Soutenez le gîte culturel et ludique de Morgan of Glencoe : stages d’écriture, séjours au vert en contreparties

Morgan of Glencoe, autrice et musicienne qui nous a fait l’honneur de partager son expérience de l’autoédition à la saison 7 de Procrastination, et Jean-Philippe lancent les Bleuets Sauvages, leur gîte ludique et culturel en forêt de Brocéliande.

En venant en vacances aux Bleuets Sauvages, vous pourrez réserver, en plus du gîte, des balades avec des guides-conteurs et guides-conteuses professionnelles, des soirées enquêtes clé en main, costumes compris, des veillées contées ou des concerts de harpe celtique privés…
Et en venant hors saison aux Bleuets Sauvages, vous pourrez participer à des stages de conte ou de harpe celtique et des ateliers d’écriture animés par des professionnels reconnus, le tout dans un cadre enchanteur et dans le respect de la Nature. 

Nous souhaitons également être capables d’accueillir le public le plus divers possible, nous comptons donc prévoir des aménagements pour les personnes aveugles, sourdes (…) qui seront au reste utiles pour tout le monde.

Le financement participatif visera à effectuer les travaux nécessaires à la création du gîte (capacité d’accueil de 10 personnes). Pas besoin d’habiter en Bretagne pour contribuer ! Même si les contreparties tournent autour des réservations du gîte (c’est l’occasion de prévoir vos vacances !), il y a de nombreux ateliers d’écriture qui se tiennent en ligne aussi, avec Morgan elle-même bien sûr, mais aussi Estelle Faye, Xavier Dollo, Luce Basseterre, et quantité d’autres pros reconnu.es du domaine. Des stages de harpe celtique, des soirées enquête… 

Bref, je suppute que si vous lisez ces mots, ça doit vous parler un petit peu ! Morgan et Jean-Philippe contribuent depuis des années au milieu de l’imaginaire sans compter de leur temps et en apportant bonne humeur et inclusion : faites-vous plaisir, et donnez-leur un coup de pouce par la même occasion.

➡️ La page Ulule des Bleuets Sauvages

2022-11-09T01:03:13+01:00jeudi 10 novembre 2022|Juste parce que c'est cool|0 commentaire

L’étonnante étymologie de « Yo »

Vous voyez « Yo » comme une interjection associée à l’anglais américain et à la culture hip-hop, donc essentiellement contemporaine ? Bien sûr, mais figurez-vous que cela cache une ascendance d’une longueur insoupçonnée : le Wikipédia anglophone en place l’origine dans le moyen anglais du XVIe siècle, l’Online Etymology Dictionary précisant même que ce serait du vocabulaire de marin ou de chasseur. Il a été remis à la mode par la communauté italienne de Philadelphie dans les années 1940, ce qui a donné sa popularité moderne.

Du coup, j’imagine que Davy Crockett et le capitaine Achab auraient pu dire « Yo », et j’avoue que je ne sais pas quoi faire de cette information.

Sinon, 1 Yo, c’est aussi un yottaoctet (1024). Soit mille milliards de téraoctets, ce qui sera la probablement la taille finale de La Succession des Âges, au rythme où vont les choses.

2022-10-26T15:30:17+02:00jeudi 3 novembre 2022|Best Of, Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur L’étonnante étymologie de « Yo »

Les requins sont gentils

3’30 de gentillesse et d’affection jolies comme tout, et qui nous rappellent qu’en tant qu’espèce, nous sommes quand même très doués pour nous désigner des ennemis sans raison. (Rappelez-vous toutefois qu’un requin, surtout tigre, est un animal sauvage et pas une peluche, donc prudence .)

2022-08-10T04:11:32+02:00mercredi 17 août 2022|Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Les requins sont gentils

Research mode

Petit teaser : documentation (partielle) pour un des textes de science-fiction évoqués la semaine dernière et qui devraient sortir cette année. C’est un des aspects du métier que j’aime le plus : la chance de pouvoir parler à absolument tout le monde de tous les sujets imaginables et d’apprendre sans cesse. En fin d’année dernière, j’ai également eu le privilège de m’entretenir quatre heures par Zoom avec un ethnologue de l’université de Pretoria avec qui nous étions mutuellement fascinés par les univers de l’autre ; une des plus belles et émouvantes rencontres que j’ai pu faire de récente mémoire, et qui me rendent reconnaissant à l’univers de toutes les portes que mon humble clavier dresse devant moi.

2022-01-26T12:06:33+01:00lundi 31 janvier 2022|Juste parce que c'est cool|4 Commentaires

Cette publicité est un scandale

Et ce tite putàclic aussi mais hé, bon, c’est le Black Friday ou les French Days ou Christmas je ne sais même plus moi avec tout cet anglais mais bon mais qu’est-ce que vous voulez :

ALORS LÀ JE SUIS CHOQUAY.

Je dénonce instamment un complot des éditions Argyll. Il est bien entendu que jamais je n’aurais pu avoir l’idée d’une blague aussi consternante. J’en suis parfaitement incapable.

2021-11-23T18:23:27+01:00jeudi 2 décembre 2021|Juste parce que c'est cool|10 Commentaires

Comment a été réalisée la superbe couverture de L’Impassible armada

Les éditions 1115 aiment les objets qui existent, comme les beaux livres qu’on tient en main, et cette maison réalise autour des couvertures de leurs ouvrages un boulot artistique à la fois impressionnant et malheureusement un peu inusité de nos jours, car :

Couv. Victor Yale

… les couvertures de leurs livres existent vraiment.

C’est-à-dire qu’une grande part de leurs compositions sont réalisées à partir de sculptures réelles, photographiées et composées, ce qui représente un boulot à la fois considérable, fascinant et bien peu connu. Du coup, j’ai tanné les éditions pour pouvoir partager un truc drôlement cool : l’histoire de la réalisation de la magnifique couverture de L’Impassible armada.

Je passe le relais à Victor Yale et Frédéric Dupuy pour ce récit en images, et qui vous permettra d’entrevoir comment ce genre de couverture se réalise :

Grand merci à Victor Yale et à Frédéric Dupuy !

Plus très longtemps à attendre pour voir le livre en vrai, puisque pour mémoire, le livre sera disponible en avant-première ces jours-ci aux Imaginales, avant sa sortie officielle le 18 octobre. Et pour seulement quelques jours, tous les exemplaires commandés avant le 15 octobre sur le site de l’éditeur seront dédicacés de ma blanche main à l’occasion du festival. Ne tardez pas !

➡️ Informations complémentaires et commandes

2021-10-20T18:07:23+02:00mercredi 13 octobre 2021|À ne pas manquer, Juste parce que c'est cool|4 Commentaires

Revoir la scène de l’ordinateur de Minority Report vingt ans plus tard

Par curiosité et en passant, je suis retombé sur la fameuse scène de l’ordinateur de Minority Report, qui avait frappé en son temps peut-être davantage que le film lui-même : l’interface purement gestuelle, la façon quasiment magique dont les éléments étaient manipulés de manière tactile apparaissaient réellement comme le futur en 2002. Replaçons-nous dans le contexte, la première interface tactile sur un terminal grand public – l’iPhone – allait sortir en 2007 ; la tablette moderne, l’iPad, en 2010. (Évidemment que je sais qu’il y avait des interfaces tactiles et des tablettes avant ; ce n’est pas du fanboyisme Apple que de placer ces deux jalons, je parle d’interfaces grand public, soit connues et accessibles des consommateurs à grande échelle, au point que ces paradigmes s’intègrent à la société et ne soient plus remarquables. Et ce sont ces deux appareils qui en sont grandement responsables.)

Je vous invite à la revoir en l’an de grâce 2021-presque-22 parce que c’est fascinant.

Si vous y prêtez attention, cet extrait, encore considéré dans l’inconscient collectif comme l’avenir des interfaces, commence à appartenir à une certaine forme de rétrofuturisme. Pour manipuler l’interface, il faut des gants spéciaux (alors qu’un système d’intelligence artificielle suffisamment avancé saurait distinguer le geste signifiant du geste parasite, comme on l’a déjà de nos jours avec l’exemple terre-à-terre de la porte automatique) ; aujourd’hui, cette nécessité même semble étrange. Tom Cruise effectue des gestes secs et théâtraux, visiblement peu naturels et codifiés, pour que l’ordinateur comprenne ses entrées (bien sûr, on peut arguer aussi que c’est simplement pour l’effet cinématographique).

Mais surtout, surtout, regardez les grosses ardoises de données transparentes qui permettent de récupérer des informations sur un terminal pour les envoyer sur l’autre, qui se trouve littéralement à un mètre et demi. (Il faut même un opérateur pour le faire.) C’est très joli cette plaque de verre qui s’imprègne des données pour les décharger ailleurs, mais c’est littéralement absurde aujourd’hui, évidemment, sachant que dans mon chez moi en 2021, mon téléphone et mon ordinateur se synchronisent en permanence d’eux-mêmes via ce machin qu’on appelle le cloud1.

L’argument principal du film – prévoir et arrêter les crimes avant qu’ils ne se produisent – reste évidemment pertinent, comme avec toutes les bonnes idées de SF (Fondation fonctionne toujours même si tous les personnages fument et écrase leurs mégots dans ces cendriers « atomiques » – années 1950 obligent).

En revanche, si cette scène dite de l’ordinateur était refaite aujourd’hui, elle serait à coup sûr subtilement différente.

(Bon. Et puis sinon. L’écran transparent, tarte à la crème des interface futuristes, on en parle ? Oui, c’est plus facile pour filmer et ça rend bien, mais dans l’absolu, c’est la pire idée qui soit en termes d’expérience utilisateur.)

  1. On pourrait arguer, d’ailleurs, que le procédé du transfert de données manuel était déjà dépassé avec la technologie de 2002 – je veux dire, on avait déjà Internet et des réseaux informatiques pour imaginer la chose.
2021-09-08T10:15:03+02:00lundi 13 septembre 2021|Juste parce que c'est cool|7 Commentaires

Le meilleur pitch du monde

Quand vous vous tordez les mains de nervosité en vous demandant comment diable vous allez pitcher votre récit à une maison d’édition, détendez-vous en vous rappelant que les compagnies aériennes chinoises vous vendent les films à bord comme suit :

(Photo retrouvée d’une lointaine époque où je prenais l’avion. Vous vous rappelez l’avion ? L’étranger ?)

2021-08-08T11:02:49+02:00jeudi 12 août 2021|Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Le meilleur pitch du monde

Une carte alternative pour « Les Dieux sauvages », par Stéphane Arson

Honte sur moi, je suis assis depuis presque un an sur un trésor que je n’avais pas encore partagé (l’an 2020, tout ça).

Stéphane Arson, illustrateur, graphiste et cartographe de l’imaginaire, débarque un jour dans ma boîte aux lettres avec ce magnifique cadeau :

Cliquez pour agrandir

Non seulement elle est splendide, mais je vous invite grandement à en inspecter les détails (les blasons !), parce que Stéphane est fou. Croisant temps de déplacements et orientations, il a épluché « Les Dieux sauvages » avec une minutie hallucinante pour placer les moindres lieux secondaires qui apparaissent dans la série, mais qui ne pouvaient figurer sur la carte officielle présente dans les romans (splendide également, réalisée par Roxane Millard). Et il est tombé juste ! (Ce qui m’honore mais aussi me réjouit au plus haut point : l’espace fonctionne !)

Du coup, pour les lieux difficiles à placer car manquant à dessein de précisions dans le corps du récit (par exemple Kaledán dans L’Héritage de l’Empire), j’ai donné à Stéphane les détails nécessaires, et cette carte alternative peut être considérée tout aussi officielle que celle des romans. Je travaille à présent avec les deux en parallèle, les croisant en permanence, ce qui me permet de veiller encore davantage à la cohérence géographique de la série.

Je ne peux que vous encourager vivement à aller découvrir plus avant le travail de Stéphane, qui a réalisé également des cartes pour Fabien Cerutti, Adrien Tomas, le jeu de rôle Nephilim et travaille aussi en concept art et design d’interfaces.

Mille mercis !

2021-07-22T17:24:49+02:00mardi 3 août 2021|Dernières nouvelles, Juste parce que c'est cool|4 Commentaires

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