Les Imaginales sont repoussées à l’automne

C’est triste (phrase qu’on emploie vraiment trop en ce moment), mais essayons de prendre le peu de bon côté qui nous rste, nous pouvons nous préparer bien à l’avance : les Imaginales ne se tiendront pas cette année au printemps, mais du 14 au 17 octobre, pendant le mois de l’Imaginaire. Espérons que d’ici là, les vaccins auront suffisamment circulé, que nous puissions retrouver une forme de normalité et qu’on puisse toutes et tous se retrouver sous la bulle du livre !

Notez la date !

2021-02-13T12:23:08+01:00mardi 16 février 2021|Le monde du livre|4 Commentaires

Pour la première fois, une catégorie Jeu Vidéo dans les prix Hugo (mais temporaire pour l’instant)

C’est chouette, mais j’ai quand même envie de dire qu’il était temps (à vrai dire, je pensais naïvement que c’était déjà le cas) :

Pour mémoire, les prix Hugo font partie des prix les plus prestigieux de l’imaginaire mondial, décernés par vote des membres de la World Science Fiction Society (même si, comme ce sont les participants aux Worldcon qui votent, cela concerne dans l’écrasante majorité des cas des œuvres en langue anglaise, donc cela concerne surtout l’imaginaire étasunien…). DisCon III est la convention mondiale de cette année.

En revanche :

C’est donc temporaire pour cette année car :

Les prix Hugo étant pluridisciplinaires (on y trouve des catégories podcast, cinéma, télé), il me paraît incompréhensible que la catégorie jeu vidéo, en 2020, n’existe pas encore. C’est le média où l’imaginaire domine littéralement l’ensemble de la production (de Mario à Silent Hill en passant par WarCraft, EVE Online et Monkey Island), la porte d’entrée principale vers ces univers pour toutes les jeunes générations ; reconnaître cette forme comme faisant partie de la famille me semble non seulement indispensable, il y a urgence. Le jeu vidéo ne parle pas que d’imaginaire en 2020 l’année mondiale des confinements (et il le fait souvent brillamment – Gris, Journey, Hellblade: Senua’s Sacrifice…), c’est l’un de ses vecteurs majeurs depuis littéralement toujours. (Le jeu vidéo se démocratise dans les années 1980… soit il y a près de quarante ans.)

Si cette catégorie ne devient pas permanente après une délibération et un vote qui tiennent de la formalité, je ne comprends pas.

2020-12-07T18:34:58+01:00mercredi 2 décembre 2020|Le monde du livre|4 Commentaires

L’exposition fantasy de la BnF en ligne s’enrichit pour Halloween

On ne dirai jamais assez de bien (et on ne répercutera jamais assez) le travail titanesque accompli par la Bibliothèque nationale de France autour de la fantasy – 

Cliquez pour y aller !

– exposition virtuelle qui est maintenant disponible en anglais, pour mémoire.

À l’occasion d’Halloween, l’exposition enrichit son contenu autour des sorcières, des monstres, des sorciers : tous les albums sont disponibles ici, et pour tout visiter, une seule adresse :

➡️ https://fantasy.bnf.fr/

2020-10-25T10:38:24+01:00mardi 27 octobre 2020|Le monde du livre|Commentaires fermés sur L’exposition fantasy de la BnF en ligne s’enrichit pour Halloween

Joyeux vingt ans, Elbakin.net !

Il y a vingt ans, alors que j’étais un étudiant chevelu dans sa chambre en stage qui jetait les bases d’un univers de fantasy qui allait devenir Évanégyre au lieu de boucler son mémoire pour le rendre à temps (alors, je l’ai rendu à temps, le matin même, en personne, à Rennes, faisant le trajet depuis La Rochelle de nuit avec ma voiture en pleine pénurie de carburant, me maintenant réveillé à travers le marais poitevin avec du Rhapsody of Fire à fond les ballons), je me documentais sur le genre et je me souviens vivement m’être baladé sur un site déjà pas mal orange qui avait l’idée rigolote de refléter la note des bouquins avec une petite épée plus ou longue (peut-être un peu freudien, tout ça).

Elbakin.net en 2006 d’après Wayback Machine

Vingt ans plus tard, Elbakin.net est devenu une référence incontournable du genre, La Messagère du Ciel a reçu son prix du roman francophone, et je coanime un podcast avec deux amies diffusé par son réseau.

Vraiment, je n’aurais jamais imaginé ça à l’époque où je gueulais for the king for the land for the mouuuuuntaiiiins avec un fake accent italien dans ma petite Honda en sifflant tous les cafés que je trouvais. La vie réserve de merveilleux voyages.

Merci et joyeux anniversaire, Elbakin.net ! Et aux vingt prochaines années !

2020-08-29T20:31:51+02:00mardi 1 septembre 2020|Le monde du livre|6 Commentaires

L’exposition virtuelle de la fantasy de la BnF traduite en anglais

La Bibliothèque nationale de France avait proposé l’année dernière une exposition virtuelle splendide, à la fois accessible et fouillée, sur la fantasy : avec un historique, un parcours ludique et un panorama allant jusqu’au paysage français contemporain (j’avais eu l’immense honneur de faire partie des auteurs soumis à la question).

Et maintenant :

Le site est traduit en anglais, ce qui représente un jalon d’envergure pour le travail sur nos genres à l’étranger. Merci, donc, à toute l’équipe de la BnF, d’œuvrer pour la recherche, et la littérature !

➡️ https://fantasy.bnf.fr/en/

2020-08-07T21:17:29+02:00mardi 11 août 2020|Le monde du livre|Commentaires fermés sur L’exposition virtuelle de la fantasy de la BnF traduite en anglais

Bravo à Présences d’Esprits pour le numéro 100 de sa revue

Le club Présences d’Esprits est une institution, et l’une des (si ce n’est la) plus anciennes associations de l’imaginaire français : fondé en 1992, il se forme d’abord autour des lecteurs de la regrettée collection Présence du Futur chez Denoël, mais prend son indépendance trois ans plus tard. Depuis 25 ans, le club regroupe les amateurs d’imaginaire de tous horizons, sur tous médias, organise diverses activités (comme les matches d’écriture aux Imaginales et autres festivals) et publie deux revues : AOC et Présences d’Esprits.

Couv. Pascal Quidault

Félicitations à toute l’équipe pour ce jalon majeur qui permet de revenir sur l’histoire du club, propose deux nouvelles inédites, l’une de Camille Leboulanger et l’autre d’Élodie Serrano, un dossier sur Cyrano de Bergerac ainsi que quantité d’entretiens avec des auteurs ayant côtoyé le club au fil des ans comme Mélanie Fazi, Estelle Faye, Laurent Genefort, Elisabeth Vonarburg, Aurélie Wellenstein, Jeanne-A Debats, Kriss Vila, Jean-Pierre Fontana et votre humble serviteur (j’espère n’avoir oublié personne).

Pour commander le numéro, c’est ici !

2020-07-09T11:00:16+02:00jeudi 2 juillet 2020|Entretiens, Le monde du livre|Commentaires fermés sur Bravo à Présences d’Esprits pour le numéro 100 de sa revue

Je rends ma carte de membre de la Société Des Gens de Lettres

Charles Deluvio

Rappel rapide des épisodes précédents :

  • Dans le contexte de crise actuel, l’État a débloqué des fonds d’aide d’urgence pour les artistes auteurs, et la SGDL a été mandatée pour faire l’intermédiaire.
  • La Ligue des Auteurs Professionnels a vertement critiqué la gestion de la SGDL. À tort ou à raison, ce n’est même pas le problème en l’occurence, car :
  • La SGDL n’a rien trouvé de plus intelligent que d’attaquer Joann Sfar, président de la Ligue, en diffamation pour ses critiques.

En ce qui me concerne, j’avais déjà très saumâtre le soutien de la SGDL au scandaleux projet ReLIRE, et quand j’ai fini – avec un peu de réticence – à y demander mon adhésion plus tard, j’ai découvert avec stupéfaction qu’on me demandait d’envoyer copie de mes contrats d’auteur pour valider mon adhésion.

Les contrats, c’est confidentiel. Spoiler : ils ne les ont pas eus, mon adhésion a été validée.

Aujourd’hui, je quitte donc la SGDL et ça m’économisera cinquante balles par an. Voici le message envoyé à la direction et au responsable des adhésions :

Messieurs, 

Dans le climat difficile qui secoue la profession en ce moment, vous avez décidé d’attaquer Joann Sfar en diffamation pour des propos tenus à l’encontre de votre gestion de la distribution des fonds d’urgence de l’État aux auteurs. 

Indépendamment du fait que vous entendiez dans les propos de M. Sfar des attaques qu’il n’a pas dites ; indépendamment du fait que vous trouviez, ou non, ses propos tolérables : 

Qu’il ait pu venir à la direction de la Société l’idée qu’une telle démarche, quelles que soient les circonstances, était une idée judicieuse témoigne d’une déconnexion et d’un aveuglement colossaux. 

Pour le dire sans ambages : c’est une décision obtuse à une prodigieuse diversité de niveaux de lecture, et je le dis avec d’autant plus de liberté que je ne suis pas membre de la Ligue des Auteurs Professionnels. 

Vous comprendrez que je ne saurais rester adhérent d’une Société qui entend me représenter avec des décisions obtuses. 

Je vous remercie donc dès réception de ce message, conformément à la législation en vigueur, de : 

– Radier mon nom de vos listes de membres. 

– Supprimer mon et nom et coordonnées des bases de données des membres de la SGDL. 

– Supprimer mon espace adhérent. 

– Résilier tout mandat de prélèvement correspondant aux frais d’adhésion à la Société. 

Je comprends que par cette action, je me prive de tous les services ouverts par la Société, sans contrepartie et malgré l’adhésion déjà payée pour l’année en cours. 

Lionel Davoust

2020-05-27T21:23:55+02:00jeudi 28 mai 2020|Humeurs aqueuses, Le monde du livre|2 Commentaires