Cette semaine, venez aux Imaginales à Épinal !

Ho boy, comme on dit au Québec : on l’a attendue, cette édition ! Le grand festival d’imaginaire de l’Est peut enfin se tenir, et c’est là, maintenant tout de suite ou presque, c’est-à-dire à partir de jeudi, jusqu’à dimanche, à Épinal.

Affiche Stéphane Fert

Avec un très chouette programme à nouveau, une centaine d’auteurs et autrices invité·es, un immense programme de tables rondes, de rencontres, de dédicaces… à découvrir sur le site officiel. Petite modification cette année pour les habitué·es : en raison des normes sanitaires actuelles, les lieux de débat seront répartis à travers la ville et plusieurs bulles du livre plus petites seront érigées pour faciliter la circulation des personnes. Mais tout reste très accessible notamment à pied.

J’aurai le plaisir (et parfois même l’honneur et la responsabilité) d’intervenir sur les sujets suivants :

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D’autre part, pour mémoire, L’Impassible armada sort enfin et sera disponible en avant-première lors du festival :

Couv. Victor Yale

À très vite en personne, pour profiter à nouveau d’une des plus grandes et belles fêtes de l’imaginaire de l’année !

➡️ Site officiel, programme et infos pratiques

2021-10-18T18:27:28+02:00lundi 11 octobre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Cette semaine, venez aux Imaginales à Épinal !

Dans le Historia d’octobre, un cahier spécial fantasy de 24 pages

Et je vais vous dire un truc : c’est génial qu’une revue comme Historia, un vrai monument avec plus d’un siècle d’existence à elle seule, tende avec enthousiasme la main au genre pour accueillir et célébrer ses contributions à la grande conversation de l’histoire, surtout pour le mois de l’imaginaire.

24 pages, donc, qui s’adressent au grand public pour découvrir les forces et les spécificités du genre et replacer les grandes œuvres qui ont marqué à l’image les consciences dans leur contexte : avec une proposition de bibliothèque idéale, des chroniques récentes (merci à Véronique Dumas, d’ailleurs, pour sa chronique élogieuse de « Les Dieux sauvages » que j’ai découvert avec enchantement à la réception du numéro) et des articles couvrant la substance du genre. Je me suis pour ma part humblement chargé d’une tentative de définition et d’historique de la fantasy – en 6000 signes, c’est un tour d’horizon nécessairement global, mais qui espère poser clairement les jalons pour les néophytes.

Si vous avez dans votre entourage des personnes qui s’interrogent sur le sujet et peinent à comprendre ces histoires bizarres d’elfes de de dragons, c’est une porte d’entrée idéale.

Merci à toute l’équipe de la revue d’avoir fait une place à la fantasy pour ce numéro d’octobre et d’avoir mis en avant ses liens avec le patrimoine de l’humanité, tout spécialement à Victor Battaggion, rédacteur en chef adjoint (qui sera présent aux Imaginales, et dirige des débats d’une grande richesse avec son goût pour l’imaginaire et sa culture d’historien).

➡️ Plus d’infos sur le numéro d’octobre d’Historia et commander

2021-11-15T18:39:55+01:00mardi 5 octobre 2021|À ne pas manquer|2 Commentaires

Ce week-end, c’est Lire en Poche à Gradignan (région bordelaise)

Lire en Poche, c’est un très grand salon à Gradignan (sud de Bordeaux) autour du livre de poche (comme le nom pouvait le laisser deviner, tu es malin, auguste lectorat) : tous les genres y sont présents, et c’est très chouette. En imaginaire seront présent·es par exemple Paul Beorn, Clément Bouhélier, Fabrice Colin, Catherine Dufour, Victor Fleury, Loïc Henry, Christian Léourier et Aurélie Wellenstein, sans parler d’acteurs et actrices de la région qui seront là aussi.

Pour ma part, j’y serai samedi et dimanche jusqu’en milieu – fin d’après-midi grâce aux belles équipes de Folio SF (rendez-vous sur le stand Gallimard), et j’aurai le plaisir de partager une table ronde avec monsieur Christian Léourier, animée par Laurent Queyssi :

Samedi 9 octobre – 15h – Les dieux de la fantasy, Restau littéraire. La spiritualité n’est pas absente des univers de fantasy, bien au contraire, mais le divin, dans un système monothéiste ou panthéiste, possède toujours des parts lumineuses comme des versants plus obscurs. Ainsi dans le monde créé par Christian Léourier avec La Lyre et le glaive, qui voit s’opposer les adeptes d’anciens dieux aux partisans d’une divinité Unique, et au
milieu de cette crise religieuse qui ébranle toute la société, le destin d’un homme aux pouvoirs de prédication, Kelt le diseur de mots. Ainsi chez Lionel Davoust, et sa saga de fantasy épique et foisonnante « Les Dieux sauvages », où dans un monde bouleversé par la chute de l’Empire en place, des zones de chaos naissent et ravagent la planète, provoquant des mutations, mais aussi l’arrivée de nouvelles croyances et d’un système féodal qui prône une religion masculiniste et austère. C’est là qu’une femme, Mériane, va se retrouver projetée, au cœur d’un combat où les hommes contrarient les dieux et en payent le prix.

Noter que l’entrée est entièrement gratuite !

➡️ Site officiel, programme et infos pratiques

2021-10-10T19:27:20+02:00lundi 4 octobre 2021|À ne pas manquer|3 Commentaires

Rendez-vous ce week-end au festival Méditerranée polar et aventure (Perpignan)

Il fait encore beau, il fait encore chaud, le climat change, des paquebots se trouvent pris dans les sables (OK, ça c’est pas le climat, et c’est drôlement cool en vrai) :

Ce week-end se tiendra le cinquième festival Méditerranée polar et aventure, qui mêle toutes les littératures de genre, sur le paquebot échoué Le Lydia (si vous ne l’avez jamais vu, ça vaut le coup) au Barcarès, tout près de Perpignan. Il y a comparativement peu de festivals de genre dans le sud de la France, alors c’est une occasion à ne pas manquer !

Pour cause que j’habite un peu à l’autre bout du monde, je ne pourrai être présent que le samedi, donc si vous voulez une nageoire sur Comment écrire de la fiction ? ou un « Les Dieux sauvages », gardez cela à l’esprit. Mais ce n’est pas obligé, vous pouvez aussi acheter ces bouquins samedi sans nageoire dessus. Et dimanche aussi, mais là y aura pas le choix. Et évidemment y a des bouquins de plein de chouettes gens aussi à acheter. Qui mettront plutôt des griffes. Si vous voulez. Là aussi. S’ils sont là. Bref. Vous voyez le truc du machin qui fait le chose.

Et au cours de cette journée, j’aurai le plaisir de participer à deux débats :

11h : La géopolitique explorée par la littérature de l’imaginaire – La création de monde implique une géopolitique qui peut parfois rappeler notre réalité. Comment les auteurs bâtissent-ils ces univers, et sur quelles connaissances s’appuient-ils ? Avec :

  • Lionel Davoust
  • Franck Ferric
  • Benjamin Lupu
  • Fabrice Papillon
  • Nicolas Texier

15h :Devenir écrivain : Polar et littératures fantastiques : même combat ? – Les genres semblent éloignés, mais y a-t-il une base commune pour tous les écrivains de genre ? Quelles peuvent être les différences d’écriture, de structure, de recherche ?  Animé par Jacques Lavergne, avec :

  • Paul Arquier Parayre
  • Paul Beorn
  • Yves Carchon
  • Lionel Davoust
  • Nicolas Feuz                                               
  • Florian Paret

Je sens qu’on va causer worldbuilding en SF&F comme en polar, et ça va être kewl.

➡️ Toutes les infos et le programme en PDF

2021-09-27T18:30:14+02:00lundi 20 septembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Rendez-vous ce week-end au festival Méditerranée polar et aventure (Perpignan)

L’Impassible armada redux sortira le 18 octobre

… et puisque l’on parle de dates de publication (La Fureur de la Terre ressort chez Folio le 4 novembre, si vous avez loupé la couverture), une autre belle nouvelle : la version « redux » (c’est-à-dire augmentée d’un contrechant – pour la glace, ça s’impose – si vous ne voyez pas le lien, c’est que vous devez lire le bouquin – comment je suis retors) de L’Impassible armada sortira le 18 octobre aux éditions 1115.

Et oui, le livre sera disponible en avant-première spécialement aux Imaginales ! Ce qui est d’autant plus cool, car la première version de ce texte est parue, justement… dans la toute première anthologie des Imaginales (Rois et Capitaines).

Si vous avez aimé Les Questions dangereuses, « Bienvenue à Magicland » (dans Contes hybrides) ou même les vénérables « L’Île close » et « Tuning Jack » (disponibles gratuitement ici), il y a fort à penser que L’Impassible armada vous plaira aussi – on est dans la même veine absurdo-surréalisto-sombre, cette fois en mode roman d’aventure maritime.

Le jour où Jacke a sauté par-dessus bord, j’ai compris qu’il était temps d’agir.

Il ne l’a pas fait sans me dire mes quatre vérités, ça, non. Tout ce temps, je croyais qu’on était frères de bord, partageant les dangers de la bataille et le réconfort des camarades. Eh bien, il est sorti en uniforme d’apparat sous la lune perpétuelle qui dirige maintenant nos chiennes de vies. J’ai tout de suite vu que ça n’allait pas ; aucun de nous ne fait plus très attention à la discipline vestimentaire. Il est venu vers moi de ce pas raide et décidé qu’on a appris à reconnaître, les yeux dans le vide, fixés un peu au-dessus de ma tête, comme si j’avais un oiseau perché sur le crâne. Et puis il m’a dit avec cette voix monocorde, glacée, mécanique :

« Davenport, tu as une tête de rat, le caractère d’une fouine, je sais que tu triches aux cartes et je ne supporte plus d’entendre ton rire de hyène. »

Et puis il m’a salué, il a marché vers le bastingage, l’a enjambé et il a sauté.

Couv. Victor Yale
2021-10-20T18:07:06+02:00jeudi 9 septembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur L’Impassible armada redux sortira le 18 octobre

La Fureur de la Terre sort le 4 novembre chez Folio : découvrez la couverture !

Salut, j’écris des trucs et des machins et y a des gens font des illustrations mortellement cool pour aller avec :

Couv. Georges Clarenko

MAIS YES

J’aime énormément le symbolisme de Ganner, la représentation des murailles sur cette image – et ces Sauteriaux, graou ! C’est comme à chaque fois fascinant – et, honnêtement, génial – de voir comment plusieurs illustrateurs s’approprient différemment un même texte et un même univers avec leurs sensibilités et leurs forces. Alors qu’Alain Brion suit le voyage de Mériane au fil des couvertures, Georges Clarenko propose une vision presque historique, déjà mythique, de la geste de la Messagère du Ciel. Merci à lui, et à eux, de prêter leur talent à ces livres, et puis à vous, tiens, de leur faire une place sur vos étagères !

La réédition poche du tome 3 de « Les Dieux sauvages », donc, sortira le 4 novembre. Disponible dans toutes les librairies – un tome pivot à bien des titres, situé mathématiquement au milieu de la saga, et je trépigne déjà que ceux et celles qui ont découvert la série dans cette édition puissent à nouveau poursuivre le voyage !

2021-11-03T18:05:58+01:00mardi 7 septembre 2021|À ne pas manquer|2 Commentaires

Si vous êtes sur Twitter, vous pouvez maintenant suivre le site avec ce bot

Soyons clairs, entièrement transparents, et peut-être que l’enseignement pourra servir à quelqu’un d’autre (est-ce qu’on n’est pas là pour ça ?) :

Fréquentation du site sur les six derniers mois

Malgré toutes les critiques que j’ai envers les réseaux (et qui sont aussi liées à la manière très personnelle dont mon cerveau un peu mal dégauchi fonctionne), je constate une réalité assez nette, et finalement assez évidente, qui est que bien sûr, les gens se renseignent là où ils sont. Et oui, la fréquentation du site s’effrite, ce qui ne m’ennuie pas spécialement dans l’absolu (je préfère la qualité des interactions à la quantité), mais de façon très prosaïque, même si je fais un métier de création dont la temporalité est violemment décorrelée de l’aspect effréné de notre époque, même si mes éditeurs font un prodigieux boulot de communication, même si mon travail est d’écrire et pas de faire community manager, il n’est pas complètement stupide d’avoir une tête de pont auprès de ces nouvelles réalités.

Mon problème avec les réseaux n’est évidemment pas les échanges merveilleux qu’on peut y avoir (duh) mais les dramas du jour oubliés en quarante-huit heures après avoir laissé tout le monde exsangue, les randoms qui viennent t’agresser dans l’espoir de gagner du follower sur des réactions polarisées, l’ambiguïté d’apparaître en tant que personne individuelle en ligne quand on n’est là pour son boulot (sachant que je déteste raconter ma vie personnelle en ligne, c’est vraiment pas ma came), les coups de sang qui m’épuisent mentalement tant sur Internet qu’IRL (et j’y inclus les miens). Et tout ça qui m’empêche de me concentrer sereinement sur ce que je fais, parce que, comme je l’ai dit ici et là, il m’est presque impossible de lâcher.

Quelqu’un m’avait suggéré au moment de mon départ la possibilité de proposer un compte social qui ne fasse que du relais sans interaction (merci pour cette suggestion, et désolé d’avoir oublié votre nom). Soit, potentiellement, le bon côté de proposer des choses en ligne, sans la charge mentale de gérer des mentions qui partent en sucette et de devoir alimenter la route à hamster avec des idées nécessairement réduites en 280 caractères.

Eh bien, on va tenter ça ! Je regrette d’avoir perdu un certain nombre de contacts sympas à mon départ, et si je peux vous rendre la vie plus facile en vous proposant un compte Twitter à suivre plutôt qu’une inscription à une newsletter, tout ça sans me rendre zinzin au passage, eh bah ce serait drôlement cool.

Ooooh :

Alors, pour des raisons de clarté, ça n’est pas Lucien, évidemment, mais c’est tout comme : ce compte relaiera les articles et les actus du site + quelques infos de dernière minute (comme le programme des salons) et, à terme, rediffusera le best-of du présent bordel site, comme au bon vieux temps. Mais pour me trouver en ligne, ça restera ici (le compte sera entièrement automatisé, pas de messages privés, je ne surveillerai pas les mentions). Une seule adresse :

http://twitter.com/LDavoustBot

J’espère que c’est une bonne idée. J’espère que vous trouvez que c’est une bonne idée. J’espère que ça vous sera utile, surtout, et puis à moi aussi, quand même. Comme toujours, n’hésitez pas à dire ce que vous aimeriez trouver dans un outil de ce genre. J’ai un peu peur, en toute franchise.

Question quant à l’éléphant dans la pièce : est-ce à dire que Facebook aura à terme la même chose ? En toute honnêteté, très probablement pas. Si Twitter m’a usé à titre personnel, j’ai beaucoup moins à reprocher objectivement à cette entreprise (même si ce ne sont pas des saints) que Facebook, dont l’emprise sur nos données, les innombrables scandales quant à la vie privée, le modèle économique même en font un véritable golem de pus. (Page 194 du Manuel des Monstres. Non, je déconne, j’en sais rien.) Je ne toucherai jamais plus un produit de cette entreprise (que ce soit Facebook, Instagram, WhatsApp mais aussi Oculus) à moins d’une refonte fondamentale qui, ne nous leurrons pas, n’arrivera jamais. Et si Facebook était le dernier moyen sur Terre de vendre un livre, sachez que je me reconvertirais dans l’élevage de harengs à Grundarfjörður. Plus jamais je n’alimenterai de mon plein gré leur système amoral et kafkaïen fondé sur la destruction de la société et de la raison, une publicité ciblée à la fois.

2021-11-15T18:39:25+01:00mercredi 18 août 2021|À ne pas manquer|10 Commentaires

Ce samedi rendez-vous aux Mystériales de Redon !

Samedi, les affaires reprennent, et les Mystériales aussi : à Redon, soit l’idéal barycentre entre Rennes, Vannes et Nantes, une quarantaine d’auteurs et autrices vont accueilleront en souriant sous leurs masques, dont votre humble serviteur, ce samedi uniquement.

J’aurai évidemment plein de « Les Dieux sauvages », plein de Comment écrire de la fiction ?, et probablement plein d’autres choses aussi plus anciennes mais très chouettes (parce qu’elles le sont, ouais), et il y aura aussi une table ronde sur la création des maisons d’édition d’imaginaire (avec Argyll, Oneiroi, Noir d’Absinthe et Inceptio) et un concert de handpan.

Profitons qu’on puisse encore à peu près se voir et sortir !

➡️ Rendez-vous ce samedi 21 août à Redon : site et infos pratiques des Mystériales.

2021-08-23T18:10:09+02:00lundi 16 août 2021|À ne pas manquer|1 Commentaire

Créer un monde imaginaire : techniques avancées [tout nouveau stage intensif chez Les Mots]

Après avoir proposé pendant plusieurs années un stage intensif sur la création de monde imaginaire à l’école Les Mots, je me suis rendu compte d’un truc : il y a certainement de la place – et apparemment de l’intérêt – pour une plongée avancée dans ces techniques. Des choses destinées à des auteurs et autrices qui connaissent déjà extrêmement bien l’imaginaire, l’aiment, sont familiarisé·es avec ses défis et ses difficultés, et veulent trouver de quoi les appréhender et peut-être les franchir. Bref, pour une conversation pointue où l’on se demande comment établir de la meilleure manière les règles de son monde imaginaire, comment l’environnement nourrit et influence la narration, et où l’on réfléchit à ce qui constitue du carburant à histoires et des éléments d’atmosphère (sachant que c’est bien aussi, l’atmosphère).

Bon, tu te doutes, auguste lectorat, que si j’en parle, c’est que… 

… ce stage est maintenant prévu, et il se déroulera les 4 et 5 septembre prochains à l’école Les Mots (4 rue Dante, Paris) ou en visio.

Qui ne connaît pas le célèbre « Luke, je suis ton père », le pouvoir terrifiant de l’Œil de Sauron ou encore que Winter is coming ? Des succès planétaires de « Star Wars » au Seigneur des Anneaux, de « Game of Thrones » à Harry Potter, l’imaginaire forme la première culture mondiale, transcendant les générations et les nationalités. 

Parler des « littératures de l’imaginaire » est en réalité un raccourci pour désigner les littératures des mondes imaginaires. Ces réalités fictionnelles peuvent être proches de la nôtre dans le cadre du fantastique ou de la fantasy urbaine, ou bien totalement disjointes comme dans le cas de la Terre du Milieu ou de Westeros. Ce qui régit ce monde, qu’il s’agisse de l’horreur indicible des Grands Anciens de Lovecraft, des systèmes magiques extrêmement poussés et complexes de Brandon Sanderson ou de la science du voyage spatial et des relations entre espèces extraterrestres dans « Star Trek », constitue ce que l’on peut appeler « l’hypothèse de monde » imaginaire. 

Or la construction d’un monde imaginaire est une entreprise créative à part entière, mais pour laquelle l’auteur ou autrice doit ménager un équilibre délicat : proposer une réalité complexe, tangible et intéressante, sans pour autant ensevelir l’intérêt de son récit sous l’exposition. 

Cet atelier vise à explorer les difficultés spécifiques de cette approche à travers des exercices et techniques opérantes afin d’étoffer ses mondes imaginaires, d’y rechercher de nouvelles occasions narratives, et surtout de dynamiser ses histoires et d’esquiver les pièges les plus courants. 

Il n’est pas nécessaire d’avoir assisté à l’atelier « Créer un monde imaginaire » pour suivre celui-ci, même s’il y forme une bonne introduction. Il est en revanche indispensable : 

– de posséder une familiarité de base avec l’imaginaire et ses genres (science-fiction, fantasy, fantastique), que ce soit sous forme littéraire, cinématographique et/ou ludique ; 

– d’arriver à l’atelier avec une proposition succincte d’hypothèse de monde imaginaire (une demie-page minimum définissant les grandes règles du fonctionnement de la réalité fictionnelle en question selon les intérêts de l’auteur ou autrice : réalité géographique, physique, magique, ou bien sociale, ou encore un peu de tout cela à la fois). Elle servira de base au travail du stage. 

J’insiste spécialement sur les prérequis – bon, normalement, si vous avez l’info ici, ça ne devrait pas vous faire peur. À vue de nez, je mettrai pas mal l’accent sur l’embûche principale de l’imaginaire à mon sens, c’est la présentation du monde. (Protip : ça ne se présente pas. Enfin pas vraiment. Enfin vous verrez. Ha.)

Les places sont limitées à 10, mais l’atelier ne se tiendra qu’à 7 participants inscrits, donc ne tardez pas !

➡️ Infos et inscriptions

2021-06-23T10:56:31+02:00lundi 5 juillet 2021|À ne pas manquer|2 Commentaires

Ce samedi, rendez-vous aux Mots en Fête (région rennaise)

Car oui, le temps est bon, le ciel est bleu, et nous pouvons commencer à sortir de nos abris anti-atomiques pour redécouvrir le monde : ce samedi, à Bréteil (pays de Montfort-sur-Meu, à 20 minutes de Rennes), se tiendront Les Mots en Fête.

Avec des tas d’auteurs et autrices, pas seulement de l’imaginaire ; des spectacles, ateliers d’illustration, concerts (venez écouter Morgan of Glencoe), l’entrée est libre, c’est en plein air, et on en a bien toutes et tous besoin ! Attention : c’est samedi seulement.

➡️ Le programme complet est téléchargeable ici. À ce week-end !

2021-07-05T18:13:57+02:00lundi 28 juin 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Ce samedi, rendez-vous aux Mots en Fête (région rennaise)

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