« La Route de la Conquête » finaliste du prix Exégète !
Une belle nouvelle, à nouveau ! La Faquinade, blog très actif et réfléchi dans le domaine des littératures de l’imaginaire (mon éditorial sur la guerre censuré par Facebook, c’était pour eux) – tellement qu’il mériterait le nom de webzine – a lancé son prix pour fêter sa première année d’existence : le prix Exégète. Et il ne s’est pas lancé à la légère, puisque son jury compte des libraires reconnus, un auteur, et aussi le public : une part du résultat sera fonction des votes du public sur cette page.
Sont finalistes :
- Un Éclat de Givre, Estelle Faye (Les Moutons électriques)
- Sovok, Cédric Ferrand (Les Moutons électriques)
- Et, bon, c’était grillé dans le titre de l’article, La Route de la Conquête.
Merci au jury pour cette présélection !
Pour en savoir plus sur le prix, rendez-vous sur cette page très fournie – je ne vais pas repiquer toutes les infos, surtout qu’il y a plein de choses à découvrir – avec une chance de participer à un tirage au sort en commentaires ! Rendez-vous le 21 juillet pour les résultats.
« Rémunérer les auteurs en festival ? » Table ronde aux Imaginales 2015
Ce débat des Imaginales 2015 portait sur la rémunération des auteurs en festivals littéraires, question déjà abordée ici dans cet article. Il faisait intervenir Jeanne-A Debats, Jean-Claude Dunyach, Alain Grousset et Lionel Davoust. Modération : Stéphanie Nicot.
La captation en a été réalisée par le site de référence ActuSF et est disponible en intégralité sur cette page. À noter qu’ActuSF a récemment consacré un copieux dossier à cette question.
Extrait vidéo :
Le contrat d’auteur est-il indispensable ?
Après un mois chaotique passé jusqu’au cou dans les corrections de Port d’Âmes (la fin approche !), et donc à relayer plutôt les débats des Imaginales, j’ai récupéré un peu de marge de manoeuvre pour reparler un peu d’édition et d’écriture. Un certain nombre de questions ont été soulevées ces derniers temps, et j’ai à nouveau du retard dessus. Or doncques :
Est-ce que demander un contrat devrait être systématique, même s’il n’y a pas de rémunération à la clef ?
Très clairement, oui. Mais c’est surtout l’éditeur qui a le plus à perdre s’il ne le fait pas. Un éditeur qui ne fait pas signer un document écrit concernant la publication d’un texte s’expose à tout un tas de problèmes potentiels s’il travaille avec un mauvais coucheur.
Voici comment fonctionne la loi dans les pays de droit romain1 : quel que soit le domaine, les textes définissent un certain nombre de conditions « par défaut ». Un contrat précise et encadre les termes d’un échange (ici une publication) ; quand un domaine n’est pas mentionné, par défaut, c’est le droit qui s’applique. S’il n’y a pas de contrat, donc, le droit s’applique tout entier.
Le droit dit que l’auteur est souverain sur son oeuvre, notamment qu’il possède les droits patrimoniaux (= d’exploitation). Si un éditeur ne fait rien signer, alors il est, de facto, en tort : il exploite des droits qui ne lui appartiennent pas. Un auteur contrariant (et peu désireux de publier un deuxième texte un jour quelque part) pourrait donc, théoriquement, attaquer la publication en contrefaçon.
Y a-t-il donc un risque pour l’auteur à ne rien signer ? S’il n’y a pas de rémunération convenue, clairement, non2. C’est l’éditeur qui se met en porte-à-faux et en tort.
Néanmoins, c’est toujours une bonne idée d’en demander un. Ne serait-ce que pour s’assurer que tout le monde est bien sur la même longueur d’onde, entre autres concernant d’éventuelles republications du texte dans d’autres supports (s’il n’y a pas de rémunération, il n’y a pas de période d’exclusivité à exiger, mais parler d’un contrat permet justement de dissiper les malentendus). La discussion sur un contrat sert surtout à mettre au point les exigences et devoirs de chaque partie, et il faudrait toujours avoir cet entretien.
Un contrat pour une nouvelle n’a pas besoin de faire quinze pages comme pour un roman. L’usage répandu dans la profession est celui de la « lettre-entente », un document recto-verso maximum (parfois seulement recto) qui précise très rapidement les termes de l’accord, et peut mentionner en toutes lettres certains usages pour rassurer les deux parties. Le plus courant étant : « Aucune exclusivité n’est concédée par l’auteur à l’éditeur sur ce texte ». Dans les faits, si aucune exclusivité n’est mentionnée, la loi stipule qu’il n’y en a pas, mais le mettre noir sur blanc permet de rassurer tout le monde en établissant clairement les règles du jeu.
À l’inverse, on voit certains éditeurs, disons, peu renseignés, proposer des contrats de trente pages pour une nouvelle dans une anthologie (voire des traductions directes de modèles américains, ce qui est une aberration, puisque les États-Unis ne sont pas un pays de droit romain et fonctionnent sur le régime du copyright). C’est parfaitement absurde.
À savoir qu’en cas de litige grave, une lettre-entente n’offre guère de protection solide à l’éditeur, puisque ce n’est pas un contrat en bonne et due forme, mais il ne s’agit pas ici de se poser des questions de litiges juridiques : le but premier d’un contrat, c’est se mettre d’accord et s’assurer qu’on a bien pensé à tout pour travailler en confiance, l’esprit libre. Ce qui se fait toujours mieux sur un document.
Il va sans dire que le contrat devrait arriver avant la publication… Afin de s’être concerté au préalable sur les conditions de l’exploitation. Il peut être très désagréable de voir arriver a posteriori un contrat différant des termes d’un accord oral. Cela place tout le monde dans des situations inextricables. En discutant en amont, on s’économise quantité de troubles. Encore une fois, c’est à cela que servent ces documents.
- Avec le caveat habituel que je suis ni juriste, ni avocat : l’usage de ce blog est à vos risques et périls et ne saurait constituer un dispositif de flottaison agréé par les autorités portuaires. ↩
- Nous parlons bien d’un cas sans rémunération – si l’auteur touche de l’argent sans protester, alors on peut considérer qu’il a donné son accord pour exploitation, mais toujours dans les conditions encadrées a minima par le droit. ↩
Café littéraire « Pourquoi être écrivain ? » aux Imaginales 2015
Ce café littéraire (« un dernier pour la route ! ») modéré par Stéphanie Nicot faisait intervenir Paul Beorn, Patrick McSpare et Lionel Davoust aux Imaginales 2015. La captation en a été réalisée par ActuSF et il est écoutable en ligne ou téléchargeable directement sur cette page.
Avant-goût de la prochaine piste de Psycho Starship Rampage
Petit renvoi pour signaler que, dans les petites pauses que je m’octroie dans les corrections de Port d’âmes (ça s’approche !), je progresse doucement sur une nouvelle piste pour Psycho Starship Rampage. Une fois le livre rendu, je prendrai à plein temps la casquette Wildphinn pendant un moment (sans délaisser ces lieux, évidemment) afin de parallel compress le kick et de sidechain la basse et autres trucs du genre.
Pour en savoir plus sur le développement du jeu, sur le progrès du son, rendez-vous sur le site jumeau (j’essaie de séparer à peu près, parce que je me rends bien compte que cela n’intéresse pas tout le monde ici – et c’est bien pour cela que j’ai choisi un pseudo de l’autre côté). Mais pour ne pas te pousser au clic, auguste lectorat, je te mets directement ici le plus intéressant (à mon humble avis) : les très courts extraits, originellement partagés sur Instagram.
Y a plus qu’à assembler et fignoler tout ça.
https://instagram.com/p/3jycf1x_iS/
https://instagram.com/p/3moLRqx_iU/
« La Route de la Conquête » finaliste du prix Elbakin 2015 !
Je suis enchanté ! La nouvelle est tombée en fin de semaine dernière : les finalistes du prix Elbakin 2015, et La Route de la Conquête fait partie des oeuvres retenues. Merci au jury du prix pour avoir remarqué le livre dans sa sélection ! Je suis très honoré d’être en si belle compagnie – félicitations à tous les finalistes :
Le palmarès complet (source)
Meilleur roman fantasy français :
- Aeternia, la marche du prophète de Gabriel Katz, éditions Scrineo.
- Je suis un dragon de Martin Page, éditions Robert Laffont.
- La Route de la conquête de Lionel Davoust, éditions Critic.
- Les Âmes envolées de Nicolas le Breton, éditions Les Moutons électriques.
- Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro, éditions ActuSF.
Meilleur roman fantasy français Jeunesse :
- Le Livre de Perle, de Timothée de Fombelle, éditions Gallimard Jeunesse.
- Le Roi des Fauves, d’Aurélie Wellenstein, éditions Scrineo Jeunesse.
- La Voie des Oracles, tome 1, d’Estelle Faye, éditions Scrineo Jeunesse.
- Malenfer, tome 1, de Cassandra O’Donnell, éditions Flammarion-Père Castor.
- Oniria – Le Royaume des Rêves, de B.F. Parry, éditions Hachette Jeunesse.
Meilleur roman fantasy traduit :
- Comme un conte, de Graham Joyce, éditions Bragelonne (traduction de Louise Malagoli).
- La Voie des Rois, de Brandon Sanderson, éditions Livre de Poche (traduction de Mélanie Fazi).
- Le géant enfoui de Kazuo Ishiguro, éditions des Deux Terres (traduction d’Anne Rabinovitch).
- L’épée brisée de Poul Anderson, éditions Le Bélial’ (traduction de Jean-Daniel Brèque).
- Les Chevaux Célestes de Guy Gavriel Kay, éditions L’Atalante (traduction de Mikael Cabon).
Meilleur roman fantasy traduit Jeunesse :
- La boutique Vif-Argent, de P.D. Baccalario, éditions Gallimard Jeunesse (traduction de Diane Ménard).
- L’École du Bien et du Mal, de Soman Chainani, éditions Pocket Jeunesse (traduction de Leslie Boitelle).
- La guerre des Mus, de Lisa Fiedler, éditions Flammarion-Père Castor (traduction de Faustina Fiore).
- Le Magisterium, d’Holly Black et Cassandra Clare, éditions Pocket Jeunesse (traduction de Julie Lafon).
- Witch Song, tome 1, d’Amber Argyle, éditions Lumen (traduction d’Alderic Gianoly).
« Cette année, nous ne décernerons pas de prix spécial. »
Café littéraire « Pourquoi les Imaginales maçonniques ? » aux Imaginales 2015
Ce débat s’est déroulé aux Imaginales 2015 et éclaire la création des Imaginales maçonniques et ésotériques, son indépendance en tant que manifestation, ainsi que son partenariat avec le festival proprement dit. Animé par Stéphanie Nicot, il faisait intervenir Daniel Keller, Jacques Oréfice et Lionel Davoust.
Il est écoutable dans son intégralité sur le site de référence ActuSF, qui en a réalisé la captation.






