
  • Praërie – Jean-Luc Marcastel – Scrinéo

Couverture

  • Le Paris des Merveilles – couverture par Xavier Colette – Bragelonne
  • Les Perseïdes – couverture par Manchu – Le Bélial
  • Noces d’éternité – couverture par Alexandra V. Bach – Le Petit Caveau

Prix Spécial

  • Abyss, The Universe – Texte : Thomas Hervet, Rozenn Illiano, Lionel Davoust, Mathieu Gaborit et David Calvo – Illustrations : Xavier Collette – Bombyx
  • L’étrange Cabaret des fées désenchantées – Hélène Larbaigt – Mnémos
  • Le Cabinet du Docteur Black – E.B. Hudspeth – Le Pré aux Clercs
2015-12-14T18:08:15+01:00mercredi 16 décembre 2015|À ne pas manquer|4 Commentaires

« La Route de la Conquête » finaliste du prix Imaginales !

Affiche Gregory Deiaunay

Affiche Gregory Deiaunay

Alors ça ! C’est un beau week-end qui m’a apporté cette nouvelle : tout le recueil La Route de la Conquête est finaliste du prix Imaginales, catégorie nouvelles ! Merci beaucoup au jury pour avoir retenu le livre dans sa sélection, ainsi qu’à toute l’équipe des éditions Critic pour son travail autour de ce livre.

Félicitations à tout les finalistes ; rendez-vous fin mai pour le résultat et surtout pour le festival Imaginales à Épinal !

Voici la sélection complète :

Roman francophone

  • La lisière de Bohème de Jacques Baudou, (Les Moutons Electriques)
  • L’Instinct du Troll de Jean-Claude Dunyach, (L’Atalante)
  • American Fays d’Anne Fakhouri et Xavier Dollo, (Critic)
  • Trois oboles pour Charon de Franck Ferric, (Denoël)
  • Manesh de Stefan Platteau, (Les Moutons Electriques)

Roman étranger traduit

  • La moitié d’un roi de Joe Abercrombie, trad. Juliette Parichet, (Bragelonne)
  • L’Océan au bout du Chemin de Neil Gaiman, trad. Patrick Marcel, (Au Diable Vauvert)
  • Comme un conte de  Graham Joyce, trad. Louise Malagoli, (Bragelonne)
  • Bloodsong d’Anthony Ryan, trad. Maxime Le Dain, (Bragelonne)
  • Morwenna de Jo Walton, trad. Luc Carissimo, (Denoël)

Jeunesse

  • Le Royaume des cercueils suspendus de Florence Aubry, (Le Rouergue « Epik »)
  • La Voie des oracles d’Estelle Faye, (Scrinéo)
  • Le livre de Perle de Timothée de Fombelle, (Gallimard)
  • Monstre en cavale ! d’Audrey Francaix, (Octobre)
  • La Balance brisée de Lyse Syven, (Castelmore)

Illustration

  • Joy Ang pour les Dragons des Royaumes de Feu de Tui T. Sutherland (Gallimard Jeunesse)
  • Mélanie Delon pour l’artbook Opale I. Requiem of the Night, (Exuvia)
  • Hélène Larbaigt pour L’étrange cabaret des fées désenchantées, (Mnémos « Ourobores »)
  • Aurélien Police pour ses couvertures de l’année
  • Les royaumes du Nord, bande dessinée de Stéphane Melchior et Clément Oubrerie, (Gallimard)

Nouvelle

  • Ma Chèvre s’est mangé les pattes (recueil) d’Alex Burrett, trad. Patricia Barbe-Girault, (Aux forges de Vulcain)
  • La route de la conquête (recueil) de Lionel Davoust, (Critic)
  •  « L’été dans la vallée », dans Le Jardin des Silences de Mélanie Fazi, (Bragelonne)
  •  « La Tête aux souhaits » de Jeffrey Ford, trad. Karine Poirier, dans Fiction n°19
  •  « Le Récit du changelin » de Michael Swanwick, trad. Pierre-Paul Durastanti, dans Bifrost n°77
  • Père-des-Pierres (novella) d’Orson Scott Card, trad. Jean-Daniel Brèque, (L’Atalante)

Prix spécial du Jury

  • « Studio Walrus », éditeur en ligne, pour son travail en faveur des littératures de l’imaginaire dans le numérique.
  • Vincent Ferré, pour le recueil Lire J.R.R. Tolkien (Pocket) et la supervision de la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux (par Daniel Lauzon, chez Christian Bourgois)
  • Metal et Fantasy de Franz E. Petiteau, (Camion Blanc)
  • Ankh-Morpok, guide illustré de Terry Pratchett, (L’Atalante)
  • L’Atalante pour la nouvelle édition du Roman du Roi Arthur de Thomas Malory.
2015-07-07T00:19:14+02:00lundi 11 mai 2015|À ne pas manquer|13 Commentaires

Quatre nouveaux livres électroniques à petit prix

Et voilà ! C’est aujourd’hui que sortent les quatre livres numériques évoqués lundi, sans DRM, à un prix tout à fait raisonnable, aux éditions ActuSF. Il y en a pour tous les goûts : un épais recueil de nouvelles, deux moins épais dont un qui prolonge l’univers de la trilogie Léviathan (mais lisible tout à fait indépendamment) et une novella.

Pour vous les procurer, c’est très simple : rendez-vous sur la page des livres, et vous trouverez des liens d’achat vers les principales plate-formes (chez l’éditeur, Kobo, Amazon, avec ou sans DRM…). Ce qui me permet d’introduire une nouveauté du site : dorénavant (et au fur et à mesure des mises à jour), chaque livre, nouvelle, récit vous proposera une variété de liens de commande, chez des libraires indépendants comme chez les grandes plate-formes. Je vous recommanderai toujours de faire travailler votre libraire plutôt qu’Amazon, mais je suis conscient que beaucoup ont des Kindle – en conséquence, une des mises à jour importantes du site consistait à pouvoir vous proposer une variété d’options d’achat et pas une seule.

Autre nouveauté, en passant : comme évoqué, la revue de presse est en passe de disparaître définitivement du blog. Les chroniques seront toujours relayées sur les réseaux sociaux mais, le temps de terminer la transition, elles se trouveront dorénavant à leur place : sur la page du livre concerné, avec un nouveau système plus élégant, facile à maintenir et cohérent, visible pour l’instant seulement sur La Route de la Conquête.

2015-07-07T00:37:27+02:00jeudi 19 février 2015|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Quatre nouveaux livres électroniques à petit prix

Palmarès des prix remis aux Utopiales

Affiche Nicolas Fructus

Car il est important que ces informations circulent. Information prise chez Gromovar, et j’en profite pour signaler l’article qu’il signale en lien, la rencontre avec les robots Nao, chez Traqueur Stellaire. C’est très étrange (et même un peu inquiétant, s’il faut en croire Terminator) de voir une image de la SF commencer véritablement à prendre vie.

  • Prix Utopiales Européen : Mordre le Bouclier de Justine Niogret
  • Prix Utopiales Européen Jeunesse : Saba Ange de la mort de Moira Young
  • Prix Julia Verlanger 2012 : La Route de Haut Safran de Jasper Fforde
  • Prix spécial du jury de la bande dessinée : Big Crunch de Rémi Gourrierec
  • Prix du Meilleur Album de SF 2012 : Daytripper de Gabriel Ba et Moon Fabio
  • Prix SyFy du public (compétition internationale de cinéma) : Iron Sky de Timo Vuorensola
  • Grand Prix du Jury (compétition internationale de cinéma) : Eega de S. S. Rajamouli
  • Prix Utopiales de la Compétition Européenne des courts métrages : La Mysterieuse disparition de Robert Ebb de Francois Xavier Goby, Clement Bolla et Matthieu Landour
  • Prix du meilleur scénario de jeu de rôle : Héros de guerre de Victor Bret
  • Prix Game Jam de création de jeux vidéos en 48h : ex aequo Thanks for playing et 2012 le jeu
  • Prix Planet-SF des blogueurs 2012 ; La fille automate, de Paolo Bacigalupi, traduit par Sara Doke.
2012-11-13T09:21:42+01:00mardi 13 novembre 2012|Le monde du livre|5 Commentaires
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