La photo de la semaine : Murray River
Laquelle constitue la frontière entre l’État de Victoria (Melbourne) et New South Wales (Sydney).
Laquelle constitue la frontière entre l’État de Victoria (Melbourne) et New South Wales (Sydney).

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e20 Configuration de son environnement de travail numérique, avec Karima Amarouche« .
Dernier volet de la conversation au long cours de Procrastination avec Karima Amarouche, ergonome chez France Travail, qui répond patiemment à toutes les questions du podcast (enfin, surtout celles de Lionel) sur la configuration précise de l’environnement de travail informatique. Écrans incurvés, résolution, luminosité, lumière bleue, mode clair ou sombre, tout y passe sur la santé oculaire ; mais aussi l’usage du trackpad, les écouteurs à réduction de bruit active, la dictée et la commande vocale, les bloqueurs de distraction, le pouvoir de ne rien faire, jusqu’aux questions soumises par le poditoire.
Le podcast remercie encore très chaleureusement Karima Amarouche pour sa gentillesse, sa disponibilité et ses innombrables conseils !
Références citées
Cal Newport, Deep Work
f.lux, https://justgetflux.com/
Nebo, maintenant appelé MyScript Notes https://www.myscript.com/notes/
Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :
Bonne écoute !
Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.
Rédiger un premier jet et en évaluer la qualité en même temps revient à juger une exploration avant même que celle-ci n’ait pu s’exprimer : c’est contradictoire. La voix critique n’a pas sa place dans l’écriture du premier jet (Dean Wesley Smith, formation Killing Critical Voice ; Kristine Kathryn Rusch le fait aussi). Terry Pratchett : « The first draft is just you telling yourself the story ».
Matéraliser cette séparation implique même d’avoir un environnement de création du premier jet distinct des aspects « business » de l’écriture (machine à écrire, ordinateur dédié, voir mes réflexions [[202401050927 Possibilités pour une machine d’écriture dédiée]]).
J’ai pu expérimenter ça avec la Freewrite, et constaté un décuplement de ma vitesse de production – et de la facilité afférente ! C’est très tentant, ne serait-ce que pour la facilité d’approche que cela donne.
Je me demande même, avec mes réflexions sur l’idéation, s’il ne faudrait pas [[202402041827 Au-delà de la rédaction et correction de texte, dissocier aussi l’idéation pour joie et productivité ?]].

Lux est un collègue beaucoup moins connu de SpacewaveCR, mais avec une activité analogue : de longues plages d’ambient planante qui visent un équilibre subtil, c’est-à-dire marquer des évolutions suffisantes pour ne pas endormir l’auditeur·ice, sans le distraire pour autant. Mais là où SpacewaveCR tape un peu dans toutes les inspirations, Lux a un créneau unique et bien marqué : le succédané de bande originale de Blade Runner. Tous ses albums partagent en effet l’atmosphère, la typographie, la mélancolie et une grande part des sons du monument de Vangelis, ce qui en fait un fond sonore idéal pour travailler et écrire… Enfin, tant qu’on n’en a pas marre de bouffer du Brass de CS-80 et de l’atmosphère urbaine nocturne pluvieuse. Lux propose aussi, quand même, de la musique qui se prête un peu mieux à une écoute active que la moyenne du domaine ; comme introduction, l’EP Asian Moods est fortement recommandé, et on enchaînera sur l’album Space Runner avant de potentiellement dévorer tout le reste.
Je crois qu’il existe un adage, dans une langue ou une autre, qui dit en substance : plutôt que d’en être victime, assumez-le. Donc : j’assume ma danse rigolote entre Obsidian et Bear, et plutôt que garder ça honteusement pour moi, autant t’en faire profiter, auguste lectorat. Le choix de l’un ou l’autre des outils se fait selon le profil de l’utilisateur·ice : simplicité absolue pour Bear, personnalisation sans fin pour Obsidian. Or, il existe un point sur ce spectre où la puissance offerte par Obsidian peut s’équilibrer avec la friction inévitable qui l’accompagne. Et il se trouve que l’équipe, ou de nouveaux plugins, ont réglé un certain nombre desdits points de friction. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
La gestion des médias a été grandement améliorée. Un des gros agacements d’Obsidian pour moi est la gestion des médias complémentaires, notamment les images. Ce point a été grandement amélioré, au point de rapprocher l’expérience de Bear.
![[fichier.jpg]]). On les coup, copie, colle, efface d’un coup de Delete comme dans un traitement de texte riche classique. 
Ça ne nettoie pas entièrement une vault, mais ça aide beaucoup. Pour disposer d’une commande directe « effacer le lien et le fichier lié », installer le plugin Image Converter, qui offre en plus la possibilité d’habiller le texte autour des images.


La géolocalisation des notes. MapView propose cela depuis très longtemps, mais c’était laborieux (accéder à un site externe pour récupérer ses coordonnées GPS). Le plugin offre maintenant cela automatiquement sur mobile à condition d’insérer une propriété location.
Pourquoi faire un truc pareil ? me demande-t-on souvent. Effectivement, c’est un besoin très niche (Evernote le faisait jadis, et a supprimé la fonctionnalité qui n’intéressait personne). Je trouve un intérêt notable à intégrer son journal personnel dans sa base de connaissances : on ne sait jamais ce qui peut émerger d’une réflexion aléatoire libre, ni de la prise de conscience d’une évolution régulière dans sa vie, dans la création ou le personnel.
Or, pendant longtemps, ma vie a été dissociée entre deux extrémités du monde, et je conserve deux modes très différents de fonctionnement entre Melbourne (le quotidien) et la France (festivals, vie sociale, conférences). Sans parler des volontariats et voyages qu’il m’arrive de faire ; je suis curieux de voir ça sur une carte, et de voir quelle idée a émergé où. Mais c’est clairement une coquetterie.
Pourquoi utiliser Obsidian plutôt que Bear ? Obsidian est un outil clairement plus puissant pour la gestion d’une base de connaissances, que Bear ne proposera sans doute jamais :
Pourquoi utiliser Bear plutôt qu’Obsidian ? L’écart se réduit avec le naturel qu’offre une application native comme Bear. Cependant, celle-ci offre encore une expérience supérieure dans les domaines suivants :
Pour l’instant, je continue à travailler dans Bear pour tout ce qui se rapporte à La Succession des Âges, mais j’admets que je bricole Obsidian pour tout le reste… ce qui est la pire situation possible. Ne faites pas ça.

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e19 – Pousser plus loin son style« .
Le style dans l’écriture : question fondamentale et pourtant difficile à définir quand on débute. Au final, de quoi s’agit-il, exactement ? Comment le travailler quand on est seul·e devant son œuvre ?
Lionel le définit comme comme une esthétique de la communication – esthétique qui est en soi communication également. En conséquence, le travail commence par une réflexion sur cette esthétique, laquelle est au service d’un effet ou d’un passage donné.
Le style est le sujet favori d’Estelle ! Après avoir désamorcé les idées reçues, elle explique comment lire en écrivain·e, en donne un « pack de départ » complet et dense de références pour voir tout ce qu’il est possible d’accomplir sur le sujet.
Mélanie propose que trouver son style, c’est affiner sa propre voix, ce qui se fait à force de reconstructions inconscientes d’œuvres auxquelles on s’expose, en littérature mais aussi dans tous les autres médias.Références citées
- The Thing, film de John Carpenter
- Marshall McLuhan
- Les Chroniques des Bridgerton, série de Chris Van Dusen adaptée des romans de Julia Quinn
- Gentleman Jack, série de Sally Wainwright
- John Truby, Anatomie du scénario
- Jean Genet, Notre-Dame des fleurs
- Jack Kerouac
- Hunter S. Thompson, Las Vegas parano
- Marguerite Duras
- Nathalie Sarraute
- John Dos Passos
- Léo Malet, 120 Rue de la gare
- Virgine Despentes, Vernon Subutex
- Jean Giono, Le Hussard sur le toit
- Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, L’Œuvre au noir
- Herman Melville, Moby-Dick
- Gustave Flaubert, Madame Bovary
- Dissèque un Extra-Terrestre, jeu Mattel
- William Faulkner, Tandis que j’agonise
- Poppy Z. Brite, Les Contes de la fée verte
- Jean-Daniel Brèque
Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :
Bonne écoute !
Certaine émotion. Ça n’est pas tous les jours qu’on fait un truc pareil.

Il n’y a plus qu’à attendre, en espérant que je ne me sois pas fait des nœuds avec le calendrier de mes voyages. (Comme on m’a posé la question : ce sera une double nationalité, l’Australie comme la France acceptant la chose.) Prochaines étapes :
Délai moyen : 6 à 8 mois.
De retour à Melbourne, après mes 35h de métro aérien. Un immense merci à vous pour tous les échanges, votre gentillesse, votre passion pour 65 Maladresses des jeunes manuscrits (il s’en serait vendu près d’une centaine rien que sur les Imaginales), votre compréhension samedi du festival avec le coup de chaud. Je suis maintenant en hiver, sous la pluie, avec la floraison imminente des wattles (sorte de mimosa).
En début d’année, j’avais annoncé que je ne donnais plus de date pour la sortie de La Succession des Âges (« Les Dieux sauvages » V) entre autres pour ma santé mentale. N’ayez crainte, tout va bien, mais je sors d’un gros trou. En retour, j’avais pris deux engagements :
C’est ce qu’on va faire maintenant. Où en est le bouquin ?
Le premier jet est achevé aux 4/5 (il reste quand même une longueur considérable à couvrir, vu l’ampleur du bidule), tout est planifié, et j’ai fait mes passes de corrections sur environ 3/5, conduisant à dégraisser 600 000 signes (soit la moitié de La Messagère du Ciel…) rien qu’en concision, efficacité, impact narratifs. J’ai continué sur cette lancée, mais je suis à présent confronté à des difficultés d’écriture que je n’ai jamais eu sur un bouquin de taille « normale » (1-1,5 millions de signes) : le souffle de certaines trames narratives.
J’en ai notamment identifié une qui était calibrée pour fonctionner sur un bouquin « normal » mais qui, sur 3 millions de signes probables à terme (environ 1600 pages), nécessite une nouvelle passe narrative. Il faut entre autres y insuffler davantage de complexité et d’humanité pour y trouver le contraste central à l’exercice du roman, ce qui me donnera l’élan indispensable pour amener ce pan de l’histoire jusqu’à la ligne d’arrivée.
Cependant, comme cela va altérer la dynamique de cette trame, c’est un travail de reprise que je dois faire maintenant pour savoir « où » écrire sa fin, et comment elle interagira avec les autres trames, ce qui se produit énormément sur le dernier cinquième du roman. C’est donc le travail du moment, puis reprendra la rédaction du dernier cinquième.

Deux fous excellentes volontés, attentives et connaissant bien la saga, se sont porté volontaires pour rejoindre l’équipe de bêta-lecture (les fous volontés habituelles étant déjà passées sur l’ancienne version). Je les remercie déjà profondément, parce qu’elles ne savent pas dans quoi elles mettent les pieds…
Il y a une autre trame qui nécessitera le même travail pour la muscler un peu, mais cela concerne uniquement son univers intérieur, et elle est pour ainsi dire écrite. Cela attendra la phase de corrections finales, avant remise aux bêta-lecteur·ices et à Florence Bury, ma courageuse, fantastique, exigeante directrice d’ouvrage sur Évanégyre.