Les Questions dangereuses, livre à paraître aux éditions Hélios en janvier 2019
Ha, auguste lectorat ! Croyais-tu que j’allais seulement te donner des « Dieux sauvages » pendant toutes ces années ? OK, j’avoue, je le croyais aussi (et je ne râle absolument pas), mais une superbe proposition est arrivée : les éditions Hélios me font l’immense plaisir, honneur et privilège de rééditer en poche la novella (court roman) Les Questions dangereuses, publiée en 2011 dans l’anthologie De Capes et d’esprit vol. 2, dirigée par Éric Boissau et publiée chez Rivière Blanche.

Couv. Ammo
Je suis ravi car Les Questions dangereuses fait clairement partie de ces textes où je me suis dit, comme pour « Tuning Jack » ou « L’Île close » : « c’est une idée vraiment trop stupide pour que je ne l’écrive pas ».
De quoi ça s’agit
Ah, Batz ! Clerc, moine – que dis-je, philosophe ! – ce sont là les métiers à haut risque, non le nôtre. Nous au moins n’avons jamais aucun doute dans le maniement des armes, mais eux qui mijotent avec elles continûment sans jamais y échapper finissent par confondre Question et Réponse, oubliant qu’il y a l’extrémité que l’on empoigne et celle avec laquelle on tue.
Dans un Royaume de France où le plus grand danger n’est pas la rapière, mais une Question à laquelle on ignore la Réponse, Thésard de la Meulière et Batz d’Arctangente sont mancequetaires du roi : les plus fins esprits de la ville de Panâme, dévoués à la protection de la reine. Quand un meurtre ignominieux se trouve commis aux funérailles d’un héros national, Thésard se lance sans hésiter dans des investigations qui l’amèneront à dévoiler un complot d’envergure mondiale – et où son cerveau pourrait bien finir par couler par ses oreilles.
À propos de cette édition
Cette version chez Hélios sera augmentée d’un long entretien avec Nicolas Barret, où l’on causera de la vie, de l’univers et du reste (je m’avance moyennement, là). Actuellement, le texte seul reste disponible en numérique aux éditions ActuSF (disponible chez tous les bons disponibluteurs) et dans l’anthologie, bien sûr, mais cette version-là aura la superbe classe d’une splendide illustration réalisée par Ammo, tiendra tout seul sur une étagère (avez-vous remarqué qu’une liseuse ne tient pas toute seule ?), il y aura l’entretien qui révélera plein de secrets honteux sur moi1, et j’avoue que j’ai ri tout seul en relisant une vanne que j’avais oubliée en parcourant le texte juste avant de rédiger cette note de blog, et ça, auguste lectorat, dans le métier, on appelle ça UN PUTAIN DE BON SIGNE.
Enfin bref, vous aurez compris que j’essaie de vous dire que c’est bien, forcément, mais Les Questions dangereuses fait partie des textes idiots que je suis vraiment fier d’avoir commis, et j’espère que vous aurez autant de plaisir que moi à le (re)découvrir, sachant qu’il est annoncé en papier chez Hélios pour, donc, janvier 2019.
Hardi, mancequetaires, ne vous posez pas de Question, la Réponse est l’achat de ce livre. Qui sait ce qui pourrait arriver sinon.
On en reparlera d’ici là, bien sûr.
- Dans la limite des stocks disponibles. ↩
Samedi à Grenoble : soirée spéciale éditions Critic !

Hé, auguste lectorat, tu savais que c’est le mois de l’imaginaire, en octobre ? Je l’ai dit l’année dernière. OK, d’accord, tu m’as percé à jour, je parlais l’année dernière d’octobre dernier, mais là, je parle de cet octobr-ci, et ça veut dire des tas de manifestations autour du livre de l’imaginaire. Par exemple, tu peux regarder là, ActuSF est très actif autour de cette initiative, mais quasiment toutes les librairies spécialisées ont préparé de belles choses, et…
… notamment, Decitre Grenoble (qui fait un travail phénoménal de suivi et de promotion autour de l’imaginaire de langue française – merci à Mathieu Betton) organise ce samedi une soirée de l’imaginaire avec Clément Bouhélier, Thomas Geha et moi-même.
Cela commencera à 19h15, on causera forcément un peu de nos actualités (pour moi « Les Dieux sauvages » et notamment Le Verrou du Fleuve, pour Thomas Geha Des Sorciers et des Hommes, pour Clément Bouhélier le diptyque « Olangar »), mais aussi de tout ce qu’on voudra, parce qu’on est comme ça, ouais.
Un immense merci à toute l’équipe de Decitre qui fait venir certains d’entre nous de la lointaine Bretagne, pour découvrir ce qu’est ce sud dont on entend tant parler (c’est-à-dire tout ce qui présente une latitude inférieure à celle de Nantes).
À samedi !
L’anthologie Dimension Technosciences @venir maintenant disponible partout

Couv. Grillon
C’est dit ! L’anthologie, qui pour mémoire fait se rencontrer science et science-fiction à travers des nouvelles suivies d’articles de fond réalisés par des chercheurs qui travaillent réellement sur les thématiques abordées, est à présent disponible chez tous les bons libraires, en papier comme en électronique.
Neuf nouvelles, autant d’articles, une science-fiction qui s’efforce de parler d’un avenir un peu plus positif que d’habitude, c’est de la belle, et un bel, ouvrage, dirigé par Thierry Bosch et Jean-Claude Dunyach. (Pour en savoir plus, ainsi que sur « Changelin », mon humble participation à l’anthologie, c’est ici.)
Le livre sera disponible notamment à Scientilivre ce week-end, où l’on en parlera, ainsi que de plein d’autres grandes choses en lien avec le livre et la science, sérieusement: what’s not to like?
Procrastination podcast S03E03 : « Le sous-texte »

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Le sous-texte« .
Exploration progressive d’une notion complexe à définir, cette semaine : le sous-texte, ou bien ce qu’un texte contient de volontairement implicite. Laurent précise la définition, Lionel la discute, Mélanie s’interroge. Mais l’histoire se finit bien : les trois auteurs conviennent que c’est dans le sous-entendu, dans le non-dit, que le gros de la communication fictionnelle réside.
Références citées
– Roger Zelazny, « Les Furies »
– George Orwell, 1984
Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Rendez-vous ce week-end à Toulouse, à Scientilivre !
Je vois la ville en rose – je suppose que tout le monde l’a déjà faite mille fois, mais bon, moi c’est la première fois que je vais à Scientilivre, le festival du livre scientifique (ce qui n’oublie donc pas l’imaginaire), alors faut comprendre mon enthousiasme. Je serai donc présent ce week-end (20 et 21 octobre) à Labège (près de Toulouse) pour des rencontres, débats et dédicaces.
Le thème cette année est l’homme et l’animal, et je pense que je serai amené à ne pas seulement parler de fantasy et des « Dieux sauvages » : en tout cas, si l’occasion m’est donnée (et c’est probable !), je causerai aussi avec joie de baleines, d’orques, de dauphins, et surtout de ce qu’ils évoquent dans l’inconscient collectif (ainsi que de l’intelligence qu’on leur attribue). Cela tombe bien, étant parti en volontariat en Islande au printemps plus ou moins toujours auprès de la même population d’orques et ayant pu voir beaucoup de comportements fascinants.
Parmi les interventions programmées de mon côté, il y aura :
octobre
No Events
Le programme complet des conférences, débats, animations, expositions etc. est disponible ici.
Coup de chapeau aux éditions Ad Astra

Xavier fait partie des grands messieurs de l’imaginaire, mais c’est un homme qui ne fait pas de bruit, ne se met pas en avant, cherche juste l’enthousiasme qui l’a toujours alimenté dans ses projets depuis sa découverte enchantée de la SF, et les publications d’Ad Astra l’ont toujours reflété : parmi les titres les plus connus de la maison, il y a eu par exemple Les Pilleurs d’Âmes de Laurent Whale, l’intégrale du cycle de Lanmeur de Christian Léourier. En huit ans, Ad Astra a placé dans le paysage éditorial de l’imaginaire des livres forts et importants. Merci à Xavier et Mikaël, son frère, de s’être lancés dans cette aventure hautement déraisonnable qu’est l’édition indépendante, de l’avoir fait avec joie et fierté et de nous avoir proposé un superbe catalogue pour notre plus grand plaisir. Peut-être une « petite » maison pour le poids économique, mais une des plus grandes en France par la qualité et la passion.
Bref, je me tais. L’annonce des éditions est lisible sur Facebook ici.





