Des nouvelles de la sortie de la bande originale de Psycho Starship Rampage

OST-coverJe l’ai promis et ça ne figure pas dans la liste des projets (ça devrait peut-être ? qu’en penses-tu, auguste lectorat ? t’en coquillardes-tu le tampon ?), mais je travaille toujours à sortir la bande originale de Psycho Starship Rampage – je suis très en retard (le jeu est sorti en septembre) ; hélas, c’est ça d’être indépendant, il est difficile d’être au four, au moulin, au home studio et devant Word (mais Getting Things Done est mon sauveur).

Il ne reste pas grand-chose à faire, mais la mise à jour Windows 10 a un peu fichu le Queens et le Bronx dans mes logiciels. J’en parle tout en détail exquis avec la liste des actions concrètes à réaliser pour que ce projet devienne réalité sur le site Wildphinn, ici

2016-02-17T12:16:29+01:00lundi 22 février 2016|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Des nouvelles de la sortie de la bande originale de Psycho Starship Rampage

Ecoutez la première piste de Psycho Starship Rampage en streaming gratuit

Hop ! Psycho Starship Rampage est sorti depuis une semaine et les retours ont été incroyablement positifs : merci à tous les joueur-ses ! En particulier, merci pour l’appréciation générale de la bande-son, ce qui me fait très chaud au coeur et me réjouit : je suis sorti un peu timidement du bois sur cette activité, sans trop savoir si le style séduirait ou non, et voir que c’est le cas (à un point que je n’imaginais pas, d’ailleurs) est simplement merveilleux et un encouragement à poursuivre !

Je vais sortir la bande-originale dans son intégralité sous peu, mais dans l’intervalle, pour fêter cela, je vais poster en écoute libre sur Soundcloud deux morceaux. Le premier est la piste d’introduction et d’ouverture du jeu, qui mélange symphonique et électronique, et qui développe des thèmes qu’on retrouve plus tard dans la piste Mega Tribute et le jingle de fin de niveau. Et voici :

2015-10-04T09:05:19+02:00lundi 5 octobre 2015|Alias Wildphinn|1 Commentaire

Nouvel extrait de la BO de Psycho Starship Rampage

Public_day_at__Indie__Games__Play__Paris__Come_try__PsychoStarshipRampage__roguelike__shmupTu commences à avoir l’habitude, auguste lectorat : l’article du jour est à lire de l’autre côté, chez mon alias sonore (et bruitiste ?)Psycho Starship Rampage, le jeu sur lequel nous travaillons depuis un an et demi, sort lundi ! Et pour fêter ça, voici un nouvel extrait de la bande-originale, à écouter sur Soundcloud :

2015-09-22T19:55:56+02:00mercredi 23 septembre 2015|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Nouvel extrait de la BO de Psycho Starship Rampage

Nouvel extrait de la B.O. de Psycho Starship Rampage

Extra_large_screens_for__ableton._No__track_limit________musicproductionL’article du jour est à lire de l’autre côté, avec la présentation et la petite histoire autour d’une nouvelle piste pour la bande originale du jeu Psycho Starship Rampage (sortie le 28 septembre !).

Mais pour les non-anglophones et ceux que cela intéresse moyennement, voici l’extrait en direct :

J’entre en studio pro aujourd’hui même pour le mastering de la bande-originale. Sortie en dématérialisé chez tous les distributeurs majeurs en fin de mois !

2015-09-15T12:14:59+02:00jeudi 17 septembre 2015|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Nouvel extrait de la B.O. de Psycho Starship Rampage

Une adaptation musicale de Léviathan en perspective

Photo Jérôme Marie

Photo Jérôme Marie

Les belles nouvelles et les beaux projets ne cessent d’avancer ces temps-ci et j’en suis très reconnaissant : le talentueux et prolifique compositeur Jérôme Marie (qui travaille sur des films, documentaires, en lien très proche avec l’imaginaire) a beaucoup aimé Léviathan : La Chute et m’a très aimablement proposé de prêter son talent à la réalisation d’une grande suite symphonique de 40 minutes inspirée par le livre.

C’est un immense honneur pour moi que cette histoire ait eu cet impact – et qu’elle ait su parler à un musicien aussi compétent et fin. J’ai déjà entendu le premier mouvement, qui évoque aussitôt les vents glacés de l’Antarctique, les tempêtes du détroit de Drake, et l’ombre de Léviathan dans le sillage des navires ; je suis impatient que vous puissiez le découvrir, et moi d’entendre tout le résultat finalisé !

Jérôme a posté un petit extrait « teaser » sur son Soundcloud que je ne peux que vous encourager à suivre :

https://soundcloud.com/circes76/musique-de-livre-1

2015-08-14T10:17:59+02:00vendredi 14 août 2015|À ne pas manquer|12 Commentaires

Avant-goût de la prochaine piste de Psycho Starship Rampage

apc40-bgm4Petit renvoi pour signaler que, dans les petites pauses que je m’octroie dans les corrections de Port d’âmes (ça s’approche !), je progresse doucement sur une nouvelle piste pour Psycho Starship Rampage. Une fois le livre rendu, je prendrai à plein temps la casquette Wildphinn pendant un moment (sans délaisser ces lieux, évidemment) afin de parallel compress le kick et de sidechain la basse et autres trucs du genre.

Pour en savoir plus sur le développement du jeu, sur le progrès du son, rendez-vous sur le site jumeau (j’essaie de séparer à peu près, parce que je me rends bien compte que cela n’intéresse pas tout le monde ici – et c’est bien pour cela que j’ai choisi un pseudo de l’autre côté). Mais pour ne pas te pousser au clic, auguste lectorat, je te mets directement ici le plus intéressant (à mon humble avis) : les très courts extraits, originellement partagés sur Instagram.

Y a plus qu’à assembler et fignoler tout ça.

https://instagram.com/p/3jycf1x_iS/

https://instagram.com/p/3moLRqx_iU/

2015-06-19T22:09:56+02:00mardi 23 juin 2015|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Avant-goût de la prochaine piste de Psycho Starship Rampage

Musique douce pour un lundi

Le week-end est fini, c’est dur, tu as bien besoin d’un peu d’espace, auguste lectorat. Pour commencer ta semaine, je te propose donc une piste atmosphérique, « Galaxy », un extrait issu de la bande-originale du jeu vidéo à venir Psycho Starship Rampage, que (rappel des épisodes précédents) je réalise sous le nom Wildphinn.

Il est encore trop tôt pour dévoiler des pistes entières (PSR n’est qu’en alpha) et j’ai encore du travail dessus, mais cela viendra. Et déjà, pour plus de commodité, les extraits actuels sont rassemblés en une playlist appelée à toujours s’étoffer :

 

Comme toujours, pour ne rien rater des nouvelles du jeu ou de la musique, abonnez-vous à la newsletter, à la page Facebook, au compte Twitter (et je poste aussi des photos bizarres sur Instagram, mais SANS BOUFFE), et à celle de Ballistic Frogs, tant qu’à faire.

ALL GLORY TO THE RAMPAGE !

2014-10-21T22:18:05+02:00lundi 27 octobre 2014|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Musique douce pour un lundi

Deuxième aperçu de la bande originale de Psycho Starship Rampage

psr_logoRappel des épisodes précédents : sous le nom Wildphinn, je réalise la bande-originale et le sound design d’un jeu vidéo indépendant intitulé Psycho Starship Rampage. J’ai pas mal travaillé en amont cet été, et tandis que le développement avance, je suis heureux de pouvoir proposer un deuxième aperçu de la bande-son, intitulé Space Graveyard. Un hommage au cinéma de SF des années 50 – sauf que là, le méchant vaisseau de l’espace venu tuer tout ce qui bouge, c’est VOUS !

N’oubliez pas de suivre les sites correspondants : Wildphinn / Ballistic Frogs.

2014-10-01T16:17:41+02:00lundi 6 octobre 2014|Alias Wildphinn|1 Commentaire

Nors’klh : atmosphères sombres et SF gothique pour les oreilles

Cette histoire commence simplement : dans une boutique de jeu de rôle à Rennes. Comme beaucoup, j’imagine, je garde vivace l’impact qu’ont eu mes premières découvertes musicales, quand l’oreille se forme, et, comme un camé en manque ou un amoureux éconduit, je cherche désespérément ceux qui parviennent à me faire revivre, intact, le même émoi ; qui apportent la même fraîcheur, la même puissance, que ces premières expériences. Une quête vaine ? Pas sûr.

Car Nors’Klh est de ceux-là.

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Une boutique de jeu de rôle, donc. En pleine phase trailer music, je dévorais gloutonnement tout ce qui passait à portée dans le genre, et je cherchais du son nouveau pour sonoriser quelques parties de jeu de rôle. D’expérience, je trouve les artistes qui me renversent le plus dans les circonstances les plus improbables ; et puis je tombe sur ce CD en digipack d’un projet au nom imprononçable, « Nors’Klh » étiqueté « dark – épique – ambiance film ». Il n’en fallait pas plus que je reparte avec.

Il n’a pas fallu beaucoup d’écoutes pour que je devienne fan absolu et achète tout en mode

Shut-up-and-take-my-money

Nors’Klh, c’est ce que devrait toujours être la dark ambient : mélodique, inventive d’un point de vue sonore, intelligente.C’est sombre, c’est lancinant, c’est grandiose, ça ne plaira probablement pas à ta grand-mère, mais si je t’en parle aujourd’hui, auguste lectorat, c’est que nous sommes entre gens de qualité (même si ta grand-mère est quelqu’un de qualité, mais, heu, c’est pas pareil), que Nors’klh est français, qu’il est trop peu connu et qu’il ne peut que plaire aux ambiances de SF gothique et d’horreur lovecraftienne qui se terrent parmi tes rangs, oui, je le sais. Et parce qu’en plus, à travers les silences, les titres énigmatiques, un véritable univers narratif se dessine. Pour découvrir Nors’klh, je te propose donc un petit entretien pour en savoir davantage sur le projet, l’univers, les méthodes de travail. Surtout que le dernier album du maître, Origine(s) – part one, vient de sortir (et c’est probablement le plus accessible). Pour accompagner ta lecture et ta journée, auguste lectorat, laisse-toi envahir par quelques ébats prophétiques :

L. D. : Comment est né le projet Nors’Klh ? Pourquoi ce nom ? 

N. : Commençons donc par la partie la plus bizarre de ma vie et par celle qui me met un peu mal à l’aise, il faut l’avouer. En 2001, Nono, comme je l’appelle, est né un soir où dans mes veines se baladait trop de substances illicites. Beaucoup trop. J’ai vécu un monstrueux bad trip dans mon lit qui encore aujourd’hui me donne des sueurs froides quand j’y repense un peu trop (et pas mal d’excitation, il faut bien l’avouer). Dans ce trip, j’étais debout, droit comme un « I », dans un désert à la couleur grisatre, un ciel noir étoilé au dessus de ma tête. Au loin une gigantesque montagne avec à sa base des tentacules se balançaient lentement et pointaient vers les astres. Plus près de moi, d’immenses colonnes à moitié organiques et à moitié… autre chose se dressaient vers l’infini. Autour d’elles, des tornades de sable naissaient et se mouvaient lentement vers moi. J’avais l’impression que mes yeux brûlaient. J’ai été happé par ces vents violents, ballotté entre ces étranges colonnes et me suis retrouvé propulsé dans l’espace. J’ai vu alors cette planète « vivante » et tentaculaire au dessous de moi, gigantesque et monstrueuse. J’avais l’impression qu’elle dévorait l’univers. Les échelles étaient totalement folles. Il me semble alors avoir hurlé. Que ce soit dans ma tête ou non (le hurlement…), cela m’a rappelé à la réalité. En reprenant ma respiration, j’ai ouvert les yeux. Je n’y voyais absolument rien et ai cru être aveugle. C’est alors qu’une voix totalement difforme et caverneuse vibra dans ma tête. « Nors’Klh », c’était le mot qu’elle avait prononcé. J’étais effrayé et excité à la fois. J’ai cru être passé dans une autre dimension le temps d’un instant tellement tout me paraissait réel et absurde à la fois… un trip entre Terry Gilliam et Lovecraft en somme. C’est dans ces moments là que tu te dis : « la drogue, c’est mal ! ». Cela a calmé mes ardeurs avec ces substances et j’ai fini par ne plus y toucher durant six années. En 2007, j’ai tenté un petit joint, comme ça, juste pour voir. Cette nuit là, j’ai vu deux de ces planètes copuler ensemble. Leurs tentacules entremêlement d’une façon vraiment très sexuelle ! Le lendemain, je me suis dit « cette fois, on ne m’y reprendra plus ! ». Depuis ce jour, j’ai totalement lâché tout ça. En lisant tout ceci, on pourrait me prendre pour un dingue (ce qui est peut être le cas), mais je m’en moque un peu. Cette expérience à fait naître l’univers et le son que vous entendez aujourd’hui. Pour finir, notez que j’ai écrit « Nors’Klh » de cette manière pour retranscrire la difformité de la voix entendue cette nuit là.

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L. D. : Ce qui frappe dès la première écoute de vos albums, c’est la profondeur sonore et la richesse de la composition. Comment en êtes-vous arrivé là au fil du développement de votre musique ? Quel est votre parcours ? 

N. : J’ai commencé à bidouiller le son vers mes 12 ou 13 ans avec un Amiga 500+ que mon père m’avait offert (gloire à lui), le soft ProTracker et un boitier de digitalisation. Ce fut une mini révolution pour moi bien qu’à cette époque les termes techniques s’apparentait plus à du chinois de Mars qu’à autre chose. Mais cela ne m’empêchait pas de triturer les sonorités dans tout les sens, d’expérimenter à outrance et de faire des arrangements que je trouverais aujourd’hui bien improbables. En 1999 ou 2000 j’ai découvert le soft « coup de boule » qui a commencer à titiller ma fibre mélodique. Et c’était sur Playstation 1 que cela se passait ! Le logiciel en question était Music 2000. Cela peut faire sourire, mais il était extrêmement complet, facile d’utilisation en surface, et diablement complexe dans ses entrailles. Seule les limites de la machine de Sony freinait mes ardeurs. Avec ce soft, et jusqu’en 2001, je faisait dans l’Industriel dans son plus simple appareil : du bruit, des hurlements, de la machine, et re du bruit derrière. Je travaillais de manière mécanique, sans vraiment penser le son. Je bossais de manière instinctive. C’était extrêmement violent et très simple la plupart du temps, même si quelques titres mélancoliques ou symphoniques sortaient du lot. Bref, cela a boosté de façon spectaculaire mon envie de faire du son, et sans ce logiciel je n’en serait surement pas là aujourd’hui. en 2007, j’ai décidé de passer à l’étape supérieure et me suis procuré un soft d’entré de gamme sur PC, Magix Samplitude 2007. Et là, le pied ! Je me suis mis à composer comme je dessine : d’abord, commencer par les détails, les petits trucs que seul l’auditeur attentif ou receptif à mon travail entendra (et les détails, il m’en faut. Partout et tout le temps). Vient ensuite la mélodie, le coeur du titre. Ce sera un air qui me trotte dans la tête depuis bien trop longtemps, ou bien comme quatre-vingt pour cent du temps, de l’improvisation. Mes anciennes ou fraiches visions font surface durant le processus de créa et advienne que pourra ! Ensuite le background, les sons que je qualifierais de support : les nappes electro ou les mélodies de moindre envergure. Pour finir, la partie je préfère, la rythmique. Selon mon humeur du jour, elle sera douce ou bien violente. Là aussi, totale improvisation. A la fin, si tout s’accorde avec ce que je vois pendant le processus, je valide. Si tout fout le camp, de manière tendue et énervée, j’essaierai de rectifier tout ce bazar pendant quelques jours et si rien ne se passe, je le placerais « délicatement » et « amoureusement » dans mon dossier « vomi ». Depuis 2010, je travaille autrement : j’attends les visions et essaye de les faire vivre au maximum. La Montagne Hurlante est le premier album à être intégralement né de ces images qui hantent mon esprit. C’est devenu un processus de composition très long, excitant et frustrant à la fois et je suis devenu complétement dépendant d’elles que ce soit dans la musique, l’écriture ou le dessin,  d’où le fait qu’il se soit déroulé presque quatre ans entre La Haine Primordiale et Origine(s) – part one.

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L. D. : On a tendance à vous classer en « dark ambient », mais l’étiquette « ambient » ne rend guère justice à l’envergure épique, à la complexité et à la variété sonores de votre travail?. « Dark » est probablement juste, en revanche. Comment décririez-vous, vous-même, votre univers musical et quelles explorations ont votre faveur ? 

N. : Mes plus grandes inspirations viennent du cinéma de science fiction, du compositeur au réal. Que cela soit une série B ou bien la dernière grosse production hollywoodienne, je mange. Je dévore. Je suis très bon public et vraiment très friand de ce genre. Je m’inspire pas mal de sonorités ou de bruitages entendus ici ou là. C’est pour moi des sources intarissables d’éléments qui nourriront mon univers. En marge de ces ambiances, les B.O. de Conan le Barbare, d’A la Poursuite d’Octobre Rouge ou bien même celle du Dernier Samouraï font parties des œuvres qui m’inspirent le plus, même si j’admets volontiers que ce n’est vraiment pas flagrant. Mais elles abreuvent mon puits qui se tarit vraiment très rapidement. Ajouté à cela, une touche d’Indus et d’Electro, et plus particulièrement de Front Line Assembly, et vous obtiendrez mes parents musicaux. A ce titre, Les albums Hard Wired et Implode ont très influencé mon architecture sonore. J’essaye aussi quelques expérimentations mais je reste très sage de ce côté. Mon son est très loin d’être élitiste et est accessible à toutes les oreilles. Bref, je fais ce qu’il me plaît, mélange tout ce qui me touche et au final, si cela reste facile d’écoute et qu’une touche dark en ressort tant mieux, mais de là à me cataloguer « Dark Ambient »….

L. D. : Les titres de vos morceaux semblent évoquer une histoire et un univers plus vaste – comme les trois albums de la trilogie AnT. Y a-t-il effectivement un monde autour de votre musique ? Comment l’avez-vous conçu, et pensez-vous le développer sous d’autres formes ? Tous les albums sont-ils subtilement reliés ? 

N. : Il y a effectivement un monde autour de tout ça, et comme écrit plus haut, tout ceci est né de visions et de sensations. J’ai ensuite puisé au fond de mes ressentiments et de mon imagination pour écrire un background. Cela raconte donc l’histoire de créatures devenant un gigantesque astre sableux tentaculaire. Il n’a qu’un seul but et ne sert qu’à une chose : dévorer l’univers. Chaque album raconte une étape de sa vie ou de ce qui en est directement lié. Bien que les opus n »aient pas été composés dans l’ordre à mon grand désarroi, tout se suit et a une cohérence. Dans l’ordre chronologique, il y a donc Origine(s) – part one qui vient tout juste de sortir et qui raconte la genèse du tout premier astre et sa destruction par ses apôtres. Étant donné que je risquais de faire un album fleuve, j’ai préféré le scinder en trois parties. Vient après La Haine Primordiale – Préface au Néant sorti en 2011, premier chapitre de l’astre ayant pour nom Nors’Klh et qui suit l’évolution d’un humain choisi par des êtres d’un autre monde (les fameux apôtres) et qui, ayant assassiné sa femme et sa fille un soir de grande détresse psychologique, se métamorphose en cette apocalypse sous le poids de la culpabilité et de la haine envers lui même. La Montagne Hurlante, seconde chapitre sortit en 2009 (!), est la suite directe de La Haine… où nous continuons à suivre la métamorphose de cet homme dans la souffrance, la rage et le désespoir. C’est à ce jour mon album le plus violent. Quand aux AnT, ce ne sont rien de bien plus que des compilations de titres abandonnés soit parce qu’ils n’étaient pas à mon goût, soit parce que je ne savais pas où les incorporer dans l’histoire. Mais ils méritaient tout de même une vie, du moins pour certains…  Pour finir, la forme de mon univers évoluera dans les prochaines années sous la forme d’un jeu vidéo. Mais étant donné que le projet n’en est qu’au stade embryonnaire je ne peux pas m’étaler dessus pour le moment.

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L. D. : Une autre caractéristique frappante de votre musique est la qualité sonore. Entrons un temps dans les coulisses. Comment travaillez-vous à la composition et à la production ? Avec quels outils ? 

N. : Je travaille avec un simple ordinateur, le soft Samplitude Studio que je mets à jour chaque année ou presque, et tout un tas de VST en tout genre. Je vous avouerai que je n’aime pas trop parler de ma façon de travailler. Quand je vois que la plupart de mes amis (ou pas) travaillent avec un camion de matos, je me sens bien bien con.

L. D. :  Vous vous montrez très critique avec votre propre travail; comme avec AnT.1, que vous ne proposez pas à l’achat sur votre page Bandcamp, par exemple. Que faut-il pour qu’un morceau franchisse votre propre examen critique ? Jetez-vous beaucoup de matériel inachevé, ou bien travaillez-vous la matière jusqu’à en être satisfait ? 

N. : Je mets souvent des mois pour être satisfait de mon travail. Je pinaille, je râle, je détruis, je recommence, c’est un processus horrible. Il faut que le son soit carré, que tout concorde avec ce que je vois. Tout ça est presque maladif et me pourrit souvent la vie. L’aboutissement d’un morceau est vraiment un processus très difficile chez moi : à chaque naissance d’un titre, dites-vous qu’une dizaine de versions en moyenne sont nées avant elles. Il faut que je peaufine toujours et encore. Une véritable obsession. Hormis pour Origine(s), ce sont mes amis ou ma famille qui m’ont poussé à sortir mes opus. Cela ne tiendrais qu’à moi, je serais probablement encore sur mon premier album. 80 à 90% de mon travail pourrit sur mes disques durs et je pourrais sortir 75 AnT si j’en avais envie. Il n’y a que pour les collaborations où je me pousse au cul. Je sais que quelqu’un attend après moi alors je me fais violence et croise les doigts pour que ça plaise. Pour finir, l’immonde AnT.1 est une aberration de ma part, et c’est pour cela que je ne le propose pas sur ma page. AnT.3 n’a pas non plus survécu à mes humeurs et l’ai effacé du site. Je le regrette parfois d’ailleurs.

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L. D. : Parlons un peu de votre dernier album, Origine(s) part one. Un nouvel ensemble musical s’ouvre donc; quel est votre projet ici ? 

N. : Étant donné qu’Origine(s) se passe chronologiquement avant la naissance de Nors’Klh, il me fallait tout réinventer, que cela soit en terme de sonorités ou bien de façon de procéder. J’avais dans l’idée de faire quelque chose de beau et d’aérien (tout l’inverse des précédents opus), faire voyager l’auditeur aux confins de mon imagination et lui donner son lot de frissons, la nuit, un casque vissé sur les oreilles, lui montrer l’incroyable beauté de notre univers ainsi que sa puissance tout en le guidant sereinement dans mon monde. Imaginez-vous dans un trip spatial épique, grandiloquent, intimiste et sincère à la fois. La Haine Primordiale est comme un journal intime ou j’y ai mis toutes mes désillusions, mes rancœurs et mon mal être. Origine(s) en est le parfait opposé et c’est à ma femme que je le dois. C’est une déclaration d’amour que je lui fais, ainsi qu’à la SF et à notre incroyable existence.

L. D. : Savez-vous déjà où vous conduiront les parties suivantes, et quand pouvons-nous les espérer? Avez-vous d’autres projets? 

N. : Dans la droite ligné du premier : je reprendrai là où je me suis arrêté, tout simplement. Le voyage continuera et aura son lot de surprises, d »émotions…et de peurs ! Je ne m’éloignerai pas de ma ligne directrice, du moins en ce qui concerne Origine(s). J’ai beaucoup aimé travailler dessus, et c’est bien la première fois ou j’ai été zen tout le processus durant. Rien n’a été jeté, tout est là, exactement comme je le voulais. Une fois achevé, je reprendrai l’écriture des Chapitre 2 et 3 sur lesquels je bosse depuis 5 longues années.  Ce sera alors pour moi la fin de l’âtre Nors’Klh mais pas de mon univers. J’ai tellement d’idées à explorer, comme ces fameux apôtres qui grattent dans ma tête… Sous quelles formes, ça je ne le sais pas encore.

L. D. : Pouvons-nous espérer vous voir un jour en concert ? 

N. : Absolument pas ! Je suis un sauvage qui n’aime pas trop la foule.

Pour suivre Nors’Klh et en découvrir davantage (beaucoup de morceaux en accès direct) – n’hésitez pas à suivre, partager, soutenir :

 

 

 

2014-11-06T09:43:30+01:00mercredi 17 septembre 2014|Décibels|1 Commentaire

Premier extrait musical

psr_logoHowdy hey !

Le petit cadeau de la semaine, c’est une vingtaine de secondes d’extrait du premier morceau de la bande-original du jeu Psycho Starship Rampage, pour lequel je travaille comme compositeur et sound designer sous le nom Wildphinn (plus d’infos ici).

J’en montrerai périodiquement des extraits, aussi, pour ne rien rater, n’oubliez pas de vous abonner ou de suivre mon alter ego (mon autre moi-même, c’est exactement cela) qui change le sustain du filtre passe-bas 24db sur l’oscillateur carré en PWM : site / Facebook / Twitter / Instagram / Soundcloud.

Ballistic Frogs, le studio responsable de PSR, c’est site / Facebook / Twitter / Google+.

Pour en savoir plus sur l’ambiance voulue, rendez-vous sur le blog du site Wildphinn (en anglais) où j’en parle davantage.

 

2014-09-11T14:50:31+02:00lundi 15 septembre 2014|Alias Wildphinn|11 Commentaires
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