Prix Lacour de l’imaginaire 2013

Le prix Lacour de l’imaginaire a été lancé l’année dernière dans le but de fournir une première chance de publication à un jeune auteur. La première sélection s’est achevée il y a un mois ; l’ouvrage retenu sera édité fin 2012. Malgré un site légèrement, heu, suranné qui pourrait inciter à quelques a priori, le projet suit donc son cours comme prévu, et les habitués reconnaîtront par exemple dans le jury Raymond Iss, collaborateur solide de Galaxies ancienne série. Si vous avez dans vos tiroirs un manuscrit que vous cherchez à faire découvrir, c’est donc un potentiel tremplin supplémentaire.

Toutes les infos sur le site correspondant. Par ailleurs, les éditions Lacour, qui soutiennent le projet, seront présentes aux Imaginales, ce qui peut procurer une occasion de les rencontrer.

2012-05-04T18:14:36+02:00lundi 7 mai 2012|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Prix Lacour de l’imaginaire 2013

Léviathan : La Chute sort aujourd’hui !

Couv. Alexandre Fort

Un petit billet pas bien original, mais, tout de même, pour marquer le coup : c’est aujourd’hui que sort Léviathan : La Chute, le premier volume d’une série de thrillers initiatiques situés à notre époque, mais dévoilant le combat et le parcours de destins uniques dans la conquête de la liberté individuelle. Y a de l’aventure, des orques, de l’Antarctique, un peu de Nietzsche, de la baston mais aussi de l’introspection.

Quelques infos pour en savoir plus : la page du livre, avec l’argumentaire et la revue de presse

Je sais qu’une proportion de lecteurs (surtout dans le milieu de l’imaginaire) n’aime pas acheter le premier volume d’une série sans avoir la suite, et c’est un sentiment que je comprends. C’est pour cela – j’en ai déjà parlé, mais il me semble important d’insister – que le deuxième volume, Léviathan : La Nuit, sort au printemps prochain (je ne peux pas faire plus vite), en espérant que cela allégera l’attente.

Tu me connais, ô auguste lectorat, je n’ai pas l’habitude de te solliciter ni de demander ton soutien – je n’ai même pas de bouton « Donation » sur ce site web, par choix. Je vais cependant faire une petite exception à cette règle, et j’espère que tu le recevras bien, avec tranquillité, sans couteau sur la gorge, regarde, j’ai les mains vides, juste à la rigueur un bouquet de fleurs des champs, parce que c’est le printemps. (Bon, pas vraiment, mais faisons comme si.)

Plus sérieusement, si le livre est susceptible de vous intéresser mais que vous faites partie de ces lecteurs qui préfèrent attendre la suite, j’aimerais vous demander de faire une entorse à ce principe. C’est un milieu différent dans lequel paraît La Chute, fortement concurrentiel, et un bon démarrage pour ce premier volume peut grandement aider le livre à trouver son public. Les séries sont dans une situation paradoxale : beaucoup de lecteurs sont échaudés par l’arrêt brutal d’histoires en plein milieu, et donc refusent de s’engager tant qu’ils n’ont pas l’assurance d’avoir la fin. C’est compréhensible. Mais, à force de raisonner ainsi, on entre dans un cercle vicieux : rares sont les séries qui finissent par fonctionner, puisque l’éditeur et l’auteur se retrouvent avec des ventes bien inférieures à ce qu’ils auraient pu avoir.

Entendons-nous bien, nous ne sommes pas dans cette situation, Don Quichotte est enthousiaste autour de cette série et me soutient, je sais que ce sont des gens réglos, et j’espère avoir prouvé au fil du temps que moi aussi. Néamoins, je te demande, ô auguste lectorat, de me faire confiance. Je ne te demande pas d’acheter des palettes entières de Chute – quoique, si tu ne sais pas quoi offrir à Noël, tu pourras toujours l’écouler, hein, ha ha – ni de le prendre juste pour mes beaux yeux (je t’assure, j’ai de super beaux yeux) (les lunettes ne me rendent pas justice) si ce n’est pas ta came. Je veux que tu y prennes plaisir, parce que, zut, lire, c’est pour se faire plaisir. Je ferai les volumes 2 et le 3 quelles que soient les conditions, mais le défi que nous avons à relever aujourd’hui est de réussir un bon lancement et d’émerger. Le turn-over sur les tables des librairies est aujourd’hui extrêmement rapide.

Alors, si le livre te faisait envie de toute manière, et que tu en as les moyens ce mois-ci, je te demande juste une chose : n’attends pas. Et, ensemble, nous ferons la liste de best-sellers du New York Times ! (Quoique, là, je m’avance peut-être un peu.)

2011-09-22T17:34:07+02:00jeudi 22 septembre 2011|Actu|20 Commentaires

Newman & Mittelmark, How NOT to Write a Novel

Les auteurs – un écrivain et un éditeur – l’affirment en préambule : si l’on mettait tous les théoriciens de l’écriture dans une pièce en train de se remplir d’eau et qu’ils devaient se mettre d’accord sur des règles littéraires avant de périr noyés, il est certains qu’ils se mettraient avant tout d’accord sur une chose : ce qu’il ne faut pas faire. C’est le projet de ce petit opus d’un peu plus de 250 pages : ne pas vanter de grands principes, des recettes prétendûment infaillibles, des systèmes supposément éprouvés, mais au contraire rassembler le maximum de bévues, de bourdes, de tics et autres catastrophes tragiques qu’on rencontre dans les manuscrits non publiés. Et il y en a. Dans ma courte expérience éditoriale, j’en ai croisé un certain nombre, et je peux vous assurer que chacune de ces erreurs garantit à elle seule, presque à coup sûr, l’envoi navré d’une lettre de refus circulaire.

Le livre couvre tous les domaines de la narration : intrigue, personnages, décor, style… jusqu’à la soumission du manuscrit. Chaque bévue est d’abord illustrée par un extrait bidon rédigé par les auteurs eux-mêmes – souvent hilarant – puis suivi par une demi-page d’explications à la fois pédagogiques et… féroces (ce qui fait le plus grand bien aux égos un peu confortables).

« Je suis stupéfait. Vous êtes contento que je reste aqui pendant que vous passez en revue los échantillons ? »

– El étranger : Quand des locuteurs d’autres langues sont rendus n’importe comment (p.150)

Bien sûr, nous autres francophones ne retirerons que peu de profit des sections sur le style et la langue, le français fonctionnant parfois presque à l’opposé de l’anglais (pour ce qui est des verbes de dialogue, par exemple), mais le lecteur capable d’apprécier ce petit volume (un certain niveau de langue est requis pour en saisir tout le sel) saura faire le tri et les sections concernées sont de toute façon minces.

Bien sûr, ne tomber dans aucun de ces pièges ne garantit éventuellement pas la publication… Mais ils constituent le B.A.BA. Ce bouquin est une lecture quasiment indispensable pour l’auteur débutant qui a la chance d’avoir un certain niveau d’anglais. Mais tout le monde, de manière générale, tirera du profit à le lire, ne serait-ce qu’au premier degré, en se tenant les côtes devant les extraits délicieusement nanaresques mais tragiquement vraisemblables ; au-delà, il serait bien possible également de déceler des amorces de dérives ou de tics d’écriture dans sa propre pratique… qu’il conviendra alors de tuer dans l’oeuf, si possible avec un fusil à canon scié.

2014-08-05T15:23:05+02:00jeudi 24 février 2011|Best Of, Technique d'écriture|4 Commentaires
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